mardi 9 décembre 2014

3ème congrès ordinaire de l’URD : Vraie consécration !

3ème congrès ordinaire de l’URD : Vraie consécration !
l’URD : Vraie consécration !
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Soumaila cissé
Soumaila cissé
L’Union pour la République et la Démocratie (URD), 2ème force politique du Mali et principal parti d’opposition a tenu le week-end dernier son 3ème congrès ordinaire. Créée un an après l’élection présidentielle controversée de 2002 par les amis et sympathisants de Soumaïla Cissé, candidat malheureux à la dite élection, l’URD est devenue aujourd’hui une formation politique qui a gagné de la maturité. Sortie des entrailles de l’ADEMA-PASJ, l’URD est de nos jours l’un de partis portis les mieux structurés et les plus engagés sur la scène politique malienne. Cela, à cause de l’engagement militant et patriotique des femmes et hommes qui ne ménagent aucun effort pour l’épanouissement du parti.
L’URD est actuellement sur un nuage. L’enthousiasme dont ont fait montre les militants du parti lors du dernier congrès ordinaire est assez révélateur : une salle Djélibaba Sissoko du Palais de la Culture pleine à craquer, des militants venus du Mali et d’autres coins du monde, une atmosphère conviviale …
Ce congrès qui a été une véritable consécration pour le parti de la poignée de mains a permis de mettre en place un bureau de 115 membres dirigés par Soumaïla Cissé jusqu’ici parrain du parti. Outre la mise en place d’un bureau politique étoffé, le cercle des militants parti a été agrandi avec l’arrivée massive de nouveaux adhérents.
Requinqué par le dynamisme des militants et sympathisants et l’adhésion de nouveaux militants (non les moindres), l’URD, avec à la tête l’honorable Soumaïla Cissé pourrait constituée une force de frappe redoutable pour dénoncer les tares du pouvoir.
Avec une instance dirigeante étoffée, une base dynamique, engagée et bien structurée, l’URD pourrait jouer les premiers rôles lors des élections municipales d’avril 2015.
En outre avec le passage de la couronne du vieux briscard Younoussi Touré au bouillant Soumaïla Cissé, l’URD veut se donner de nouvelles ailes pour pouvoir voler plus haut dans le firmament politique malien et surtout de jouer pleinement son rôle de contre – pouvoir au régime actuel.
Moussa Diarra

dimanche 7 décembre 2014

3ème congrès de l’Urd : La catastrophique gouvernance décriée

3ème congrès de l’Urd : La catastrophique gouvernance décriée
La catastrophique gouvernance décriée
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Soumaïla Cisse
Soumaila Cisse assemblée Nationale
Le Palais de la culture Amadou Hampaté Ba a abrité du 22 au 23 le 3ème congrès de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). Cette cérémonie a enregistré la présence des militants et sympathisants du parti venus de toutes les régions du Mali et de l’extérieur. Les représentants des partis amis au Mali, au Burkina-Faso, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Niger et en Guinée Conakry, ont fait le déplacement pour exprimer leur amitié et sympathie au pilier de l’opposition malienne.

Le parrain de l’Union pour la République et la démocratie (Urd) et non moins chef de file de l’opposition, l’honorable  Soumaïla Cissé,  dans son discours d’ouverture,  a  rappelé les actions menées par le parti ces dernières années, surtout dans la gestion des deux crises qui ont plongé notre pays dans un profond abîme, à savoir la rébellion touaregs appuyée  par des bandes de narco-trafiquants et des  mouvements terroristes et  le stupide  coup d’Etat du 22 mars 2012.
Le chef de file  de l’opposition a évoqué les souffrances actuelles de notre pays, conséquences de la gestion laxiste imprimée à notre pays du fait d’un choix mal éclairé. «Le Mali semble à l’agonie, asphyxié par l’inertie gouvernementale, la valse-hésitation entre actions médiatiques ministérielles et réactions de suivie, par l’absence de vision diplomatique et la chasse aux privilèges. Le Mali devrait être  réparé  d’urgence  pour se préparer à un avenir plus stable, plus prospère, plus uni, plus pacifique et plus respecté. Parce qu’il le méritait au regard de son histoire, de ses souffrances, de ses luttes, de ses réussites, de ses talents, de ses traditions, de ses différences, et de ses richesses. Le Mali n’est pas réparé, il déglingué, éparpillé, dispersé, fracturé, éreinté, par la pauvreté qui grandit, embourbé dans les affaire cupides voire mafieuses, spolié dans ressources.  Le Mali devrait avancer à petits pas, il recule à pas de géant.
Le Mali ne grandit pas, il régresse vertigineusement», dixit Soumaïla Cissé
Selon le candidat  de l’URD, le Mali est au déclin, voire à l’agonie du fait de la gestion chaotique de l’épidémie de la fièvre Ebola, l’abandon  de l’administration des régions du Nord, la réorganisation des groupes terroristes au nord, les trafics mafieux et l’insécurité généralisée dans tout pays. A ces problèmes, l’URD n’a cessé de  dénoncer les graves dérives et les manquements à l’éthique, tels que le népotisme, le favoritisme et le clientélisme qui sont devenus les principales caractéristiques de la gestion des affaires publiques, la gestion calamiteuse des finances publiques, l’impunité. Autres inquiétudes engendrées par le régime d’IBK : l’enrichissement illicite, la corruption, la perte de confiance des partenaires économiques, la dette intérieure qui reste très élevée, le panier de la ménagère trouée de toutes parts, les inégalités sociales qui s’accentuent et la jeunesse s’interroge sur son avenir. La liste est très longue à énumérer. «Il est temps, grandement temps, urgemment temps de crier STOP !»,  martèle Soumi.

L’un  des temps fort de ce congrès est l’adhésion au parti  de la poignée  de mains d’un infatigable combattant de la démocratie, des droits de l’homme et du respect de la Constitution. Il a été la figure emblématique du front de sauvegarde de la démocratie et la défense de la République. Il s’agit d’Iba N’Diaye.
Au cours de ce 3ème congrès, les délégués venus de partout, ont fait la relecture des textes du parti et renouvelé ses organes. Au terme de cette rencontre, le candidat Soumaila Cissé a été élu à la tête du parti, en remplacement Younoussi Touré qui a décidé de passer le relais à un autre, après plus d’une décennie passée à la présidence du parti.
Lassana SISSOKO

mercredi 3 décembre 2014

Malijet Younoussi Touré : Un Tyiwara bien Mérité Mali Bamako

Malijet Younoussi Touré : Un Tyiwara bien Mérité Mali Bamako
Un Tyiwara bien Mérité
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Younoussi Touré : Un Tyiwara bien Mérité
Les lampions du troisième congrès de l’Union pour la République et la Démocratie se sont éteints dans la soirée du dimanche 23 novembre 2014. Le fait majeur qui a sanctionné ce congrès, est la désignation de l’honorable Soumaila Cissé, comme président du parti, sur un plébiscite sans surprise de l’ensemble des militants de l’URD. En prenant le témoin, il a tenu, au nom de l’ensemble des militants du parti, à remettre le Tyiwara, symbole du travail bienfait, à son prédécesseur, Younoussi Touré, qui a dirigé le parti avec rigueur, sérieux, discrétion, abnégation, et surtout, avec un sens élevé de responsabilité et de dignité, qu’il est rarement donné de voir dans le landerneau politique malien. Pour cela, je me permets, sans prétention aucune, de lui rendre cet hommage qui sied à l’homme d’Etat, et surtout l’homme de confiance, qui a su pendant une dizaine d’années, tenir la barque du parti, lui permettant de résister aux tempêtes, aux ambitions de certains de ses barons qui voulaient y semer la zizanie. Et au moment bien choisi par lui, il remet le flambeau à son cadet, Soumaila Cissé, pour la stabilité de leur chose commune : l’Union pour la République et la Démocratie.
Ce Tyiwara, l’honorable Younoussi Touré le mérite amplement. Les militants de l’URD doivent se sentir fiers de lui, car il a été une chance pour eux, lui qui, un certain 3 Juin 2003, a été élu président du parti, à la faveur de son congrès constitutif. Que de chemin parcouru sous sa clairvoyance, avec bien sûr l’appui de Soumaila qui, depuis Ouagadougou, coordonnait avec lui les activités du parti, de concert avec le bureau exécutif national. En peu de temps, l’URD s’est imposé comme la deuxième force politique du Mali, mais a aussi participé à plusieurs gouvernements en y envoyant ses membres comme ministres.
Younoussi a par ailleurs un parcours de haut commis de l’Etat exemplaire. Ancien directeur général de la BCEAO-Mali, ancien Premier Ministre, ancien commissaire de l’UEMOA, ancien président par intérim de l’Assemblée Nationale du Mali. Mais en dépit de ce parcours plus qu’honorable, Younoussi est resté modeste, courtois, mais surtout, il est resté un homme de confiance tel qu’on en voit rarement aujourd’hui. Les politiciens maliens doivent en faire une référence. Il a choisi ce 23 novembre 2014, pour passer le témoin, afin de se retirer de la scène politique pour un repos bien mérité.
J’invite tous les militants qui partagent mon point de vue, à se joindre à moi, pour lui lancer ce vibrant hommage.
Kalifa Gadiaga
Militant URD
Columbus Ohio – Etats-Unis d’Amérique
Source: Zénith Balé

vendredi 28 novembre 2014

Congrès ordinaire de l’URD : Soumaïla Cissé dénonce la gestion d’un pouvoir qui vacille

Congrès ordinaire de l’URD : Soumaïla Cissé dénonce la gestion d’un pouvoir qui vacille
Soumaïla Cissé, père – fondateur de l’URD, précédemment président de la Commission de l’UEMOA, élu député à l’Assemblée Nationale et chef de file de l’opposition malienne, a pris les rênes de la formation politique. C’était le samedi dernier à la faveur du Congrès ordinaire du parti de la Poignée de Mains au Palais de la Culture Amadou Hampaté Bah, en présence des cadres, militants et sympathisants venus de tous les horizons. Fait notable, le ralliement de Iba N’Diaye dans les rangs de la famille URD.
L’honorable Soumaïla Cissé lors du 3ème congrès de l'URD
Soumaila Cissé
L’Union pour la République et la Démocratie (URD) est la principale force politique de l’opposition au Mali. Le parti a été envoyé au supplicier en raison de son attachement à la démocratie suite au coup d’Etat perpétré par des putschistes bon teint. Les bourreaux d’hier (auteurs de putsch) sont aujourd’hui devenus des prisonniers. Ils ont été jetés en prison par celui qu’ils ont soutenu et qui était sensé être leur sauveur. Et pourtant, c’est Soumi, de bonne foi et en patriote convaincu, qui a toujours apporté son soutien à l’armée pendant les périodes difficiles.
On se rappelle que Soumaïla a été persécuté même au sein de sa propre formation politique où des cadres ont battu campagne pour son adversaire. S’il a décidé de prendre lui-même, à bras le corps, les destinées du parti, cela procède de cette situation. A titre d’exemple, Younoussi ne s’est jamais intéressé au parti pendant les dernières consultations électorales. D’autres ont détourné l’argent du parti pour leurs campagnes législatives qu’ils ont finalement perdues dans une localité non loin de Bamako.
Dans sa déclaration, le nouveau président de l’URD n’est pas allé avec le dos de la cuillère : « Le Mali semble à l’agonie, asphyxié par l’inertie gouvernementale, la valse hésitation entre actions médiatiques ministérielles et réactions de survie, par absence de vision diplomatique et la chasse aux privilèges ». C’est pourquoi le nouveau président pense que « le Mali doit être réparé ». Réparé ? Oui en raison « des souffrances actuelles de notre peuple consécutive à une gestion hasardeuse, à la spirale de l’échec ».
« Il est temps de crier stop » a t-il indiqué avant de poursuivre : « L’alternative du chaos et de l’implosion existent ».
Preuve de son patriotisme, l’honorable a fait savoir que « l’URD a travaillé dur, très dur pour prendre toute sa place dans la vie quotidienne des Maliens afin qu’ils gardent espoir, qu’ils relèvent la tête, qu’ils croient à une vie meilleure ».
Soumaïla est formel : « Le Mali devait avancer à petits pas, il recule à pas de géants. Le Mali ne grandit pas, il recule vertigineusement ». Avant de fulminer et de dresser ce tableau sombre : « Kidal n’est pas libéré, l’administration a abandonné les régions du nord, les trafics mafieux fleurissent, les groupes armés réunissent leurs forces, l’insécurisé est généralisée, l’école en danger, les négociations d’Alger piétinent, la mauvaise gouvernance et la corruption sont au cœur de l’Etat, l’économie en mauvaise posture… ». A ceux-ci s’ajoute la gestion calamiteuse de la fièvre à virus EBOLA que les autorités elles – mêmes, à notre avis, ont importée de la Guinée voisine en demeurant laxiste, comme d’habitude, sur la prise des mesures conservatoires sanitaires.
Face à tous ces maux, le bateau Mali tangue. C’est pourquoi aussi le président du Haut conseil islamique Mahmoud Dicko a dit sur les antennes de l’ORTM devant IBK lui-même qu’ « il n’est pas satisfait des pourparlers et qu’il est resté sur sa faim ». Nonobstant les éclaircissements d’IBK, on sentait un Dicko dubitatif.
Pour terminer, Soumaïla entend s’appuyer sur la jeunesse et les femmes pour répartir sur de bon pied. Son expérience à l’UEMOA plaide en sa faveur.
Fait marquant de ce congrès, l’arrivée d’Iba N’Diaye, l’ancien sociétaire de l’ADEMA dans le parti de la Poignée de Mains. Homme politique habile rompu aux hautes compétitions politiques, Iba peut beaucoup aider l’enfant de Niafunké dans la reconquête d’un pouvoir qui vacille et cherche preneur.

Issiaka Sidibé

mercredi 26 novembre 2014

Malijet Au terme d’une mission bien accomplie : Younoussi Touré passe le témoin Mali Bamako

Malijet Au terme d’une mission bien accomplie : Younoussi Touré passe le témoin Mali Bamako
Younoussi Touré passe le témoin
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Au terme d’une mission bien accomplie : Younoussi Touré passe le témoin
Le samedi 22 novembre était un grand jour à l’Urd. Non seulement il a consacré l’adhésion de Iba N’Diaye, il a aussi permis d’entériner la retraite demandée par le Président Younoussi Touré. Qui part pour rester en qualité de personne ressource, de sage du parti, de rassembleur, de conseiller, de référence.
Il est désormaisPrésident d’honneur du parti. Rares sont les hommes politiques qui peuvent prendre du recul pour mieux servir. Younoussi est ainsi sur les pas de cet autre grand homme politique malien, feu Abdrahamane Baba Touré qui, après avoir dirigé l’Adéma Association dans son combat pour l’avènement de la démocratie au Mali, a préféré se retirer du parti, l’Adéma PASJ.
En hommage à son combat sans faille à la tête du parti, en reconnaissance de son travail acharné qui a propulsé le parti à la place qui est la sienne aujourd’hui, l’Urd a octroyé à son dirigeant éclairé et percutant ainsi qu’à sa dynamique épouse un «Ciwara» pour chacun, symbole de l’excellence et de la persévérance au travail bien fait. Pour ainsi dire mission bien accomplie à ce grand pionnier du parti.
Pour sa part, le sage Younoussi a bien voulu accepter les honneurs qui lui sont ainsi rendus et a remercié l’ensemble de ses camarades pour cette marque de confiance et d’estime à son endroit.
Mamadou DABO
Source: Zénith Balé

lundi 24 novembre 2014

L’honorable Soumaïla Cissé lors du 3ème congrès de l'URD : "Le Mali semble à l'agonie, asphyxié par l'inertie gouvernementale"

L’honorable Soumaïla Cissé lors du 3ème congrès de l'URD : "Le Mali semble à l'agonie, asphyxié par l'inertie gouvernementale"

L’honorable Soumaïla Cissé lors du 3ème congrès de l’URD : « Le Mali semble à l’agonie, asphyxié par l’inertie gouvernementale »

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Celui qui a désormais pris les commandes du parti Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition malienne, a, à l’ouverture du 3ème congrès ordinaire de cette formation politique, le samedi 22 novembre au Palais de la Culture, rendu un hommage spécial au doyen Younousi Touré pour ses efforts à la tête du parti. Il s’est félicité des nombreuses adhésions, dont celle d’Ibrahima N’Diaye dit Iba, transfuge de l’ADEMA-PASJ avant de s’attaquer à la gouvernance IBK, dont il a relevé les insuffisances. » Le Mali devait avancer à petits pas, il recule à pas de géants. Le Mali ne grandit pas, il régresse vertigineusement « , a-t-il martelé.
L’honorable Soumaïla Cissé lors du 3ème congrès de l'URD
Soumaila Cissé
L‘honorable Soumaïla Cissé a rappelé que l’URD a toujours tenu ses assises dans les délais impartis par ses textes fondateurs. Ce qui justifie la tenue de ce 3ème congrès malgré les écueils de la crise politico-sécuritaire de 2012-2013. L’URD, dira-t-il, a dénoncé très tôt toutes les tentatives de division du Mali et a clamé haut et fort son attachement à la République, à l’intégrité du territoire national, à la laïcité de l’Etat. Le parti de la poignée de mains, a-t-il ajouté, a défendu bec et ongles la Constitution de notre pays. Au cours de cette douloureuse période, l’URD a apporté son soutien matériel et financier à l’Armée nationale, aux blessés de guerre, aux femmes déplacées du Nord et aux victimes des inondations qui ont frappé Bamako en septembre 2013.
L’URD, s’est interrogé Soumaïla Cissé, n’est-il pas l’unique parti politique à avoir attiré l’attention de l’opinion politique nationale et internationale sur l’avenir des enfants du Nord, un avenir que compromettait l’arrêt imposé par les jihadistes, de toute forme d’éducation ?

L’URD opposée au putsch
» Contre le coup d’Etat du 22 mars, crime imprescriptible perpétré contre notre peuple et notre démocratie, et fidèle à ses principes réfutant la violence et toute forme d’accès au pouvoir autre que par les urnes, l’URD s’est dressée contre les putschistes usurpateurs et leurs alliés politiques dont la plupart se délectent dans un confort qu’ils n’auraient jamais connu sans la lutte héroïque de notre parti et de ses amis du Front uni de sauvegarde de la République et de la démocratie (FDR). C’est le lieu de saluer la contribution exceptionnelle de ce regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile qui, constitué aussitôt après le coup d’Etat à la Bourse du Travail, a fortement œuvré à la restauration de l’ordre constitutionnel de notre pays. Notre parti est fier d’avoir été un des animateurs essentiels de ce regroupement « , a-t-il déclaré.
L’URD, a souligné Soumaïla Cissé, a été voué aux gémonies pour avoir dit non à la dictature, non à la collusion entre le politique, le militaire et le religieux pour avoir appelé à la solidarité internationale face à une agression inouïe. Ses dirigeants et cadres ont été présentés comme des apatrides, des renégats, ennemis de leur nation et de leur peuple. « Vous connaissez les conséquences de cette campagne éhontée faite de diffamation et de lynchage. Mais l’URD, plus que jamais responsable, ne s’est jamais émue de ces vilenies. Et pour cause ! Les souffrances actuelles de notre nation ne sont-elles pas les conséquences de la gestion hasardeuse imprimée à notre pays du fait d’un choix mal éclairé ? « , s’est-il interrogé.
Pour le leader de l’opposition, le Mali semble à l’agonie, asphyxié par l’inertie gouvernementale, la valse-hésitation entre actions médiatiques ministérielles et réactions de survie, par absence de vision diplomatique et la chasse aux privilèges. Il a ajouté que le Mali devait être » réparé « d’urgence pour se préparer à un avenir plus stable, plus prospère, plus uni, plus pacifié et plus respecté. Parce qu’il le méritait au regard de son histoire, de ses souffrances, de ses luttes, de ses réussites, de ses talents, de ses traditions, de ses différences et de richesses.
«Le Mali recule…»
« Le Mali devait avancer à petits pas, il recule à pas de géants. Le Mali ne grandit pas, il régresse vertigineusement. Pourtant, combien de forces vives, combien de jeunes dynamiques, combien de femmes audacieuses, combien d’associations généreuses, combien de militaires dévoués, combien d’entreprises innovantes, combien de commerces inventifs, combien d’enseignants compétents… ? « , a-t-il martelé.
A croire l’honorable Soumaïla Cissé, il y a tant d’énergie humaine dans ce pays à simplement mais véritablement mettre en confiance et en marche, avec un cap défini et partagé, pour que le Mali progresse, grandisse, s’unisse dans l’essentiel.
« Pourquoi ignorer ce capital humain ? Pourquoi le laisser désespérer, dépérir, même agoniser ? Il est temps, grandement temps, urgemment temps de crier : STOP ! Il est temps, vitalement temps, capitalement temps de reprendre notre destin en mains puisque d’autres nous en infligent un, très sombre. Oui, l’alternative au chaos existe, oui l’alternative à l’implosion existe, oui l’alternative à la spirale de l’échec existe « , a dénoncé le président de l’URD. Durant ces 15 mois, a-t-il ajouté, le parti vert et blanc a travaillé dur, très dur pour prendre toute sa place dans la vie quotidienne des Maliens. Afin qu’ils gardent espoir, qu’ils relèvent la tête, qu’ils croient quand même à une meilleure vie.
De nombreuses adhésions dont Iba N’Diaye
Il s’est réjoui des nombreuses adhésions à Sikasso, Bankass, Kénieba, Mopti, Bamako, Kayes … avant de rendre hommage à un certain Iba N’Diaye (ancien président intérimaire de l’ADEMA-PASJ), qui vient de rejoindre les rangs du parti.
Concernant la gouvernance IBK, Soumaïla Cissé n’a pas mâché ses mots pour relayer les impatiences du peuple : « Une gestion chaotique de l’épidémie de la fièvre Ebola, Kidal n’est pas libéré, l’administration a abandonné les régions du Nord, les trafics mafieux fleurissent, les groupes armés réunissent leurs forces. Nous avons perdu l’initiative. L’état d’insécurité est géralisé dans tout le pays ; la réconciliation nationale et le retour définitif des 140 000 réfugiés dans leurs terroirs, se font attendre. L’école est en danger ; les négociations d’Alger piétinent, la mauvaise gouvernance et la corruption sont au cœur de l’Etat ; le favoritisme et le clientélisme sont caractéristiques de la gestion des affaires publiques ; l’économie malienne est en mauvaise posture ; notre jeunesse s’interroge sur son avenir et d’autres maux dont souffrent les Maliens « , a-t-il dénoncé.
Il faut signaler que le doyen Younoussi Touré, Iba N’Diaye et plusieurs leaders de partis invités, dont Tibéilé Dramé du PARENA et d’autres responsables politiques se sont exprimés pour réaffirmer leur soutien aux idéaux de l’URD.
Bruno D SEGBEDJI

L’URD monte au créneau : Soumaila Cissé enfin dans la peau de chef de file de l’opposition

L’URD monte au créneau : Soumaila Cissé enfin dans la peau de chef de file de l’opposition

3ème congrès ordinaire de l’URD : Iba N’Diaye rejoint Soumaïla Cissé

3ème congrès ordinaire de l’URD : Iba N’Diaye rejoint Soumaïla Cissé
Accueil | Société | Interview | Ibrahima N’Diaye sur l'achat de l'avion présidentiel : « Le Premier ministre tel que je le connais tirera toutes les conséquences » Ibrahima N’Diaye sur l'achat de l'avion présidentiel
Iba NDiaye, vice-président de l’Adema-Pasj
Le Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba de Bamako a abrité les 22 et 23 novembre 2014, les travaux du troisième congrès ordinaire de l’Union pour la République et la démocratie (URD). Ce congrès, placé sous le signe de l’unité et la cohésion a été une aubaine pour le parti de procéder au toilettage des textes et au renouvellement du bureau exécutif national. Le parti a reçu l’adhésion de plusieurs personnes dont Ibrahim N’Diaye dit Iba qui était dans l’Adema Pasj. Plusieurs personnalités étaient présentes à la cérémonie d’ouverture de ce congrès dont les membres du corps diplomatique, les représentants des partis frères de l’extérieur, les représentants des différents partis politiques maliens et bien d’autres. Au cours de son discours, le président Soumaïla Cissé a dénoncé les dérives qui caractérisent le pays, de la corruption en passant par la mauvaise gouvernance, aucun domaine n’a été occulté.
Aujourd’hui L’URD compte, 2200 conseillers municipaux, 141 maires, 14 conseillers nationaux, 13 présidents de conseil de cercle, 1 Président d’Assemblée Régional, 17 députés à l’Assemblée Nationale, 30 sections à l’extérieur du Mali, 55 sections 679 Sous sections et 9252 Comités sur l’ensemble du territoire national. Ce qui fait du parti la deuxième force politique du pays. « Cher aîné, cher Président Younoussi, nous aurions, certes, voulu te voir continuer à guider notre action politique, être la boussole qui a su, avec tant de bonheur, orienter notre analyse des questions existentielles du Mali. Mais tu as souhaité passer le relais. Nous respectons ta décision. Ton exemple sera toujours, pour nous, une référence de l’action réfléchie, efficace et efficiente », c’est par ces mots que Soumaïla Cissé a lancé ses propos. Avant d’ajouter que le retard pour la tenue de ce 3ème congrès est dû à la rébellion de 2011 et le coup d’Etat du 22 mars 2012. Il a salué le Front de sauvegarde de la République et de la démocratie (FR), dont l’Urd est membre, pour le retour de l’ordre constitutionnel. Les souffrances actuelles de notre Nation ne sont-elles pas les conséquences de la gestion hasardeuse imprimée à notre pays du fait d’un choix mal éclairé ? s’est-il interrogé.
Le Mali devait avancer à petits pas, il recule à pas de géants. Le Mali ne grandit pas, il régresse vertigineusement. Pourtant l’énergie humaine ne manque pas, a-t-il dit. Avant de signaler de nombreuses adhésions au sein de l’Urd. « Parmi eux, un cadre émérite, un infatigable combattant de la démocratie, des droits de l’homme et du respect de la constitution. Cet homme a été la figure emblématique du FDR. Cet homme a honoré sa signature aux dernières élections présidentielles, au moment où d’autres par cupidité du reste non assouvie se déniaient. J’ai le plaisir d’accueillir sous vos ovations mon ami: IBA NDIAYE », a-t-il souligné. Puis Soumaïla Cissé a dénoncé les dérives qui caractérisent le pays dont la gestion chaotique de l’épidémie de la fièvre Ebola, Kidal n’est pas libérée, L’administration a abandonné les régions du Nord, les trafics mafieux fleurissent, les groupes terroristes réunissent leurs forces, l’état d’insécurité est généralisé dans tout le pays, la réconciliation nationale et le retour définitif des 140.000 réfugiés dans leurs terroirs se font attendre, l’école est en danger, les négociations d’Alger piétinent, la mauvaise gouvernance et la corruption sont au cœur de l’Etat, le favoritisme et le clientélisme sont caractéristiques de la gestion des affaires publiques, l’économie malienne est en mauvaise posture, la jeunesse s’interroge sur son avenir, les inégalités envers les femmes sont criardes, la confiance de nos partenaires économiques et financiers s’étiole, la dette intérieure reste très élevée, l’investissement se fait rare, le panier de la ménagère est troué de toutes parts, les dépenses extrabudgétaires sont massives, la mal- gouvernance est insolente, la corruption gagne du terrain, la gestion des finances publiques est calamiteuse, le Ravec de moins en moins crédible, les inégalités sociales s’accentuent et tant d’autres. Au cours de la cérémonie d’ouverture de ce congrès, il y’a eu une projection du film sur la vie de l’Urd, un Tchiwara fut décerné au président du parti Younoussi Touré par les membres du parti. Soumaïla Cissé lui aussi a réussi une distinction venant de l’extérieur. Quant Iba N’Diaye, il a reçu son écharpe de l’Urd. Le congrès fut agrémenté par l’artiste Mah Kouyaté N°1. « Je suis très sensible par cette marque de confiance. Je dédie ce Tchiwara aux militants de l’Urd. Un parti n’a pas d’avenir s’il n’y’a pas d’unité et de cohésion », a dit Younoussi Touré. Pour sa part, Iba N’Diaye a remercié l’Urd pour l’accueil chaleureux. « Mon choix s’est porté sur l’Urd, il n’est pas fait contre un parti ni contre un homme mais pour le respect de mon engagement démocratique », a-t-il martelé.
Les représentant des partis amis de l’Urd de l’extérieur comme de l’intérieur lui ont tous souhaité bon vent. Certains d’entre eux ont également dénoncé l’impasse dans laquelle le Mali se trouve à l’image du président du Parena, Tiébile Dramé, le président du Ps Yeelen Coura, Amadou Koïta et bien d’autres.
Aguibou Sogodogo

dimanche 23 novembre 2014

A l'issue du 3ème congrès ordinaire de l'URD : Soumaila Cissé élu à la tête d'un bureau de 115 membres

A l'issue du 3ème congrès ordinaire de l'URD : Soumaila Cissé élu à la tête d'un bureau de 115 membres
Soumaila Cissé élu à la tête d’un bureau de 115 membres
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Iba N'diaye et Salikou Sanogo
Iba N’diaye et Salikou Sanogo
Salikou Sanogo et Ibrahima N’Diaye dit Iba (ex-ADEMA) respectivement 1er et 2ème vice-président.
C’est tard dans la soirée que le 3ème congrès de l’URD a clôturé ses travaux par l’élection d’un nouveau bureau exécutif de ….membres avec à sa tête l’honorable Soumaïla Cissé avec comme premier vice-président l’ancien ministre et ancien Secrétaire général du parti, Salikou Sanogo. L’ancien président par intérim de l’ADEMA, qui a récemment adhéré au parti de la poignée de main, Ibrahima N’Diaye dit Iba est élu au poste de deuxième vice-président. Le nouveau Secrétaire général est Madani Traoré qui remplace Mamadou Diawara qui devient l’un des vice-présidents.
Mamadou Fofana Maliweb.net

Achat de l’avion présidentiel et contrats d’armement : «Ceux qui sont à la tête de ce pays doivent comprendre qu’ils ont commis des surfacturations qui les sanctionnent», dixit Soumaila Cissé

Achat de l’avion présidentiel et contrats d’armement : «Ceux qui sont à la tête de ce pays doivent comprendre qu’ils ont commis des surfacturations qui les sanctionnent», dixit Soumaila Cissé

Achat de l’avion présidentiel et contrats d’armement : «Ceux qui sont à la tête de ce pays doivent comprendre qu’ils ont commis des surfacturations qui les sanctionnent», dixit Soumaila Cissé

Achat de l’avion présidentiel et contrats d’armement : «Ceux qui sont à la tête de ce pays doivent comprendre qu’ils ont commis des surfacturations qui les sanctionnent», dixit Soumaila Cissé

samedi 22 novembre 2014

Malijet Soumaila Cissé au 3è congrès de l’URD : « le Mali devait avancer à petits pas, mais il recule à pas de géants….le Mali ne grandit pas, il régresse vertigineusement » Mali Bamako

Malijet Soumaila Cissé au 3è congrès de l’URD : « le Mali devait avancer à petits pas, mais il recule à pas de géants….le Mali ne grandit pas, il régresse vertigineusement » Mali Bamako
 « le Mali devait avancer à petits pas, mais il recule à pas de géants….le Mali ne grandit pas, il régresse vertigineusement »
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Soumaila Cissé au 3è congrès de l’URD : « le Mali devait avancer à petits pas, mais il recule à pas de géants….le Mali ne grandit pas, il régresse vertigineusement »
C’est là la quintessence du discours prononcé ce samedi 22 novembre 2014 par l’honorable Soumaila Cissé, non moins parrain de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). C’était à la cérémonie d’ouverture du 3è congrès de ce parti, au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba qui a refusé du monde. Car l’organisation avait réussi le pari de la mobilisation des militants et des sympathisants du parti venus de toutes les régions du Mali et de l’extérieur. Les représentants des partis amis au Mali, au Burkina-Faso, au Niger et en Guinée Conakry, ont fait le déplacement pour exprimer leur amitié et sympathie au parti de la poignée de main.
L’occasion était bonne pour Soumaila Cissé de rappeler les actions menées par le parti ces dernières années au Mali et surtout pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel pendant la crise politico-institutionnelle et sécuritaire qu’a connue le Mali en 2012. Aussi, le parrain de l’URD n’a pas caché ce qu’il pense réellement de la première année de gestion du pays par l’actuel régime dirigé par Ibrahim Boubacar Kéita.
L’URD, selon son parrain, a dénoncé avec fermeté, toutes les tentatives de division du Mali. Elle a clamé haut et fort son attachement à la République, à l’intégrité du territoire national, à la laïcité de l’Etat ; elle a apporté son soutien matériel et financier à l’armée nationale, aux blessés de guerre, aux femmes déplacées du Nord et aux victimes des inondations qui ont frappé Bamako en 2013. L’Urd s’est dressée contre le coup d’Etat de mars 2012 et a attiré l’attention de l’opinion publique sur l’avenir des enfants du Nord qui était presque compromis par l’arrêt imposé par les jihadistes de toute forme d’éducation. L’URD a défendu la constitution… La liste est longue, très longue.
Selon Soumaïla Cissé, malgré ces actions patriotiques réalisées, les dirigeants de l’URD ont été présentés comme des «apatrides, des renégats, ennemis» du Mali et du peuple. «L’URD plus que responsable, ne s’est jamais émue de ces vilenies », a martelé Soumi Champion.
Soumaila Cissé en tant que chef de file de l’opposition et comme il fallait s’y attendre, a fait un clin d’œil à la gestion d’IBK qu’il qualifie de gestion «hasardeuse» avec des conséquences incalculables sur les populations.
Pour le parrain de l’URD, le Mali est au déclin voire à l’agonie du fait de la gestion chaotique de l’épidémie de la fièvre Ebola avec son cortège de morts, la non libération de Kidal, l’abandon des régions du Nord par l’administration, la réorganisation des groupes terroristes au nord et l’insécurité généralisée. A ces problèmes, s’ajoutent l’école malienne qui est en danger et la mauvaise gouvernance, le népotisme, le clientélisme qui sont devenus les principales caractéristiques de la gestion des affaires publiques. Autres inquiétudes engendrées par la gestion d’IBK : l’économie qui en mauvais posture, la jeunesse qui s’interroge sur son avenir, la confiance des partenaires économiques du Mali qui s’étiole, la dette intérieure qui gonfle, le panier de la ménagère trouée de toutes parts, les inégalités sociales qui s’accentuent …..
Le Mali, a affirmé M. Cissé, ne mérite pas cette situation, surtout avec tant de forces vives, de jeunes dynamiques, de femmes audacieuses, d’associations généreuses, de militaires dévoués, d’entreprises innovantes, d’enseignants compétents qui sont dévoués pour la cause Mali.
Face à ce coulage ou presque du «Bateau Mali », l’honorable Soumaila Cissé invite les militants et les sympathisants de son parti à unir leurs forces pour ne pas sombrer dans les abimes du désespoir et à croire, d’abord, en la survie du pays et demain en sa vie.
Au cours de ce 3è congrès de l’URD (22-23 novembre), les délégués venus de partout, feront la relecture des textes du parti et renouvèleront ses organes. Un nouveau président sera désigné à la tête du parti en remplacement Younoussi Touré qui a décidé de passer le relais à un autre, après plus d’une décennie passée à la présidence du parti.

A. Berthé

Mali: Situation sociopolitique du Mali : L’Urd accable le gouvernement - Mali Actu

Mali: Situation sociopolitique du Mali : L’Urd accable le gouvernement - Mali Actu

L’Urd accable le gouvernement


Soumaïla Cissé,
À la veille de son 3ème Congrès ordinaire prévu pour les 22 et 23 novembre 2014, le bureau exécutif de l’Union pour la République et la démocratie (Urd) a donné sa position sur les questions d’intérêt national. Il s’agit, entre autres de l’état des négociations entre le gouvernement et les groupes armés du Nord, de l’acquisition de l’avion présidentiel, la dérive mafieuse de certains marchés d’Etat dont celui du ministère de la Défense, la politisation ostentatoire de l’administration et la gestion chaotique de l’épidémie Ebola.
C’était lors d’une conférence de presse animée mercredi 19 novembre 2014 au Cicb par le parrain du parti, l’honorable Soumaïla Cissé. Il avait à ses côtés l’honorable Mody N’Diaye, président du groupe parlementaire Vrd ; Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, 4ème vice-présidente du parti ; Mme Haïdara Oumou Touré, 2ème vice-présidente du bureau des femmes.
Longtemps critiqué pour son silence assourdissant face aux sujets d’intérêt national et aux déboires du régime d’IBK, le parrain de l’Union pour la République et la démocratie (Urd) et non moins chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, vient de sortir de son mutisme. Face aux journalistes, il a non seulement accablé le gouvernement pour ses nombreuses dérives, mais a fait aussi des propositions pour le redressement du pays.
En effet, avec ses 2200 conseillers municipaux, 141 maires, 14 conseillers nationaux, 13 présidents de conseil de cercle, 1 président d’Assemblée régionale, 17 députés à l’Assemblée nationale, le parti de la poignée de main estime que les défis à relever sont multiples et complexes et ne peut plus supporter le mensonge, le maquillage médiatique et la fuite en avant. Selon l’honorable Soumaïla Cissé, les généreuses promesses d’hier ne sont nullement concrétisées aujourd’hui. À l’en croire, la corruption et la concussion se propagent ; le népotisme, le clientélisme et le favoritisme s’accélèrent ; la gabegie financière et le gaspillage des ressources prospèrent. «La spirale des perversions et malversations en tous genres et en tous lieux semble cyclonique», a-t-il déclaré.
S’exprimant sur l’épidémie Ebola, l’honorable Cissé s’est posé un certain nombre de questions, notamment sur le laxisme de nos autorités face aux risques potentiels d’introduction du virus par les personnes provenant des pays ravagés par le fléau et la prise tardive des mesures d’urgence pour contrôler les passages frontaliers routiers. C’est pourquoi, constatant que tous les cas avérés sont venus de la Guinée Conakry, l’Urd demande au président IBK de fermer, durant un mois, nos frontières avec ce pays, le temps d’équiper plus sérieusement et plus efficacement les personnels de santé se trouvant aux postes frontaliers et dans les différents centres de santé du pays.
Actualité oblige, la question de sécurité a été abordée par le député élu à Niafunké. Sur cette épineuse question, l’honorable Cissé a souligné que l’insécurité généralisée et grandissante est gravement observée dans tout le pays. Selon lui, elle affecte dangereusement la paix sociale et annihile tout effort de développement et d’épanouissement des entreprises. Fort de ce constat, l’Urd estime que la restructuration des forces armées et de sécurité s’impose et demande au président IBK l’adoption de la loi de programmation militaire toujours attendue.
Dénonçant aussi le silence assourdissant du président IBK et de son gouvernement face à la situation des 140 000 réfugiés maliens se trouvant dans les pays voisins, dont 53 969 en Mauritanie, 51 350 au Niger, 33 025 au Burkina Faso et 1500 en Algérie, l’Urd a fait savoir qu’il ne saurait avoir de véritable réconciliation nationale sans justice et qu’il ne saurait avoir de paix sans justice.
À propos des pourparlers d’Alger, le parti de la poignée de main considère que le document présenté par la médiation comporte des faiblesses et le rejette, soulignant que quatre points contenus dans ledit document sont inacceptables. Il s’agit des notions de «zone de développement des régions du Nord et de régions intégrées», de «représentation des communautés du Nord au niveau national» et de «répartition des pouvoirs entre l’Etat et les régions» et de «gestion de la sécurité après l’accord».
Aussi, déclare Soumaïla Cissé, la mauvaise gouvernance et la corruption au cœur de l’Etat préoccupent l’Urd, surtout après les scandales financiers découverts dans l’achat de l’avion présidentiel et d’équipements militaires. Compte tenu de la gravité des faits qualifiés de malversations par le FMI, faits inédits, selon l’honorable Cissé, ayant entraîné la suspension de la coopération avec les partenaires, l’Urd exige du président IBK de traduire devant la justice toutes les personnes impliquées et d’en tirer toutes les conséquences.
Indigné par le favoritisme et le clientélisme au cœur de la gestion des affaires publiques, le parrain de l’Urd estime que depuis l’élection du président IBK, «force est de constater que l’administration malienne subit un véritable choc lié à une politisation à outrance qui se traduit par le remplacement systématique des cadres les plus compétents par des militants Rpm au mépris du professionnalisme et de la compétence». Selon Soumaïla Cissé, les cadres de l’opposition sont systématiquement relevés de leur fonction en violation flagrante de la loi n°00-07 AN/RM du 13 juillet 2000 portant statut des partis politiques de l’opposition et des critères de rigueur, de compétence, d’expérience et d’honnêteté.
S’agissant de l’école malienne, le chef de file de l’opposition a déclaré que dans l’histoire du Mali contemporain, «jamais examens de Def et de Baccalauréat n’ont été souillés à cause des fuites de sujets cette année».
Enfin, décriant l’absence de leaders politiques (exception faite de lui et de l’honorable Oumar Mariko) à l’Assemblée nationale, le parrain de l’Urd propose un plan Marshall pour un investissement massif pour le développement des régions défavorisées.
Drissa Tiéné
Le debat
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Malijet Gestion chaotique de l’Etat: Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé Mali Bamako

Malijet Gestion chaotique de l’Etat: Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé Mali Bamako
Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé
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Gestion chaotique de l’Etat: Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé
A la faveur de la conférence de presse de l’URD tenue au CICB le mercredi 19 novembre dernier, l’honorable Soumaila Cissé, député URD élu à Niafunké et non moins président du parti, est sorti de son silence en faisant un diagnostic sans complaisance des questions brûlantes de l’heure à savoir la mauvaise gouvernance au sommet de l’Etat, les accords d’Alger, la gestion du dossier du virus Ebola…
Lors de cette conférence de presse, qui se tenait à quelques encablures du 3ème congrès de son parti, l’URD, l’honorable Soumaila Cissé a fustigé la mauvaise gouvernance. Surtout dans la gestion des fiances publiques. Pour lui,  la situation chaotique que connait le Mali  est dûe à la fuite en avant du président de la République  qui feint de ne pas comprendre les vrais défis du Mali. 
Selon lui,  les Maliens assistent  à une véritable fuite en avant du pouvoir marquée par le maquillage des maux qui minent le pays à savoir la gabegie, la concussion, la prévarication, les malversations financières, les scandales financiers. Cette situation  déclare-t-il, est en passe de mettre à mal  nos institutions et les gouvernants aux yeux  de la communauté internationale.
Pour le conférencier, le hic qui fait paradoxe par rapport  à l’affaire de l’aéronef et de la malversation autour du contrat du ministère de la Défense est le silence toujours pesant du président de la République  sur ces affaires. Car depuis l’éclatement des scandales qui éclaboussent le pays, il n’a daigné faire une déclaration. Et Soumaila Cissé de rappeler certains scandales qui ont émaillé l’ère démocratique. A l’en croire, sous le régime d’Alpha Oumar Konaré, le ministre Samba Sidibé, militant actuellement au MIRIA, a été contraint de démissionner après avoir occupé son fauteuil à peine 30 jours. La cause, à en croire l’honorable Cissé, est qu’il  aurait mal justifié  la  disparition de 10 millions FCFA. Sous ce même régime poursuit-il, un ministre trempé dans des affaires de visas a été contraint de jeter l’éponge. Sous le régime d’ATT, un ministre soupçonné de tremper dans les affaires de détournement d’argent du Fonds mondial  a été contraint à la démission  pour se  justifier auprès des juridictions compétentes. Aussi, il a déploré le manque de sérieux dans la gestion des maigres ressources marquée par le fait que tout le monde est à l’aise  dans ce contexte de bruits de casseroles . Pour « Soumi champion », il ne faut pas aller chercher des poux sur la tête des innocents, car ce sont les institutions financières internationales qui ont décelé ces malversations. Des institutions qui ne sont pas liées à des personnes, mais à des nations. Il a par la même occasion battu en brèche les rumeurs qui faisaient croire que c’est lui qui aurait écrit au FMI, pour qu’il suspende sa coopération avec le Mali.
Un diagnostic sans complaisance
Pour Soumaila Cissé,  le Mali sur le plan administratif  n’a pas connu de réelles mutations depuis son indépendance. Car  selon lui, la  seule reforme administrative qu’il y a eu est  la création des régions de Tombouctou et de Kidal. Selon le conférencier, une partie de la déstabilisation du nord du pays est liée à la problématique de la décentralisation. D’où la notion de « zone  développement  des régions du nord » et de « régions intégrées ». Il s’agit de développer  l’inter collectivité, avec un autre type de collectivité, sans violer les textes.  Il n’a pas manqué de revenir sur la reforme administrative proposée par ATT qui prévoyait la création de 19 régions administratives.
 Concernant  l’économie, c’est là où le constat est encore plus amer a indiqué le conférencier. Selon, lui le secteur privé moteur du développement économique et de la justice sociale, n’a pas bénéficié d’initiatives de relance de la part des pouvoirs publics. En bon professeur d’économie, il a mathématiquement démontré l’impact occasionné par les dépenses extrabudgétaires qui s’élèvent à plus de 100 milliards de FCFA, objet de deux collectifs budgétaires, ce qui a entrainé la diminution voire même la suppression   de certains budgets  touchant les crédits d’investissement  des ministères comme l’industrie, l’artisanat  et  le commerce.  Soumaila Cissé a mentionné le déficit budgétaire qui s’élèverait à 140 milliards FCFA et l’absence d’aides budgétaires pour sa couverture.
Le chef de file de l’opposition estime que la relance du secteur privé de notre pays  qui sort d’une crise qui a impacté négativement  son  économie  est une urgence pour faire du Mali un pays émergent.
L’école n’a pas échappé au diagnostic de Soumaila Cissé qui estime que dans l’histoire  du Mali, jamais  des examens de DEF et de Baccalauréat  n’avaient été aussi souillés  par des fuites de sujets, comme ceux de  2014. Des facteurs qui mettent en péril le fragile équilibre d’un système éducatif déjà  affaibli  par le défaut  de matériels  didactiques, de bibliothèques dignes de ce nom , d’ouvrages conformes et en nombre suffisant , de matériels et d’équipements informatiques adéquats et par l’insuffisance d’enseignants.
Actualité oblige, Soumaïla Cissé s’est aussi prononcé sur les pourparlers d’Alger. Sur ce sujet, il a souhaité qu’avant la signature d’un accord global, que le pouvoir en place consulte l’ensemble de la classe politique  et toutes les forces vives de la nation pour qu’une plateforme et une vision nationale  se dégage  pour le présent et l’avenir du Mali. Soumaila Cissé a décrié le fait que le président de la République ait commis l’imprudence   de déléguer à un pays voisin le soin  de « faire enrichir par l’expertise de ses techniciens » une prétendue feuille de route destinées aux négociations Inter- Maliennes. Et de rappeler que 95% des Maliens ne sont pas  d’accord avec  le contenu actuel des accords d’Alger
Par ailleurs, l’élu de Niafunké a estimé que la mobilisation actuelle du pouvoir  contre la fièvre Ebola ressemble  fort au médecin après la mort.  Car selon lui,  le Mali aurait pu prévenir la maladie depuis son apparition dans les pays voisins.  Pour  ce faire dit-il, la première mesure d’urgence que Bamako devait prendre c’était la fermeture des frontières avec la Guinée pendant au moins un mois.
Pour lui, cela ne remet nullement en cause la politique d’intégration du Mali.  Et l’honorable Cissé de se demander si l’intérêt supérieur de la santé publique n’a pas été sacrifié sur l’autel des intérêts  individuels. Face à l’épidémie selon le conférencier, il est impérieux de fermer la frontière avec la Guinée le temps d’équiper  les structures sanitaires et le personnel soignant. 
D’autres questions comme le Ravec, la réconciliation nationale, la sécurité, l’équipement et la préparation psychologique  des forces armées ont été abordées.
Enfin Soumaila Cissé  a tiré sur la sonnette d’alarme. Selon lui, «  Notre Mali, comme le Titanic, fonce droit sur l’Iceberg de son naufrage prévisible,  avec à sa tête  un capitaine et un équipage gonflés d’orgueil  soucieux de privilèges et d’honneurs , incapables de coordonner le pilotage du pays vers un cap d’espérances, appliqués à assouvir les requêtes de courtisans  de première classe , sourds aux plaintes  et   prières  de son peuple entassés misérablement… ».
Badou S. Koba 
Source: Tjikan

Malijet Gestion chaotique de l’Etat: Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé Mali Bamako

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A la faveur de la conférence de presse de l’URD tenue au CICB le mercredi 19 novembre dernier, l’honorable Soumaila Cissé, député URD élu à Niafunké et non moins président du parti, est sorti de son silence en faisant un diagnostic sans complaisance des questions brûlantes de l’heure à savoir la mauvaise gouvernance au sommet de l’Etat, les accords d’Alger, la gestion du dossier du virus Ebola…
Lors de cette conférence de presse, qui se tenait à quelques encablures du 3ème congrès de son parti, l’URD, l’honorable Soumaila Cissé a fustigé la mauvaise gouvernance. Surtout dans la gestion des fiances publiques. Pour lui,  la situation chaotique que connait le Mali  est dûe à la fuite en avant du président de la République  qui feint de ne pas comprendre les vrais défis du Mali. 
Selon lui,  les Maliens assistent  à une véritable fuite en avant du pouvoir marquée par le maquillage des maux qui minent le pays à savoir la gabegie, la concussion, la prévarication, les malversations financières, les scandales financiers. Cette situation  déclare-t-il, est en passe de mettre à mal  nos institutions et les gouvernants aux yeux  de la communauté internationale.
Pour le conférencier, le hic qui fait paradoxe par rapport  à l’affaire de l’aéronef et de la malversation autour du contrat du ministère de la Défense est le silence toujours pesant du président de la République  sur ces affaires. Car depuis l’éclatement des scandales qui éclaboussent le pays, il n’a daigné faire une déclaration. Et Soumaila Cissé de rappeler certains scandales qui ont émaillé l’ère démocratique. A l’en croire, sous le régime d’Alpha Oumar Konaré, le ministre Samba Sidibé, militant actuellement au MIRIA, a été contraint de démissionner après avoir occupé son fauteuil à peine 30 jours. La cause, à en croire l’honorable Cissé, est qu’il  aurait mal justifié  la  disparition de 10 millions FCFA. Sous ce même régime poursuit-il, un ministre trempé dans des affaires de visas a été contraint de jeter l’éponge. Sous le régime d’ATT, un ministre soupçonné de tremper dans les affaires de détournement d’argent du Fonds mondial  a été contraint à la démission  pour se  justifier auprès des juridictions compétentes. Aussi, il a déploré le manque de sérieux dans la gestion des maigres ressources marquée par le fait que tout le monde est à l’aise  dans ce contexte de bruits de casseroles . Pour « Soumi champion », il ne faut pas aller chercher des poux sur la tête des innocents, car ce sont les institutions financières internationales qui ont décelé ces malversations. Des institutions qui ne sont pas liées à des personnes, mais à des nations. Il a par la même occasion battu en brèche les rumeurs qui faisaient croire que c’est lui qui aurait écrit au FMI, pour qu’il suspende sa coopération avec le Mali.
Un diagnostic sans complaisance
Pour Soumaila Cissé,  le Mali sur le plan administratif  n’a pas connu de réelles mutations depuis son indépendance. Car  selon lui, la  seule reforme administrative qu’il y a eu est  la création des régions de Tombouctou et de Kidal. Selon le conférencier, une partie de la déstabilisation du nord du pays est liée à la problématique de la décentralisation. D’où la notion de « zone  développement  des régions du nord » et de « régions intégrées ». Il s’agit de développer  l’inter collectivité, avec un autre type de collectivité, sans violer les textes.  Il n’a pas manqué de revenir sur la reforme administrative proposée par ATT qui prévoyait la création de 19 régions administratives.
 Concernant  l’économie, c’est là où le constat est encore plus amer a indiqué le conférencier. Selon, lui le secteur privé moteur du développement économique et de la justice sociale, n’a pas bénéficié d’initiatives de relance de la part des pouvoirs publics. En bon professeur d’économie, il a mathématiquement démontré l’impact occasionné par les dépenses extrabudgétaires qui s’élèvent à plus de 100 milliards de FCFA, objet de deux collectifs budgétaires, ce qui a entrainé la diminution voire même la suppression   de certains budgets  touchant les crédits d’investissement  des ministères comme l’industrie, l’artisanat  et  le commerce.  Soumaila Cissé a mentionné le déficit budgétaire qui s’élèverait à 140 milliards FCFA et l’absence d’aides budgétaires pour sa couverture.
Le chef de file de l’opposition estime que la relance du secteur privé de notre pays  qui sort d’une crise qui a impacté négativement  son  économie  est une urgence pour faire du Mali un pays émergent.
L’école n’a pas échappé au diagnostic de Soumaila Cissé qui estime que dans l’histoire  du Mali, jamais  des examens de DEF et de Baccalauréat  n’avaient été aussi souillés  par des fuites de sujets, comme ceux de  2014. Des facteurs qui mettent en péril le fragile équilibre d’un système éducatif déjà  affaibli  par le défaut  de matériels  didactiques, de bibliothèques dignes de ce nom , d’ouvrages conformes et en nombre suffisant , de matériels et d’équipements informatiques adéquats et par l’insuffisance d’enseignants.
Actualité oblige, Soumaïla Cissé s’est aussi prononcé sur les pourparlers d’Alger. Sur ce sujet, il a souhaité qu’avant la signature d’un accord global, que le pouvoir en place consulte l’ensemble de la classe politique  et toutes les forces vives de la nation pour qu’une plateforme et une vision nationale  se dégage  pour le présent et l’avenir du Mali. Soumaila Cissé a décrié le fait que le président de la République ait commis l’imprudence   de déléguer à un pays voisin le soin  de « faire enrichir par l’expertise de ses techniciens » une prétendue feuille de route destinées aux négociations Inter- Maliennes. Et de rappeler que 95% des Maliens ne sont pas  d’accord avec  le contenu actuel des accords d’Alger
Par ailleurs, l’élu de Niafunké a estimé que la mobilisation actuelle du pouvoir  contre la fièvre Ebola ressemble  fort au médecin après la mort.  Car selon lui,  le Mali aurait pu prévenir la maladie depuis son apparition dans les pays voisins.  Pour  ce faire dit-il, la première mesure d’urgence que Bamako devait prendre c’était la fermeture des frontières avec la Guinée pendant au moins un mois.
Pour lui, cela ne remet nullement en cause la politique d’intégration du Mali.  Et l’honorable Cissé de se demander si l’intérêt supérieur de la santé publique n’a pas été sacrifié sur l’autel des intérêts  individuels. Face à l’épidémie selon le conférencier, il est impérieux de fermer la frontière avec la Guinée le temps d’équiper  les structures sanitaires et le personnel soignant. 
D’autres questions comme le Ravec, la réconciliation nationale, la sécurité, l’équipement et la préparation psychologique  des forces armées ont été abordées.
Enfin Soumaila Cissé  a tiré sur la sonnette d’alarme. Selon lui, «  Notre Mali, comme le Titanic, fonce droit sur l’Iceberg de son naufrage prévisible,  avec à sa tête  un capitaine et un équipage gonflés d’orgueil  soucieux de privilèges et d’honneurs , incapables de coordonner le pilotage du pays vers un cap d’espérances, appliqués à assouvir les requêtes de courtisans  de première classe , sourds aux plaintes  et   prières  de son peuple entassés misérablement… ».
Badou S. Koba 
Source: Tjikan