mercredi 7 août 2013

Soumaïla Cissé : "C'est une nouvelle élection qui débute au Mali" | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Soumaïla Cissé : "C'est une nouvelle élection qui débute au Mali" | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
05/08/2013 à 12h:02
Soumaïla Cissé (ci-dessus) affrontera IBK au second de la présidentielle malienne, le 11 août.Soumaïla Cissé (ci-dessus) affrontera IBK au second de la présidentielle malienne, le 11 août.© Reuters
Avec près de 20 % des voix, le candidat de l’Union pour la république et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, est arrivé en second position du premier tour de la présidentielle malienne. Même si son adversaire, Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK", a récolté près du double des voix, celui qui fait figure d’outsider reste confiant. Entretien.
Samedi 3 août, dans un hôtel de Bamako. C’est le matin. Soumaïla Cissé a de petits yeux. Il se dit fatigué : il a reçu jusque tard dans la nuit – des partisans et des candidats venus négocier leur ralliement. La veille, le ministre de l’Administration territoriale a dévoilé les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle, que la Cour constitutionnelle doit entériner en ce début de semaine. Soumaïla Cissé est arrivé en deuxième position avec 19,4% des suffrages, très loin derrière son vieux rival Ibrahim Boubacar Keïta (39,2%), mais loin aussi devant le troisième, le candidat de l’Adema, Dramane Dembélé (9,6%). Le 11 août, les Maliens devront donc choisir, pour diriger le pays, entre ces deux anciens dauphins du président Alpha Oumar Konaré. S’il ne part pas favori, Cissé croit encore en ses chances.
>> Lire : "Présidentielle malienne : IBK et Soumaïla Cissé s'affronteront lors d'un second tour"
Jeune Afrique : Vous attendiez-vous à de tels résultats ?
Soumaïla Cissé : Non. Nous pensions que l’écart (avec Keïta, NDLR) serait moins grand, nous espérions même être devant. Mais il y a eu trop de dysfonctionnements. Le nombre de bulletins nuls est anormal, 400 000 ! Je peux affirmer que la moitié sont les miens. D’autre part, beaucoup de bulletins ont été vendus en ville, la veille du scrutin, ce qui signifie que des gens ont voté à l’avance. Nous avons aussi dénombré 900 bureaux fictifs. Il n’y aurait pas dû avoir un écart aussi grand (entre lui et Ibrahim Boubacar Keïta, NDLR). Enfin, le ministre de l’Administration territoriale, le colonel Moussa colonel Moussa Sinko Coulibaly, a montré un réel parti pris, nous ne lui faisons pas confiance.
Est-il rattrapable ?
Oui. C’est une nouvelle élection qui débute au Mali. Je vais me battre pour que ce second tour soit transparent. Il faut régler trois choses : le dépouillement - il ne faut plus que l’on jette le vote des gens à la poubelle simplement parce que l’encre dépasse légèrement du cadre -, la sécurisation du bulletin de vote, qui ne doit pas venir de l’extérieur, et mettre fin aux bureaux fictifs.
>> Lire : "Présidentielle malienne : qui sortira vainqueur du match IBK-Cissé ?"
Êtes-vous favorable à un report du second tour ?
Non, reporter pour reporter ne mènerait à rien. Il faut régler les problèmes, et c’est possible.
De nombreux candidats ont rallié - ou vont le faire - votre adversaire…
Chez nous, le report des voix n’a rien d’automatique.

Mais sans eux, difficile de rattraper votre retard…
Nous mènerons une campagne plus offensive à Bamako (où Keïta le devance de 350 000 voix, un gouffre, NDLR). Je reconnais que durant la campagne du premier tour, j’ai surtout fait campagne hors de la capitale. Cette fois, je vais faire le maximum à Bamako et à Kati.
Je vais mettre l’accent sur les solutions aux problèmes de tous les jours, le pouvoir d’achat, la pauvreté, l’emploi…
Qu’allez-vous dire aux Maliens pour les convaincre de vous choisir ?
Je crois que l’attente des Maliens se situe au niveau des besoins de la vie quotidienne, plus que sur les questions de sécurité ou de fierté nationale. Je vais mettre l’accent sur les solutions à apporter aux problèmes de tous les jours, comme le pouvoir d’achat, la pauvreté, l’emploi… Il n’y a pas qu’au Nord où les gens veulent la sécurité, des routes et de l’électricité. Il y a des zones, au Sud, qui ne sont pas plus développées qu’au Nord.
Tout de même, la pacification du Nord sera un des chantiers les plus urgents du futur président…
Oui, mais je persiste, le problème au Nord est, comme au Sud, un problème de développement.
Votre adversaire a l’image d’un homme de rupture avec le régime d’Amadou Toumani Touré. Pas vous…
Mais il a été pendant dix ans à ses côtés ! Pendant cinq ans, il a été le président de l’Assemblée nationale. Et les cinq autres années, son parti a compté un ministre dans le gouvernement. Mais je ne veux pas rentrer dans ce petit jeu. Je n’ai pas fait d’attaque personnelle au premier tour, je n’en ferais pas au second.
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Propos recueillis par Rémi Carayol, à Bamako


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Malijet Soumaïla Cissé met en garde le camp d'IBK Mali Bamako

Malijet Soumaïla Cissé met en garde le camp d'IBK Mali Bamako
Par
Soumaila Cissé, candidat de l’Union pour la République et la Démocratie (URD)Soumaila Cissé, candidat de l’Union pour la République et la Démocratie (URD)
BAMAKO - Le candidat de l'Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, a effectué mardi une visite de courtoisie et d'amitié au siège du parti pour la renaissance nationale (PARENA) lors de laquelle il a salué son président Tiébilé Dramé et ses camarades ainsi que toutes les autres formations politiques qui lui ont témoigné leurs soutiens, a-t-on appris ce jour au cours de cette visite.
Selon le président du PARENA, ''Soumaïla Cissé est l'homme politique qui est à même de relever le défi auquel le pays est confronté, auquel le pays sera confronté'', ajoutant que ''le Mali a besoin d'un leadership moderne, celui de Soumaïla Cissé''.
Dans son intervention lors de cette visite, Soumaïla Cissé s' est'adressé aux militaires pour lever toute équivoque. "Nous connaissons l'importance des militaires dans la vie d'une nation (. .)''.
Celui-ci a cité des efforts qu'il a déployés pour les militaires maliens : ' les avions basllers, la dotation en vivres, l'amélioration de la prime générale d'alimentation'' et poursuivi ' 'quand j'étais le ministre des Finances, j'ai instauré le filet social dans le budget national pour la première fois''. Soumaïla Cissé a ''rassuré les militaires'' de sa ''bonne foi et annoncé la loi de programmation militaire pour écouter leurs problèmes''.
S'adressant au chérif de Nioro qui a ''pris cause et effet'' pour son challenger Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK du rassemblement pour le Mali (RPM), Soumaïla Cissé a déclaré :"Une fois élu président de la république, contrairement à ce qu'on dit, je ne vais pas le (le chérif) chasser du Mali (..)''.
Quant à l'autre camp, celui d'IBK pour n'avoir pas cité, Soumaïla Cissé lui demande de se taire. "Je dis à mon grand frère et ses partisans, sachez raison garder, sinon je vais parler (..). J'ai été ministre des Finances (..)''.
A la fin de cette visite, répondant à un journaliste qui a voulu savoir ''pourquoi M. Cissé a changé de ton en adoptant un autre ton défensif et offensif, maintenant'', le porte-étendard de l'URD a déclaré : 'Nos pères (le mien et celui d'IBK) ont étudié ensemble à William-Pointy (..), c'est pourquoi j'ai toujours gardé un ton courtois (..), mais si celui qui devait me conseiller se livre (..), je vais donc soigner le mal. Et je vais le soigner très bien''.
Soumaïla Cissé a demandé un face à face (débat) avec mon illustre grand frère IBK en français et bambara (langue nationale), avant le second tour de la présidentielle prévu le 11 août prochain.
Pour rappel, au premier tour, IBK a eu 39,24% des voix et Soumaïla Cissé a obtenu 19,44% des suffrages exprimés.
Source: Xinhua

Soutien à Soumaila Cissé au second tour : Bittar et l’Umam fidèles à la parole donnée - maliweb.net

Soutien à Soumaila Cissé au second tour : Bittar et l’Umam fidèles à la parole donnée - maliweb.net

Soumaila Cissé au QG du Parena : «Nous ne renions pas notre engagement », dixit Tiébilé Dramé - maliweb.net

Soumaila Cissé au QG du Parena : «Nous ne renions pas notre engagement », dixit Tiébilé Dramé - maliweb.net
Pour l’honneur et la dignité, le Parena a réaffirmé son soutien à la candidature de Soumaïla Cissé conformément à leur engagement d’appuyer le candidat du FDR qui sera au second tour de la présidentielle. A l’occasion, Soumaïla Cissé était au siège du Parena le mardi 6 août 2013.
Tieblé Dramé
Tieblé Dramé
L’honneur et la dignité de l’être humain imposent le respect de la parole donnée, telle est la conviction des responsables du Parena. C’est pourquoi, ils ont affirmé qu’au Parena, «on ne crache pas pour avaler encore ce crachat». Avant de réaffirmer leur soutien à Soumaïla Cissé.
Pour relever un pays à terre et une nation effondrée comme le nôtre, avec une armée forte, il faut un homme expérimenté et talentueux comme Soumaïla Cissé à la tête de l’Etat, ce sont entre autres raisons avancées par Tiébilé Dramé, ce qui explique son soutien au candidat de l’URD. « Pour la cohésion nationale, la réconciliation, la relance de l’économie nationale et la reconstruction du pays, nonobstant le respect que j’ai pour les autres candidats en matière de citoyenneté, j’estime que Soumaïla Cissé est le mieux placé pour relever les défis de l’heure ». En outre, Tiébilé Dramé a souligné que l’histoire lui a donné raison. Car, argumente-t-il, malgré le taux de participation salué par tous, si toutes les conditions étaient réunies pour les habitants du nord et les déplacés maliens vivant dans les camps des réfugiés d’exprimer leur choix, on aurait enregistré un taux plus élevé. Partant, il partage la déclaration de M. Cissé qui disait que la grande mobilisation des Maliens ne doit pas cacher la forêt de l’impréparation, la mauvaise organisation et la fraude qui ont caractérisé le 1er tour de la présidentielle. En tout cas, le président du Parena est convaincu que le Mali a besoin d’un leadership moderne et c’est Soumaïla Cissé qui incarne cela, d’où une des raisons de sa motivation.
Soumaïla Cissé à ceux qui se cachent derrière l’islam « Dieu sait qui a goûté le whisky et qui ne l’a pas goûté»
Après avoir exprimé sa profonde gratitude au peuple du Parena pour son soutien multiforme à sa candidature, Soumaïla Cissé a manifesté son indignation face au comportement des gens qui se cachent derrière la religion musulmane. Qui se font passer pour un saint alors qu’ils sont loin de la sainteté. « Dieu sait qui a goûté le whisky et qui ne l’a pas goûté» a-t-il indiqué. L’autre aspect qui inquiète M. Cissé, c’est la tentative de création des problèmes régionalistes et ethniques. « Nous n’allons jamais travailler à la division de ce peuple. Je suis sonrhaï, ma mère est peuhle, ma femme est Bambara et ma belle-fille est Arabe. Donc j’ai tout le Mali chez moi », a-t-il expliqué pour dire qu’il n’a aucun intérêt à tomber dans les jeux ethniques. Au Chérif de Nioro qui aurait donné des consignes de vote en faveur d’IBK, Soumaïla Cissé a chargé Tiébilé Dramé, natif de Nioro du Sahel de transmettre son estime au Chérif . Et de lui dire que les allégations selon lesquelles il va le chasser du Mali une fois élu Président relève du pire mensonge. Il a précisé qu’il a appris le coran avant d’aller à l’école et qu’il est issu des familles maraboutiques du côté de son père et de sa mère. Ce qui le poussera à dire que les slogans ne créent pas et ne font pas l’homme. « Pour certains, ce n’est pas le Mali d’abord, c’est moi d’abord. Pour certains, ce n’est pas pour le bonheur des Maliens, c’est pour le malheur des Maliens. On se connaît dans ce pays. J’ai été ministre de l’économie et des finances, je sais qui est qui, qui a fait quoi, ne me poussez pas à parler. Qu’il se taise car je sais que la vie continue après la politique», a averti Soumaïla Cissé. C’est comptant sur la détermination de Dramé qui n’a jamais fait défaut ainsi que des autres alliés du FDR qu’il est convaincu que sa victoire est toute proche. Il n’ya pas de génération spontanée en politique, a-t-il précisé. «L’histoire nous a donné raison quand nous avions dit qu’il nous faut des forces internationales pour libérer le pays. L’histoire nous a donné raison quand nous avions dit qu’il faut s’accrocher à la Constitution pour sortir le pays de l’ornière. C’est grâce à nos actions que certains prétendent un «Takokelen», nous avons eu raison sur eux, et le second, inchallah, nous aurons encore raison », a-t-il affirmé.
Oumar KONATE

Ousmane Bah, président du PDES face à la presse : «Le Pdes n’a qu’un seul candidat, Soumaïla Cissé» - maliweb.net

Ousmane Bah, président du PDES face à la presse : «Le Pdes n’a qu’un seul candidat, Soumaïla Cissé» - maliweb.net
Le président par intérim du Parti pour le développement économique et la solidarité (Pdes), Ousmane Bah, a levé l’équivoque sur le soutien de son parti au candidat de l’URD, Soumaïla Cissé. C’était au cours d’un point-presse qu’il a animé le mardi 6 août 2013 à Dfa communication.
Ousmane Ba, président par intérim PDES
Ousmane Ba, président par intérim PDES
Avec les intérêts en jeu, il y a beaucoup de soubresauts sur la scène politique actuellement. En effet, depuis un certain temps, des rumeurs fabriquées par certains font état d’un soutien du Pdes à Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). D’autres qui ne sont même pas du Pdes vont jusqu’à déposer des communiqués fantômes dans certaines rédactions, appelant à soutenir un candidat qui ne partage pas les mêmes idéaux que le Pdes. Malgré les consignes de vote données par la direction du parti, cette situation peut créer la confusion chez certains militants. Pour édifier davantage l’opinion publique sur la position du Pdes, son président Ousmane Bah, a été on ne peu plus clair : «le Pdes n’a qu’un seul candidat, il s’agit de Soumaïla Cissé». Conformément à la conclusion du comité directeur après consultation de tous les membres et à l’engagement du Parti, le 28 mai dernier, Soumaïla Cissé demeure le candidat qui bénéficie du soutien du Pdes, a-t-il précisé. Il ajoutera que tous les militants de sa formation politique doivent se soumettre à ce choix. Aucune autre signature outre celle de la direction ne peut engager le parti. «Le Pdes tient à reconfirmer solennellement son soutien total et entier au candidat Soumaïla Cissé pour le second tour de l’élection présidentielle. Toute autre publication n’émanant pas de la direction du parti est sans objet et n’engage nullement le Pdes», a déclaré le président par intérim du Pdes. Sur ce, il a renouvelé son appel aux militantes, militants et sympathisants du Pdes pour une forte mobilisation et un vote massif le 11 août en faveur du candidat Soumaïla Cissé.
Oumar KONATE

Présidentielle 2013 second tour: Soumaïla Cissé : Je lancerai un véritable plan Marshall pour accélérer la croissance et rééquilibrer le développement du territoire - maliweb.net

Présidentielle 2013 second tour: Soumaïla Cissé : Je lancerai un véritable plan Marshall pour accélérer la croissance et rééquilibrer le développement du territoire - maliweb.net

Soumaïla Cissé, candidat à l'élection présidentielle au Mali, tient une conférence de presse, le 2 août 2013 à Bamako  © AFP
Soumaïla Cissé, candidat à l’élection présidentielle au Mali, tient une conférence de presse, le 2 août 2013 à Bamako
© AFP
Q : Monsieur Soumaïla Cissé, vous êtes parvenu au deuxième tour de l’élection présidentielle. Quelles conclusions avez vous tiré du vote des Maliens ?

Je rends grâce à Dieu. Je tiens tout d’abord à remercier l’ensemble des électrices et électeurs maliens, de toutes sensibilités, pour leur forte participation au scrutin et pour leur exemplaire comportement civique. Je remercie tout particulièrement l’ensemble des électrices et des électeurs qui lui ont apporté leur soutien par un vote sans équivoque pour un Mali nouveau. Au-delà de certaines déclarations intempestives dès la clôture des votes et des indélicatesses visant à semer le trouble dans l’esprit du peuple, au-delà de la suspicion qui a pu naître sur la sincérité des résultats partiels, je suis heureux qu’au final, la voix et le choix d’une partie de la population soient légitimement reconnus et respectés, entraînant un deuxième tour ouvert et souhaité transparent. A l’issue du premier tour, ils ont choisi deux parmi les 28 prétendants. L’horizon est dégagé. Les Maliens ont maintenant un choix clair à accomplir entre l’immobilisme et le dynamisme, entre le passé et l’avenir, entre les incantations et la vision. Je n’ai aucun doute que les jeunes, les femmes et les hommes de mon pays vont choisir notre vision dynamique du Mali nouveau.

Q : Cette élection intervient dans un contexte particulier pour le pays qui revient de très loin après le coup d’Etat et l’occupation des régions du nord en 2012. Que comptez-vous faire pour que ce qui est arrivé ne se reproduise plus ?

Soumaïla Cissé : Vous savez, pour régler un problème, il faut en maîtriser les tenants et aboutissants. La crise politico sécuritaire que nous avons vécue est avant tout un problème de gouvernance. La démocratie est un modèle de régime politique qui, pour être effective, doit nécessairement s’appuyer sur des piliers institutionnels solides devant assurer sa pérennité. La justice, les forces de défense et de sécurité constituent des piliers essentiels pour la sécurité, la stabilisation des institutions démocratiques. Or, au cours des vingt dernières années, les ajustements internes ont engendré des coupes drastiques dans les investissements publics et privilégiés des secteurs comme l’éducation et la santé, au détriment d’institutions majeures comme la défense, la sécurité et la justice, piliers essentiels du dispositif de stabilisation politique. De fait l’investissement public dans la modernisation des forces de défense et de sécurité a été considéré comme une variable d’ajustement. Considérant qu’il n’y a rien de plus important que la sécurité des Maliens et la défense de l’intégrité territoriale, je travaille à mettre en place un programme quinquennal pour mettre nos forces de sécurité et de défense dans les conditions d’opération et d’équipement répondant parfaitement aux standards internationaux. Entre autres mesures à mettre en œuvre immédiatement, je peux citer:

- L’augmentation sensible du budget de la défense et de la sécurité par une loi de programmation militaire (5 ans);

- le recrutement d’agents dans les services de renseignement, les forces de police et de gendarmerie, la protection civile ;

- le service civique national rendu obligatoire ;

- la construction de nouvelles bases militaires;

- la valorisation du traitement (salaires et habitat) du personnel des forces de défense et de sécurité ;

- La revalorisation des retraites et des indemnités des anciens militaires ;

- le renouvellement des équipements et l’acquisition de matériel plus adapté aux exigences actuelles de sécurité;

- la formation continue et l’octroi de bourses pour les grandes écoles militaires.

Q : Quel est votre projet pour la réconciliation nationale ?

Soumaïla Cissé : Je considère que la gestion de l’après crise doit interpeller tous les Maliens soucieux de l’avenir et de la stabilité de la nation. Il s’agira de reconstruire les liens sociaux brisés, et prendre en charge la gestion adéquate des difficultés qu’affronteront dans les mois à venir aussi bien les populations résidentes que les déplacés et les réfugiés. Par-delà le règlement du conflit, la réconciliation doit viser son dépassement par la reconstruction d’une société capable d’affronter une histoire commune même si elle a été parfois douloureuse. La réconciliation doit, en effet, s’accompagner d’un pardon sincère non pas par l’effacement du passé, mais par son dépassement pour envisager un avenir commun qui reconnait les droits et devoirs de chaque communauté à travers des solutions équilibrées et respectueuses des identités. La réconciliation nationale passera aussi par l’apurement de plusieurs conflits récurrents partout dans le pays, particulièrement en ce qui concerne les questions foncières, et sur lesquels j’ai beaucoup travaillé. En 1991, déjà, j’avais lancé à travers l’Agence de cession immobilière (ACI), la plus grande opération d’urbanisation de Bamako, qui a donné naissance à ACI 2000, Baco-Djicoroni ACI et Kalaban Coura ACI. En un an, nous avions délivré plus de 5500 titres fonciers, soit l’équivalent du nombre total de titres fonciers effectifs sur l’ensemble du territoire et délivrés entre 1960 et 1990. C’est avec cette même maîtrise des questions foncières et notre parfaite connaissance des réalités socio ethniques que nous comptons faire de la terre, non pas une source de conflits entre Maliennes et Maliens, mais une véritable source de richesse pour les citoyens et de développement pour la communauté. Notre nation, multiethnique, riche de toutes ses composantes, a su, à toutes les étapes de son histoire, trouver les consensus, les compromis et les accords qui ont permis à nos familles éparpillées sur notre territoire immense d’y vivre en toute sécurité. C’est donc, en toute sérénité que, nous devons continuer de travailler de façon inclusive avec toutes les composantes de notre nation, pour lutter, ensemble, contre le terrorisme et assurer la sécurité de nos frontières et la stabilité du pays, seule gage de construction d’une nation prospère, unie et fière.

Q : Beaucoup s’accordent à dire que la mauvaise gouvernance est à l’origine de la profonde crise dont sort péniblement le pays. Quelles mesures comptez-vous prendre pour rétablir les vertus de la bonne gestion et le rétablissement de l’autorité de l’Etat ?

Soumaïla Cissé : Je vous ai dit dans mon propos précédant que l’amélioration de la gouvernance publique était la clé. Une bonne gouvernance repose sur une gestion équitable, optimale et stratégique des ressources de l’Etat. Ce qui exige de la part des nouveaux gouvernants compétence, exemplarité et reddition des comptes. Mais cette gouvernance ne doit pas seulement s’exprimer au sommet de l’Etat, elle doit s’exécuter partout où nous devons fournir des services aux citoyens. C’est pourquoi, au regard de ce que nous avons vécu, je crois que le temps est venu pour le Mali, comme pour l’Afrique, après cinquante ans d’indépendance et des crises répétitives, de repenser sa gouvernance politique et ses formes d’exercice du pouvoir. Pour ma part, il est temps de passer à un approfondissement de la décentralisation plus adaptée à nos réalités existentielles dans une approche intégrant à la fois les aspects d’aménagement du territoire, de développement régional communautaire, de leadership local, de diversité culturelle et d’unité nationale dans un pays aussi immense et aussi multiethnique. Dans le strict respect de la constitution, j’engagerai des réformes vigoureuses dans le cadre du renouveau de la décentralisation pour permettre à toutes nos communautés de s’épanouir harmonieusement dans le cadre de la République. Cette crise nous offre, en effet, l’opportunité de donner un nouvel élan à la décentralisation notamment à travers cinq pistes:

- un transfert effectif des compétences et des ressources dans tous les domaines prévus par le code des collectivités territoriales ;

- un effort significatif de transfert de ressources budgétaires en faveur des collectivités, pour soutenir le développement régional, et local ;

- une réorganisation de la carte des collectivités territoriales ;

- l’allégement de la tutelle des collectivités pour leur donner plus d’autonomie, et le renforcement de la déconcentration administrative (délégation de pouvoir et de ressources, déconcentration de l’ordonnancement des budgets des structures subrégionales…) ;

- une politique d’aménagement du territoire (infrastructures agro pastorales, routes…) qui tienne compte des spécificités de chaque région, notamment celles du Nord (immensité du territoire, faible densité par endroit, etc..).

Dans cette perspective, les élus et la société civile des régions du nord seront des acteurs majeurs dans le dialogue inclusif de reconstruction nationale. C’est aux habitants de ces zones qu’il reviendra, d’abord, d’analyser objectivement leurs préoccupations et les solutions préconisées, afin d’y apporter des réponses à la hauteur des enjeux, compatibles avec les exigences d’un Etat où continue de prévaloir la riche diversité ethnique, culturelle et religieuse. Tout ceci, dans la poursuite et l’intensification des actions de développement pour une intégration socio-économique accrue des Régions du Nord au reste du Mali.

Q : Avec la double crise institutionnelle et sécuritaire, l’économie nationale s’est retrouvée au bord de l’asphyxie. Quel projet portez-vous pour la redresser?

Soumaïla Cissé : Pour moi, il ne nous suffira pas seulement de bâtir une armée solide et bien négocier la paix intérieure pour avoir un pays stable et apaisé. Il faudra surtout bâtir une gouvernance d’exemplarité. Dans cette perspective, l’indemnisation des victimes de la crise au Nord, comme au Sud, ainsi que le recul de la pauvreté, sont des conditions nécessaires à la restauration de la sécurité, de la paix, et du vivre ensemble dans un cadre harmonieux. Pour y arriver, j’engagerai rapidement les actions de redressement nécessaires dans la voie d’un développement durable. A cet égard, un plan d’urgence de relance économique, sur la période 2013–2014, sera tiré de mon programme pour un Mali nouveau. Ce plan permettra notamment d’assurer :

- l’indemnisation des victimes du conflit du Nord, et des évènements du 22 mars 2012;

- le financement de la remise en état des bâtiments publics et autres infrastructures détruits au Nord, mais aussi dans d’autres localités du pays ;

- le retour et la réinsertion des populations réfugiées ;

- l’apurement rapide de la dette intérieure afin de renflouer la liquidité des entrepreneurs et commerçants du pays ;

- le soutien aux opérateurs économiques ; – la remise en état des infrastructures ayant souffert de manque d’entretien pendant la crise ;

- la fourniture de l’électricité dans l’ensemble du pays ;

- le financement d’autres travaux d’intérêt général à haute intensité de main d’œuvre afin d’offrir des perspectives immédiates de travail aux chômeurs et distribuer des revenus ;

- la mobilisation rapide par une équipe compétente des 2000 milliards de francs CFA promis par la Communauté internationale pour la reconstruction du Mali.

L’engagement de la communauté internationale à contribuer pour 2000 milliards de francs CFA dans la reconstruction du pays, n’est qu’un volet du véritable plan Marshall que je compte mettre en place pour accélérer la croissance et rééquilibrer le développement du territoire. Un véritable centre névralgique d’activités dans le Nord du pays constituerait un pilier de la stabilité car, c’est le développement économique qui permettra d’éradiquer le terrorisme. C’est tout l’enjeu des prochaines élections : élire des personnes compétentes et crédibles, capables de dialoguer efficacement avec les partenaires au développement pour transformer ce formidable élan de solidarité en une opportunité unique permettant de mettre définitivement le Mali sur les rails du développement durable, de la croissance économique et de l’émergence. C’est tout l’enjeu auquel je compte m’atteler au cours des prochains mois.

Q : Quelle ambition avez-vous pour l’école qui se trouve depuis des années dans un état de déliquescence critique ?

Soumaïla Cissé : Malgré les problèmes connus de l’école malienne, les progrès quantitatifs enregistrés ces dernières années sont importants. Dans le même temps, la qualité de l’enseignement s’est profondément dégradée. Depuis 15 ans, la société malienne regarde, impuissante, son école s’effondrer. Notre programme le Mali Nouveau propose des mesures concrètes à tous les niveaux de l’éducation. Mais la question de l’éducation est si centrale dans nos stratégies de développement qu’il me parait fondamental d’associer l’ensemble des parties prenantes aux processus de décisions de la relance de l’école. C’est pourquoi, j’ai proposé un cadre de concertation entre tous les acteurs pour poser, ensemble, les bases de sa refondation.

Q : Quelles reformes proposez-vous pour l’armée afin qu’elle redevienne forte et soit véritablement républicaine ?

Soumaïla Cissé : J’y ai répondu à votre deuxième question. La paix, la stabilité et la sécurité sont des conditions clés du développement économique et social. Ceci dépend en bonne partie des conditions de vie et de travail de nos soldats. Aussi, il est nécessaire d’entreprendre des réformes courageuses et coûteuses de modernisation des forces de défense et de sécurité pour les adapter aux besoins actuels.

Q : Avec quelles forces politiques comptez gouverner?

Soumaïla Cissé : Avec toutes les forces maliennes qui croient en notre vision pour un Mali Nouveau. Par delà les contingences partisanes, ma conviction est que le développement socioéconomique du Mali repose sur la valorisation des compétences, de la rigueur, du travail et du mérite.

Q : Au cas où les Maliens vous accordent leur confiance, quelles sont les mesures phares que vous prévoyez de prendre durant les 100 premiers jours de votre mandat ?

Soumaïla Cissé : Je prendrai rapidement des mesures prioritaires fortes pour que nos forces de défenses et de sécurité sentent, dans leur condition de vie et de travail, qu’il y a un changement dans le bon sens. Je rembourse la dette intérieure pour renflouer la liquidité des commerçants, transporteurs et entrepreneurs et relancer, ainsi, la machine économique. Je mets immédiatement en place une équipe de techniciens compétents chargés de transformer les promesses de la communauté internationale en financements réels. Je m’attèlerai, tout de suite, à concrétiser mes engagements de créer 500.000 emplois pour les jeune et de financer 500.000 projets pour les femmes.



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soumi URDSa carrière professionnelle, son expérience gouvernementale et son parcours à l’international se combinent pour tracer une trajectoire peu commune, celle d’un homme qui a su s’adapter avec intelligence et pragmatisme aux différents challenges qui lui ont été proposés. Soumaïla Cissé est né le 20 Décembre 1949 à Tombouctou. Juste après un diplôme universitaire d’études scientifiques acquis à l’Université de Dakar en 1972, il s’inscrit à l’Université de Montpellier où il obtient quatre ans plus tard une maîtrise en méthodes informatiques appliquées à la gestion (MIAGE). En 1977, il sort major de sa promotion de l’Institut des sciences informatiques de Montpellier où il obtient ses parchemins d’ingénieur en informatique et en gestion. Il poursuit sa carrière universitaire couronnée au troisième cycle par un certificat d’aptitude d’administration des entreprises obtenu en 1981 à l’Institut d’administration des entreprises de Paris. A 32 ans le jeune Cissé est engagé succesivement chez IBM-France, au Groupe Pechiney France et au Groupe Thomson France, avant d’être recruté comme analyste et chef de projet informatique chez Air Inter France en 1984. De retour au pays, il intègre la Compagnie malienne pour le développement de textile (CMDT) où il devient Directeur des programmes et du contrôle de gestion, puis Directeur général par intérim en 1991. Il guidera un peu plus tard (de mars à août 1992) les premiers pas de l’Agence de cessions immobilières. Alors que l’ébullition démocratique gagne tout le Mali à la fin des années 1980, Soumaïla Cissé milite à l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA) dont il est membre fondateur. Après les premières élections démocratiques, Soumaïla Cissé entame un long parcours dans l’appareil d’Etat. Il est tout d’abord nommé Secrétaire général de la présidence de la République et deviendra à cette occasion un très proche collaborateur de Alpha Oumar Konaré en 1992. Cependant il ne remplira que brièvement cette fonction avant d’entrer dans le gouvernement comme ministre de Finances. Il occupera cette fonction stratègique de 1993 à 2000, fonction à laquelle s’ajoute la responsabilité du Commerce entre 1994 et 1997. Soumaïla Cissé boucle son cycle gouvernemental en occupant le super ministère de l’Equipement, de l’aménagement du territoire, de l’environnement et de l’urbanisme qu’il dirige de 2000 à 2002. 2002 marque un tournant dans le parcours de Soumaïla Cissé, puisque le technicien laisse place à l’homme politique. Soumaïla Cissé se présente aux primaires de l’ADEMA PASJ et sera choisi par le parti alors au pouvoir comme candidat des Rouges et blancs pour la présidentielle de 2002. Dans une compétition qui réunit 24 candidats, il arrive second au premier tour avec 21,3% des suffrages contre 28,71% pour Amadou Toumani Touré et cèdera à ce dernier au second tour avec 498.503 voix contre 926.243. En 2003, le Président de la république le nomme Commissaire pour le Mali à l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et il sera élu président de la Commission de cette organisation en janvier 2004. Il occupera pendant huit ans sans discontinuer cette haute responsabiliter. Son statut l’obligea à prendre un certain recul avec l’URD (Union pour la République et la Démocratie) formation qu’il créa en juin 2003 et qui au niveau des élus représente la deuxième force politique du pays. Lors de la présidentiellle de 2007 SoumaïÏa Cissé choisit de pas se présenter et de soutenir la réélection du chef d’Etat d’alors qui passera dès le premier tour. Soumaïla Cissé a été également Gouverneur de la Banque africaine pour le développement (BAD) pour le Mali, Gouverneur de la Banque mondiale pour le Mali, Gouverneur du Fonds monétaire international (FMI) pour le Mali et Gouverneur de la Banque islamique pour le développement (BID) pour le Mali. Grand officier de l’Ordre National du Benin et de la Guinée Bissau, Grand officier de l’Ordre National du Mali puis Commandeur de l’Ordre National du Mali, Soumaïla Cissé est aussi commandeur de l’Ordre National du Bénin et officier du Mérite de l’Ordre National du Lion (Sénégal).

mardi 6 août 2013

2ème tour de la présidentielle de 2013 : Les fans de Dabara mobilisent pour Soumaïla Cissé - maliweb.net

2ème tour de la présidentielle de 2013 : Les fans de Dabara mobilisent pour Soumaïla Cissé - maliweb.net
Envoutés par la belle prestation de leur idole en faveur du candidat de l’URD pendant la campagne électorale, les fans de l’artiste Mahamadou Dembélé alias Dabara veulent assurer la victoire à Soumaïla Cissé au second tour de la présidentielle. Ils ont fait une démonstration de force hier lundi au domicile du l’artiste à Kalaban Coura et à celui d’une de ses admiratrices.
Dabara
Dabara
Lié à l’Union pour la République et la Démocratie (URD) pour l’animation musicale lors des manifestations folkloriques s’inscrivant dans le cadre de la campagne présidentielle, Dabara est devenu, de fait, un mobilisateur pour Soumaïla Cissé. C’est le moins que nous avons constaté hier lors d’une cérémonie organisée par les amis du jeune balafonniste originaire de la région de Ségou.
Informée de cette belle initiative des femmes et jeunes de Kalaban coura, la section de la Commune V et le bureau national de l’URD a mis les petits plats dans les grands en envoyant Mme Montcourt Michelle, Mme Coulibaly Kadiatou Diabaté, et Cheick Sadibou N’Daw et Moussa Sogoba, remercier les amis de l’artiste.
Pour Mme Montcourt Michelle, cette initiative des femmes et jeunes de Kalaban-coura est la vraie preuve de la sympathie liant Dabara aux habitants de son quartier. Elle a mis cette occasion à profit pour présenter son candidat. « Travailleur, Soumaïla Cissé est un technocrate patriote qui a renoncé à son emploi en France pour venir servir la patrie. Il est le seul candidat qui dispose d’un réel pacte le liant aux chefs de villages du Mali », a-t-elle affirmé.
Selon Mme Montcourt Michelle, Soumaïla Cissé prévoie la création de 500 000 emplois dans son premier quinquennat tout en redynamisant le secteur agricole dont la coton-culture est un élément clef.
Selon Mme Coulibaly Kadiatou Diabaté de la section URD de la Commune V, en soutenant Soumaïla Cissé par le truchement de Dabara, les femmes et jeunes de Kalaban-Coura prouvent que la vie est une chaîne dont la confiance est un maillon essentiel. Pour elle, Soumaïla Cissé est la fierté du peuple de l’URD et de millions de Maliens épris d’un Mali nouveau.
Pour sa part, Cheick Sadibou N’Daw a invité l’ensemble des femmes et jeunes de Kalaban où lui-même est conseiller municipal, à voter massivement le dimanche 11 août prochain. Il dit avoir une stratégie pouvant inverser la tendance au second tour.
Les intervenants ont successivement déploré les propos de discriminations raciales ou ethniques proférées par certains partisans d’IBK selon lesquels « Soumaïla Cissé est un nordiste qui ne mérite pas le pouvoir ». Ils demandent à l’Etat de prendre toutes les dispositions nécessaires pour sécuriser les opérations de vote au second tour et surtout de supprimer les « bureaux de vote fictifs qui auraient permis d’opérer des votes frauduleux en faveur de celui dont le ministre de l’Administration territoriale voulait proclamer vainqueur avant la proclamation officielle des résultats ».
Après le domicile de Dabara, la délégation s’est rendue au domicile de Mme Coulibaly Filamousso Daou, une autre admiratrice de Dabara à Kalaban Coura. Mme Coulibaly a déjà mobilisé de milliers de femmes à Kalaban et dans le pays Bwa en faveur de Soumaïla Cissé. Avec ces nouveaux électeurs, elle veut assurer une victoire certaine au candidat de l’URD le soir du 11 août prochain.
Ousmane Daou

En vue de l’amélioration des conditions de vote du 11 août : Soumaïla Cissé propose cinq mesures au ministre de l’administration territoriale - maliweb.net

En vue de l’amélioration des conditions de vote du 11 août : Soumaïla Cissé propose cinq mesures au ministre de l’administration territoriale - maliweb.net
Dès le vendredi 2 août, jour de la proclamation des résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat de l’URD, Soumaïla Cissé, a, à travers son mandataire, saisi le ministre de l’administration territoriale, Moussa Sinko Coulibaly pour lui faire des propositions en vue de l’amélioration des conditions du scrutin du 11 août prochain.

SoumiLe candidat de l’URD, arrivé en deuxième position dans cette course qui avait aligné 27 candidats Soumaïla Cissé a commencé sa lettre par remercier d’abord la communauté internationale « qui a permis le recouvrement de notre intégrité territoriale et l’organisation des présentes élections « . De même qu’il a » salué les efforts d’organisation de la part du gouvernement malien et de l’ensemble des acteurs concernés dans un contexte difficile ». Avant de soumettre, dans une correspondance au ministre de l’administration territoriale, » dans un esprit d’amélioration de la transparence « , les propositions suivantes:

 Lutte contre les votes multiples
Pour le candidat de l’URD, dans de nombreux centres de vote, en particulier à Bamako, il a été signalé que des individus entreprenaient les électeurs pour leur remettre des bulletins de vote déjà marqués à l’encre, en faveur d’un candidat, et encastrés les uns aux autres qu’ils devaient mettre dans l’isoloir et ramener le bulletin vierge contre de l’argent. Pour limiter ce phénomène, le candidat de l’URD propose cinq mesures, à savoir :

 I. Veiller à ce que le nombre de bulletins de vote commandés portant des numéros de série soit strictement égal au nombre d’électeurs potentiels conformément à la répartition dans les bureaux de vote (impliquer les mandataires et la CENI dans l’élaboration des colis des bulletins à destinations des centres de vote).

 II. Faire signer chaque bulletin de vote au verso par les deux délégués avant de le remettre à l’électeur pour aller voter et vérifier, en fin de journée, que d’autres bulletins n’ont pas été mis dans l’urne de manière frauduleuse. Cette procédure a déjà été appliquée dans d’autres pays.
 
III. Etablir par bureau de vote une fiche des numéros de bulletins de vote, à faire vérifier et émarger par le président de bureau, les délégués et mandataires des candidats. A la fin de la journée, vérifier que tous les bulletins exprimés correspondent aux numéros relevés dans le bureau et déclarer nul tout bulletin portant un numéro ne correspondant pas à ceux affectés au bureau de vote.
 
IV. Remettre à chaque délégué dans les bureaux de vote une copie du procès-verbal signé.
 
V. L’électeur doit mettre son bulletin dans une enveloppe homologuée par la CENI.

D’autre part, dans sa correspondance, le mandataire de Soumaïla Cissé fait observer qu’il a été découvert un fichier électronique parallèle dans l’ensemble des bureaux de vote comportant 21 985 bureaux de vote ; ce qui fait une différence de 962 bureaux de vote, soit un réservoir de 481 000 électeurs. Enfin, pour le candidat de l’URD, dans le décompte des suffrages exprimés, soit un total de 3 116 720, il a été décelé que 47 520 voix, soit 1,52%, n’ont été attribués à aucun des candidats.

 En conclusion, le mandataire du candidat de l’URD, Mamadou Diawara, dit que la mise en œuvre des mesures susmentionnées » évitera à notre pays des dérives postélectorales « . Rappelons qu’ampliation de ladite correspondance a été faite à la CENI, la Cour constitutionnelle, la DGE et aux partenaires techniques et financiers notamment la Délégation de l’UE, les ambassades de France, des Etats-Unis, la CEDEAO, l’Union Africaine et la MINUSMA.
Mamadou FOFANA

Second tour de l’élection présidentielle : MODIBO SIDIBE APPELLE LES FARE-CNPP A SOUTENIR SOUMAILA CISSE | Mali Actualités

Second tour de l’élection présidentielle : MODIBO SIDIBE APPELLE LES FARE-CNPP A SOUTENIR SOUMAILA CISSE | Mali Actualités
econd tour de l’élection présidentielle : MODIBO SIDIBE APPELLE LES FARE-CNPP A SOUTENIR SOUMAILA CISSE

Le candidat des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (FARE) et de la Convention pour un nouveau pôle politique (CNPP), Modibo Sidibé

Le candidat des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (FARE) et de la Convention pour un nouveau pôle politique (CNPP), Modibo Sidibé, appelle ses militants et sympathisants à voter pour le candidat de l’Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, au 2ème tour de l’élection présidentielle prévu le 11 août. Modibo Sidibé a donné cette consigne au cours d’une conférence de presse animée, hier à son QG.

« Nous tiendrons l’engagement pris conformément à l’idée que nous nous faisons de la vie politique et de son nécessaire renouveau. C’est pourquoi, je déclare ici apporter mon soutien au candidat de l’URD, Soumaïla Cissé », a annoncé Modibo Sidibé, sous les applaudissements de ses militants.
Rappelons que les FARE ont signé en mai dernier, avec d’autres formations politiques, la plateforme de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD) dans laquelle elles se sont engagées à soutenir le candidat du Front pour la démocratie et la République (FDR) le mieux placé au second tour. Le FDR regroupe une quinzaine de partis politiques et associations. Une dizaine de partis regroupés autour de l’URD et de l’ADEMA-PASJ, étaient signataires de la plateforme de l’ARD.
« Nous avons signé un engagement et nous ne pouvons pas donner un mauvais exemple à la génération future. Les FARE ont, avec mon accord, signé la plateforme de l’ARD », a rappelé Modibo Sidibé qui a félicité les membres partis, clubs et associations qui se sont mobilisés autour de sa candidature, lors du premier tour de la présidentielle.

L’ancien Premier ministre a souhaité que le processus engagé s’achève dans la paix et la sérénité conformément aux aspirations de nos populations. « Il est impérieux, pour l’avenir de notre démocratie, que cet élan, cet appétit de démocratie, rencontre de la part des acteurs politiques une offre politique qui rompt avec les pratiques anciennes », a préconisé Modibo Sidibé dont le parti s’est engagé à respecter les résultats des urnes.

Modibo Sidibé est arrivé quatrième au premier tour de l’élection présidentielle avec 4,87% des voix.
Be COULIBALY
Source: L’Essor du 06 août 2013

dimanche 4 août 2013

Mali: Soumaïla Cissé, brillant économiste et farouche anti-putsch en 2012 - DH.be

Mali: Soumaïla Cissé, brillant économiste et farouche anti-putsch en 2012 - DH.be
Ingénieur de formation de 63 ans, Soumaïla Cissé, présent au second tour de la présidentielle au Mali, est un ex-ministre des Finances à la rigueur et la compétence reconnues, mais aussi un farouche opposant au putsch du 22 mars 2012 qui a plongé son pays dans le chaos.
"Je nous invite à nous tenir debout et à exiger la restauration des institutions et le respect des règles républicaines", avait déclaré Soumaïla Cissé deux jours après le coup d'Etat militaire qui a précipité la chute du nord du Mali aux mains de rebelles touareg et de groupes jihadistes.
Cette prise de position et sa participation à une large coalition anti-putsch, le Front pour la démocratie et la République (FDR), lui ont valu d'être brutalement arrêté parmi d'autres par les hommes armés du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef des putschistes.
Il a été blessé lors de cette arrestation, le 17 avril 2012, à son domicile de Bamako, qui a été saccagé, et il a dû aller se faire soigner en France. Il a partagé sa convalescence entre ce pays et le Sénégal pendant plusieurs mois, avant de pouvoir rentrer au Mali.
Aujourd'hui, il appelle "à l'effacement" de la scène de Sanogo et de sa junte, qui ont encore une certaine influence à Bamako.
Battu une première fois à la présidentielle de 2002 par le président Amadou Toumani Touré renversé dix ans plus tard, il était candidat au scrutin qui devait se tenir en 2012 mais qui a été annulé par le coup d'Etat.
Cet homme élégant d'1,75 m environ est originaire de la ville de Niafunké, dans la région de Tombouctou, dans le vaste Nord malien occupé pendant près de dix mois par les jihadistes, mais il est marié depuis 1978 à Astan Traoré, issue d'une famille de notables du Sud.
Soumaïla Cissé a fait des études brillantes et a eu un parcours professionnel et politique exceptionnel qui l'ont conduit jusqu'à la présidence de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) de 2004 à 2011.
Après un diplôme universitaire d'études scientifiques de l'Université de Dakar en 1972, il s'inscrit à l'Université de Montpellier (sud de la France) où il obtient une maîtrise en méthodes informatiques appliquées à la gestion.
"Super ministre"
En 1977, il est ingénieur en informatique et en gestion et major de sa promotion de l'Institut des sciences informatiques de Montpellier. Il est également titulaire d'un certificat d'aptitude d'administration des entreprises obtenu en 1981 à Paris.
En France, après ses études, il a travaillé au sein de grands groupes tels que IBM, Péchiney, Thomson, Air Inter, l'ex-compagnie française des vols intérieurs.
Il rentre au Mali en 1984 et intègre la Compagnie malienne pour le développement de textile (CMDT), colonne vertébrale de l'agriculture et de l'économie du pays. Il est alors considéré comme le chef du "clan CMDT", composé d'intellectuels maliens, bien décidés à jouer un rôle politique dans leur pays.
A l'élection en 1992 d'Alpha Oumar Konaré comme chef de l'Etat, il est nommé secrétaire général de la présidence, puis ministre des Finances, poste qu'il occupera de 1993 à 2000 avant de devenir "super ministre" en charge de l'Equipement, l'Aménagement du territoire, l'Environnement et l'Urbanisme.
En 2002, il est le candidat de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), formation présidentielle et plus grand parti du Mali: il arrive au second tour face à Amadou Toumani Touré qui l'emporte.
Avant de prendre la présidence de la Commission de l'Uémoa, il a créé en 2003 son propre parti, l'Union pour la République et la démocratie (URD) qui deviendra la deuxième force politique à l'Assemblée nationale.
Son parcours le rend crédible lorsqu'il met la jeunesse au centre de ses discours, entend créer "500.000 emplois en cinq ans" et assure: "Le Mali de demain sera un pays émergent. Voilà notre objectif

Après la proclamation des résultats du 1er tour de la présidentielle : Soumaïla Cissé exige que des mesures concrètes soient prises pour juguler la fraude - maliweb.net

Soumi confLe vendredi dernier, après la proclamation des résultats provisoires du 1er tour de l’élection présidentielle, le candidat arrivé deuxième, Soumaïla Cissé a fait une déclaration dans laquelle il a souligné que « l’arbre de la grande mobilisation ne doit pas cacher la forêt de l’impréparation, de la mauvaise organisation et de la fraude qui ont caractérisé le premier tour de l’élection présidentielle ».

Après la proclamation des résultats du 1er tour de la présidentielle : Soumaïla Cissé exige que des mesures concrètes soient prises pour juguler la fraude - maliweb.net

Il a dit qu’il n’acceptera pas que « des entraves soient délibérément multipliées pour empêcher le vote dans les ambassades et consulats ». De même, a-t-il insisté, qu’il ne voudrait pas que les « Maliens présents dans les camps de réfugiés soient privés de leur droit de vote », comme ce fut le cas lors de ce premier tour. Le challenger d’IBK au second tour a dit : « Le 28 juillet dernier, des milliers, voire des dizaines de milliers de Maliens ont erré, pendant des heures, à l’intérieur comme à l’extérieur, sans retrouver leurs bureaux de vote ou leurs noms sur les listes électorales. Je demande que ces ratés, ces dysfonctionnements, cette mauvaise organisation dont la responsabilité incombe au seul gouvernement, soient corrigés avant le second tour. J’exige que des mesures concrètes soient prises pour juguler la fraude en mettant fin au système de vote parallèle et officieux, en sécurisant le bulletin de vote et le processus de dépouillement ».

En terminant, Soumaïla Cissé s’est dit confiant en déclarant : « Notre victoire, la victoire du Mali est toute proche » ; avant de remercier ses alliés qui lui seront d’un apport capital lors du second tour prévu le 11 août 2013. Auparavant, il avait salué les « centaines de milliers d’électrices et d’électeurs dont la confiance » lui a permis d’être présent au second tour de l’élection présidentielle.

Pour ce second tour, il a fait plusieurs propositions pour empêcher la fraude. Parmi lesquelles, la signature par les délégués des deux candidats du bulletin de vote, tout juste avant que celui-ci ne soit remis à l’électeur.

Mamadou FOFANA  pour Maliweb.net

Après la proclamation des résultats du 1er tour de la présidentielle : Soumaïla Cissé exige que des mesures concrètes soient prises pour juguler la fraude - maliweb.net

Soumi confLe vendredi dernier, après la proclamation des résultats provisoires du 1er tour de l’élection présidentielle, le candidat arrivé deuxième, Soumaïla Cissé a fait une déclaration dans laquelle il a souligné que « l’arbre de la grande mobilisation ne doit pas cacher la forêt de l’impréparation, de la mauvaise organisation et de la fraude qui ont caractérisé le premier tour de l’élection présidentielle ».

Après la proclamation des résultats du 1er tour de la présidentielle : Soumaïla Cissé exige que des mesures concrètes soient prises pour juguler la fraude - maliweb.net

Il a dit qu’il n’acceptera pas que « des entraves soient délibérément multipliées pour empêcher le vote dans les ambassades et consulats ». De même, a-t-il insisté, qu’il ne voudrait pas que les « Maliens présents dans les camps de réfugiés soient privés de leur droit de vote », comme ce fut le cas lors de ce premier tour. Le challenger d’IBK au second tour a dit : « Le 28 juillet dernier, des milliers, voire des dizaines de milliers de Maliens ont erré, pendant des heures, à l’intérieur comme à l’extérieur, sans retrouver leurs bureaux de vote ou leurs noms sur les listes électorales. Je demande que ces ratés, ces dysfonctionnements, cette mauvaise organisation dont la responsabilité incombe au seul gouvernement, soient corrigés avant le second tour. J’exige que des mesures concrètes soient prises pour juguler la fraude en mettant fin au système de vote parallèle et officieux, en sécurisant le bulletin de vote et le processus de dépouillement ».

En terminant, Soumaïla Cissé s’est dit confiant en déclarant : « Notre victoire, la victoire du Mali est toute proche » ; avant de remercier ses alliés qui lui seront d’un apport capital lors du second tour prévu le 11 août 2013. Auparavant, il avait salué les « centaines de milliers d’électrices et d’électeurs dont la confiance » lui a permis d’être présent au second tour de l’élection présidentielle.

Pour ce second tour, il a fait plusieurs propositions pour empêcher la fraude. Parmi lesquelles, la signature par les délégués des deux candidats du bulletin de vote, tout juste avant que celui-ci ne soit remis à l’électeur.

Mamadou FOFANA  pour Maliweb.net

Pour un véritable développement durable au mali, avec Soumaïla Cissé pour président Soumaïla Cissé, candidat à la Présidence du Mali mise sur une agriculture durable, l’accès aux services essentiels de l’eau et de l’électricité, les routes, sans oublier l’emploi des jeunes. - maliweb.net

Pour un véritable développement durable au mali, avec Soumaïla Cissé pour président Soumaïla Cissé, candidat à la Présidence du Mali mise sur une agriculture durable, l’accès aux services essentiels de l’eau et de l’électricité, les routes, sans oublier l’emploi des jeunes. - maliweb.net 27 juil 2013
Soumaïla Cissé, candidat à la Présidence du Mali, a toujours témoigné un intérêt réel et profond à la mise en place et au suivi des idées économiques qui favorisent le renouveau, l’emploi, les jeunes, une agriculture durable, l’accès aux services essentiels de l’eau et de l’électricité, les routes, et la connectivité des hommes avec les technologies de l’information. Porteur d’un Mali moderne, il comble un déficit d’analyse sur ces capitaux centraux pour le Mali que sont le capital humain formé, le capital naturel valorisé, le capital physique optimisé. A un moment où les enfants du Mali attendent que leurs initiatives soient entendues, relayées, et libérées que leurs idées soient appuyées, le quatrième capital du dialogue social sera le ciment pour lier ce socle, montrer au monde le vrai visage du Mali, ré-offrir aux Maliens leur droit d’avenir. Ces quatre capitaux que porte M. Cissé sont indispensables au pays pour y redonner du sens et un cap à l’action politique. Ce sont ces quatre capitaux qui fondent l’essor des « émergences durables », ce sont eux dont l’Afrique émergente discute du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ce sont les bases d’une croissance durable de l’Asie aux Amériques. Doté d’une stratégie reposant sur cet équilibre, tout pays peut attirer les meilleurs financements, qui ne sont qu’un moyen au service de buts. L’image mondiale d’un Mali porté par cette stratégie peut changer très vite, tant le capital financier, virtuel, cherche aujourd’hui partout dans le monde à se placer dans les capitaux réels, dont la jeunesse et les ressources du pays constituent les fers de lance. Expérience et courage peuvent définir un modèle sub-sahélien. « Le Mali émergent doit se définir autour de ses propres atouts » Il n’y a en effet pas une mais des émergences, et le Mali émergent doit se définir autour de ses propres atouts, actuels ou atteignables rapidement car les forces vives du pays tendent aujourd’hui vers eux. M. Cissé en propose cinq, qui sont les piliers de son Programme. Le Mali possède des institutions solides ; leur consolidation par une cour des comptes qui mettra fin au dépérissement de l’Etat depuis 20 ans, permettra une forte décentralisation au niveau où se trouvent les initiatives. Une fiscalité locale donnera les moyens de la volonté et les techniques informatiques, éprouvées partout au Sud, rendent la transparence à portée de main à condition que le peuple malien s’en saisisse. Capital social autour d’une société ouverte et capital humain vont de pair, et c’est le second pilier : favoriser la construction d’une société civile responsable et engagée. Libéraliser les medias n’en est que le début et fera sens dans un mécanisme de concertation entre gouvernants, patronat et salariés sur les questions relatives aux opportunités et conditions de travail. Un emploi digne pour tous, voilà ce que méritent des Maliens qui se forment, migrent, accueillent. Toutes les émergences ont accueilli la diaspora et c’est un Mali ouvert dans ses secteurs productifs et créateurs d’emploi que le candidat Cissé propose. Arrêtons-nous un instant sur ce point. Est-ce crédible ? Nous le pensons, nous en sommes certains. Le monde ne connaît pas assez l’Afrique émergente et ses nouveaux modèles, et peut-être les Maliens eux-mêmes peuvent-ils croire avec plus de confiance à l’innovation africaine : aujourd’hui des fonds d’investissement privés pan-africains exercent sur le continent et financent des infrastructures véritablement mises à la disposition du public, avec la garantie souveraine de la Banque Africaine de Développement. Ils attirent des investisseurs par des schémas innovants de » rentabilité » qui reposent au fond sur de véritables économies réalisées pour la nation : substitution des importations agricoles par la production locale, résorption de la facture énergétique par les énergies renouvelables : le Mali ne reçoit-il pas du ciel un pétrole solaire sans équivalent ? Enfin l’Afrique » rentière » a besoin de sa soeur en développement et les Fonds Souverains du continent s’intéressent à l’Afrique de l’Ouest dès que la gouvernance, la technique, la confiance et l’écoute sont à la barre. Il y a aujourd’hui un » moment de l’Afrique » à condition que des Présidents et des nations sachent le capter vite, sans atermoiement et ensemble. Les trois autres piliers en découlent, et leur financement avec. Un Mali en ordre de marche fédérera les trois autres axes que sont la croissance d’une économie compétitive, la mise en place de services sociaux (éducation, santé en premier lieu), la centralité des jeunes et des femmes comme atout véritable pour le pays.L’histoire économique de la croissance, du développement et de l’émergence offre aujourd’hui suffisamment de recul sur les succès et les écueils pour qu’un économiste, ancien banquier central, de la trempe de M. Cissé y puise et pour que l’homme de coeur Soumaïla rassemble au-delà des partis pour offrir à la jeunesse du pays l’occasion de le refonder. Elle y est prête, et cette élection sera la sienne. Par Younoussi Touré, Joël Ruet et Franck Laval. *M. Touré, ancien Premier Ministre du Mali, est Vice-Président de l’Assemblée nationale. *M. Ruet, ingénieur civil des mines, économiste, préside l’Observatoire des Emergents *M. Franck Laval est fondateur de l’ONG Ecologie sans Frontière, initiatrice du Grenelle de l’Environnement. SOURCE: Zénith Balé du 27 juil 2013

Adresse du candidat Soumaïla Cissé après la proclamation des résultats du 1er tour - maliweb.net

Adresse du candidat Soumaïla Cissé après la proclamation des résultats du 1er tour - maliweb.net
Mes chers compatriotes,
Mesdames et Messieurs,
Chers frères et sœurs,
Amis du Mali,
En ce Vendredi saint, 24ème jour du mois béni du Ramadan,  je voudrais, d’abord, rendre grâce à Allah -le Tout Puissant qui a permis que ce jour soit!
Je voudrais, ensuite, saluer les Maliennes et les Maliens de l’Intérieur et de l’Extérieur qui, par leur forte mobilisation ont démontré, le 28 juillet au monde entier, que nous ne désespérons pas  de notre grande Nation et de notre vieux pays.
Je voudrais saluer tout particulièrement les centaines de milliers d’électrices et d’électeurs dont la confiance me permettent d’être présent au second tour de l’élection présidentielle!
Merci à vous, jeunes du Mali, merci à vous, femmes du Mali, merci à toutes celles et à tous ceux qui, par un travail méthodique et inlassable, par leurs sacrifices de tous les instants auront contribué à faire triompher nos idéaux de justice, de liberté, de paix et de prospérité.
Mesdames et Messieurs,
Mes Chers Compatriotes,
L’arbre de la grande mobilisation du peuple malien, le 28 juillet, ne doit pas cacher la forêt de l’impréparation,  de la mauvaise organisation et de la fraude qui ont caractérisé le premier tour de l’élection présidentielle.
En vue du deuxième tour, j’invite  le gouvernement  et les partenaires du Mali à prendre des mesures vigoureuses pour permettre l’expression claire et nette de la volonté du peuple!
Je demande (et j’insiste) que les Maliens présents dans les camps de réfugiés ne soient pas privés de leur droit de vote!
Je n’accepterai pas que des entraves soient délibérément multipliées pour empêcher le vote dans les ambassades et consulats!  J’exige que le droit de vote des Maliens de l’Extérieur soit respecté!
Le 28 juillet dernier, des milliers, voire des dizaines de milliers de Maliens ont erré, pendant des heures, à l’intérieur comme à l’extérieur, sans retrouver leurs bureaux de vote ou leurs noms sur les listes électorales.
Je demande que ces ratés, ces dysfonctionnements, cette mauvaise organisation dont la responsabilité incombe au seul Gouvernement, soient corrigés avant le second tour!
J’exige que des mesures concrètes soient prises pour juguler la fraude en mettant fin au système de bureaux de vote parallèles et officieux,  en sécurisant le bulletin de vote et le processus de dépouillement.

Mesdames et Messieurs,
Mes Chers Compatriotes,
Notre victoire, la victoire du Mali est toute proche!  C’est ma conviction, c’est la conviction de nos alliés, de tous nos alliés auxquels je dis toute la profonde gratitude pour le soutien fraternel qu’ils m’ont apporté!
Ensemble, avec vous, Peuple du Mali, nous restaurerons la paix au Nord,  nous rétablirons la sécurité et la stabilité dans notre pays,
Ensemble,  nous saurons combattre les bandits, les terroristes et le terrorisme.
Ensemble, nous saurons  protéger  nos frontières contre les narco-trafiquants et les professionnels de l’économie criminelle.
Ensemble, nous reconstruirons l’État, un État fort, juste et respecté!
Ensemble, nous relèverons et reconstruirons le Mali!
En avant pour la paix, la sécurité et le développement!
Que Dieu bénisse le Mali!
Je vous remercie.

Mali : le scrutin du 11 août sera une nouvelle élection et non un rajout des voix, selon Soumaïla Cissé candidat de l’URD - maliweb.net

Mali : le scrutin du 11 août sera une nouvelle élection et non un rajout des voix, selon Soumaïla Cissé candidat de l’URD - maliweb.net
Le candidat de l’Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé a affirmé vendredi en début de soirée que le second tour de l’élection présidentielle entre lui et son challenger Ibrahim Boubacar Kéita sera une nouvelle élection et non un rajout des voix.

Soumaila Cissé et Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK, candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), sont entrés dans le deuxième tour de l’élection présidentielle malienne qui devrait se tenir le 11 août, a affirmé vendredi le ministre malien de l’Administration territoriale, le colonel Moussa Sinko Coulibaly.

IBK a remporté 39,24% des voix exprimées au premier tour, tenu le 28 juillet, contre 19,49% pour Cissé.

Face à la presse pour la première fois, après qu’il eut été déclaré au second tour de la présidentielle, M. Cissé a formulé un certain nombre de doléances.

Répondant à une question de savoir comment il compte changer la tendance au deuxième tour face à IBK, M. Cissé a déclaré : « Le second tour de l’élection présidentielle du 11 août sera une nouvelle élection. Il n’ y aura pas de voix à rajouter. »

Par ailleurs, M. Cisséa a « demandé et insisté que les Maliens présents dans les camps de réfugiés ne soient pas privés de leur droit de vote ».

Le candidat présidentiel a « exigé que des mesures concrètes soient prises pour juguler la fraude en mettant fin au système de bureaux de vote parallèles et officieux, en sécurisant le bulletin de vote et le processus de dépouillement ».

Celui-ci a aussi affirmé quil y a eu « un nombre très élevé de bulletins nuls, plus de 400 000″, regrettant « le fait que des vrais bulletins de vote aient circulé avant le jour du scrutin du 28 juillet dernier » et souhaitant « que pour le second tour, chaque bulletin de vote soit signé par deux délégués de chacun des deux candidats, puisque nous ne sommes plus que deux ».

« Nous n’accusons pas, mais nous apportons des solutions », a ajouté le candidat de l’URD