dimanche 4 mai 2014

Réaction de soumaïla Cissé contre l'adoption du DPG du Premier ministre Moussa Mara - maliweb.net

Réaction de soumaïla Cissé contre l'adoption du DPG du Premier ministre Moussa Mara - maliweb.net
DPG du Premier ministre Moussa Mara

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Réaction de soumaïla Cissé contre l'adoption de DPG
Soumaïla Cissé
Chers amis,

Le Vendredi 2 Mai 2014, l’Assemblée Nationale du Mali a voté pour la Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre Moussa Mara.
Cette belle unanimité de la majorité (121 pour et 22 contre) cache en réalité des insuffisances graves, des incohérences réelles et l’absence de réponses satisfaisantes à des interrogations pertinentes.

Ces insuffisances et ces incohérences ont été largement relevées et stigmatisées par les députés de l’opposition regroupés au sein du groupe parlementaire Vigilance Républicaine et Démocratique (VRD), dont vous trouverez ci-dessous l’Explication du Vote Négatif.

Quant à moi, en mission de la commission de l’Union Africaine, j’ai participé à l’élaboration du document. J’ai suivi depuis Bujumbura, au Burundi, les différentes étapes et suis resté en contact étroit et permanent avec mes collègues du groupe VRD.

C’est le lieu de féliciter le président de notre groupe pour sa combativité à défendre les droits de l’opposition républicaine, face à un président de l’Assemblée Nationale dont le parti pris flagrant pour le gouvernement ne fait l’ombre d’aucun doute.

Mes autres collègues du groupe parlementaire par leur tenue, par la pertinence de leurs propos et par la hauteur prise dans les débats font notre fierté et celle des maliennes et des maliens.

Je dis tout simplement qu’en défendant avec dignité le Mali face à l’improvisation, la gabegie et le manque de vision le groupe VIGILANCE RÉPUBLICAINE ET DÉMOCRATIQUE a redonné ESPOIR aux maliens.
MERCI POUR VOTRE COURAGE ET VOTRE HARGNE À DÉFENDRE LE MALI.
……………………………………………………………………
Explication du vote
………………………
Groupe parlementaire Vigilance Républicaine et Démocratique
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Députés de la 5ème législature,
Je voudrais tout d’abord rendre grâce à Allah le tout puissant qui nous a permis en ce vendredi saint de nous retrouver pour discuter de l’avenir du Mali, à travers la Déclaration de Politique générale de Monsieur Moussa MARA, Premier ministre.

Monsieur le Président,
Mesdames, messieurs les Députés,
Le Groupe parlementaire Vigilance Républicaine et Démocratique (VRD) apprécie hautement la diligence avec la quelle le Premier ministre a soumis, à la sanction du parlement, la Déclaration engageant la responsabilité de son Gouvernement. Cet exercice relevant d’une obligation constitutionnelle n’a cessé d’être réclamé par l’opposition depuis la mise en place le 1er janvier 2014 de la 5ème législature.

Placée selon le Premier ministre sous le signe du sursaut national, cette déclaration de politique générale, la première après la grave crise que notre pays a connue ces deux dernières années, devait faire l’objet d’un examen minutieux, sans complaisance et le plus objectif possible.

Monsieur le Président et chers collègues,
Nous avons écouté le Premier ministre à la présentation de sa DPG et nous avons suivi avec un grand intérêt les questions à lui adressées par les Députés et les réponses qu’il a apportées. Le moment est donc venu de se prononcer sur ladite Déclaration de Politique Générale. La vérité et la sincérité, socle de la démocratie, doivent être les valeurs à respecter avec rigueur dans cette appréciation.

Monsieur le Président,
Notre pays sort d’une crise grave qui a impacté négativement le tissu économique, culturel et social. Dans ce contexte, la Déclaration doit répondre aux attentes des populations et créer l’espoir qu’elles aspirent légitimement pour un avenir meilleur. La présente Déclaration vient au moment où l’espoir des populations, né après les élections présidentielles, s’est déjà vite effrité. Dans ce contexte, la Déclaration de politique générale à proposer doit tendre à inverser cette situation et le plus rapidement possible pour le bien être des maliens.

Mesdames, Messieurs les Députés,
L’heure est grave. La présente Déclaration ne prend pas toute l’ampleur de cette gravité. Elle renferme de graves insuffisances tant dans sa forme que dans son fond.
Sur la forme, il est à noter que le texte lu par le Premier ministre, mardi dernier modifie en plusieurs endroits le document remis aux Députés. En conséquence, il y a lieu de remettre à la représentation nationale le texte présenté en plénière.

Mesdames, Messieurs les Députés,
Les insuffisances révélées dans cette déclaration portent sur sa structuration, les déviances au plan constitutionnel, la quasi absence des orientations politiques. Bref, elle apporte peu de solutions aux problèmes des maliennes et des maliens.
Dans sa conception, elle n’émane pas d’un programme politique et ne se base pas nullement sur un état des lieux bien cerné, notamment en ce qui concerne la situation financière du pays. Ce dernier point, bonne pratique de gouvernance publique, demeure une obligation légale dans notre pays, depuis juillet 2013. A titre de rappel, Monsieur le Président, la loi portant approbation du code de transparence dans la gestion des finances publiques fait obligation au Gouvernement de préparer un rapport audité et publié, dans les trois mois qui suivent chaque alternance politique, sur la situation globale des finances publiques, et en particulier la situation du budget de l’État et de son endettement. Depuis septembre 2013, il y a eu alternance politique et à ce jour ce rapport n’est pas encore disponible. Il est donc permis de comprendre que la non disponibilité de cette situation, à bonne date, est de nature à douter de la faisabilité du catalogue des intentions d’actions futures proposées.

Par ailleurs, partout où la Déclaration s’est efforcée à faire apparaitre les programmes d’actions des départements, elle fait la liste des projets en cours d’exécution ou le plus souvent en cours de finition et renvoie l’avenir de ces secteurs à des études à réaliser.

Au plan constitutionnel, la présente déclaration épouse dans une première partie l’aspect de politique générale et dans une seconde partie l’aspect programme du Gouvernement. Nous sommes donc fondé à conclure que cette Déclaration innove et cela contrairement à la Constitution qui dispose que le chef Gouvernement présente un Programme du Gouvernement ou une Déclaration de Politique Générale. Le présent Document traite insuffisamment chacune des deux parties.

A la page 12 de la Déclaration, il ressort concernant la reforme constitutionnelle je cite : « Le Gouvernement engagera bientôt le processus devant conduire à cette reforme et l’ensemble des acteurs politiques, de la société civile, de l’administration ainsi que toutes les forces vives seront associées à cet exercice ». Notre pays doit améliorer sa démocratie et les valeurs de la République. Ces derniers mois nous constatons plusieurs dérives en matière de bonnes règles de démocratie. De grâce ressaisissons-nous et évitons de transposer ces déviances sur la loi fondamentale. En effet et à titre de rappel, l’initiative de la révision constitutionnelle appartient concurremment au Président de la République et aux Députés. C’est pour dire que le gouvernement doit se consacrer entièrement et uniquement à ses missions.

Concernant les 6 axes, je fais miennes les insuffisances et contributions faites par les Députés du Groupe. Nonobstant, je voudrais les compléter sur les axes 2,5,6.

- Concernant l’axe 2 : la restauration de l’intégrité du territoire et la sécurisation des biens et des personnes. La Déclaration met l’accent sur la sécurité dans les villes en indiquant, je cite : « nous ferons de nos villes des havres de sécurité où la peur change de camp et où les malfrats seront terrorisés ». Elle est muette sur l’insécurité des campagnes qui aujourd’hui affiche un niveau de risque très élevé ; les bandits et assaillants disposant des armes sophistiquées. Cette insécurité touche le capital des agriculteurs (bœufs de labours), le cheptel des éleveurs, les bureaux des agences des banques dans les cercles etc.
- Au titre du 5ème axe : la construction d’une économie émergente. Une économie émergente doit être une économie compétitive et exportatrice. La Déclaration énonce un taux de croissance à 2 chiffres d’ici 2018, mais elle reste muette sur les politiques à mettre en œuvre pour y arriver. Il en est de même pour l’amélioration de la pression fiscale sur la base de reformes pour lesquelles aucune orientation n’est donnée. La Déclaration est muette sur la nouvelle reforme en cours concernant les finances publiques devant permettre à notre pays de passer des budgets de moyens è ceux de résultats. Cette reforme majeure dont la mise en œuvre est progressive, devait être au cœur de l’amélioration de la gouvernance des finances publiques. Il en est de même pour le code de transparence dans la gestion des finances publiques. La Déclaration est muette sur la loi d’orientation du secteur privé adoptée le 30 décembre 2011. Cette reforme majeure pour le secteur privé méritait de figurer dans la Déclaration. Par ailleurs, cette loi dispose en son article 86 : l’État dresse tous les deux ans l’état du secteur privé et ses perspectives de développement. Cette situation devait être faite en 2013. Elle allait combler la carence d’un état des lieux indispensable à la relance du secteur privé. Quant aux secteurs de l’industrie et des mines, des intentions sont formulées pour prendre en charge les préoccupations de l’Organisation Patronale des Industriels, relire le code minier, élaborer un programme décennal du développement industriel et minier. Le Gouvernement ne fait aucune annonce en termes de soutien à l’industrie notamment manufacturière. Bref le secteur qui génère des emplois permanents durables est oublié. Dès lors la question du comment faire du Mali un pays émergent se pose ? Pour ce qui concerne l’Artisanat aucune disposition n’apparait pour faire de ce secteur un pôle d’exportation profitant des facilités commerciales bilatérales comme l’AGOA.

L’évocation des 5 transitions est une bonne chose, elles sont encore au stade des idées.
- Enfin le 6ème axe : la mise en œuvre d’une politique active de développement social. Sur ce chapitre, la Déclaration reprend les programmes d’actions en cours et ne définit pas de nouvelles orientations en la matière de façon significative. Il aurait été utile de décider d’un mécanisme efficace de financement de la sécurité sociale qui garantit des revenus surs aux retraités civils comme militaires. La question du pouvoir d’achat est capitale, toutefois, aucune orientation sérieuse n’est faite dans la Déclaration. De l’indépendance à nos jours les augmentations des salaires ont été timides. Cette approche a atteint ses limites et c’est pourquoi l’heure est d’opter pour une amélioration conséquente des salaires pour booster la croissance. En effet, un pays ne peut se développer avec des bas salaires. L’augmentation des salaires dans l’administration est faisable à travers un relèvement du point indiciaire doublé de la refonte du système des indemnités et des primes. Elle peut également s’opérer à travers la revue à la baisse de la fiscalité sur les salaires. Ces mesures peuvent conduire au doublement des salaires. Elles ne pourront nullement induire une inflation si l’État joue convenablement la régulation des marchés.

En définitive et en m’adressant à Monsieur le Premier ministre, je dis ceci :
Quand nous vous regardons, quand nous donnons de la vertu à votre jeunesse, nous avons envie de vous faire confiance.
Mais quand nous vous écoutons avec attention ;
quand nous regardons en face de nous votre majorité qui n’a pas daigné vous applaudir une seule fois pendant les 2h 26 mn de votre discours ;
quand nous constatons le déséquilibre de cette majorité en votre défaveur ;
quand nous doutons que vous soyez le chef d’un gouvernement dans lequel vous n’avez aucun représentant de votre parti ;
et enfin vu les limites objectives de votre déclaration de politique générale, le groupe parlementaire VRD ne peut vous accorder sa confiance et votera NON à la DPG que vous avez présentée.

Vive la République,
Vive la Démocratie,
Que Dieu bénisse le Mali.
Mody N’Diaye
Le Président du groupe VRD
Bamako, le 2 mai 2014

mercredi 30 avril 2014

Malijet Rentrée politique de l’Urd en CVI : L’Honorable Kalifa Doumbia rejoint la famille l’URD Mali Bamako

Malijet Rentrée politique de l’Urd en CVI : L’Honorable Kalifa Doumbia rejoint la famille l’URD Mali Bamako
L’Honorable Kalifa Doumbia rejoint la famille l’URD
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Rentrée politique de l’Urd en CVI : L’Honorable Kalifa Doumbia rejoint la famille l’URD
L’honorable Kalifa Doumbia, ancien député (2007-2013) de l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD) élu en commune VI du District de Bamako a démissionné du parti de Tiéman Hubert Coulibaly pour se rallier à l’URD, la deuxième force politique de notre pays. Pour l’occasion, une cérémonie de lancement placée sous la présidence de l’honorable Soumaïla Cissé a été organisée sur le terrain de football BIAO à Faladiè en commune VI par le parti de la poignée de mains en vue de marquer la rentrée politique du parti. C’était le samedi le 26 avril 2014 en présence des cadres, militants, sympathisants et associations.
C’est sous un soleil accablant que les militants, sympathisants et associations alliées à l’URD sont massivement sortis pour célébrer l’arrivée de l’honorable Kalifa Doumbia dans la famille du parti de la poignée de mains piloté par l’enfant de Niafunké, Soumaïla Cissé.
Dans son allocution, le Pr. Salikou Sanogo, Secrétaire général de la section URD de la commune VI a souhaité la bienvenue au nouvel adhérent et s’est dit loin d’être surpris par la présence de l’honorable Doumbia parmi eux. Selon lui, cet acte que vient de poser l’ancien député de l’UDD est l’expression de sa ferme conviction de contribuer au développement de notre pays. Ensuite, il a relaté en quelques mots le parcours de l’illustre député à commencer par ses services rendus à la CMDT tout en passant par le rôle joué quant il était à l’Assemblée nationale, puis son apport pour le développement de la commune VI. Pour le Secrétaire général, l’arrivée d’une telle personne au sein d’une organisation politique n’est que salutaire.
Le porte-parole et aussi fils de l’honorable Kalifa Doumbia a souligné devant le public les raisons de leur adhésion à l’URD qui s’expliquent par la vision partagée pour le développement d’un Mali uni et indivisible. C’est pour signifier au peuple URD qu’ils partagent désormais avec eux les mêmes préoccupations dont la résolution définitive réside dans une coalition totale et sans faille.
Pour l’honorable Soumaïla Cissé, Kalifa Doumbia, après avoir servi avec brio la CMDT, a vraiment marqué la législature qui a concerné 2007 à 2013. A ses dires, Kalifa rejoint aujourd’hui l’URD sur la base des valeurs parce que tout simplement, depuis les événements de 2012, ils ont travaillé ensemble dans un respect réciproque et ont fini par comprendre qu’ils doivent cheminer ensemble. C’est pourquoi, Kalifa s’est résolument mis avec l’URD dans l’opposition, pas n’importe laquelle, mais une opposition constructive. Kalifa a autour de lui une société civile très active composée de femmes et de jeunes dans un quartier populaire comme Niamakoro. Soumaïla Cissé s’est dit fier de la confiance placée en l’URD et en lui-même par Kalifa.
Parlant de la société civile, Soumi a précisé que pour un quartier comme Niamakoro qui souffre énormément de déficit d’eau, il est bon de faire une comparaison entre le prix d’un forage qui tourne autour de 5 millions et les 20 milliards qui ont servi d’acheter un avion et qui pouvaient certainement réaliser une multitude de forages.
Pour Soumaïla Cissé, il est important que les responsables sachent qu’ils sont élus pour les populations et aujourd’hui, la misère, la pauvreté restent grandissantes dans notre pays. Il pense que dans ce pays, les valeurs semblent être inversées parce que ceux qui échouent aux présidentielles et aux législatives sont chargés de nous gérer. Selon l’honorable, cette situation découle du fait qu’on se moque quelque part du choix de la population, et se moque également du fait qu’ils ont échoué à convaincre nos populations. « Il est important qu’on revienne à la compétence et à la qualité des relations que les responsables ont avec les différentes populations », a-t-il souligné.
En revenant à l’adhésion de Kalifa au sein de son parti, Soumi souligne qu’à l’URD, il n’y a pas d’anciens ni de nouveaux militants. Selon lui, Kalifa sera au même titre d’égalité que les autres membres, il sera autant responsable que chacun d’eux. « Nous formons des relations qui créent une valeur républicaine, nous fondons nos valeurs sur des valeurs vraiment sincères. C’est ce qui fait que l’URD est resté uni pendant ces longues années. C’est ce qui fait que l’URD compte dans ce pays et comptera pendant longtemps« , a déclaré l’honorable Cissé avant de conclure qu’ils sont engagés et continueront à s’engager.
Il y a lieu de saluer l’honorable Doumbia Kalifa pour son courage politique en ces temps où beaucoup de nos hommes politiques, pour des visées alimentaires, préfèrent s’abriter dans la majorité présidentielle, foulant même aux pieds souvent leur honneur et leur dignité par une alliance contre nature.
Mamadou BALLO
Source: Zénith Balé

jeudi 24 avril 2014

Mali | Soumaïla Cissé : "IBK n'a pas de feuille de route" pour le Mali | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Mali | Soumaïla Cissé : "IBK n'a pas de feuille de route" pour le Mali | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
24/04/2014 à 16:00
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Soumaïla cissé, le 4 avril à Levallois-Perret (France).Soumaïla cissé, le 4 avril à Levallois-Perret (France).© Sandra Rocha pour J.A.
Réconciliation, sécurité, justice... Soucieux de ne pas "hurler avec les loups", l'opposant numéro un à Ibrahim Boubacar Keïta, Soumaïla Cissé, n'en a pas moins une vision critique de l'action du président. Interview.
Perdant du second tour de l'élection présidentielle d'août 2013, Soumaïla Cissé, 64 ans, fait office d'opposant numéro un à Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Mais un opposant tempéré, soucieux de ne pas tomber dans l'anathème permanent. Alors que le président traverse une mauvaise passe, le député de Niafunké dresse un bilan mitigé des premiers pas d'IBK à la tête du Mali.
Jeune Afrique : Sept mois après sa nomination, le Premier ministre Oumar Tatam Ly a présenté sa démission le 5 avril. Est-ce un échec pour IBK ?
SOUMAÏLA CISSÉ : Aucun président au monde ne pense garder un Premier ministre si peu de temps. Il y a eu soit une erreur de casting, soit des dysfonctionnements réels. Or la lettre de démission du Premier ministre est claire : il y a un problème de gouvernance au sommet de l'État. Cela confirme ce que je pensais : il manque une feuille de route à ce gouvernement, les priorités n'ont pas été définies.
Moussa Mara est-il la bonne personne pour diriger le nouveau gouvernement ?
C'est un jeune qui a des qualités, je lui souhaite bonne chance, mais je doute de sa capacité à rassembler. Son parti compte un seul député sur 147 à l'Assemblée. Le président n'a pas tenu compte du vote des Maliens aux dernières législatives.
Les négociations avec les groupes armés piétinent et l'aide internationale de 3 milliards d'euros n'est toujours pas débloquée.
Quel bilan tirez-vous des premiers mois d'IBK à la présidence ?
L'attente des Maliens était très forte sur des sujets comme la sécurité, la réconciliation nationale, la justice... On n'a pas beaucoup bougé depuis. Kidal est toujours quasi inaccessible. Dans le Nord, on assiste à une recrudescence de l'insécurité, et l'attaque du domicile de l'ancien président Alpha Oumar Konaré [le 5 avril] nous rappelle que Bamako n'est pas à l'abri. Les négociations avec les groupes armés piétinent. Enfin, les investisseurs ne sont pas encore rassurés, et l'aide internationale de 3 milliards d'euros n'est toujours pas débloquée.
Plusieurs responsables de la junte, dont Amadou Haya Sanogo, ont été inculpés et incarcérés. Cela doit vous réjouir.
Des responsables de la junte sont en détention, mais des gens convaincus d'avoir participé à des violences ne sont pas inquiétés, certains ont même été élus députés... Cela jure avec la philosophie de l'impunité prônée par le président.
Vous faites référence à Ahmada Ag Bibi. Son élection sous la bannière du Rassemblement pour le Mali [au pouvoir] vous reste en travers de la gorge ?
Il ne faut pas laisser croire que nous avons une justice à deux vitesses. Si des gens ont commis des fautes, il faut qu'ils les reconnaissent, qu'ils demandent pardon et que la justice soit saisie en cas de crime.
Iyad Ag Ghaly a franchi la frontière. Cela fait vingt ans qu'on discute avec lui...
Peut-on discuter avec Iyad Ag Ghaly, le chef rebelle d'Ansar Eddine ?
À mon avis, il a franchi la frontière. Cela fait vingt ans qu'on discute avec lui...
Et avec le Mouvement national de libération de l'Azawad [MNLA] ?
Je ne sais même plus qui représente ce mouvement. Le problème du MNLA, c'est la crédibilité de ses représentants. Avec qui va-t-on discuter pour être sûr que, si accord il y a, il sera respecté ? Idem pour le Mouvement arabe de l'Azawad.
Qui est responsable du blocage des négociations ?
Les responsabilités sont partagées. Les groupes armés sont divisés, mais le gouvernement n'a pas non plus une ligne très claire. La seule chose évidente, c'est que le président ne veut plus d'intermédiaire. Est-ce le bon schéma ? À mon avis, il faut tout de même un médiateur.
Qui ? Blaise Compaoré ?
Les objectifs qui lui avaient été fixés ont été atteints : élections présidentielle et législatives, accords sur l'intégrité du territoire et sur la laïcité de l'État. Maintenant, il faut voir quelles sont les perspectives nouvelles qui s'offrent au Mali.
Peut-on imaginer une autonomie plus large dans le Nord ?
Une large décentralisation pourrait être la solution pour toutes les régions du Mali. Mais si on veut décentraliser, il faut s'assurer de la qualité des ressources humaines et d'un apport financier sur le long terme - dix ans au minimum. Il faut un "plan Marshall" pour les régions défavorisées, en particulier celles du Nord.
La Mission des Nations unies au Mali remplit-elle sa mission ?
Beaucoup de Maliens s'attendaient à ce que la Minusma aide notre armée à reconquérir Kidal, ce qui n'a pas été le cas. À Gao et Tombouctou, les Casques bleus semblent commis à un service minimum. Seule la France mène la chasse aux jihadistes.
Mohamed Aly Bathily, le ministre de la Justice du gouvernement d'Oumar Tatam Ly, vous a accusé d'avoir volé 22 milliards de F CFA [33,5 millions d'euros] quand vous étiez ministre des Finances...
Notre opposition est républicaine, nous critiquons les programmes et nous nous prononçons sur les résultats.
J'ai déjà solennellement demandé au ministre d'apporter le moindre début de preuves à ses allégations. J'attends encore.
Vous tenez un discours très mesuré pour un opposant...
Je ne veux pas hurler avec les loups. Notre opposition est républicaine, nous critiquons les programmes et nous nous prononçons sur les résultats. Les Maliens nous jugeront à la tâche.
Pourriez-vous travailler avec IBK ?
Je n'exclus rien. Je ferai tout pour que mon pays s'en sorte. Aujourd'hui je suis dans l'opposition et je critique ce qui n'est pas bon. Mon combat est de construire une opposition républicaine avec un statut reconnu par l'État


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jeudi 17 avril 2014

Soumaila Cissé à la rencontre Fare-URD : « Nous constituons une alternative à ce qui se passe aujourd’hui » - maliweb.net

Soumaila Cissé à la rencontre Fare-URD : « Nous constituons une alternative à ce qui se passe aujourd’hui » - maliweb.net

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Soumaila Cissé et Modibo Sidibé (GD)
Soumaila Cissé et Modibo Sidibé (GD)
Après le premier congrès de son parti, le président des Fare Anka-Wuli, Modibo Sidibé, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu, le mercredi 16 avril 2014, au siège de l’URD pour une visite de courtoisie. Il a été accueilli par le président de l’URD, Soumaila Cissé. Ensuite s’en est suivie une rencontre à huis clos entre les deux partis. Au terme de cette réunion, les deux ex candidats à l’élection présidentielle ont tenu un point de presse. Et selon Soumaila Cissé, l’opposition va constituer une alternative à ce qui se passe aujourd’hui au Mali.

Investit président de Fare Anka wuli, Modibo Sidibé entame une tournée de concertation avec les partis représentés à l’assemblée nationale. Il a consacré sa première visite au parti du chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé, à savoir l’URD. Apres la rencontre, Modibo Sidibé a expliqué sa démarche. Apres notre congrès, dit-il, il était important qu’on prenne attache avec un certain nombre de partis à commencer par les partis représentés à l’assemblée nationale pour clarifier notre positionnement. « Je suis un social démocrate. Nous avons choisi d’être dans l’opposition républicaine et démocratique. C’est notre choix politique et idéologique afin que la pratique de l’opposition devienne naturelle par ce que c’est indispensable», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter qu’il ne s’agit pas pour l’opposition de paralyser la majorité dans l’exercice de ses choix conforté par le peuple. « Il y a un minimum de choses qu’il faut faire et qu’on peut faire sur la base des règles républicaines et démocratiques. Nous attendons des membres du gouvernement le respect de l’opposition », a soutenu le président des Fare.

A sa suite, le président de l’URD, dans son allocution, a félicité Modibo Sidibé pour sa visite. Selon lui, leur rencontre est dû à leur engagement patriotique réel. « C’est avec beaucoup d’espoir que nous nous sommes rencontré. Nous nous ne retrouvons pas par un esprit mesquin. Nous revendiquons d’aimer ce pays autant que chacun. Nous revendiquons de constituer une opposition critique, républicaine et qui fera avancer les débats. Parce que nous en manquons. Une opposition qui pourra critiquer et accepter ce qui va dans le bon sens. Une opposition qui va proposer des nouvelles choses pour que le pays avance », a-t-il martelé.

Le combat sera difficile, ajoutera-t-il, mais nous allons continuer à nous battre. Le président de l’URD a, en outre, expliqué que l’opposition va approfondir la discussion afin de mettre en avant des solutions et des propositions concrets pour faire avancer le pays. «Nous constituons une alternative à ce qui se passe aujourd’hui », a-t-il dit. De son avis, l’opposition se porterait mieux si les jeux étaient clarifiés de part et d’autre. « Il faut que l’opposition puisse se mouvoir dans ce pays. Son statut doit être reconnu par le gouvernement, ses droits et ses devoirs doivent être mis en avant. Et elle doit être confortée et acceptée dans le choix démocratique que le peuple malien a fait », a expliqué Soumaila Cissé. Le président de l’URD a, par ailleurs, fustigé la censure de l’opposition au niveau de la télévision d’Etat, l’ORTM. Selon lui, il faut que l’opposition puisse avoir accès à l’ORTM. « Je suis content que l’ORTM soit là aujourd’hui. Nous devons avoir des temps d’antennes pour pouvoir expliquer aux populations ce que nous proposons. Il ne faut pas qu’on zappe les images chaque fois que quelqu’un de l’opposition apparait », a –t-il dit. Pour finir, Soumaila Cissé a demandé au gouvernement de mettre en avant ces principes pour que l’opposition puisse assumer ses devoirs.
Madiassa Kaba Diakité/Ousmane Baba Dramé

samedi 8 mars 2014

Message du 08 mars 2014 - hassanet@gmail.com - Gmail

Message du 08 mars 2014    -
Chers amis,
Ce sont les femmes qui, le 8 mars 1917 à Petrograd, furent les premières à manifester lors du commencement de la révolution russe, révolution qui, on le sait, changea le cours de l’histoire et le destin de tout un peuple entravé dans ses aspirations à vivre dans une société meilleure et à obtenir des conditions de vie plus dignes. C’est pour commémorer cet acte humaniste et citoyen que Lénine décréta le 8 mars « Journée Internationale des Femmes » et depuis lors, ce jour du 8 mars, les femmes furent célébrées en recevant des bouquets de fleurs de leurs époux, fils, petit-fils, collègues ou amis hommes.

Depuis cette époque bien du chemin a été parcouru et bien des combats ont été menés par les femmes pour revendiquer et obtenir certains droits élémentaires.

Mais il est également vrai que beaucoup reste à accomplir dans ce domaine, en particulier dans nos sociétés africaines ancestrales qui doivent aujourd’hui saisir l’opportunité de faire une place meilleure à la femme africaine, porteuse de valeurs de paix et de dialogue et aspirant à une certaine forme de réussite sociale, professionnelle et citoyenne. Ces aspirations sans nul doute sont devenues aujourd’hui tout à fait légitimes.

Cette semaine à Washington, Michelle Obama, Première Dame des États-Unis d'Amérique, a récompensé dix

dimanche 9 février 2014

Malijet Discours de l’Honorable Soumaïla Cissé devant l’Assemblée Nationale : Vigilance républicaine et démocratique Mali Bamako

Malijet Discours de l’Honorable Soumaïla Cissé devant l’Assemblée Nationale : Vigilance républicaine et démocratique Mali Bamako
Par                                                                                                                                                                                                                                                          
Honorable Soumaïla Cissé Honorable Soumaïla Cissé

PRÉAMBULE
La pluralité d'opinions, la liberté de la pensée et son expression sont l’apanage de la République. Elles sont inséparables de la dignité du citoyen et du respect scrupuleux des droits de l'homme; leur défense est le premier devoir du parlementaire.
Pour le respect de ces libertés fondamentales dans le cadre de l’Assemblée Nationale, se regroupent les députés de l’URD du PARENA et du PRVM.

DÉCLARATION 
Par cette déclaration, les députés de l’URD du PARENA et du PRVM élus les 24 novembre et 15 décembre 2013 pour la Vème législature de la 3ème république, se constituent en groupe parlementaire à

mercredi 5 février 2014

Malijet Réaction de Soumaila Cissé sur la visite du Conseil de Sécurité des Nations Unies au Mali Mali Bamako

Malijet Réaction de Soumaila Cissé sur la visite du Conseil de Sécurité des Nations Unies au Mali Mali Bamako
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Soumaïla Cissé, député de l’opposition élu à NiafunkéSoumaïla Cissé, député de l’opposition élu à Niafunké
Chers amis,
Je voudrais partager avec vous mon intervention lors de la visite hier à l'Assemblée Nationale du Conseil de Sécurité des Nations Unies

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Nous nous félicitons de votre visite au Mali et vous remercions de l'intérêt que le Conseil de Sécurité accorde à notre pays.
La communauté internationale a beaucoup œuvré au retour de notre pays dans une vie constitutionnelle normale.
Inutile de revenir sur les conséquences d'un non engagement à nos côtés des forces de la Cdeao, du Tchad et

mardi 28 janvier 2014

Rentrée parlementaire : Soumaïla Cissé parle de l’élection d’Issaka Sidibé

maliweb.net - Rentrée parlementaire : Soumaïla Cissé parle de l’élection d’Issaka Sidibé
Soumaïla Cissé parle de l’élection d’Issaka Sidibé


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Soumaïla Cissé, candidat au second tour de la présidentielle au Mali, le 9 août 2013 à Bamako  © AFP
Soumaïla Cissé, candidat au second tour de la présidentielle au Mali, le 9 août 2013 à Bamako
© AFP
Le président du groupe parlementaire de l’Union pour la République et la démocratie (URD, opposition), Soumaïla Cissé, revient sur la rentrée parlementaire, le mercredi 22 janvier 2014 marquée à l’Assemblée nationale par l’élection d’Issaka Sidibé dit Isaac en qualité de président du Parlement. Le patron de l’URD explique que

dimanche 26 janvier 2014

Honorable Soumaila Cissé député a l’Assemblée nationale : «Nous avons besoin du respect des autres» - Mali Actualités : Infos du Mali en direct et en continu - maliactu.net

Honorable Soumaila Cissé député a l’Assemblée nationale : «Nous avons besoin du respect des autres» - Mali Actualités : Infos du Mali en direct et en continu - maliactu.net
Candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle d’août 2013, député élu dès le premier tour à Nianfunké, M. Soumaïla Cissé entend animer une vraie opposition à la nouvelle Assemblée Nationale.

Dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder, l’élu de Nianfunké revient entre autres sur les enjeux de la réconciliation nationale, les priorités de la Nation et la place de l’opposition dans une démocratie.    

26 Mars : On parle de réconciliation nationale, selon vous quelle réconciliation il faut de nos jours pour le Mali ?
Soumaila Cissé : Il faut une réconciliation de tous les Maliens. Aujourd’hui, il nous faut dépasser ce qui est arrivé et qu’on se retrouve dans le cadre d’un dialogue constructif pour

mercredi 15 janvier 2014

Malijet Soumaïla Cissé : «si tout le monde devait être de la majorité, il n’y avait qu’à faire un parti unique» Mali Bamako

Malijet Soumaïla Cissé : «si tout le monde devait être de la majorité, il n’y avait qu’à faire un parti unique» Mali Bamako
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Soumaïla Cissé : «si tout le monde devait être de la majorité, il n’y avait qu’à faire un parti unique»
Dans la foulée de la journée parlementaire de l’URD, nous avons, à bâtons rompus, interviewé Soumaïla Cissé, candidat du parti à la présidentielle, non moins nouveau député. Suivons donc son interview.
Prétoire : vous êtes en train de former les élus du parti aux missions et rôle de député. Cela ce passe dans un contexte où l’URD a chuté de 34 députés en 2007 à 17 en 2013. Voulez- vous nous parler brièvement de cette chute ?
Je ne pense pas qu’il faut toujours analyser des résultats d’abord en terme absolu mais en terme relatif. Si vous avez 17 et que tous les autres excepté un sont au dessous de vous, vous ne pouvez pas vous plaindre. Nous avons connu des périodes très très difficiles pendant ces élections. Vous avez vu comment l’élection présidentielle s’est passée, comment les grands alliés ont viré Casaque comme on dit, ils sont parti ailleurs. Il est évident que l’URD s’est trouvé pratiquement seul dans cette compétition. Tout le monde est parti ou a préféré aller du côté du RPM. Ceci dit, nous arrivons quand même deuxième à l’issue du scrutin. Nous avons moins perdu que beaucoup de partis qui se faisaient plus importants que nous. C’est vrai que nous aurions préféré avoir plus que 17. Mais nous avons 17 hommes de qualité. Car chez nous, il n’y aura pas de transhumants ni de 4ème tour. Car ce qui se passe autour de l’Assemblée est un 4ème tour qui se dessine. Les gens qui ont un ou deux députés à l’arrivée se retrouvent avec 10 députés. Ce qui est une chose à dénoncer, une honte pour notre pays. Malgré tout, l’URD a fait un bon résultat. Je crois qu’il y a une dynamique du côté du parti présidentiel, ce qui est normal dans les pays. Mais pour les autres nous venons largement en tête.
Dans la salle, M. Diawara disait que le parti allait occuper une position très difficile à l’Assemblée, quelle est cette position ?
Vous savez, quand vous vous retrouvez seul contre tous, il est évident que votre position n’est pas facile. Mais nous allons défendre notre position, parce que nous avons des hommes de qualité, nous avons une conviction et des principes que nous allons défendre
Este-ce à dire que vous serez dans l’opposition ?
C’est normal l’opposition, où est le problème ?
Est-ce qu’il y a des partis qui son prêts à vous rejoindre ?
On verra à l’arrivée. Car ça se passe sur la base de groupe parlementaire. Nous allons donc constituer notre groupe parlementaire et voir toutes les combinaisons qui sont en train de se faire, mais nous allons assumer notre rôle en toute honnêteté. Nous allons faire des propositions, dans le sens de l’avancée du pays. Nous allons dénoncer ce qui n’est pas bon, faire des propositions et faire en sorte que les institutions soient respectées. En un mot, nous allons défendre la Démocratie et la République.
Le Malien n’a pas la culture de l’opposition, a-t on l’habitude de dire. Ne craignez vous pas des défections dans les jours à venir ?
Vous savez quand on a une conviction, on ne craint rien : c’est une erreur de dire cela. Le RDA et le Psp se sont opposés dans ce pays pendant longtemps. Moi-même j’étais au gouvernement quant il y avait le COPPO. Les gens qui disent que les Maliens ne veulent pas l’opposition sont ceux qui veulent simplement suivre le vent. Nous avons suivi le vent et on a vu ce que cela a donné. Ça va continuer à suivre le vent. Quand l’opposition dit qu’il n’y a que trois femmes au gouvernement, que le gouvernement est pléthorique, est ce que c’est faux ? Non, c’est pour la bonne marche pays. Ce n’est pas parce qu’on est à l’opposition qu’on n’aime pas son pays, bien au contraire. Sinon ce ne serait pas la peine qu’on vote ou qu’on créé 200 partis politiques. Si tout le monde devait s’entendre du côté de la majorité, il n’y avait qu’à faire un parti unique ! On a voulu une démocratie et fait une révolution pour cela. Donc il faut l’assumer, bon Dieu ! Défendons nos idées, le peuple malien choisira. Si on a eu 17 députés c’est qu’on a des centaines de Maliens derrière nous et que ceux là ont pensé que notre position est juste et défendable. Nous allons défendre cette position.
Oumar KONATE
Source: Le Prétoire

Soumaila Cisse prévient : « Nous ne serons pas des députés béni-oui-oui » - maliweb.net

Soumaila Cisse prévient : « Nous ne serons pas des députés béni-oui-oui » - maliweb.net
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Soumaïla Cissé, candidat au second tour de la présidentielle au Mali, le 9 août 2013 à Bamako  © AFP
Soumaïla Cissé, candidat au second tour de la présidentielle au Mali, le 9 août 2013 à Bamako © AFP
Deuxième force politique du pays au sortir des dernières législatives, l’URD a tenu le samedi 11 janvier 2014 au Palais de la culture sa 2e journée parlementaire autour des « missions, rôles, et responsabilités du député ». Le leader du parti, Soumaïla Cissé, qui a confirmé une fois de plus sa détermination à animer l’opposition, a juré que lui et ses camarades ne seront pas des « députés béni-oui-oui ».  « Les missions, les rôles, et les responsabilités du député » était au cœur de la 2e journée parlementaire de l’Union pour la République et la démocratie (URD), tenue le samedi dernier au Palais de la culture. Cette rencontre, qui était placée sous la présidence de l’ex-ministre Wahab Berthé, a réuni l’ensemble des députés du parti venus partager les consignes du parti pour cette législature post-crise.  Le représentant des élus, Gouagnon Coulibaly, a noté les conditions difficiles auxquelles le parti était confronté à la veille des élections législatives. « Toutes choses qui n’ont pas empêché le parti de garder sa place de deuxième force politique », s’est-il réjoui. Il a salué les efforts consentis par le parti pour l’élection des camarades et particulièrement celle du président du parti, Soumaïla Cissé.  Le secrétaire général adjoint de l’URD, Mamadou Diawara, a fait savoir que la nouvelle législature regroupera 19 partis politiques et des indépendants. Cependant, il a souligné le recul des indépendants fortement représentés dans l’ancienne législature, dont le nombre chute de 13 députés en 2007 à 4 en 2013. Il a aussi évoqué le changement des rapports de forces à l’hémicycle qui voit l’Adéma/PASJ, qui était la première force avec 45 députés, rétrograder à la 3e place avec seulement 16 députés alors que le RPM, 3e force politique avec 11 députés, a grimpé à la 1re place avec 66 députes. Quant « à l’URD qui occupait la 2e place avec 34 députés dans la législature passée, elle n’en dispose que 17 en 2013, mais conserve quand même sa place », s’est félicité M Diawara.  Le leader et candidat du parti à la dernière présidentielle, élu à Niafunké, Soumaïla Cissé a tenu à réitérer la détermination de l’URD à animer l’opposition.   « L’URD fera en sorte que le pays reste sur le droit chemin. Nous serons cette sentinelle vigilante de la politique et des actions du gouvernement pour que les mesures et surtout les lois qui seront prises aillent dans le sens du respect des institutions et dans le sens du développement économique du pays. Nous ne serons pas des députés béni-oui-oui. Loin s’en faut. Le groupe parlementaire URD jouera tout son rôle dans cette nouvelle mission à l’hémicycle », a-t-il annoncé concluant que sa candidature à la présidence du Parlement ne sera même pas « au sein du parti ». Ousmane Daou

vendredi 10 janvier 2014

Younoussi Touré : Mission bien accomplie - maliweb.net

Younoussi Touré : Mission bien accomplie - maliweb.net

Younoussi Touré : Mission bien accomplie

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Younoussi Touré, président  de l'Assemblée nationale par intérim
Younoussi Touré, président de l’Assemblée nationale par intérim
Un des rares cadres et hommes politiques qui ne traînent aucune casserole, le premier Premier ministre de l’ère démocratique se retire progressivement de la vie politique nationale. Ferme, attentif, assidu, véridique, sérieux et courtois, l’enfant de Niodougou, cercle de Niafunké après avoir dignement servi le Mali à l’intérieur comme à l’extérieur vient de boucler la mission de présider l’Assemblée nationale à lui confiée par la Nation pendant la transition.


Président du parti de la poignée de mains qu’il a implanté d’une main de maître, Younoussi Touré n’attend que le nouveau président de l’hémicycle pour se reposer. Ne s’étant pas présenter aux législatives dernières, Younoussi ne va plus tarder à boucler définitivement sa carrière politique bien remplie. Il devra se retirer de la tête du parti (URD) lors de ses prochaines assises.


Professeur émérite, il a servi le pays à divers échelons. Aujourd’hui âgé de 73 ans, Younoussi vient de participer honorablement au retour dans le concert des Nations du Mali avec l’organisation des élections présidentielles et législatives. Premier vice-président de l’Assemblée nationale jusqu’au coup d’Etat du 22 mars 2012, M. Touré sera propulsé à la tête de l’hémicycle avec le retour à l’ordre constitutionnel. N’ayant jamais cautionné le putsch, il ne s’est jamais prostitué vis-à-vis des jeunes putschistes. De main de maître, il va gérer l’auguste Assemblée jusqu’à l’organisation des différentes joutes électorales. Des joutes qui permettront à Ibrahim Boubacar Kéïta d’être élu Président de la République du Mali et à 147 nouveaux députés d’accéder à l’hémicycle. Depuis, il a entrepris une visite de courtoisie chez les autorités en leur demandant de tout mettre en œuvre pour l’amélioration des conditions de travail des honorables députés à travers leur formation et l’usage d’un nouveau siège. Afin qu’ils puissent répondre valablement aux attentes des populations maliennes.


Avec cette nouvelle donne, l’éminent Professeur entend se retirer définitivement de la scène politique. En devenant désormais un ancien Premier ministre et un ancien Président de l’Assemblée nationale par intérim tout en demeurant un militant du parti de la poignée de mains (URD) ainsi que membre fondateur de l’Adéma Pasj originel. C’est pourquoi, en sa qualité d’homme intègre ayant bien accompli sa mission, nous lui rendons un hommage mérité. Que Dieu lui donne longue vie afin qu’il continue à nous prodiguer ses sages conseils.

Boubacar DABO

Biographie de Younoussi Touré
Né le 1er janvier 1941 à Niodougou (cercle de Niafunké), Younoussi Touré a suivi ses études primaires et secondaires à Niafunké, à l’École des artisans soudanais, à l’École normale de Sévaré, à l’École normale de Katibougou et au lycée Askia Mohamed, avant d’aller à l’Université de Dakar à l’École de formation technique de la Banque de France. Il est titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en sciences économiques.

Younoussi Touré a travaillé à la Banque centrale du Mali où il a été Directeur général avant de devenir conseiller spécial du gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Nommé Premier ministre le 9 juin 1992 par le président Alpha Oumar Konaré, il démissionne le 12 avril 1993. Membre fondateur de l’Adéma Pasj et de l’Union pour la République et la démocratie (URD), il en est le président. En septembre 2007, il est élu premier vice-président de l’Assemblée nationale

vendredi 27 décembre 2013

Bamada.net - L’homme de l’année 2013 : Soumaila Cisse, pour avoir sauvé le Mali! • Bamada.net

Bamada.net - L’homme de l’année 2013 : Soumaila Cisse, pour avoir sauvé le Mali! • Bamada.net

Après un 1er tour de la présidentielle taillé sur mesure poussant même le ministre militaire au service du vainqueur à déclarer qu’il n’y aurait pas de second tour si cette tendance se maintenait, Soumi avec sa propre force a contraint toute une armada nationale et internationale qui, à la limite, le prenait comme un ennemi juré, à aller au second tour. Alors, contre toute attente, avant même la proclamation des résultats, l’enfant de Niafunké a sauvé le Mali en allant féliciter son frère, ami et adversaire jusque chez lui. Au moment, où il devait être abattu à travers des scénarios montés. Patriote convaincu ayant tout laissé pour le Mali, il sauva le pays. Car, son refus de reconnaître la victoire d’IBK allait entrainer le pays dans l’abîme. Sans consulter qui que ce soit, en compagnie de sa famille, il a respecté la tradition millénaire de notre chère patrie. Il n’est pas interdit alors de le choisir comme l’homme de l’année 2013 ayant encore prouvé son attachement à sa ville natale en y allant pour devenir dès le 1er tour député. Merci champion

lundi 9 décembre 2013

http://www.maliweb.net/wp-content/themes/maliweb Hommage au président Mandela : Madiba est parti, l’Afrique du Sud pleure, le monde est en deuil | www.maliweb.net

http://www.maliweb.net/wp-content/themes/maliweb Hommage au président Mandela : Madiba est parti, l’Afrique du Sud pleure, le monde est en deuil | www.maliweb.net

Soumi

 
Nelson Mandela c’est le leader charismatique, courageux et visionnaire. De sa vie, on tire des leçons éternelles : volonté et engagement en faveur de la liberté et de la justice. J’ai toujours en mémoire sa visite, en mars 1996,au Mali, visite au cours de laquelle, en tant que Ministre des Finances et du Commerce, j’ai eu l’honneur de lui présenter lors d’une cérémonie avec les opérateurs économiques maliens conduits par feu Drahamane Hamidou Touré dit DARHAT les potentialités du Mali. J’ai eu la chance et le bonheur de lui exposer ce que j’appelle depuis les « Six excellences » du Mali: 1- Le coton dont le Mali était le 1er producteur en Afrique 2- L’OR dont le Mali est toujours le 3ème producteur africain 3- L’Office du Niger le grenier de l’Afrique de l’Ouest 4- L’Elevage : chaque malien a sa vache (formule qui a fait sourire le président Mandela) 5- Le Tourisme :Tombouctou, Djenne, le pays DOGON et la culture millénaire du Mali 6- La sixième excellence ce sont ces hommes et femmes (les opérateurs économiques maliens) qui au plus fort de la crise ( la dévaluation) ont su trouver les ressorts nécessaires pour sauver le pays. Nelson Mandela est un grand ami du Mali. C’est son initiative personnelle qui a abouti au projet d’appui à la restauration des archives du Centre Ahmed Baba de Tombouctou, patrimoine de l’UNESCO. Le monde entier honore avec respect et admiration cet homme exceptionnel de courage, de volonté, d’humilité et de sagesse, figure emblématique de la lutte contre tous les racismes et artisan de la réconciliation nationale. C’est un des plus grands baobabs qui est tombé ce jour. Mandela prisonnier célèbre, président émérite, se veut en même temps un homme ordinaire: la célébrité rime avec humilité. Il constitue plus qu’un modèle, c’est une référence pour la jeunesse actuelle et une inspiration universelle pour les générations futures. Son rapport au pouvoir fait d’engagement, de courage, d’humilité et de respect des institutions est l’exemple à suivre par tous les hommes politiques africains. C’est avec déférence que je m’incline devant la mémoire de cette personnalité hors du commun. Mes condoléances à sa famille et à la nation « arc-en-ciel » ! Dors en paix, Madiba ! Soumaila CISSE