samedi 22 novembre 2014

Mali: Situation sociopolitique du Mali : L’Urd accable le gouvernement - Mali Actu

Mali: Situation sociopolitique du Mali : L’Urd accable le gouvernement - Mali Actu

L’Urd accable le gouvernement


Soumaïla Cissé,
À la veille de son 3ème Congrès ordinaire prévu pour les 22 et 23 novembre 2014, le bureau exécutif de l’Union pour la République et la démocratie (Urd) a donné sa position sur les questions d’intérêt national. Il s’agit, entre autres de l’état des négociations entre le gouvernement et les groupes armés du Nord, de l’acquisition de l’avion présidentiel, la dérive mafieuse de certains marchés d’Etat dont celui du ministère de la Défense, la politisation ostentatoire de l’administration et la gestion chaotique de l’épidémie Ebola.
C’était lors d’une conférence de presse animée mercredi 19 novembre 2014 au Cicb par le parrain du parti, l’honorable Soumaïla Cissé. Il avait à ses côtés l’honorable Mody N’Diaye, président du groupe parlementaire Vrd ; Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, 4ème vice-présidente du parti ; Mme Haïdara Oumou Touré, 2ème vice-présidente du bureau des femmes.
Longtemps critiqué pour son silence assourdissant face aux sujets d’intérêt national et aux déboires du régime d’IBK, le parrain de l’Union pour la République et la démocratie (Urd) et non moins chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, vient de sortir de son mutisme. Face aux journalistes, il a non seulement accablé le gouvernement pour ses nombreuses dérives, mais a fait aussi des propositions pour le redressement du pays.
En effet, avec ses 2200 conseillers municipaux, 141 maires, 14 conseillers nationaux, 13 présidents de conseil de cercle, 1 président d’Assemblée régionale, 17 députés à l’Assemblée nationale, le parti de la poignée de main estime que les défis à relever sont multiples et complexes et ne peut plus supporter le mensonge, le maquillage médiatique et la fuite en avant. Selon l’honorable Soumaïla Cissé, les généreuses promesses d’hier ne sont nullement concrétisées aujourd’hui. À l’en croire, la corruption et la concussion se propagent ; le népotisme, le clientélisme et le favoritisme s’accélèrent ; la gabegie financière et le gaspillage des ressources prospèrent. «La spirale des perversions et malversations en tous genres et en tous lieux semble cyclonique», a-t-il déclaré.
S’exprimant sur l’épidémie Ebola, l’honorable Cissé s’est posé un certain nombre de questions, notamment sur le laxisme de nos autorités face aux risques potentiels d’introduction du virus par les personnes provenant des pays ravagés par le fléau et la prise tardive des mesures d’urgence pour contrôler les passages frontaliers routiers. C’est pourquoi, constatant que tous les cas avérés sont venus de la Guinée Conakry, l’Urd demande au président IBK de fermer, durant un mois, nos frontières avec ce pays, le temps d’équiper plus sérieusement et plus efficacement les personnels de santé se trouvant aux postes frontaliers et dans les différents centres de santé du pays.
Actualité oblige, la question de sécurité a été abordée par le député élu à Niafunké. Sur cette épineuse question, l’honorable Cissé a souligné que l’insécurité généralisée et grandissante est gravement observée dans tout le pays. Selon lui, elle affecte dangereusement la paix sociale et annihile tout effort de développement et d’épanouissement des entreprises. Fort de ce constat, l’Urd estime que la restructuration des forces armées et de sécurité s’impose et demande au président IBK l’adoption de la loi de programmation militaire toujours attendue.
Dénonçant aussi le silence assourdissant du président IBK et de son gouvernement face à la situation des 140 000 réfugiés maliens se trouvant dans les pays voisins, dont 53 969 en Mauritanie, 51 350 au Niger, 33 025 au Burkina Faso et 1500 en Algérie, l’Urd a fait savoir qu’il ne saurait avoir de véritable réconciliation nationale sans justice et qu’il ne saurait avoir de paix sans justice.
À propos des pourparlers d’Alger, le parti de la poignée de main considère que le document présenté par la médiation comporte des faiblesses et le rejette, soulignant que quatre points contenus dans ledit document sont inacceptables. Il s’agit des notions de «zone de développement des régions du Nord et de régions intégrées», de «représentation des communautés du Nord au niveau national» et de «répartition des pouvoirs entre l’Etat et les régions» et de «gestion de la sécurité après l’accord».
Aussi, déclare Soumaïla Cissé, la mauvaise gouvernance et la corruption au cœur de l’Etat préoccupent l’Urd, surtout après les scandales financiers découverts dans l’achat de l’avion présidentiel et d’équipements militaires. Compte tenu de la gravité des faits qualifiés de malversations par le FMI, faits inédits, selon l’honorable Cissé, ayant entraîné la suspension de la coopération avec les partenaires, l’Urd exige du président IBK de traduire devant la justice toutes les personnes impliquées et d’en tirer toutes les conséquences.
Indigné par le favoritisme et le clientélisme au cœur de la gestion des affaires publiques, le parrain de l’Urd estime que depuis l’élection du président IBK, «force est de constater que l’administration malienne subit un véritable choc lié à une politisation à outrance qui se traduit par le remplacement systématique des cadres les plus compétents par des militants Rpm au mépris du professionnalisme et de la compétence». Selon Soumaïla Cissé, les cadres de l’opposition sont systématiquement relevés de leur fonction en violation flagrante de la loi n°00-07 AN/RM du 13 juillet 2000 portant statut des partis politiques de l’opposition et des critères de rigueur, de compétence, d’expérience et d’honnêteté.
S’agissant de l’école malienne, le chef de file de l’opposition a déclaré que dans l’histoire du Mali contemporain, «jamais examens de Def et de Baccalauréat n’ont été souillés à cause des fuites de sujets cette année».
Enfin, décriant l’absence de leaders politiques (exception faite de lui et de l’honorable Oumar Mariko) à l’Assemblée nationale, le parrain de l’Urd propose un plan Marshall pour un investissement massif pour le développement des régions défavorisées.
Drissa Tiéné
Le debat
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Malijet Gestion chaotique de l’Etat: Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé Mali Bamako

Malijet Gestion chaotique de l’Etat: Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé Mali Bamako
Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé
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Gestion chaotique de l’Etat: Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé
A la faveur de la conférence de presse de l’URD tenue au CICB le mercredi 19 novembre dernier, l’honorable Soumaila Cissé, député URD élu à Niafunké et non moins président du parti, est sorti de son silence en faisant un diagnostic sans complaisance des questions brûlantes de l’heure à savoir la mauvaise gouvernance au sommet de l’Etat, les accords d’Alger, la gestion du dossier du virus Ebola…
Lors de cette conférence de presse, qui se tenait à quelques encablures du 3ème congrès de son parti, l’URD, l’honorable Soumaila Cissé a fustigé la mauvaise gouvernance. Surtout dans la gestion des fiances publiques. Pour lui,  la situation chaotique que connait le Mali  est dûe à la fuite en avant du président de la République  qui feint de ne pas comprendre les vrais défis du Mali. 
Selon lui,  les Maliens assistent  à une véritable fuite en avant du pouvoir marquée par le maquillage des maux qui minent le pays à savoir la gabegie, la concussion, la prévarication, les malversations financières, les scandales financiers. Cette situation  déclare-t-il, est en passe de mettre à mal  nos institutions et les gouvernants aux yeux  de la communauté internationale.
Pour le conférencier, le hic qui fait paradoxe par rapport  à l’affaire de l’aéronef et de la malversation autour du contrat du ministère de la Défense est le silence toujours pesant du président de la République  sur ces affaires. Car depuis l’éclatement des scandales qui éclaboussent le pays, il n’a daigné faire une déclaration. Et Soumaila Cissé de rappeler certains scandales qui ont émaillé l’ère démocratique. A l’en croire, sous le régime d’Alpha Oumar Konaré, le ministre Samba Sidibé, militant actuellement au MIRIA, a été contraint de démissionner après avoir occupé son fauteuil à peine 30 jours. La cause, à en croire l’honorable Cissé, est qu’il  aurait mal justifié  la  disparition de 10 millions FCFA. Sous ce même régime poursuit-il, un ministre trempé dans des affaires de visas a été contraint de jeter l’éponge. Sous le régime d’ATT, un ministre soupçonné de tremper dans les affaires de détournement d’argent du Fonds mondial  a été contraint à la démission  pour se  justifier auprès des juridictions compétentes. Aussi, il a déploré le manque de sérieux dans la gestion des maigres ressources marquée par le fait que tout le monde est à l’aise  dans ce contexte de bruits de casseroles . Pour « Soumi champion », il ne faut pas aller chercher des poux sur la tête des innocents, car ce sont les institutions financières internationales qui ont décelé ces malversations. Des institutions qui ne sont pas liées à des personnes, mais à des nations. Il a par la même occasion battu en brèche les rumeurs qui faisaient croire que c’est lui qui aurait écrit au FMI, pour qu’il suspende sa coopération avec le Mali.
Un diagnostic sans complaisance
Pour Soumaila Cissé,  le Mali sur le plan administratif  n’a pas connu de réelles mutations depuis son indépendance. Car  selon lui, la  seule reforme administrative qu’il y a eu est  la création des régions de Tombouctou et de Kidal. Selon le conférencier, une partie de la déstabilisation du nord du pays est liée à la problématique de la décentralisation. D’où la notion de « zone  développement  des régions du nord » et de « régions intégrées ». Il s’agit de développer  l’inter collectivité, avec un autre type de collectivité, sans violer les textes.  Il n’a pas manqué de revenir sur la reforme administrative proposée par ATT qui prévoyait la création de 19 régions administratives.
 Concernant  l’économie, c’est là où le constat est encore plus amer a indiqué le conférencier. Selon, lui le secteur privé moteur du développement économique et de la justice sociale, n’a pas bénéficié d’initiatives de relance de la part des pouvoirs publics. En bon professeur d’économie, il a mathématiquement démontré l’impact occasionné par les dépenses extrabudgétaires qui s’élèvent à plus de 100 milliards de FCFA, objet de deux collectifs budgétaires, ce qui a entrainé la diminution voire même la suppression   de certains budgets  touchant les crédits d’investissement  des ministères comme l’industrie, l’artisanat  et  le commerce.  Soumaila Cissé a mentionné le déficit budgétaire qui s’élèverait à 140 milliards FCFA et l’absence d’aides budgétaires pour sa couverture.
Le chef de file de l’opposition estime que la relance du secteur privé de notre pays  qui sort d’une crise qui a impacté négativement  son  économie  est une urgence pour faire du Mali un pays émergent.
L’école n’a pas échappé au diagnostic de Soumaila Cissé qui estime que dans l’histoire  du Mali, jamais  des examens de DEF et de Baccalauréat  n’avaient été aussi souillés  par des fuites de sujets, comme ceux de  2014. Des facteurs qui mettent en péril le fragile équilibre d’un système éducatif déjà  affaibli  par le défaut  de matériels  didactiques, de bibliothèques dignes de ce nom , d’ouvrages conformes et en nombre suffisant , de matériels et d’équipements informatiques adéquats et par l’insuffisance d’enseignants.
Actualité oblige, Soumaïla Cissé s’est aussi prononcé sur les pourparlers d’Alger. Sur ce sujet, il a souhaité qu’avant la signature d’un accord global, que le pouvoir en place consulte l’ensemble de la classe politique  et toutes les forces vives de la nation pour qu’une plateforme et une vision nationale  se dégage  pour le présent et l’avenir du Mali. Soumaila Cissé a décrié le fait que le président de la République ait commis l’imprudence   de déléguer à un pays voisin le soin  de « faire enrichir par l’expertise de ses techniciens » une prétendue feuille de route destinées aux négociations Inter- Maliennes. Et de rappeler que 95% des Maliens ne sont pas  d’accord avec  le contenu actuel des accords d’Alger
Par ailleurs, l’élu de Niafunké a estimé que la mobilisation actuelle du pouvoir  contre la fièvre Ebola ressemble  fort au médecin après la mort.  Car selon lui,  le Mali aurait pu prévenir la maladie depuis son apparition dans les pays voisins.  Pour  ce faire dit-il, la première mesure d’urgence que Bamako devait prendre c’était la fermeture des frontières avec la Guinée pendant au moins un mois.
Pour lui, cela ne remet nullement en cause la politique d’intégration du Mali.  Et l’honorable Cissé de se demander si l’intérêt supérieur de la santé publique n’a pas été sacrifié sur l’autel des intérêts  individuels. Face à l’épidémie selon le conférencier, il est impérieux de fermer la frontière avec la Guinée le temps d’équiper  les structures sanitaires et le personnel soignant. 
D’autres questions comme le Ravec, la réconciliation nationale, la sécurité, l’équipement et la préparation psychologique  des forces armées ont été abordées.
Enfin Soumaila Cissé  a tiré sur la sonnette d’alarme. Selon lui, «  Notre Mali, comme le Titanic, fonce droit sur l’Iceberg de son naufrage prévisible,  avec à sa tête  un capitaine et un équipage gonflés d’orgueil  soucieux de privilèges et d’honneurs , incapables de coordonner le pilotage du pays vers un cap d’espérances, appliqués à assouvir les requêtes de courtisans  de première classe , sourds aux plaintes  et   prières  de son peuple entassés misérablement… ».
Badou S. Koba 
Source: Tjikan

Malijet Gestion chaotique de l’Etat: Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé Mali Bamako

Malijet Gestion chaotique de l’Etat: Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé Mali Bamako
Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé
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Gestion chaotique de l’Etat: Le diagnostic sans complaisance de Soumaila Cissé
A la faveur de la conférence de presse de l’URD tenue au CICB le mercredi 19 novembre dernier, l’honorable Soumaila Cissé, député URD élu à Niafunké et non moins président du parti, est sorti de son silence en faisant un diagnostic sans complaisance des questions brûlantes de l’heure à savoir la mauvaise gouvernance au sommet de l’Etat, les accords d’Alger, la gestion du dossier du virus Ebola…
Lors de cette conférence de presse, qui se tenait à quelques encablures du 3ème congrès de son parti, l’URD, l’honorable Soumaila Cissé a fustigé la mauvaise gouvernance. Surtout dans la gestion des fiances publiques. Pour lui,  la situation chaotique que connait le Mali  est dûe à la fuite en avant du président de la République  qui feint de ne pas comprendre les vrais défis du Mali. 
Selon lui,  les Maliens assistent  à une véritable fuite en avant du pouvoir marquée par le maquillage des maux qui minent le pays à savoir la gabegie, la concussion, la prévarication, les malversations financières, les scandales financiers. Cette situation  déclare-t-il, est en passe de mettre à mal  nos institutions et les gouvernants aux yeux  de la communauté internationale.
Pour le conférencier, le hic qui fait paradoxe par rapport  à l’affaire de l’aéronef et de la malversation autour du contrat du ministère de la Défense est le silence toujours pesant du président de la République  sur ces affaires. Car depuis l’éclatement des scandales qui éclaboussent le pays, il n’a daigné faire une déclaration. Et Soumaila Cissé de rappeler certains scandales qui ont émaillé l’ère démocratique. A l’en croire, sous le régime d’Alpha Oumar Konaré, le ministre Samba Sidibé, militant actuellement au MIRIA, a été contraint de démissionner après avoir occupé son fauteuil à peine 30 jours. La cause, à en croire l’honorable Cissé, est qu’il  aurait mal justifié  la  disparition de 10 millions FCFA. Sous ce même régime poursuit-il, un ministre trempé dans des affaires de visas a été contraint de jeter l’éponge. Sous le régime d’ATT, un ministre soupçonné de tremper dans les affaires de détournement d’argent du Fonds mondial  a été contraint à la démission  pour se  justifier auprès des juridictions compétentes. Aussi, il a déploré le manque de sérieux dans la gestion des maigres ressources marquée par le fait que tout le monde est à l’aise  dans ce contexte de bruits de casseroles . Pour « Soumi champion », il ne faut pas aller chercher des poux sur la tête des innocents, car ce sont les institutions financières internationales qui ont décelé ces malversations. Des institutions qui ne sont pas liées à des personnes, mais à des nations. Il a par la même occasion battu en brèche les rumeurs qui faisaient croire que c’est lui qui aurait écrit au FMI, pour qu’il suspende sa coopération avec le Mali.
Un diagnostic sans complaisance
Pour Soumaila Cissé,  le Mali sur le plan administratif  n’a pas connu de réelles mutations depuis son indépendance. Car  selon lui, la  seule reforme administrative qu’il y a eu est  la création des régions de Tombouctou et de Kidal. Selon le conférencier, une partie de la déstabilisation du nord du pays est liée à la problématique de la décentralisation. D’où la notion de « zone  développement  des régions du nord » et de « régions intégrées ». Il s’agit de développer  l’inter collectivité, avec un autre type de collectivité, sans violer les textes.  Il n’a pas manqué de revenir sur la reforme administrative proposée par ATT qui prévoyait la création de 19 régions administratives.
 Concernant  l’économie, c’est là où le constat est encore plus amer a indiqué le conférencier. Selon, lui le secteur privé moteur du développement économique et de la justice sociale, n’a pas bénéficié d’initiatives de relance de la part des pouvoirs publics. En bon professeur d’économie, il a mathématiquement démontré l’impact occasionné par les dépenses extrabudgétaires qui s’élèvent à plus de 100 milliards de FCFA, objet de deux collectifs budgétaires, ce qui a entrainé la diminution voire même la suppression   de certains budgets  touchant les crédits d’investissement  des ministères comme l’industrie, l’artisanat  et  le commerce.  Soumaila Cissé a mentionné le déficit budgétaire qui s’élèverait à 140 milliards FCFA et l’absence d’aides budgétaires pour sa couverture.
Le chef de file de l’opposition estime que la relance du secteur privé de notre pays  qui sort d’une crise qui a impacté négativement  son  économie  est une urgence pour faire du Mali un pays émergent.
L’école n’a pas échappé au diagnostic de Soumaila Cissé qui estime que dans l’histoire  du Mali, jamais  des examens de DEF et de Baccalauréat  n’avaient été aussi souillés  par des fuites de sujets, comme ceux de  2014. Des facteurs qui mettent en péril le fragile équilibre d’un système éducatif déjà  affaibli  par le défaut  de matériels  didactiques, de bibliothèques dignes de ce nom , d’ouvrages conformes et en nombre suffisant , de matériels et d’équipements informatiques adéquats et par l’insuffisance d’enseignants.
Actualité oblige, Soumaïla Cissé s’est aussi prononcé sur les pourparlers d’Alger. Sur ce sujet, il a souhaité qu’avant la signature d’un accord global, que le pouvoir en place consulte l’ensemble de la classe politique  et toutes les forces vives de la nation pour qu’une plateforme et une vision nationale  se dégage  pour le présent et l’avenir du Mali. Soumaila Cissé a décrié le fait que le président de la République ait commis l’imprudence   de déléguer à un pays voisin le soin  de « faire enrichir par l’expertise de ses techniciens » une prétendue feuille de route destinées aux négociations Inter- Maliennes. Et de rappeler que 95% des Maliens ne sont pas  d’accord avec  le contenu actuel des accords d’Alger
Par ailleurs, l’élu de Niafunké a estimé que la mobilisation actuelle du pouvoir  contre la fièvre Ebola ressemble  fort au médecin après la mort.  Car selon lui,  le Mali aurait pu prévenir la maladie depuis son apparition dans les pays voisins.  Pour  ce faire dit-il, la première mesure d’urgence que Bamako devait prendre c’était la fermeture des frontières avec la Guinée pendant au moins un mois.
Pour lui, cela ne remet nullement en cause la politique d’intégration du Mali.  Et l’honorable Cissé de se demander si l’intérêt supérieur de la santé publique n’a pas été sacrifié sur l’autel des intérêts  individuels. Face à l’épidémie selon le conférencier, il est impérieux de fermer la frontière avec la Guinée le temps d’équiper  les structures sanitaires et le personnel soignant. 
D’autres questions comme le Ravec, la réconciliation nationale, la sécurité, l’équipement et la préparation psychologique  des forces armées ont été abordées.
Enfin Soumaila Cissé  a tiré sur la sonnette d’alarme. Selon lui, «  Notre Mali, comme le Titanic, fonce droit sur l’Iceberg de son naufrage prévisible,  avec à sa tête  un capitaine et un équipage gonflés d’orgueil  soucieux de privilèges et d’honneurs , incapables de coordonner le pilotage du pays vers un cap d’espérances, appliqués à assouvir les requêtes de courtisans  de première classe , sourds aux plaintes  et   prières  de son peuple entassés misérablement… ».
Badou S. Koba 
Source: Tjikan

Mali: Honorable Soumaila Cissé face à la presse : « Le Mali est comme le Titanic qui fonce sur l’iceberg de son naufrage prévisible » - Mali Actu

Mali: Honorable Soumaila Cissé face à la presse : « Le Mali est comme le Titanic qui fonce sur l’iceberg de son naufrage prévisible » - Mali Actu

Le Mali est comme le Titanic qui fonce sur l’iceberg de son naufrage prévisible »

Soumaïla Cissé, candidat au second tour de la présidentielle au Mali, le 9 août 2013 à Bamako © AFP
Soumaïla Cissé, candidat au second tour de la présidentielle au Mali, le 9 août 2013 à Bamako
© AFP
L’Etat des négociations entre le gouvernement et les groupes armés, la réalité de l’acquisition de l’avion présidentiel, la dérive mafieuse de certains marchés d’Etat, la politisation ostentatoire de l’administration et la gestion chaotique de l’épidémie Ebola… Le chef du parti leader de l’opposition, l’honorable Soumaïla Cissé n’élude aucune question, même les plus polémiques sur la situation sociopolitique du pays. Pour l’honorable Cissé, la situation actuelle du pays est comme le Titanic qui fonce droit sur l’iceberg de son naufrage prévisible, avec à sa tête un capitaine et un équipage gonflés d’orgueil soucieux de privilèges et d’honneurs.

Mercredi 19 novembre. Au Centre international de conférence de Bamako, le chef du parti leader de l’opposition, l’Union pour la République et la démocratie, Soumaila Cissé a animé une conférence de presse pour informer l’opinion nationale et internationale sur la situation sociopolitique du pays, notamment l’Etat des négociations entre le gouvernement et les groupes armés, la réalité de l’acquisition de l’avion présidentiel, la dérive mafieuse de certains marchés d’Etat, la politisation ostentatoire de l’administration et la gestion chaotique de l’épidémie Ebola.
Selon l’opposition malienne, les défis à relever sont si essentiels pour la survie du pays qu’ils ne peuvent plus supporter le mensonge, le maquillage médiatique et la fuite en avant. La situation actuelle urge le président de faire le « parler-vrai » et le « faire-juste » pour créer les conditions d’une bonne gouvernance au service du peuple et traduire les généreuses promesses d’hier en acte aujourd’hui, selon Soumaila Cissé.
« Le Mali est devenu un pays où l’intégrité morale et les valeurs importent peu. La corruption et la concussion se propagent. Le népotisme, le clientélisme et le favoritisme s’accélèrent. La  gabegie financière et le gaspillage des ressources prospèrent et la spirale des malversations en tous genres semblent cyclonique », s’insurge-t-il. Pour le président de l’URD, les problèmes et crises s’accumulent et les drames couvrent sournoisement minant plus encore le pays.
Sur la question de l’épidémie Ebola, l’URD estime que la gestion de ce fléau semble pour le moins avoir été faite avec passivité. Et le parti demande au président de la République de fermer les frontières avec la Guinée le temps d’équiper plus sérieusement et plus efficacement le personnel de santé se trouvant aux postes frontaliers et dans les différents centres de santé. « Les urgences sont nombreuses, la question doit être examinée avec la situation sécuritaire », dit-il.
En rapport avec la sécurité, le président de l’URD indique que l’insécurité est gravement observée dans tout le pays qui affecte dangereusement aujourd’hui la paix sociale et annihile tout effort de développement. C’est pourquoi, ajoute-t-il, la restructuration des forces armées et de sécurités s’impose.
« Nous rappelons la nécessité impérieuse de bâtir une armée forte professionnelle et républicaine capable garantir de manière durable la sécurité. La construction de cette armée passe par un changement radical dans les méthodes de recrutement et de nomination. Nous prônons au président l’adoption de la loi de programmation militaire ».
Le parti du leader de l’opposition fonde beaucoup d’espoir sur les pourparlers inclusifs pour le retour de la paix et de la sécurité dans le Nord du Mali à Alger. « Il y a quatre points dans le document qui sont inacceptables : la notion de zone développement des régions du Nord et celle des régions intégrées, la représentation des communautés du Nord au niveau national, la répartition des pouvoirs entre l’Etat et les régions », déclare-t-il.
Note zéro à d’IBK
Le système de gouvernance d’IBK laisse une réalité bien triste : le président et son Premier ministre sont à court des stratégies et d’initiatives salvatrices. Chaque acte posé se révèle catastrophique et mène le pays dans l’impasse.
Pour jouer sa partition face à la gravité des faits qualifiés de malversations par le FMI, faits inédits ayant entrainé la suspension de la coopération avec les partenaires, l’URD exige de traduire devant la justice toutes les personnes impliquées et d’en tirer toutes les conséquences. Cela permettra, selon l’opposition, de lutter contre le favoritisme et le clientélisme au cœur de la gestion du pouvoir.
« Les cadres de l’opposition sont relevés de leur fonction en violation flagrante de la loi n°00-047-AN/RM du 13 juillet 2000 portant statut des partis de l’opposition et les critères de rigueur. C’est pourquoi la gouvernance est incapable de coordonner le pilotage du pays vers un cap d’espérances, appliquées à assoupir les requêtes de courtisans », soutient-il.
« Nous ne crions pas pour être appelés »
Le député Soumaïla Cissé est formel sur la participation de l’URD dans le gouvernement : l’URD n’est pas un parti de circonstance mais toute une vision. « La Poignée des mains mosaïque de races, de couleurs et de religions, est à l’image de notre pays, le Mali d’un peuple, d’un but et d’une foi. Elle a sa place dans l’opposition dans l’hémicycle pour les intérêts des populations les plus défavorisées et les plus exclues du progrès. Il s’agit de voter des lois qui favorisent l’emploi des jeunes, la protection sociale et l’accès équitable à la justice pour tous les citoyens et le contrôle de l’action gouvernementale. C’est son devoir », assure-t-il.
« L’heure est à l’union, à la réconciliation et à la reconstruction. Chaque citoyen, à la place qui est la sienne, doit se tenir disponible et jouer sa partition sous le sceau de l’esprit républicain. Un autre temps démocratique s’ouvre aujourd’hui pour le peuple malien. L’URD et ses alliés sont plus que jamais engagées dans cette voie », promet Soumaila Cissé.
Bréhima Sogoba
L’indicateur du renouveau
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jeudi 20 novembre 2014

Soumaila Cissé au sujet de la gouvernance d’IBK : «Le Mali fonce droit sur l’iceberg avec un capitaine gonflé d’orgueil et soucieux des privilèges»

Soumaila Cissé au sujet de la gouvernance d’IBK : «Le Mali fonce droit sur l’iceberg avec un capitaine gonflé d’orgueil et soucieux des privilèges»
«Le Mali fonce droit sur l’iceberg avec un capitaine gonflé d’orgueil et soucieux des privilèges»


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Soumaila cissé
Soumaila cissé
Entouré de plusieurs membres du bureau politique de l’URD, Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, a dépeint la mauvaise gouvernance du régime IBK qui ne se soucie que des privilèges.  C’était à la faveur d’une conférence de presse, ce mercredi 19 novembre au Cicb.
L’opposition est un choix que nous avons fait et que nous assumons. Cela pour un Mali prospère et émergent dans  la concorde et l’unité nationales, tels étaient les propos introductifs de Soumaïla Cissé. Dans cette optique, malgré que l’opposition n’ait jamais été consultée pour la gestion des affaires publiques, M. Cissé a dépeint la mauvaise gouvernance qui caractérise aujourd’hui le régime IBK. Il s’agit entre autres du pilotage à vue, des surfacturations dans les contrats d’équipements militaires et de l’achat de l’avion d’IBK, de l’introduction d’Ebola et le goût démesuré des agents de l’Etat pour le luxe et le privilège en oubliant la souffrance du peuple. Tout ceci agrémenté par la promotion de l’impunité et le silence coupable du chef de l’exécutif. A cela s’ajoutent la politisation de l’administration et le manque de vigilance de la délégation gouvernementale à Alger qui a vite crié victoire pour le document de synthèse proposé par la médiation alors que c’est un document à jeter. Toutefois, il ne s’est pas limité aux critiques, il a aussi fait des propositions pertinentes permettant la sortie du Mali de l’ornière.
La mauvaise gouvernance
Profondément attachée aux valeurs républicaines et démocratiques, à l’intégrité territoriale et à la laïcité du Mali, l’URD, par la voix de son patron, Soumaïla Cissé, se sent outrée par les surfacturations dans le domaine de la Défense.
Dans son introduction, le conférencier affirmera que les défis sont nombreux à tel enseigne qu’ils ne peuvent plus supporter le mensonge, le maquillage médiatique et la fuite en avant. Seul le parler vrai et le faire juste peuvent garantir une bonne gouvernance au bénéfice du peuple. Mais, regrette-t-il, les promesses d’hier ne sont nullement concrétisées par les tenants  du pouvoir.   « La corruption et la concussion se propagent, le népotisme, le clientélisme et le favoritisme s’accélèrent, la gabegie financière et le gaspillage des ressources prospèrent. La spirale des perversions et malversations en tous genres et en tous lieux semble cycloniques», dénoncera M. Cissé. Pour lui, ces situation sapent le moral du peuple et entame la crédibilité du Mali. Aujourd’hui, poursuit Soumaïla Cissé, « notre Mali, comme le Titanic, fonce droit sur l’iceberg de son naufrage prévisible, avec à sa tête un capitaine et un équipage gonflés d’orgueil, soucieux de privilèges et d’honneurs, incapables de coordonner le pilotage du pays vers un cap d’espérances, appliqués à assouvir les requêtes de courtisans de première classe, sourds aux plaintes et prières de son peuple entassé misérablement dans la soute. Chacun connaît le sort tragique du Titanic». Afin d’empêcher une telle catastrophe, précise le conférencier, l’URD entend tirer la sonnette d’alarme.
Au regard de la gravité des faits qualifiés de malversations par le FMI, confirmés par la section des comptes de la Cour Suprême,  le bureau du vérificateur général, l’URD exige du président de la République de traduire devant la justice toutes les personnes impliquées et d’en tirer toutes les conséquences. Aux dires de Cissé, pour sauvegarder le peu de crédibilité qui reste au gouvernement, ses membres  soupçonnés dans ces malversations doivent démissionner ou être démis de leur fonction en attendant de voir clair dans ces affaires. Car, explique-t-il, pour des faits moindres que ceux que nous vivons, des ministres ont démissionné sous l’ère Konaré et ATT. Certains ont démissionné sous Alpha O. Konaré pour des affaires de 10 millions, d’autres pour avoir été impliqués dans des histoires de visas. Sous ATT, des ministres ont rendu le tablier pour avoir été cités dans des détournements de matériels de santé fournis par la Banque mondiale et d’autres affaires. «Mais avec IBK, personne ne démissionne et tout le monde est à l’aise », s’indigne M. Cissé.
Ebola : le Mali doit fermer ses frontières pendant un mois
Au sujet de l’introduction du virus Ebola au Mali, l’URD dénonce le laxisme et  le manque de vigilance de l’Etat. Constatant que tous les cas avérés d’Ebola sont venus de la Guinée voisine, elle propose de fermer les frontières terrestres avec ce pays pendant un mois. Le temps d’équiper plus efficacement les personnels de santé se trouvant aux postes frontaliers et dans les centres de santé du pays. Pour ceux qui contesteront cela pour des raisons de voisinage, Modi N’Diaye, président du groupe parlementaire VRD, argumente : « Quand une femme a une maladie contagieuse, on l’a sépare de son Bébé. Cela est plus pénible que la fermeture des frontières».
Préaccord d’Alger : un document à jeter
Selon le chef de file de l’opposition, au lieu de consulter l’ensemble de la classe politique et des forces vives de la nation, le Président IBK a préféré déléguer à un pays voisin le soin de « faire enrichir par l’expertise de ses techniciens une prétendue feuille de route destinée aux négociations inter-maliennes. » La suite, l’URD considère que le document présenté par la médiation comporte des faiblesses et 95% de son contenu a été rejeté par l’Assemblée nationale et par la société civile. L’URD affirme que ce document tel que présenté est inacceptable. «Au fond, les quatre points tel que formulés dans ledit document sont inacceptables, à savoir : la notion de Zone de développement des régions du nord et celle des régions intégrées, la représentation des communautés du nord au niveau national, la répartition des pouvoirs entre l’Etat et les régions ainsi que la gestion de la sécurité après l’accord». Selon Soumaïla Cissé, c’est un document à jeter. Sur ce, il  exhorte IBK à associer toutes les composantes de notre société aux solutions relatives à cette question et à leur mise en œuvre.
Il a aussi saisi cette occasion pour attirer l’attention des tenants du pouvoir sur l’impérieuse nécessité de s’occuper des 140.000 réfugiés maliens abandonnés à l’ONU et de déployer des efforts pour leur retour au pays.
Oumar KONATE

mercredi 12 novembre 2014

Salon International du Livre d'Abidjan (SILA) : Le livre "De belles années au service de l'intégration régionale" de Soumaila Cissé en vedette

Salon International du Livre d'Abidjan (SILA) : Le livre "De belles années au service de l'intégration régionale" de Soumaila Cissé en vedette

Salon International du Livre d'Abidjan (SILA)
Soumaila Cissé présentant son livre au SILA en présence de son épouse, Mme Cissé Astan Traoré
C’est à grand renfort de publicité à la radio, à la télévision et dans la presse écrite comme électronique que le grand public a appris la dédicace du livre de Soumaïla Cissé  » De belles années au service de l’intégration régionale  » le samedi 7 novembre 2014, à la 7ème  édition du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA).
La veille, l’ancien président de la commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, présentement député à l’Assemblée Nationale du Mali et président du Groupe de l’Afrique de l’Ouest au Parlement panafricain, avait été l’invité d’honneur du dîner-gala organisé à cette occasion.
Lors de cette cérémonie, il était assis aux côtés du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, du ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandama et de Mme Agathe Amoikon des Editions Eburnie qui publient l’ouvrage de Soumaïla Cissé.
C’est devant un grand public que la dédicace s’est déroulée avec une présentation de l’œuvre de l’auteur suivie d’une conférence de presse.
La présentation de l’auteur en cinq actes a été un moment inédit de la cérémonie. Ainsi, on a parlé du fils de Bocar Cissé né le 20 décembre 1949 à Tombouctou en  » cinq vies  » selon le présentateur.
Ainsi, successivement et chronologiquement, on divise son parcours en ces points : une enfance nomade, l’étudiant militant, le grand commis de l’Etat, l’UEMOA et l’intégration et Soumaïla Cissé et la politique.

Une œuvre majeure et un auteur courageux
La présentation de l’œuvre a permis de comprendre que l’auteur aborde des sujets très variés. Parlant du franc CFA, l’auteur rappelle que :  » La faiblesse de la compétitivité de nos pays à l’exportation n’est pas nécessairement liée au régime de change, elle est due à une réalité difficile à entendre : une spécialisation à l’échange sur des produits peu diversifiés et à faible valeur ajoutée, aggravée par le fait que les produits exportés ne représentent pas un volume suffisant de la production mondiale pour que nous puissions peser sur la détermination de leur prix.  »
Gestionnaire et homme de vision
Dans cet ouvrage, il est beaucoup question du rôle éminent de la femme:  » Pour atteindre tous ces objectifs nobles (ceux liés au développement de notre sous-région), il est impératif de prendre en compte la nécessité de l’information et de la formation des femmes et assurer leur épanouissement économique et social.  »
Soumaila Cissé a aussi largement parlé de l’emploi des jeunes et de la promotion de la femme. Au cours de l’échange avec le public, il a été question de cette nouvelle vocation d’écrivain. C’est en tant qu’ingénieur, gestionnaire et député donc homme politique, qu’il a répondu aux questions d’un public visiblement acquis à sa cause.
Ensuite, ce fut la longue séance de dédicace qui a vu un grand public attendre pour avoir la signature de l’auteur. Un échange informel riche en félicitations et encouragements qui ont fait dire à un de nos compatriotes que  »  le SILA est une excellente expérience qu’on peut dupliquer chez nous au Mali !  »
L’auteur a également été salué au cours d’un second et émouvant dîner pour sa lucidité et son courage à aborder des thèmes aussi pertinents et cruciaux pour l’avenir du continent.

  Mamadou FOFANA

Bilan de Soumaïla Cissé à l’UEMOA
Dès son accession à la présidence de la Commission de l’UEMOA, le 10 janvier 2004, Soumaïla Cissé s’attèle à la modernisation de cette institution. De réformes en réorganisation, les services de la Commission deviennent plus performants, plus transparents et plus proactifs.
L’UEMOA devient connue,  plus visible et crédible sous son autorité. Grâce au programme d’hydraulique villageoise, aux constructions de routes et d’infrastructures, à la lutte contre les changements climatique, notamment l’érosion côtière, les actions de la Commission touchent les préoccupations des populations.
Le programme de sécurité alimentaire concerne 1000 ha par pays. Le grenier de l’Afrique de l’Ouest qu’est l’office du Niger est concerné pour plus de 10 000 ha.
Au total plusieurs centaines de milliards ont été injectés dans l’économie des 8 Etats membres. Le siège du futur parlement de l’UEMOA à Bamako, celui de la Chambre consulaire à Lomé de même que la représentation à Bissau sont ses initiatives.
La Vision UEMOA 2020, adoptée par la dernière Conférence extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union à Lomé, constitue la balise des actions futures du processus d’intégration dans la sous-région, léguée à ses successeurs.
Au cours de ses deux mandats, il a gagné la confiance des Chefs d’Etat de la sous-région qui lui ont manifesté à travers des décorations, leur gratitude pour les performances de ses années de présidence. Les différentes décorations décernées au plus haut niveau par plusieurs Etats membres attestent de son prestige et de son leadership.
MF

vendredi 7 novembre 2014

Mali : le combat feutré de Soumaïla Cissé

Mali : le combat feutré de Soumaïla Cissé
PORTRAIT - Le challenger d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) au second tour de la présidentielle de dimanche prochain fait campagne de manière policée.
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À Bamako,
Soumaïla Cissé le sait mieux que personne: il risque d'être le grand perdant du coup d'État de mars 2012 qui balaya le président Amadou Toumani Touré et mit à bas la République malienne. Dans les élections qui devaient se tenir en avril 2012, il tenait rang de favori. Sa carrière d'économiste distingué, d'ancien ministre des Finances et de président de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) faisait de lui le candidat idéal pour redresser un taux de croissance trop faible.
Un an et demi de crise et de guerre plus tard, le constat est tout autre. À l'approche du second tour de la présidentielle, dimanche 11 août, il accuse un retard de près de vingt points sur son rival Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), avec 19,5 % des voix selon les résultats provisoires du premier tour.
Dans le salon d'un hôtel chic de Bamako où il reçoit, Soumaïla Cissé assure néanmoins croire en sa victoire. Comme toujours, sa mise est impeccable. «Le deuxième tour était attendu même si je pense que l'écart n'aurait pas dû être aussi grand. Il n'est pas rédhibitoire», dit-il du ton suave dont il ne se départit jamais.
Même quand il s'agit de dénoncer les irrégularités qui, selon lui, ont émaillé le vote. «L'arbre de la grande mobilisation des électeurs ne doit pas cacher la forêt de la fraude et de l'impréparation de ce scrutin», explique-t-il, dénonçant «un parti pris réel de d'administration». En guise de protestation, il se contentera de recours légaux devant la Cour constitutionnelle, dont on dit qu'elle ne lui est pas défavorable, sans faire donner les journaux qui lui sont acquis. Soumaïla Cissé n'aime pas, officiellement, le bruit et la fureur. Une question d'éducation sans doute.

Soupçons de corruption

Ce fils de bonne famille, né il y a 63 ans à Niafunké près de Tombouctou, a fait un parcours brillant. Élève doué, il passe par l'université de Dakar avant de rejoindre l'Institut de sciences informatiques de Montpellier, dont il sort ingénieur et major. Il fait ses armes dans de grandes entreprises françaises avant de revenir au Mali et d'intégrer la Compagnie malienne pour le développement et le textile (CMDT), un pilier de l'économie locale. Il entre aussi en politique, dans les rangs des opposants à la dictature de Moussa Traoré. Secrétaire général de la présidence, puis ministre des Finances, il croise alors son rival d'aujourd'hui IBK. «Ibrahim et moi sommes rentrés au gouvernement le même jour. On s'entendait convenablement.»
La tension naît entre les deux hommes à l'heure de la succession du président Konaré. Aux élections de 2002, Cissé arrive second derrière le futur président Amadou Toumani Touré, mais devant IBK. Soumaïla Cissé choisit de s'exiler, prenant la présidence de l'Uémoa au Burkina Faso voisin. Il ne retourne au Mali qu'en 2012 pour se trouver face au putsch. Il se mue alors en adversaire farouche de la junte. «Je vous invite à nous tenir debout et à exiger la restauration des institutions», lance-t-il. Une déclaration qu'il paie du saccage de sa maison, où il est blessé. Il sera évacué et soigné à Paris.
Soumaïla Cissé assume son image d'homme du Nord, peu flatteuse à Bamako alors que la fracture entre les deux parties du pays reste béante. «Je suis du Nord. Là-haut on ne parle pas de sécurité. On parle de routes absentes, d'électricité inexistante. Mais je n'accorderai ni indépendance ni autonomie», dit-il simplement. Il ne lutte pas vraiment contre les soupçons de corruption qui le poursuivent. Trop poli Soumaïla Cissé? «Il n'aime pas les choses brutales», dit de lui un de ses amis. «C'est un faux doux. Il connaît la politique, possède des réseaux puissants et sait très bien faire donner sa garde quand il le faut», analyse un observateur de la scène politique malienne.

Mali : le combat feutré de Soumaïla Cissé

Mali : le combat feutré de Soumaïla Cissé

Mali : le combat feutré de Soumaïla Cissé

Crédits photo : TANYA BINDRA/EPA/MAXPPP
PORTRAIT - Le challenger d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) au second tour de la présidentielle de dimanche prochain fait campagne de manière policée.
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À Bamako,
Soumaïla Cissé le sait mieux que personne: il risque d'être le grand perdant du coup d'État de mars 2012 qui balaya le président Amadou Toumani Touré et mit à bas la République malienne. Dans les élections qui devaient se tenir en avril 2012, il tenait rang de favori. Sa carrière d'économiste distingué, d'ancien ministre des Finances et de président de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) faisait de lui le candidat idéal pour redresser un taux de croissance trop faible.
Un an et demi de crise et de guerre plus tard, le constat est tout autre. À l'approche du second tour de la présidentielle, dimanche 11 août, il accuse un retard de près de vingt points sur son rival Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), avec 19,5 % des voix selon les résultats provisoires du premier tour.
Dans le salon d'un hôtel chic de Bamako où il reçoit, Soumaïla Cissé assure néanmoins croire en sa victoire. Comme toujours, sa mise est impeccable. «Le deuxième tour était attendu même si je pense que l'écart n'aurait pas dû être aussi grand. Il n'est pas rédhibitoire», dit-il du ton suave dont il ne se départit jamais.
Même quand il s'agit de dénoncer les irrégularités qui, selon lui, ont émaillé le vote. «L'arbre de la grande mobilisation des électeurs ne doit pas cacher la forêt de la fraude et de l'impréparation de ce scrutin», explique-t-il, dénonçant «un parti pris réel de d'administration». En guise de protestation, il se contentera de recours légaux devant la Cour constitutionnelle, dont on dit qu'elle ne lui est pas défavorable, sans faire donner les journaux qui lui sont acquis. Soumaïla Cissé n'aime pas, officiellement, le bruit et la fureur. Une question d'éducation sans doute.

Soupçons de corruption

Ce fils de bonne famille, né il y a 63 ans à Niafunké près de Tombouctou, a fait un parcours brillant. Élève doué, il passe par l'université de Dakar avant de rejoindre l'Institut de sciences informatiques de Montpellier, dont il sort ingénieur et major. Il fait ses armes dans de grandes entreprises françaises avant de revenir au Mali et d'intégrer la Compagnie malienne pour le développement et le textile (CMDT), un pilier de l'économie locale. Il entre aussi en politique, dans les rangs des opposants à la dictature de Moussa Traoré. Secrétaire général de la présidence, puis ministre des Finances, il croise alors son rival d'aujourd'hui IBK. «Ibrahim et moi sommes rentrés au gouvernement le même jour. On s'entendait convenablement.»
La tension naît entre les deux hommes à l'heure de la succession du président Konaré. Aux élections de 2002, Cissé arrive second derrière le futur président Amadou Toumani Touré, mais devant IBK. Soumaïla Cissé choisit de s'exiler, prenant la présidence de l'Uémoa au Burkina Faso voisin. Il ne retourne au Mali qu'en 2012 pour se trouver face au putsch. Il se mue alors en adversaire farouche de la junte. «Je vous invite à nous tenir debout et à exiger la restauration des institutions», lance-t-il. Une déclaration qu'il paie du saccage de sa maison, où il est blessé. Il sera évacué et soigné à Paris.
Soumaïla Cissé assume son image d'homme du Nord, peu flatteuse à Bamako alors que la fracture entre les deux parties du pays reste béante. «Je suis du Nord. Là-haut on ne parle pas de sécurité. On parle de routes absentes, d'électricité inexistante. Mais je n'accorderai ni indépendance ni autonomie», dit-il simplement. Il ne lutte pas vraiment contre les soupçons de corruption qui le poursuivent. Trop poli Soumaïla Cissé? «Il n'aime pas les choses brutales», dit de lui un de ses amis. «C'est un faux doux. Il connaît la politique, possède des réseaux puissants et sait très bien faire donner sa garde quand il le faut», analyse un observateur de la scène politique malienne.

Soumaïla Cissé — Wikipédia

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KOACI.COM Premier site de libre expression sur l'actualité Africaine

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Koacinaute : L’Uemoa, notre beau corps malade
Par David Kpelly | 28/08/2013 | 17:20:06
Soumaila Cissé (ph) -

Koacinaute le 28 aout 2013 - Note de lecture de l’essai « De belles Années au service de l’intégration régionale » de Soumaila Cissé (Editions Eburnie, Abidjan, Mai 2013)

« De belles années au service de l’intégration régionale ». Le titre sonne très bien, même s’il semble avoir une connotation trop personnelle, peut faire penser à un monologue de son auteur, le Malien Soumaila Cissé, ancien Président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), candidat malheureux aux élections présidentielles maliennes de 2013. Pourtant, le livre aurait pu aussi s’intituler, de manière simple « L’Uemoa contée à ses citoyens », puisqu’il s’agit d’une étude pratique, approfondie sur cette institution ouest-africaine née en 1994.
Subdivisé en six chapitres, le livre porte sur des sujets aussi variés qu’actuels, tente de répondre à certaines questions que se posent les citoyens de notre sous-région sur l’efficacité de cette institution, relate ses réalisations, analyse ses insuffisances, parle de son avenir.
L’épineuse question du franc CFA, les effets de sa dévaluation en 1994, son ancrage à l’euro et ses impacts sur l’économie de nos pays a été abordée en premier lieu. La dévaluation du franc CFA n’est-elle pas à l’origine de la dégradation actuelle de l’environnement économique de nos pays ? A qui profite le plus l’arrimage du franc CFA à l’euro ? A nos pays ou à ses partenaires occidentaux ? Nos pays doivent-ils se démarquer du franc CFA et avoir leur propre monnaie, comme le proposent de plus en plus de voix chevronnées et avisées du monde intellectuel africain ? N’est-ce pas notre régime de change qui bloque le développement économique de nos pays ?
Sans nier certaines conséquences désastreuses liées à l’arrimage du franc CFA à l’euro, la réponse du technocrate malien peut se résumer en cette phrase : « La faiblesse de la compétitivité de nos pays à l’exportation n’est pas nécessairement liée au régime de change, elle est due à une réalité difficile à entendre : une spécialisation à l’échange sur des produits peu diversifiés et à faible valeur ajoutée, aggravée par le fait que les produits exportés ne représentent pas un volume suffisant de la production mondiale pour que nous puissions peser sur la détermination de leur prix. »
On peut facilement remarquer que si le premier argument, celui de la non-diversification de nos exportations (nous exportons en majorité des matières premières et des produits bruts, comme le coton, le café, l’or, l’uranium, et presque pas de produits finis… ) peut sembler convaincant (même si on peut donner comme contre-exemple le cas de certains pays pétrolifères qui ont réussi à asseoir leur essor économique rien que sur l’exportation du pétrole brut), le second argument, celui du volume de nos exportations dans la production mondiale ne tient pas, puisque nous avons, dans notre zone Uemoa, la Côte d’Ivoire qui est le premier producteur mondial de Cacao, et le Mali qui est l’un des plus grands exportateurs de l’or au monde, mais qui ne sont jamais arrivés à faire de leurs exportations des gages de leur essor économique.
Dans les chapitres suivants, l’ancien Président de la Commission de l’Uemoa a analysé la place de l’Afrique de l’Ouest dans la mondialisation, le très crucial problème du chômage des jeunes (avec des fois plus de la moitié des jeunes de certains de nos pays au chômage ou tassés dans des emplois précaires) et le rôle de la femme dans nos sociétés. Sur ce dernier point, celui de la femme, on retient cette phrase de l’auteur : « Pour atteindre tous ces objectifs nobles (ceux liés au développement de notre sous-région), il est impératif de prendre en compte la nécessité de l’information et de la formation des femmes et assurer leur épanouissement économique et social. » Pour nous autres qui venons de pays comme le Togo où les femmes sont omniprésentes dans toutes les activités économiques, on ne peut que trouver judicieuse cette recommandation.
L’auteur n’a malheureusement pas suffisamment mis l’accent sur les facettes politiques de l’organisation sous-régionale. Parce qu’il faut remarquer qu’aujourd’hui, l’une des plus grandes difficultés de cette sous-région, l’un des plus gros obstacles à son développement est la nature douteuse des régimes politiques dans ces pays, leur incompétence et leur inefficacité. L’Uemoa, c’est encore trop de pays aux institutions incertaines (le Mali qui a failli sombrer après le coup d’Etat du 22 mars 2012 – et dont l’auteur vient d’être récompensé par un grade de général, la Côte d’Ivoire qui a connu une violence postélectorale en 2011, le Sénégal qui a frôlé le fiasco en 2012, le coup d’Etat en Guinée-Bissau en 2012…), l’Uemoa c’est encore des dictatures trop vieilles (comme le Togo et le Burkina Faso) avec des régimes se donnant un plaisir sadique d’appauvrir les populations, prêts à recourir à toutes les formes de violence pour garder le pouvoir. Qu’on ne se méprenne point, aucun développement durable n’est possible avec de tels régimes.
J’ai l’habitude d’affirmer que l’une des rares réussites de l’Afrique après les indépendances est l’Uemoa. Et je suis conforté dans cette affirmation, chaque fois que dans les aéroports de notre sous-région, je dépasse, comme les nationaux, les bureaux des services d’immigration sans même jeter un coup d’œil aux agents, chaque fois que je sors la nuit à Bamako, muni de ma seule pièce d’identité, tout comme les Maliens. L’Uemoa est un trésor, un grand trésor pour nos pays et pour nous les citoyens, un grand pas vers ce panafricanisme que nous voulons tant désormais. Mais, plus qu’économiquement, cette institution est aujourd’hui malade de la situation politique de la plupart de ses pays. Une menace qui, si rien n’est fait, conduira à son implosion, dans un futur lointain. Ou même proche

«De belles années au service de l’intégration régionale» : Soumaïla Cissé partage son expérience

«De belles années au service de l’intégration régionale» : Soumaïla Cissé partage son expérience
Soumaïla Cissé partage son expérience
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L’amphithéâtre de 500 places de la Faculté des Sciences juridique et politique de l’Université de Bamako a abrité samedi 29 juin 2013 la cérémonie de dédicace du livre intitulé : De belles Années au service de l’intégration régionale.


Soumaila Cissé
Soumaila Cissé
La dédicace du livre «De belles années au service de l’intégration régionale»  s’est déroulée sous la houlette de son auteur lui-même, Soumaïla Cissé, et nom moins candidat de l’Union pour la République et la démocratie (URD) à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013. C’était en présence de plusieurs hautes personnalités du pays, des acteurs de la classe politique et de la société civile ainsi que des cadres, responsables, militants et sympathisants de l’URD.


Après plusieurs années passées à la présidence de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, Soumaïla Cissé livre dans cet ouvrage ses réflexions sur les enjeux que connaît l’Afrique, en général, et l’Afrique de l’Ouest, en particulier. Dans un style direct, loin des discours convenus sur l’avenir du continent, il raconte ce que lui ont inspiré ses rencontres avec les populations, les défis qu’il a relevés, les actions qu’il aurait aimé mener. Sans tabous, il aborde les sujets qui vont influencer la vie de millions de citoyens au cours des années à venir : le sort de la zone Franc ; la stratégie face aux nouveaux partenaires des pays émergents ; les relations commerciales avec l’Europe ; la lutte contre le terrorisme ; les questions liées au chômage des jeunes, à la promotion de la femme et aux enjeux environnementaux.


Par ailleurs, l’auteur s’engage résolument en politique pour prolonger son combat pour le bien-être des populations. S’inspirant ainsi de ses expériences de ministre, de commissaire et de président de la Commission de l’Uemoa, il ébauche dans son livre quelques pistes sur ce qui lui semble essentiel : l’éthique en politique et la consolidation de la démocratie.


Il faut signaler que l’ouvrage se décline en 206 pages. L’intérêt de cette œuvre et la démanche de l’auteur consistent à faire partager l’importance de l’intégration pour nos pays à travers la solidarité et le travail.
Seyni TOURE
 

mercredi 15 octobre 2014

5ème session ordinaire du Parlement panafricain : Soumaïla Cissé élu à l'unanimité à la tête du Groupe parlementaire de l'Afrique de l'Ouest

5ème session ordinaire du Parlement panafricain : Soumaïla Cissé élu à l'unanimité à la tête du Groupe parlementaire de l'Afrique de l'Ouest
Soumaïla Cisse
Soumaila Cisse assemblée Nationale
C’est le lundi dernier dans l’après-midi, qu’est intervenue l’élection du président du Groupe parlementaire (caucus) de l’Afrique de l’Ouest du Parlement Panafricain à laquelle notre compatriote Soumaïla Cissé était l’unique candidat. Ce qui explique son élection à l’unanimité à ce poste haute stratégique par les députés (5 par pays) représentant l’ensemble des 15 États de l’espace CEDEAO.

En effet, c’est par acclamation que le député malien, l’honorable Soumaïla Cissé qui a été élu à la tête de ce groupe le plus puissant et le plus influent du Parlement panafricain qui siège à Midrand, une ville située entre Johannesburg et Pretoria en Afrique du Sud.

Il faudra voir à travers cette élection d’un fils du Mali que notre pays demeure toujours respecté sur la scène africaine et internationale. Avant cette consécration, l’honorable Soumaïla Cissé avait été désigné par la présidente de la Commission de l’Union Africaine pour conduire une mission de députés panafricains au Burundi et en RDC.

Rappelons que le Parlement panafricain est l’assemblée consultative de l’Union Africaine. A cet effet, il est doté d’un rôle consultatif auprès des chefs d’Etat africains. Il a pour missions principales, entre autres, de faciliter la mise en œuvre efficace des politiques et objectifs de l’Union Africaine, promouvoir les principes des droits de l’homme et de la démocratie en Afrique, encourager la bonne gouvernance, la transparence et promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité.

Mamadou FOFANA

dimanche 12 octobre 2014

Mali : Assemblée générale de JCI Bamako élite : L’honorable Soumaïla C

Mali : Assemblée générale de JCI Bamako élite : L’honorable Soumaïla

Mali : Assemblée générale de JCI Bamako élite : L’honorable Soumaïla Cissé partage ses expériences avec les jeunes

Soumaïla CISSE, le leader  de l'opposition (élu URD de Niafiunké)
Soumaïla CISSE, le leader de l’opposition (élu URD de Niafiunké)

Prêt à échanger avec les jeunes sur les sujets interessant la vie de la nation, l’ancien président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), non moins président de l’Union pour la République et la démocratie (URD) et député élu à Niafunké, l’honorable Soumaïla Cissé a récemment, à l’Hôtel Radisson Blu, partagé ses expériences avec les participants à l’assemblée générale de la Jeune Chambre internationale JCI-Bamako élite. 

A l’occasion de son assemblée générale, la jeune chambre internationale Bamako élite a fait appel au député élu de Niafunké, Soumaïla Cissé non moins ancien président de la commission de l’UEMOA pour partager avec eux les expériences qu’il a acquises dans sa riche carrière, notamment  après ses 8 ans à la tête de l’UEMOA. Cette organisation sous-régionale a financé plusieurs projets,  au nombre desquels des forages, des  plaines aménagées, l’interconnexion électrique. Soumaïla Cissé a expliqué que de 2004 en 2011, l’Uemoa a investi plus de 110 milliards F CFA au Mali. Cette organisation sous-régionale a beaucoup œuvré pour la promotion des jeunes, de l’éducation et du secteur agricole.
L’honorable Cissé a cependant déploré la non-effectivité du principe de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace UEMOA du fait des pratiques anormales le long des corridors se caractérisant par la multiplication des postes de contrôle. Selon M. Cissé,  sur le corridor de l’espace UEMOA, à tous les 100 Km, il y a un poste de contrôle. Pour que ce principe soit réellement appliqué, certaines dispositions comme la création des postes juxtaposés avaient été prises. Ces postes qui visent à réglementer la libre circulation dans l’espace en mettant fin aux nombreux rackets,  restent malheureusement non opérationnels jusqu’au jour d’aujourd’hui. Aux dires de l’élu de Niafunké, il faut une volonté politique assez forte pour que la notion de libre circulation soit une réalité. Cela au grand bonheur des passagers et des transporteurs obligés de verser une certaine somme d’argent à chaque poste. Il a, en outre, invité la société civile à jouer son rôle pleinement dans ce sens.
Soumaïla Cissé, qui a élaboré beaucoup de projets pour la promotion de la jeunesse durant son mandat à la présidence de la Commission, a également saisi l’occasion pour faire un certain nombre de reproches aux jeunes Maliens qui ne sont pas nombreux à postuler aux concours qui sont lancés et qui sont pourtant de réelles opportunités à saisir. A  croire Soumaïla Cissé, le niveau académique des élèves au Mali n’est  toujours pas à hauteur de souhait. Dans tous les pays de l’Uemoa , il y a des centres d’excellence que l’UEMOA finance sauf au Mali où il n’en existe plus.
Il a ajouté que le développement repose sur 3 piliers essentiels : l’éducation, la technologie et la justice. « Si la technologie nous dépasse, on ne la rattrapera jamais « . Pour l’honorable Cissé, nos Etats doivent mettre un certain nombre de choses ensemble telles que la justice. Si on avait un système de défense commun, a-t-il poursuivi, il y a de ces choses qui n’allaient pas arriver.
Au cours de la conférence qui a permis aux participants de poser leurs questions, des intervenants ont déploré la suspension de certains programmes qui ont connu un arrêt, suite au départ de M. Cissé pour diriger la Commission de l’Uemoa.
Le président de la JCI -Bamako élite a remercié Soumaïla Cissé d’avoir accepté leur invitation dans le contexte de la gravité de la crise que le pays traverse. Il lui a demandé de bien vouloir accepter de les coacher dans les actions qu’ils comptent entreprendre.
                                                                              Ramata S. KEITA
Source: L’Indépendant du 11 oct 2014
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samedi 23 août 2014

Soumaila Cissé à propos de sa nomination comme premier ministre : "Je n’ai eu aucun contact avec personne à ce sujet"

Soumaila Cissé à propos de sa nomination comme premier ministre : "Je n’ai eu aucun contact avec personne à ce sujet"
« Je n’ai eu aucun contact avec personne à ce sujet »


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