mardi 23 avril 2013

Le candidat de l’URD à Abidjan : Soumi reçu par le président ivoirien, ce mardi | Mali Actualités

Le candidat de l’URD à Abidjan : Soumi reçu par le président ivoirien, ce mardi | Mali Actualités

Après le Sénégal, le Burkina Faso, le Président de l’Union pour la République et la Démocratie continue sa tournée ouest africaine qui l’a conduit à Abidjan. Dans la capitale ivoirienne, « Soumi » comme l’appellent affectueusement ses fans, aura un entretien, aujourd’hui, avec le président du pays du café et du cacao. En l’absence du Premier ministre en mission, selon nos informations, il devrait rencontrer dans la même mouvance le président de l’Assemblée nationale Guillaune Soro. Il a aussi eu des rencontres avec la colonie malienne en Côte d’Ivoire.

Soumaila CisséSoumaila Cissé
Très prolifique en initiatives, Soumi entend profiter de ce voyage dans le pays de Feu – Félix Houphouët Boigny pour tâter le pouls de l’électorat malien en RCI. Une délégation

Présidentielle : URD et UMAM, ENSEMBLE POUR LA CONQUÊTE DU POUVOIR | Mali Actualités

Présidentielle : URD et UMAM, ENSEMBLE POUR LA CONQUÊTE DU POUVOIR | Mali Actualités

L’URD (Union pour la République et la démocratie) et l’UMAM (Union des mouvements et alliances pour le Mali) se sont inspirés du vieil adage « l’union fait la force » pour

lundi 22 avril 2013

Présidentielle 2013 : SoumailaCissé prend une longueur d’avance | Mali Actualités

Présidentielle 2013 : SoumailaCissé prend une longueur d’avance | Mali Actualités

Le candidat de l’URD à la présidentielle de 2013, SoumailaCissé, prend son envol avant le lancement du sprint final. Deuxième force parlementaire et municipale du pays après l’ADEMA, l’URD bénéficie d’une assise nationale indiscutable. Dans la perspective de l’élection présidentielle de juillet, son candidat ne cesse de susciter des ralliements au détriment des forces politiques adverses.

Soumaila Cissé et Younouss Touré (photo archives)Soumaila Cissé et Younouss Touré (photo archives)
Il y a quelques semaines, 2 députés de SADI et une centaine de conseillers municipaux de SADI et du RPM, essentiellement venus de la région de Sikasso, ont rejoint l’URD. La semaine

Présidentielle 2013 : L’URD et l’UMAM scellent une alliance politique - maliweb.net

Présidentielle 2013 : L’URD et l’UMAM scellent une alliance politique - maliweb.net


Les présidents Jeamille Bittar et Younoussi Touré lors de la cérémonie d'alliance
Les présidents Jeamille Bittar et Younoussi Touré lors de la cérémonie d’alliance
Le samedi 20 avril 2013, à Azalaï Grand Hôtel de Bamako, l’Union pour la République et la Démocratie (URD) et l’Union des Mouvements et Alliances pour le Mali (UMAM) ont signé une plate-forme d’alliance politique dans la perspective de l’élection présidentielle du 7 juillet prochain. Une alliance qui pourrait éventuellement conduire les deux formations politiques vers une fusion. Le document a été signé par l’honorable Younoussi Touré, président de l’URD et Jeamille Bittar, président de l’UMAM. Nous vous livrons ici les termes de cette plate-forme :
Plate-forme d’alliance politique
Entre d’une part, l’Union des Mouvements et Alliances pour le Mali (UMAM)
et d’autre part, l’Union pour la République et la Démocratie (URD)
Préambule :
Après une analyse approfondie de la situation politique actuelle du pays,
  1. Conscients de l’attachement du peuple malien à la

vendredi 19 avril 2013

Le parti de Soumaïla Cissé s’agrandit dans le cercle de Kati : Un député et des maires ADEMA et RPM ont rejoint les rangs de l’URD | Mali Actualités

Le parti de Soumaïla Cissé s’agrandit dans le cercle de Kati : Un député et des maires ADEMA et RPM ont rejoint les rangs de l’URD | Mali Actualités

 Depuis quelques mois, on assiste à l’arrivée massive d’élus de différentes formations politiques dans les rangs de l’URD. Toute chose qui atteste du dynamisme qu’affiche cette formation politique à la veille de la présidentielle du 7 juillet prochain, où son candidat, Soumaïla Cissé, est attendu sur le terrain.

C’est un homme populaire et un grand mobilisateur qui a décidé, il y a de cela quelques semaines, d’aller, avec armes et bagages, grossir les rangs du parti de la poignée de main à l’Assemblée nationale. Il s’agit de l’honorable Lassana Traoré, élu dans le cercle de Kati, qui a démissionné, le 15 janvier dernier, de l’ADEMA pour rejoindre, il y a de cela quelques jours, les rangs de l’URD. Dans une lettre adressée à la section ADEMA de Kati, l’honorable Lassana Traoré évoque les raisons de son départ définitif de l’ADEMA-PASJ : « les pratiques et méthodes de gestion peu orthodoxes en cours dans la ruche, depuis un certain temps, ne sont pas compatibles avec ma conviction et l’idée que je me fais désormais de la politique. C’est pour cette raison, qu’en toute sincérité, j’ai décidé de mettre, sans amertume ni regret, un terme à toute forme de militantisme au sein de cette formation « . L’arrivée au sein du parti de la poignée de main de cette personnalité incontournable dans le cercle de Kati est, incontestablement, un coup dur pour le parti de l’abeille qui vient d’investir, le week-end dernier, son candidat à la prochaine élection présidentielle. En plus du populaire député de Kati, d’autres élus ADEMA et RPM ont claqué la porte de leurs partis respectifs pour rejoindre les rangs de l’URD. Il s’agit, entre autres, de la déléguée RPM au Conseil de cercle de Kati, Fatoumata Fofana, des maires RPM officiant dans la commune de Gnouma Makana, Kabassan Kéïta, Bourama Kéïta, et du maire ADEMA Nambougari Kéïta de la même commune. Des saignées opérées dans les rangs de ces partis et qui vont, indéniablement, fortifier l’URD dans sa conquête du pouvoir. Des adhésions qui vont se poursuivre, dans les jours à venir, dans tout le cercle de Kati, assure-t-on du côté de l’URD. Rappelons que l’URD a récemment accueilli plusieurs centaines de cadres et militants démissionnaires du parti SADI et d’autres formations politiques dans la région de Sikasso. Toutes ces nouvelles adhésions renforcent sérieusement le parti de la poignée de mains, dans la perspective des prochaines élections. Mamadou FOFANA & Bruno D SEGBEJI L’independant

jeudi 18 avril 2013

Mme N’Diaye Aïssé Keïta, 1ère vice-présidente du Mouvement National des Femmes de l’URD : « Nous présenterons un seul candidat : Soumaïla Cissé » | Mali Actualités

Mme N’Diaye Aïssé Keïta, 1ère vice-présidente du Mouvement National des Femmes de l’URD : « Nous présenterons un seul candidat : Soumaïla Cissé » | Mali Actualités

L’absence de candidatures féminines à cette présidentielle, l’organisation de cette élection dans les délais impartis, la mise en place de la Commission Dialogue et Réconciliation », le portrait-robot du prochain président de la République…

Tels sont, entre autres, les thèmes abordés dans cette interview par Mme N’Diaye Aïssé Keïta, 1ère vice-présidente du Mouvement des femmes de L’URD. Mais aussi, président des femmes de la commune VI de Bamako

Votre parti politique, comment se porte t-il ?

L’URD se porte bien!
Serez-vous candidate à la présidentielle de juillet prochain ?
Non !
Selon vous, peut-on tenir ces élections dans ce délai ?
Pourquoi pas ! Tout est question d’organisation
Votre parti politique présentera t-il un candidat ou soutiendra t-il le candidat d’un autre parti politique ?
Nous présenterons un et un seul candidat : Soumaila cissé
Quel message avez-vous pour les femmes, à trois mois du premier tour de l’élection présidentielle ?
Le message est que les femmes doivent se mobiliser, massivement, car leur rôle est déterminant dans ces élctions.
Et elles doivent se présenter comme candidate aux élections législatives qui s’annoncent.
Le gouvernement vient de mettre en place « la Commission Dialogue Réconciliation ». Selon vous, peut-on et doit-on discuter avec le MNLA ?
Tout d’abord je félicite le gouvernement pour avoir tenu compte des doléances des femmes, en nommant Mme Oumou Touré comme vice-présidente ; qu’elle trouve ici toutes mes félicitations et encouragements. Le dialogue est nécessaire pour que tous les fils de ce pays se retrouvent et analysent ensemble les erreurs commises, par les uns et les autres. Avant d’esquisser les solutions.
Et si on vous demandait de brosser le portrait-robot du futur président de la République, que direz-vous ?
Il doit être un homme intègre plein d’humilité, un patriote convaincu, un rassembleur.
Doit-il être un « Homme neuf et jeune » ou issu de la vieille garde politique ?
Cela dépendra des urnes. L’important, c’est qu’il y ait des élections crédibles, libres et transparentes
Votre dernier mot ?
Unissons-nous pour sauver ce grand pays qu’est le Mali
Propos recueillis par Aïssata DIARRA

lundi 15 avril 2013

“Comment le Mali peut sortir de la crise…"“Comment le Mali peut sortir de la crise…" - Nettali | Le quotidien exclusivement sur le Net

“Comment le Mali peut sortir de la crise…" - Nettali | Le quotidien exclusivement sur le Net
Même s’il n’est pas officiellement encore investi par son parti, l’Union pour la République et la démocratie, qu’il dirige, Soumaïla Cissé semble déjà bien calé sur les startingblocks...


... à trois mois de l’élection présidentielle malienne, prévue le 7 juillet prochain. Pour l’ex-Président de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), la situation qui prévaut au Mali doit être dépassée, après une élection libre et transparente, dans un contexte marqué par la présence d’armées de plusieurs pays, dont la France, ancienne puissance colonisatrice. Tournée depuis 2003, la page de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA/PASJ), parti dont il fut le secrétaire général, Soumaïla Cissé, en séjour à Dakar depuis quelques jours, décortique sous toutes ses facettes, la crise malienne. Pour ce candidat malheureux de la présidentielle malienne de 2002, tout est à reconstruire : les Institutions, le rapport du citoyen au bien public, l’unité nationale et l’Armée malienne. Il évoque dans cette interview exclusive accordée à EnQuête tous ces sujets, avec un brin de réalisme et de lucidité. Bien loin de tout discours nationaliste et sectaire…
EnQuête : vous êtes rentré dans votre pays, après une longue absence liée au coup d’Etat militaire du 22 mars 2012. Comment s’est passé votre retour à Bamako que vous aviez quitté dans des conditions difficiles ?
Soumaïla Cissé : Il faut dire que j’avais quitté mon pays, le Mali, dans des conditions vraiment dramatiques. J’ai été agressé (Ndlr, par des militaires) de façon violente au moment du coup d’Etat. Je suis parti sur une civière, ensuite j’ai été interné dans un hôpital à Paris où des soins m’ont été administrés. J’y suis resté en convalescence pendant plus sept mois. On m’avait blessé à la tête et j’avais la main déchiquetée. Ensuite j’étais entre Dakar et Paris. Mais comme la situation politique et sécuritaire semblait s’améliorer, je suis revenu pour une quinzaine de jours à Bamako. Nous sommes en état d’urgence et donc on m’a réservé un accueil très simple, le plus sobre possible parce qu’il faut tenir compte de la situation actuelle dans mon pays.
Vous avez été agressé, comme vous dites, lors des événements du 22 mars 2012. Vous avez donc expérimenté la violence dans votre chair. Comment avez-vous vécu psychologiquement tout cela ?
Psychologiquement, il faut un bon psychologue pour vous le dire (Rires). Disons que cela faisait presque une dizaine d’années que j’étais hors de mon pays. J’étais président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Je suis rentré au Mali en décembre 2011, le coup d’Etat est arrivé en mars 2012, donc je ne me sentais en rien concerné par tout ce qui s’était passé avant. Ni de façon positive, ni de façon négative.
Donc pour nous, ça a été une surprise totale. Mais j’avais mis ça sur le compte de la confusion, parce que le 22 mars, tous les responsables politiques ont été violentés. Et après ça, je me suis d’ailleurs réfugié à l’ambassade du Sénégal durant quelques semaines, puis j’en suis ressorti. J’ai participé ensuite aux discussions de Ouagadougou. Mais à mon retour, j’ai encore été agressé. Cette foi-ci, j’ai pensé que ce n’était pas un hasard et j’ai été sérieusement blessé. J’ai été arrêté et gardé à la cargaison de Kati pendant quelques jours. Après, j’ai été évacué dans des conditions très difficiles pour des soins en France.
Aujourd’hui, quelle est la situation réelle au Mali ?
Il faut analyser la situation selon plusieurs volets. Sur le plan de la guerre et de la situation sécuritaire, avec l’intervention française, je peux dire qu’il y a un chemin d’espoir. Petit à petit, on peut penser maintenant que la crise militaire va aller vers sa fin et que le combat contre les jihadistes est sur le point d’être gagné définitivement. Cela n’empêchera pas peut-être quelques poches d’insécurité, avec des éléments qui vont encore résister, mais je pense honnêtement que le gros du travail est fait et qu’il a besoin d’être consolidé par les troupes africaines et l’armée malienne.
Après cela, il faut ramener le problème à la crise politique et sociale au Mali. Et pour ça, il faut régler le problème d’abord à travers un dialogue politique pour trouver les solutions. Une commission est en train d’être mise en place. Il faudra faire en sorte que les communautés puissent se parler, s’accepter, se pardonner. Il faut vraiment définir une bonne charte pour vivre ensemble, pour qu’on se retrouve sur les mêmes bases, qu’on ait les mêmes réflexes, ça c’est important.
Le Mali est-il réellement engagé sur cette voie-là ?
(Avec fermeté). Je pense qu’il n’y a pas d’autre voie que celle-là. Cela interpelle tous les Maliens et ce n’est pas l’affaire d’un groupe ou d’un autre. Chacun de nous doit s’y mettre, chacun doit pouvoir agir là où il a un minimum d’influence. Je pense que c’est possible, que c’est faisable. Cela peut prendre un temps, mais il n’y a pas d’autre issue, si on veut vraiment reconstruire le pays tel qu’on l’a connu avant. Ensuite, il faut bien sûr se lancer dans les élections, les faire le plus rapidement possible, pour nous remettre sur nos pieds et communiquer de façon normale avec la communauté internationale. Et reconstruire le tout.
Le Mali est historiquement connu pour être un pays très fier de lui-même. Où est donc passé la fierté malienne, avec l’intervention de l’Armée française sur les terres d’un héros comme Soundjata ?
Vous savez, pour parler du Mali, il faut des semaines pour le faire parce qu’il faut savoir quand cela commence. C’est un vieux pays, qui a de vieux réflexes, qui a un passé glorieux et vous avez raison. Il y a une certaine fierté qui se dégage. Mais je crois que dans l’histoire du monde, l’histoire de tous les pays, vous avez des périodes de creux et des périodes qui sont plus fastes. Ce qui est important, c’est d’arriver à les dépasser, de faire en sorte que les populations puissent se mobiliser, les leaders se mettre devant, pour dire que ce n’est qu’une parenthèse et qu’il faut vite la fermer. C’est comme cela qu’il faut voir les choses. Se faire aider par d’autres pays n’est pas un crime, l’important est de ne pas rester dans cette dépendance. Il faut pouvoir en sortir et prendre les choses en main soi-même, que ce soient nos propres forces qui puissent nous propulser vers l’avant.
On insiste. Comment les Maliens, les intellectuels, les élites politiques ont perçu par exemple les images d’un François Hollande se promenant dans un pays dans le désarroi avec des populations qui criaient : “Vive le France”. On a l’impression d’être retourné à la colonisation ?
(La mine grave). Je crois que ce sont des choses qu’il faut dépasser. La preuve, nous sommes habillés en Français, nous sommes en train de nous exprimer en Français. Il faut savoir comment gérer son histoire. Notre histoire n’est pas toujours forcément l’histoire de Samory ou de Soundjata Keïta. Nous sommes des contemporains de François Hollande. Nous puisons dans le savoir mondial et ce savoir mondial est aussi notre histoire. Je ne ressens aucun complexe dans le fait de se faire aider pour dépasser une situation qui n’est pas bonne. Ce ne sont pas des colonisateurs.
Je crois qu’aujourd’hui, on a les moyens de régler la marche de notre pays vers un avenir meilleur. On accepte cela sans complexe, même si on aurait bien voulu le faire nous-mêmes. Même ceux qui nous aident, Hollande et son armée, se font aider par d’autres. Je crois que c’est cela l’histoire du monde et qu’il faut vivre avec son temps, comprendre qu’avec son temps, il y a des défis qui sont des défis mondiaux. Si tous les pays africains viennent, c’est une solidarité africaine, mais tous ces pays sentent aussi la menace. Donc ce défi devient un défi mondial. A partir de là, il faut aborder les choses le plus simplement possible et essayer de faire face à la situation.
La menace terroriste n’a-t-elle pas été exagérée vu la rapidité avec laquelle les troupes françaises et africaines ont avancé sur le terrain et neutralisé les groupes actifs dans le Nord Mali ?
Non, non…. Je crois que nos armées sont mille fois plus faibles que l’Armée française. La plupart de nos armées, même si elles ont les hommes, n’ont pas le matériel, n’ont pas la logistique qu’il faut. Alors que ceux qui sont en face sont revenus de Libye avec du matériel très sophistiqué, des armes bien sûr, mais aussi de la nourriture et tout ce qu’il faut pour attaquer. Donc, il ne faut pas penser que la menace n’était pas sérieuse. Même les Français ont fait face à une résistance beaucoup plus sérieuse qu’ils ne le pensaient eux-mêmes. Il y a eu des avions Rafales qui ont quitté le Tchad pour venir au combat, il y a eu des hélicoptères de combat qui étaient là. Il a fallu du matériel sophistiqué de détection, des lunettes pour voir la nuit, etc. Aucun de nos pays ne dispose de ces outils de guerre.
L’élection présidentielle est prévue le 7 juillet 2013. Cette date serat-elle maintenue dans le contexte de crise actuelle ?
Je ne peux pas répondre à la place du gouvernement. Le gouvernement doit avoir des éléments pour fixer la date, en tenant compte du niveau de préparation technique, des ressources financières disponibles. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y a un certain nombre de défis qui sont importants à relever et qui me paraissent des conditions à remplir pour avoir une élection crédible, crédible pour les Maliens, crédible pour la communauté internationale. Je pense honnêtement qu’il faut d’abord essayer de mettre cette élection sous un mandat international, que ce soit l’Onu ou l’Union africaine, pour qu’il y ait une sorte de certification internationale.
La deuxième chose, il faut que les conditions de sécurité existent, pour que les candidats eux-mêmes puissent faire campagne et qu’ils ne restent pas dans leur salon.
La troisième chose qui me paraît indispensable, c’est que puisse voter une masse critique de citoyens, faire voter les gens des grandes villes, faire voter dans des lieux sécurisés, faire en sorte que le maximum de réfugiés puissent rentrer, pour que vraiment l’élection ne soit pas une élection uniquement au Sud, pour que l’unité nationale s’en ressente. Ensuite, il y a les problèmes techniques, la carte électorale, les affiches électorales, que l’ensemble des acteurs se sentent concernés et acceptent ce schéma et ce cadre global. A partir de là, les élections pourraient se faire. Ce qui est important, c’est qu’elles se fassent le plus rapidement possible.
Tout le monde s’est engagé pour le mois de juillet, mais je ne peux pas vous dire si ce sera maintenu. Je crois qu’il faut avoir des points de contrôle, avoir une feuille de route, un agenda bien précis et au fur et à mesure, voir ce qu’il y a lieu de corriger et s’il faut décaler ou pas. Ce sera, dans tous les cas de figures, une élection sous haute surveillance militaire. Tout dépend du niveau sécuritaire qu’on aura atteint d’ici là. Car, quand on est à l’extérieur, on s’imagine plus les choses que quand on est devant la réalité. A Bamako, on ne sent même pas la présence de troupes. Mais je pense qu’à Gao, il y a des jours avec et des jours sans. L’important, c’est que le jour de l’élection, on ait une fluidité réelle. On va faire avec l’armée. Que ce soit avec l’armée malienne ou avec les casques bleus, il est sûr que les conditions de sécurité sont extrêmement importantes à garantir pour avoir un bon scrutin.
L’armée ne sera-t-elle pas un frein au retour à la démocratie ?
Je crois qu’il y a un état réel de coup d’Etat qui date d’un an. On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas eu de coup d’Etat. On s’est battu pour revenir à une légalité constitutionnelle, ce qui nous vaut aujourd’hui d’avoir un président intérimaire, d’avoir une Assemblée nationale qui fonctionne. Donc il nous faut aussi régler ce problème-là. Il est évident que l’armée a aujourd’hui intérêt qu’on aille aux élections, elle en fait partie, la junte est partie prenante. Plus concrètement, l’armée malienne va-telle accepter de retourner dans les casernes ? L’armée doit retourner dans les casernes. Il faut l’y aider.
Et si elle ne le veut pas ?
Si elle ne veut pas, je n’en sais rien. Il faut l’y aider. Je crois qu’aujourd’hui, il faut les valeurs de la République, il faut une armée républicaine, il faut travailler à cela. C’est ce qui est souhaitable. On va tous travailler à cela.
L’ancien président malien, Amadou Toumani Touré, est là au Sénégal. L’avezvous rencontré ?
Le président ? Oui, il est là. Je pense qu’il se repose. C’est tout ce que je peux dire.
Pourra-t-il jouer un rôle dans le futur, dans la résolution de la crise politique ? Et quel rôle, le cas échéant ?
C’est un Malien comme les autres. C’est à lui d’apprécier ce qu’il peut faire et aux Maliens de savoir s’ils ont besoin de lui ou pas. Je ne peux pas répondre.
On évoque pourtant son niveau de responsabilité dans ce qui est arrivé…
Je crois que quel que soit le président, lorsqu’il y a un coup d’Etat contre lui et qu’il perd le pouvoir, il est responsable parce qu’il n’aura pas su garder le pouvoir. Ce qui est important aujourd’hui, c’est de voir comment se projeter dans l’avenir. Qu’est-ce qu’il faut faire pour que la situation antérieure ne revienne pas ? Qu’est-ce qui a manqué ? Qu’est-ce qu’il faut corriger pour éviter au Mali de connaître à nouveau cette situation ? Je crois que c’est cela qui nous interpelle aujourd’hui. C’est très facile, une fois qu’on a perdu le pouvoir, de dire c’est telle raison ou telle autre.
Il est beaucoup question de la corruption des élites politiques et militaires maliennes...
Moi, je ne suis pas juge. Vous savez, entre ce qui se dit dans la rue et ce qui est réel, moi je ne rentre pas dans ces considérations, parce que ce sont des jugements de valeur. Dire qu’un tel est corrompu, qu’un tel ne l’est pas. Je ne dis pas que c’est vrai ou que c’est faux. Je ne rentre pas dans ces choses-là. Je ne peux pas dire que c‘est vrai ou c’est faux. Je ne rentre pas dans ces détails-là.
Le niveau de pauvreté au Mali favorise quand même la corruption.
Ça, je peux en parler. C’est deux choses bien différentes. Nos pays sont très pauvres et dans toute l’Afrique de l’Ouest, il n’y a qu’un seul pays émergent, c’est le Cap-Vert, alors qu’il y a le Nigeria, la Côte d’Ivoire. Vous voyez ! Faut-il alors dire que tout le monde est corrompu ?
En tant qu’ancien ministre des Finances, ex-président de l’Uemoa, vous ne pouvez pas nier que la déliquescence de nos économies a un impact sur les crises qui affectent nos institutions…
(Il coupe…). Oui, on a des difficultés réelles, il faut bien l’avouer. Je vous donne l’exemple de nos armées. J’ai été ministre des Finances. Nous sommes dans des programmes d’ajustement depuis une trentaine d’années. Pendant ces trente ans, on privilégie quoi ? On privilégie l’Education, la Santé, les Infrastructures, etc. Nous limitons les déficits budgétaires à 3, 4, 5% et quand on arrive au bout du compte, il reste quoi pour les dépenses de souveraineté que sont Affaires étrangères, Justice et Armée ? Environ 3% du budget ! Et pendant 30 ans, nos armées n’ont été ni formées ni éduquées. Et forcément elles se retrouvent en situation de déliquescence réelle, parce que nos priorités étaient ailleurs. Et chacun de nous a pensé pendant longtemps que nos armées n’ont presque pas de raison d’être, parce qu’il n’y a pas de menace extérieure et elles ne vont pas se battre entre elles. Vous voyez ainsi comment on a laissé filer un certain nombre de choses.
Oui mais la corruption ?
Cela dit, les problèmes de corruption et autres, il faut les régler. Je crois que dans chaque pays, il existe un cadre pour cela. Au Mali, existe une structure très forte de vérificateurs, calquée sur le système canadien. Dans chaque pays, il y a une Inspection générale d’Etat, une Inspection des finances. Les éléments et les lois sont en place. Au Mali, quand vous détournez 10 millions, vous êtes passible de la peine de mort. Ce qui nous interpelle, c’est la gouvernance elle-même. Il faut qu’elle se fasse, que la justice soit une justice propre, que chaque citoyen se sente concerné par la marche globale de la société. Quand on brûle un feu rouge, quand on donne mille francs à un policier ou à une infirmière, personne ne pense à la corruption. C’est une corruption qui mine la société, que nous voyons dans toutes les rues de nos villes. Ce qui est clair, ce qu’on dénonce, c’est l’appel d’offres mal fait. Mais nous sommes en train de nous asseoir sur le lit de la corruption. Il faudrait une enquête de proximité pour bien analyser le phénomène, savoir ce qui s’est passé, qu’est-ce qui a fait que les choses qui nous paraissaient les plus solides ont pu éclater à un moment donné. Ce recul-là, il faut se le donner pour pouvoir mieux expliquer le phénomène. Vous voulez un papier, avec 1000 ou 2000 francs, vous l’obtenez. Ça, c’est un problème qui mine toutes les sociétés africaines et il faut aussi y faire face. Ce n’est pas seulement l’élite...
Si vous êtes élu, vous allez vous intéresser à ces causes profondes et essayer de leur trouver solution ?
Je crois qu’il faut d’abord attendre pour voir comment ça va se passer. Je suis dans un groupe, je suis dans un parti. Il faut d’abord savoir qui sera candidat et qui ne va pas l’être. Il le sera sur la base d’un programme qui sera là, ce programme sera soumis aux électeurs. Et de là, tout sera déroulé en fonction du choix des électeurs. Que je sois candidat ou pas, c’est une question qui m’interpelle en tant que Malien, parce que j’en ai souffert dans ma chair, j’en ai souffert dans ma tête et je continue à en souffrir, parce que c’est mon pays. Donc, à partir de là, chacun doit s’intéresser aux causes profondes qui ont conduit l’Etat malien à cette déliquescence.
Mais en même temps, je me dis que ce qui est arrivé au Mali peut arriver à d’autres pays, qu’il y a des pays dans des situations beaucoup plus graves. Il y a des pays qui ont disparu. Donc, à un moment donné, il faut considérer cela comme un accident, arriver à l’arrêter, à le circonscrire et trouver les moyens pour repartir. C’est cela qui est le plus important que continuer à pleurnicher sur notre sort. Il faut trouver les moyens de sortie de crise, les moyens de donner de l’espoir et continuer d’avancer.

jeudi 28 mars 2013

Quête des militants pour les élections de 2013 : La grande moisson de Soumi démarre en trombe - maliweb.net

Quête des militants pour les élections de 2013 : La grande moisson de Soumi démarre en trombe - maliweb.net
C’est dans la grande ferveur que l’Union pour la République et la démocratie (Urd) a accueilli, le 20 mars 2013, de nouveaux adhérents venus de divers horizons politiques. Cette cérémonie d’adhésion, qui a eu pour cadre le Grand Hôtel de Bamako, était placée sous l’égide du président du parti, Younoussi Touré, également président de l’Assemblée nationale du Mali. C’était en présence des membres du Bureau politique national de l’Urd et du porte-parole des nouveaux adhérents, Daouda Moussa Koné. L’invité- surprise étant le président d’honneur du parti Soumaïla Cissé, candidat à la présidentielle de 2013.
Soumaila Cissé
Soumaila Cissé
Depuis maintenant plus d’un an, notre Nation est confrontée à une situation extrêmement difficile en raison de la crise socio-politique et sécuritaire. Cette crise a affecté l’Etat, biaisé le débat politique au cours duquel beaucoup de militants ont connu des frustrations et l’incompréhension du fait qu’on s’éloignait fondamentalement des principes de base et des valeurs républicaines. C’est en ces moments, pendant que nos amis africains et français sont en train de verser leur sang pour notre liberté, que nous devons nous atteler au rassemblement, au dialogue et à la réconciliation, dans le strict cadre républicain.
Dans cette optique, certains cadres et hommes politiques (principalement du parti Sadi, du Cnid, du Rpm, du Mpr et du Pdes) et leurs camarades ont décidé de prendre leur destin en main, pour tenter d’autres options possibles, afin de contribuer de manière positive à la construction nationale, dans la logique du respect des valeurs républicaines.
A en croire le porte-parole des nouveaux adhérents, Daouda Moussa Koné, ces cadres et hommes politiques ont porté leur choix sur l’Urd pour deux raisons fondamentales. D’abord parce qu’ils pensent que l’Urd est un parti fédérateur, démocratique, républicain et un parti d’écoute. Ensuite, parce qu’ils partagent avec cette formation politique un certain nombre de valeurs dont le patriotisme, la probité morale, la justice sociale, la transparence et la rigueur dans le travail. «En décidant d’adhérer à l’Urd, les militants ici présents, par ma voix, s’engagent à aider à l’élargissement et au renforcement de la base du parti dans les communes de leur ressort, en vue d’atteindre ses objectifs, tout en respectant la discipline au sein du parti.»
Relevons que ces nouveaux adhérents à l’Urd viennent des cercles de Kayes, Kita, Kolondiéba, Bougouni, Yanfolila, Ségou, Baraouéli, San, Kôrô, Macina, Niono, Markala, Douentza, Téninkou, Gao, Ansongo, Kidal, ainsi que des Communes II, V et VI du District de Bamako. Au total, à ce jour, ils sont 178 responsables, tous partis confondus dont 2 députés, 54 conseillers municipaux, 27 membres de Comité central, 95 membres de Bureau de coordination. Une belle moisson dont s’est réjoui Younoussi Touré, tout en arguant que c’est là une preuve du dynamisme de l’Urd et un bel acquis pour le probable candidat du parti, Soumaïla Cissé.
Ce dernier qui était d’ailleurs l’invité-surprise à cette cérémonie, tout en remerciant le Bureau politique national de l’Urd pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, a rappelé qu’au cours de son séjour en France, le président de l’Urd, Younoussi Touré ainsi que Dioncounda Traoré, Diango Cissoko, Tiéblé Dramé, Mountaga Tall et Iba N’Diaye lui ont rendu visite. Il souligné qu’en quittant le Mali, après son agression par des militaires, il avait eu le soutien de la France, du gouvernement du Mali et de l’ex-Premier Ministre Cheick Modibo Diarra.
Il avait poursuivi : «Ce qui est important aujourd’hui, c’est l’avenir du Mali. Nous voulons consolider notre démocratie. La démocratie de demain nécessite pour nous des élections crédibles et transparentes. Le défi majeur pour le Mali est non seulement d’organiser les élections, mais aussi de parvenir au dialogue et à la réconciliation nationale, afin d’apaiser les cœurs et les esprits, et de reconstruire le pays».
Bruno LOMA

Soumaïla Cissé, candidat de l’Urd à l’élection présidentielle : «S’il plaît à Dieu, le Mali ira de l’avant» - maliweb.net

Soumaïla Cissé, candidat de l’Urd à l’élection présidentielle : «S’il plaît à Dieu, le Mali ira de l’avant» - maliweb.net Invité-surprise de la cérémonie d’adhésion de militants des partis Sadi, Mpr, Rpm, Cnid et Pdes à l’Urd, le mercredi 20 mars 2013, Soumaïla Cissé en a profité pour échanger avec les militants de son parti. C’était au grand hôtel de Bamako. En marge de ces retrouvailles au sein du parti de la poignée de main, nous avons réalisé une interview avec le candidat de l’Urd à l’élection présidentielle de 2013.
Soumaila Cissé s'adressant aux participants.
Soumaila Cissé s’adressant aux participants.
Quel sentiment vous anime après ce retour au bercail ? Soumaïla Cissé : Je remercie tout d’abord les militantes et militants de l’Urd, pour leur accueil. Je voudrais les remercier parce que ça fait un an que je suis hors du pays, et pendant ces longs mois, j’ai eu le soutien de tous les Maliens mais aussi leur accompagnement. Il n’y a pas de jour où je n’ai reçu un coup de fil de Maliens, qu’ils soient au Mali ou à l’extérieur. Des anonymes que je ne rencontrerais jamais dans la vie, qui m’ont témoigné leur sympathie et souhaité un bon rétablissement. Je voudrais dire à tous ces anonymes, merci du fond du cœur. Je voudrais remercier le bureau exécutif national de l’Urd, notamment le président Younoussi Touré, qui m’a rendu visite au moins une dizaine de fois. Je voudrais le remercier très sincèrement et tous ceux qui sont venus me voir. Au nombre de ceux-ci, il y a des militants de l’Urd, mais également beaucoup de responsables politiques d’autres partis politiques du Mali, qui ont mis en avant la solidarité, la compassion, l’amitié et les valeurs qui réunissent tous les Maliens. Il y a des moments où la politique, on la met de côté, l’aspect humain des choses prend le dessus sur tout. On peut savoir les personnalités ou hommes politiques qui vous ont rendu visite ? Il y a eu la visite de Dioncounda Traoré alors qu’il était malade, celle de Diango Cissoko, alors qu’il n’était pas encore Premier ministre. J’ai reçu la visite de Tiébilé Dramé, Iba N’Diaye, Mountaga Tall, Choguel Maïga ; je vais certainement oublier d’autres qu’ils m’en excusent. Ils sont tous venus me saluer, je voudrais leur dire merci infiniment. En partant, j’ai eu des soutiens énormes parce que partir n’était pas facile. J’ai eu le soutien de la France, du Burkina Faso et de la CEDEAO, et celui du gouvernement malien dirigé par Cheick Modibo Diarra. Sans eux, je ne serais pas là aujourd’hui. Merci au bon Dieu, tout simplement. J’ai été bien pris en charge par les médecins français. Mais, je voudrais remercier et féliciter le docteur Cissé, qui m’a accompagné jusqu’à Paris. Je voudrais remercier particulièrement mon infirmière en chef, Madame Cissé, je lui connais des qualités, mais je ne savais pas qu’elle était une bonne infirmière. Je voudrais dire merci à tout ce monde. J’ai été fier d’être Malien parce que, quand on est Malien, il y a toujours un Malien quelque part qui s’inquiète pour vous. Je voudrais dire merci à tous les Maliens. Des militants des partis Sadi, Mpr, Cnid, Pdes et Rpm viennent d’adhérer à l’URD. Ça vous inspire quels sentiments? Cela nous conforte de rassembler le maximum de Maliens autour de notre projet. Si nous avons des responsables politiques qui nous rejoignent, qui sont implantés dans l’ensemble du pays, je crois que cela nous permet de dire que nous sommes dans le bon sens. Pendant cette absence, comment avez- vous suivi la situation au Mali ? Vous savez, je suivais la situation dans le nord bien avant le coup d’Etat, moi-même étant ressortissant de cette zone. C’est normal que je m’inquiète pour les familles qui y sont, mais surtout pour l’intégrité de notre territoire. Les choses sur le plan militaire vont dans le bon sens, j’espère seulement que cela va être conforté et que nous allons retrouver l’intégrité de notre pays sous un seul et même gouvernement. J’ai eu des périodes de souffrance, mais quand je pense aux souffrances qu’il y a eu ici, je dis que, pour moi, ce n’était rien. Quand on pense aux femmes qui ont été violées et violentées, quand on pense à ceux qui ont eu des membres coupés, à ceux qui ont souffert au nord du Mali au quotidien. Quand on pense à l’avenir de ce pays, que nous aimons, nous avons toujours aimé et continuerons à aimer, et qui fera encore notre fierté, on se dit que sa personne n’est rien à côté de tout cela. Ce qui est important, c’est l’avenir de notre pays. Ce qui est important, c’est ce que nous laisserons à nos enfants et nos petits-enfants. C’est pour ça qu’il faut se mobiliser ; c’est pourquoi, une cérémonie comme celle-ci est importante. Comment vous voyez la situation et qu’est-ce qu’il faut faire, qu’est-ce vous voulez maintenant ? Nous voulons consolider notre démocratie, nous voulons faire revivre encore une République. C’est pour cela que l’Union pour la République et la démocratie est un choix judicieux. La démocratie demeure pour nous une nécessité. Des élections transparentes, justes, mais surtout des élections crédibles pour nous les Maliens, et crédibles pour la communauté internationale, nous devons tous veiller à ce que cela soit. Nous voulons une République et la République nécessite des institutions qui marchent. Deux me tiennent particulièrement à cœur : la justice, il faut qu’elle soit équitable pour tous ; l’armée, parce qu’il nous faut une armée forte, une armée qui se respecte et qui est respectée, une et une seule armée dans notre pays. C’est comme cela dans tous les pays. Je pense qu’aujourd’hui, nous avons un chemin d’espoir qui est tracé. Ce chemin d’espoir doit nous permettre tous de rêver ensemble et dans le même sens, mais surtout de pouvoir nous mobiliser et de mettre de côté tout ce qui peut être considéré comme futile. Aujourd’hui nous sommes tous interpellés, que ce soit les partis politiques, la société civile, que ce soit l’armée, parce qu’il s’agit de notre pays ; il s’agit de son existence même. Je pense que depuis de très longues années, peut-être même de longs siècles, le Mali n’a connu une situation aussi difficile. C’est pourquoi nous devrons être mobilisés le plus rapidement possible. Pensez vous que les élections sont possibles avant le 31 juillet prochain ? Ce qui est sûr, ce que c’est un défi important. Nous savons tous qu’une bonne finalité c’est de faire les élections le plus rapidement possible. Je crois qu’il faut s’atteler à cela. Je ne vais pas rentrer dans un système pessimiste, on ne va pas réussir, il faut se donner la main, il faut aller de façon volontaire vers cette solution. Si on se rend compte qu’on peut le faire, on le fait ; mais on est assez grand pour se dire à un moment donné qu’on a des retards, qu’il faut décaler les élections. Faisons confiance aux membres du gouvernement et aux techniciens qui ont proposé les dates, ils doivent savoir où on en est avec le fichier électoral. Ils doivent savoir quelles sont les mesures qu’ils ont prises pour les réfugiés ; ils doivent savoir quel est l’état de mobilisation des ressources financières pour faire face à la situation. Surtout, ils ont une avance sur nous sur le plan sécuritaire global du pays. Tous ces paramètres, à mon avis, sont centrés au niveau d’un gouvernement central, qu’au niveau de chacun de nous pris individuellement. C’est pourquoi, faisons leur confiance, accompagnons-les, rentrons dans leur optimisme. Je crois qu’on réussira. Et la situation sur le théâtre des opérations, disons la guerre au Mali ? La lutte militaire est avancée. Je pense qu’aujourd’hui une grande partie du territoire est libérée, bien sûr, il y aura encore du banditisme résiduel ; partout encore il y aura des problèmes de sécurité à régler. Mais, aujourd’hui, le défi que nous avons, c’est de réussir la solution politique qui passe forcément par les élections, mais aussi par un dialogue et la réconciliation. Chacun de nous est interpellé, il y aura une commission mais chacun est interpellé. Nous devrons faire en sorte que le vivre-ensemble au Mali soit une réalité. Chacun doit pouvoir vivre avec son voisin quelle que soit la couleur de sa peau ; chacune de nous doit pouvoir pardonner et éviter les amalgames ; chacun de nous n’oubliera pas, mais doit pouvoir se surpasser, et nous devrons nous surpasser. À l’Urd, nous saurons nous surpasser. Ensuite, il faut reconstruire ce pays, il faut aller de l’avant. Nous avons une situation économique qui est difficile aujourd’hui ; une situation humanitaire qui laisse à désirer à tel point que nous avons nous-mêmes des doutes sur l’avenir. Nous allons reconstruire ce pays parce qu’il a un potentiel énorme. Ce pays n’attend que la mobilisation de ses enfants qui doivent croire en l’avenir ; si nous croyons en l’avenir, si nous nous mobilisons, je suis sûr et certain que nous allons réussir. La confiance, c’est ce qui est à la base de ce que nous allons construire demain. Si nous nous faisons confiance, si nous nous tenons la main, nous devrons pouvoir nous supporter et aller de l’avant. Avez-vous un message ? Qu’on se donne la main, se parle : dialoguons. Il faut aussi faire la part des choses, que ceux qui doivent être jugés soient remis à la justice, sans règlement de comptes. On ne doit pas se rendre justice. Cela peut engendre des règlements de comptes à ne pas finir. Il y a eu des choses par le passé que nous avons gérées entre nous. Nous avons l’avantage d’avoir des griots chez nous, des chefs coutumiers et des autorités traditionnelles, des leaders religieux, nous avons tellement de mécanismes de gestion de nos différends, que les autres pays n’ont pas. Nous devons les utiliser, même le synakoungna peut résoudre beaucoup de choses chez nous ; les liens de parenté, d’alliance peuvent nous servir pour régler ce conflit. Je suis confiant, car nous sommes avant tout un pays de paix, de tolérance. S’il plaît à Dieu, le Mali ira de l’avant. Rendue en français par Kassim TRAORE

mercredi 27 mars 2013

L’Azalai Grand Hôtel de Bamako a servi de cadre pour la signature d’un protocole d’adhésion à l’Union pour la République et la démocratie (URD) de 178 responsables politiques dont des députés et des élus en provenance d’autres partis politiques. La cérémonie de signature dudit protocole était président par le Pr. Younouss Touré, président de l’URD, en présence de plusieurs autres responsables du parti. Les nouveaux arrivants étaient des cadres du RPM, du MPR, du CNID, du parti SADI et du PDES.Présidentielles de juillet 2013 : 178 personnes influentes renforcent l’URD - maliweb.net

Présidentielles de juillet 2013 : 178 personnes influentes renforcent l’URD - maliweb.net
L’Azalai Grand Hôtel de Bamako a servi de cadre pour la signature d’un protocole d’adhésion à l’Union pour la République et la démocratie (URD) de 178 responsables politiques dont des députés et des élus en provenance d’autres partis politiques. La cérémonie de signature dudit protocole était président par le Pr. Younouss Touré, président de l’URD, en présence de plusieurs autres responsables du parti. Les nouveaux arrivants étaient des cadres du RPM, du MPR, du CNID, du parti SADI et du PDES.
Parmi eux, deux députés, 54 conseillers municipaux, 27 membres des comités centraux, et 95 membres des bureaux de coordinations des différents partis délaissés.
Selon le président Younouss Touré, «le mouvement d’adhésion était la preuve que leurs hôtes ont conscience des défis qui se posent à notre nation et qu’ils étaient aussi animés de la volonté de fédérer les forces politiques afin de les relever. L’idéal de construire un Etat démocratique, républicain et laïc et le souci constant du bonheur du peuple malien sont des valeurs de l’URD, qui du reste, sont conformes à celles que les nouveaux arrivants défendent depuis», a-t-il indiqué.
Cette adhésion, à son avis, honore non seulement son parti, mais aussi témoigne de leur engagement pour le développement du Mali. C’est pourquoi il les a assuré de l’accueil militant et fraternel de l’URD et a mis surtout l’accent sur l’égalité de droit et de devoir avec lesquels ils seront traités vis-à-vis du parti. Pour lui, à l’URD, il n’y a ni de premiers ou de derniers venus.
Quant à Daouda Moussa Koné, chef de fil des adhérents «Notre adhésion à l’URD s’explique par le fait que la crise actuelle ayant biaisé le débat politique, beaucoup d’entre nous ont connu des frustrations et incompréhensions au sein de leurs partis d’origines. Cela du fait qu’on s’éloignait fondamentalement des principes de bases et des valeurs républicaines. C’est pourquoi, nous avons décidé de prendre notre destin en main en contribuant autrement à la reconstruction nationale», a-t-il dit.
Il fera savoir que les valeurs portées par la poignée de main motivent leur adhésion à ce parti. Il a, au nom de ses autres camarades, donné l’assurance de contribuer à l’élargissement et au renforcement de leur parti d’accueil afin de conquérir le fauteuil présidentiel avec brio. Tout juste avant la fin de la cérémonie le président Younouss Touré annonça à l’assistance l’arrivée d’un invité surprise qui n’était autre que Soumaïla Cissé, candidat potentiel de l’URD à la présidentielle de 2013.
Fousseyni SISSOKO

mardi 26 mars 2013

22è anniversaire de la révolution du 26 mars 91 : La dernière allocution du Gal. Moussa Traoré - maliweb.net

22è anniversaire de la révolution du 26 mars 91 : La dernière allocution du Gal. Moussa Traoré - maliweb.net
C’est le 26 mars 1991 que le Gal Moussa Traoré a été renversé après 23 ans d’exercice du pouvoir. A l’occasion du 22e anniversaire de la révolution démocratique en République du Mali et dans le souci de mieux édifier le peuple malien et surtout les nouvelles générations, nous vous proposons un document qui rassemble l’essentiel du dernier discours en bambara du Général Moussa TRAORE, pendant les dernières heures de son exercice du pouvoir. Selon notre source, Jeune Afrique, ce discours n’a jamais été officiellement diffusé. Le titre et les intertitres sont de la Rédaction.
Moussa Traoré GMT
Moussa Traoré GMT
« J’adresse mes condoléances aux familles des disparus. J’en appelle à tous les Maliens, aux jeunes et aux vieux, aux hommes et aux femmes : je pense sincèrement à ceux qui sont tombés, à tous ceux qui ont été victimes de la tragédie. Dieu ait leur âme et que leur âme repose en paix.
Du multipartisme en 1990
Voici un an, notre parti, l’UDPM, a entamé une réflexion [allusion au débat sur le multipartisme qui avait commencé mi-1990, NDLR]. Le parti a décidé une concertation pour trouver un terrain d’entente et permettre ainsi au pays d’aller de l’avant. Les responsables du parti n’ont pas du tout estimé que la perspective du multipartisme était un risque grave à écarter.
Mais le parti a décidé qu’il fallait l’expliquer au peuple et à partir de la base parce qu’il s’agit d’une affaire nationale que les seuls dignitaires ne peuvent trancher depuis Bamako. Voilà pourquoi le conseil national du parti s’est réuni en juin 1990. Après ce conseil national ordinaire, on a décidé de poursuivre la réflexion sur le multipartisme et de convoquer un conseil national extraordinaire, qui s’est tenu en août 1990. Tout le monde s’est exprimé pour mieux comprendre, mais aussi pour faire mieux comprendre aux autres.
Le bureau exécutif central a donc demandé un examen sérieux de la question en vue de dégager un consensus sur le multipartisme.
Respecter la loi
Mais pendant que se faisait ce travail de réflexion au sein du parti, qui a convoqué le congrès du 28 au 31 mars, des associations politiques se sont créées. Le ministre de l’Intérieur a dit : « Les associations peuvent se créer, mais la loi n’autorise pas la création d’association à caractère politique. » Nous avons donc dit qu’il fallait respecter la loi.
Eux, ils nous font des reproches parce que nous avons dit ça et que ce ne devait pas être dit. Ils refusent de respecter la loi, ils feront ce qu’ils voudront. Si tu dépasses les bornes, attends-toi à en subir les conséquences.
Le veau ne connaît pas le lion, mais sa mère, elle, le connaît… Les enfants se sont mis à créer plusieurs associations. Ils ont dit qu’ils n’étaient plus membres de l’Union nationale des jeunes du Mali et qu’ils vont créer leurs propres associations. Depuis plus de trois mois, les enfants n’ont pas fait une seule semaine complète à l’école ! Ils boycottent les cours comme ils veulent, ils manifestent, ils cassent comme ils veulent, ils détruisent ce qu’ils veulent.
Bamako a connu le vandalisme. Nous avons dit qu’il fallait raisonner les enfants. Nous l’avons dit à leurs pères et à leurs mères, nous nous sommes adressés aussi à eux, les enfants. En vain.
J’ai demandé au ministre de l’Éducation : « Qu’est-ce qui se passe ? » Et le ministre a dit : « Rien ne justifie ces casses-là. Ils n’ont pas cherché à me voir et ils ne m’ont rien demandé. » Je lui ai dit : « Cherche à savoir ce qu’ils veulent. »
Rejet de tous les accords
C’est à partir de là qu’ils ont dit qu’il fallait satisfaire coûte que coûte leurs revendications. Quand ils lui ont fait parvenir leurs revendications, le ministre leur a répondu le jour même. Mais ils ont dit que ce n’est plus ça ! Et qu’il fallait que le ministre les reçoive. Le ministre a dit : « D’accord. Je vous reçois, vous, l’AEEM, mais aussi toutes les associations d’élèves, plus les parents d’élèves, l’Union des femmes, celle des jeunes, pour qu’on discute sérieusement du postscolaire et qu’on trouve un terrain d’entente. Ce n’est pas la peine de raconter aux Bamakois ce qui s’est passé les 21 et 22 janvier. Plus tard, ces événements serviront de sources aux conteurs ou aux auteurs de devinettes, tellement il y a eu de la casse. Les élèves ont demandé au ministre de leur dire clairement et immédiatement si leurs revendications seront satisfaites.
Quand quelqu’un te dit : « Bois vite ton dégué, qui est un plat froid, et passe-moi vite la louche pour que je boive à mon tour », la situation est vraiment en train de chauffer !
Le ministre les a reçus encore en présence du syndicat des enseignants, de l’Union des femmes, de l’Union des jeunes, des parents d’élèves. Il leur a dit : « Dites-moi ce que vous voulez et je vous réponds tout de suite que je ferai ce que je pourrai …»
Mais voilà qu’après cette réunion le Syndicat des enseignants annonce qu’il suspend sa participation aux travaux. Le ministre en appelle à l’UNTM; il a appelé les enseignants à revenir sur leur décision : ils ont refusé.
Un vendredi (15 mars), les élèves eux- mêmes se sont déclarés satisfaits et ont promis de revenir le vendredi suivant pour signer l’accord. Mais, entre-temps, le mardi, ils sont revenus pour rejeter tous les accords conclus avec le ministre. Le ministre m’a rendu compte : « L’affaire se corse », m’a-t-il dit. Je lui ai répondu : « Ce n’est pas grave. Les enfants, nos enfants, ne connaissent rien à la guerre, ils ne peuvent pas vouloir ça. » Moi, je connais la guerre, la guerre est néfaste. J’ai dit au ministre de convoquer de nouveau l’Union des jeunes, l’Union des femmes, les parents d’élèves, le Syndicat des enseignants. Car l’accord nous concerne tous, mais les élèves ont dit « merde» et qu’ils ont le fer aux dents.
Le ministre a dit : « Qu’allons-nous faire ? » Ils ont répondu qu’ils étaient dépassés. Le ministre a demandé aux enseignants dans quelles conditions les écoles pourraient rouvrir et s’ils étaient disposés à reprendre les cours. Ils ont dit : « On va réfléchir. »
La réflexion a duré jusqu’au vendredi 22 mars, le jour de la guerre. Ce vendredi-là, Dieu m’est témoin, des pauvres, des riches, tous ceux qui possédaient quelque chose, le contribuable, les employeurs, etc., tous ont vu leurs biens saccagés. Ce sont pourtant des gens qui n’ont rien à voir avec ces histoires ! C’est Dieu qui leur a donné leurs biens, mais on leur a tout détruit. J’ai convoqué les chefs religieux et je leur ai dit ceci : « Dites aux enfants et à ceux qui les manipulent d’arrêter. Ce n’est quand même pas trop leur demander. Depuis décembre 1990, je prêche la modération, car le vandalisme n’est pas une bonne chose. Ce qui a été construit difficilement ne doit pas être détruit en une seconde. »
Les chefs religieux convoqués
Aujourd’hui, j’ai convoqué la coordination des associations qui sont impliquées dans ces événements pour leur dire : « Que pensez-vous de la situation ? » Ils m’ont dit que leur coordination allait me remette leur déclaration. J’ai lu leur déclaration. Le document dit [martelant ses mots] que je suis un dictateur ! Que Moussa est un dictateur qui n’écoute personne, qui refuse tout dialogue, qui est un homme buté ! Et que j’ai mis en œuvre un plan pour tuer les enfants, les femmes et les vieillards ! Par conséquent, Moussa et son gouvernement doivent démissionner pour être remplacés par un Comité de salut public !
Moi, je dis : même quand on n’est pas un croyant, il faut avoir de la dignité ! Et quand on est croyant, il faut avoir peur de Dieu. Même si tu ne crois pas en Dieu, tu dois être digne. La dignité repose sur trois points : tu ne trahis pas la parole donnée, tu ne parjures pas et tu ne mens pas. Dans ce pays, j’ai été le premier à prononcer le mot « liberté », que les enfants ont repris dans leurs chansons, ce jour-là et aujourd’hui encore. Même si le lièvre est ton ennemi, reconnais au moins qu’il a de grandes oreilles.
On me dit encore que je suis un assassin. Ah ! On me qualifie de méchant. Mais quand on t’accuse, les gens qui te connaissent ne croient pas les accusateurs ! Ils diront : « c’est faux ». Depuis le 18 novembre 1968 jusqu’à aujourd’hui, demandez aux gens : « Où sont les cadavres des victimes de Moussa ? » Où sont-ils ? Si c’était vrai, j’aurais été critiqué partout. Si la bouche longue ne le dit pas, la bouche courte le dira.Si j’avais été un assassin, [pointant le doigt vers la caméra] vous ne seriez pas là aujourd’hui ! S’il n’y avait pas eu le 19 novembre 1968, vous ne seriez pas là aujourd’hui pour me dire ce que vous êtes en train de me dire. Vous ne l’auriez pas pu, auparavant.
«Donnons-nous la main»
Avant le 19 novembre 1968, on ne pouvait pas dire la vérité, ni à sa femme ni à son enfant. On parlait en cachette ! Ne mentez pas sur moi ! Mentir sur moi, c’est le comble de l’infamie ! Vous avez dit que Moussa et son gouvernement doivent démissionner. N’Tè ! Je refuse ! Et encore : je refuse ! Ce n’est pas vous qui m’avez donné le pouvoir ! Vous ne m’avez pas amené au pouvoir ! Je sais comment j’ai eu le pouvoir et comment je l’ai exercé !
Ce sont les Maliens qui m’ont demandé de rester au pouvoir ! Ils demandent aussi la dissolution de l’Assemblée nationale. Je refuse ! Ce sont les élus du peuple malien, ils sont au service du peuple. Ce n’est pas vous qui les avez élus, en tout cas pas vous seuls.
J’ai dit et répété que ceux qui manipulent les enfants doivent cesser. Et ceux qui manipulent les manipulateurs ne sont pas ici, ils sont à l’extérieur , ils ne sont pas d’ici. S’ils laissent nos enfants tranquilles, il n’y aura pas de troubles. Je l’ai dit : nous payons nos impôts pour construire le pays. On ne peut pas ne pas réagir. Lequel des manipulateurs a eu sa maison détruite ? Beaucoup d’entre eux sont au bord de leur tombe. Allah ! Qu’ont fait les innocents ? Allah ! Toi qui ne dors pas, toi qui n’as pas sommeil, tu vois tout, paie chacun selon ce qu’il mérite ! Parmi les manipulateurs, lequel a des enfants parmi les morts ? Aucun ! Ils n’ont pas d’enfants parmi … parmi les victimes, leurs biens n’ont pas été détruits, ni ceux de leurs parents. Mais ce sont eux qui poussent les enfants des autres devant les militaires.
Maliens, vous qui savez que mes mains ne sont pas souillées de sang, suivez-moi ! Vous le savez bien, suivez-moi ! Dieu ne laisse pas l’eau et le lait se mélanger. Pas du tout. Suivez-moi pour que nous construisions le Mali, comme nous l’avons toujours fait partout, en forant des puits, en creusant des canaux d’irrigation, en réalisant l’autosuffisance alimentaire, en menant une bonne politique de l’élevage. Donnons-nous la main.
Nous avons dit, moi, Moussa, j’ai dit : « Asseyons-nous et parlons. Et entendons-nous. C’est cela qui est agréable. » Trop parler ou parler peu, c’est poursuivre le même but. Je m’arrête là aujourd’hui. Je vous salue. Je vous remercie pour la confiance que vous avez placée en moi, dans la dignité ! Et en bons musulmans que nous sommes, en cette période de carême, je demande à Dieu, à vous qui êtes en carême, à vous qui ne jeûnez pas, à tous les hommes de bonne volonté : joignez-vous à moi et prions. Dieu fasse que le Mali aille de l’avant »
Avec Jeune Afrique
SOURCE: du 25 mar 2013

Adhésion massive à l’Urd : Soumi signe bien son retour au bercail - maliweb.net

Adhésion massive à l’Urd : Soumi signe bien son retour au bercail - maliweb.net La salle de conférence du grand hôtel de Bamako a refusé du monde ce mercredi 20 mars 2013. Les militants, qui avaient eu écho de l’arrivée de leur champion Soumaïla Cissé alias Soumi champion la veille à Bamako, s’étaient mobilisés massivement. C’était à l’occasion de la cérémonie d’adhésion de 178 responsables politiques, 2 députés et 54 conseillers communaux à l’URD, sous la bienveillance du président Younoussi Touré, en présence de certains amis, de nombreux militants et dirigeants, des élus entre autres.
Soumaila Cissé
Soumaila Cissé
C’est aux environs de 17h que le président du parti avait fait son entrée dans la salle sous les ovations et autres slogans des militants qui exprimaient comme un sentiment de soulagement, face aux retrouvailles qui annoncent de bonnes nouvelles pour la démocratie malienne. Cette adhésion massive est un bon signe annonciateur du retour du meilleur candidat de la prochaine présidentielle, Soumi champion. Dans cette ambiance d’espoir, le président Touré tout ému avait entamé son propos en saluant le courage politique de ces hommes et femmes qui ont décidé de rejoindre l’URD. Aussitôt, il rassure les arrivants de l’engagement du parti à ne faire aucune distinction entre ceux qui adhérent aujourd’hui et ceux qui y sont depuis sa création. En clair pour le président, il n’est pas question de privilège de l’ancienneté, le seul privilège qui aura droit de cité sera celui de l’engagement et du militantisme, tous les militants ont les mêmes droits et devoirs. Le président Touré est convaincu que l’arrivée de ces chevronnés politiques va permettre au parti d’étendre ses bases et de s’enraciner davantage dans le pays profond. Il a aussi salué la clairvoyance et l’engagement politique qui les a motivés à choisir l’URD, quand bien même que la compétition était engagée pour accueillir ses militants expérimentés. Alors c’est au bout d’un véritable processus politique que la diversité de personnalités a fait le choix de l’URD, le président s’en félicite tout en se réjouissant de l’attrait et l’engouement que suscitent les valeurs de l’URD. Le président a lancé un appel à l’ensemble des structures du parti à faire de la place aux nouveaux arrivants pour leurs permettre de servir le parti avec leur savoir faire. Le président avant de terminer son propos a rendu hommage à l’armée malienne et à ses forces alliées pour le travail patriotique et de solidarité abattu sur le terrain pour sauvegarder le Mali. A la suite du président, M. Daouda Moussa Koné prendra la parole au nom de ses camarades, pour s’adresser à l’assemblée, en expliquant les raisons qui les ont poussées à choisir l’URD après avoir décidé de quitter leurs différentes entités politiques. Il a salué la chaleur de l’accueil et la grande compréhension qui a jalonné le processus d’intégration. M. Koné a rassuré les responsables de l’URD de l’engagement et de la détermination de ses camarades à honorer la confiance portée en eux pour renforcer le parti sur le terrain et le mené à la victoire. Il a aussi rappelé le contexte dans lequel s’est déroulé ce processus politique qui unanimement va conduire au choix de l’URD, ce parti qui incarne des valeurs dans lesquelles se reconnaissent les différentes personnalités ici présentes. Il a cité comme valeurs à l’URD : le patriotisme, la justice sociale, le respect de la légalité, la démocratie… Il a terminé son propos en rappelant que les différents responsables politiques qui adhèrent à l’URD aujourd’hui étaient du : CNID, du PDES, du RPM… surtout de la SADI avec les 2 députés et de nombreux cadres de ce parti. Il a réitéré, au nom de ses camarades, tout leur engagement et leur confiance à l’URD et aux militants qui ont tous appuyé ce processus politique qui fera du parti un acteur majeur de la démocratie dans notre pays. L’autre temps fort de cette cérémonie d’adhésion était incontestablement l’apparition quelque peu surprise du candidat du parti à l’élection présidentielle à venir M. Soumaïla Cissé qui n’était pas annoncé en compagnie de son épouse. En effet, c’est à la fin de la cérémonie lorsque les participants s’apprêtaient à quitter que M. Cissé est rentré par la porte arrière, il était vêtu d’un costume noir, très souriant et décontracté, il saluait la salle des 2 mains. Il se saisit alors des micros pour adresser quelques mots aux militants d’abord en langue nationale bambara puis dans la langue de Molière. Après avoir évoqué les dures conditions dans lesquelles il avait été évacué sur la France , M. Cissé a surtout remercié des personnalités comme Cheick Modibo Diarra et des pays comme le Burkina et la France dont l’implication des responsables a permis cette évacuation entravée à l’époque par certains. Il a aussi remercié de nombreux anonymes Maliens, le bureau exécutif du parti mais surtout le président Touré qui est allé le voir au moins une dizaine de fois en un an. Il a adressé un clin d’œil spécial à celle qui lui-même appela « l’infirmière en chef » c’est-à-dire Mme Cissé à qui il reconnaissait déjà de nombreuses qualités mais pas celle d’infirmière, il a dit merci à sa femme. Il s’empresse aussitôt d’ajouter que notre pays traverse des moments difficiles, raison de plus pour resserrer davantage nos rangs avec plus de cohésion. M Cissé est convaincu que les souffrances vécues par nos populations sont sans pareilles avec des amputations, des lapidations, des viols, des mariages forcés…rien n’est comparable à ces humiliations qu’ont subies nos populations. Il s’agit alors pour le Mali de reconstruire la démocratie, la justice et aussi l’armée, de sorte que plus jamais notre pays ne retombe ci bas. Il faut pour cela que les élections à venir soient crédibles, transparentes, il faut aussi réussir la réconciliation nationale. M. Soumaila Cissé est optimiste pour le Mali car ce pays dispose d’un potentiel énorme qui lui permettra de réaliser ses rêves. Youba KONATE
SOURCE: du 26 mar 2013.

jeudi 21 mars 2013

JournalDuMali.com: Retour au bercail pour Soumaila Cissé

JournalDuMali.com: Retour au bercail pour Soumaila Cissé
Par Modibo FOFANA - 21/03/2013

L’enfant de Niafunke, Soumaila Cissé est rentré à Bamako après une longue absence pour raisons de santé et suite à un exil forcé...

C’est mardi 19 mars, que l’avion de Soumaila Cissé s’est posé sur le tarmac de l’aéroport international de Bamako Sénou. Accompagnée de son épouse Astan Traoré, Soumaila Cissé a tout d’abord été accueilli par Younoussi Touré, président de l’URD et par ailleurs Président de l’Assemblée nationale par intérim. Et quelques proches. Etat d’urgence oblige, le candidat de l’URD aux élections avortées du 29 avril 2012 est rentré chez lui sans bain de foule ni liesse particulière. Les circonstances de son exil à l’extérieur du Mali ont pas mal alimenté les rumeurs. Pour certains, Soumaila Cissé a été gravement blessé et devait partir. Pour d’autres, il a échappé aux foudres de l’ex junte, qui au lendemain du coup d’Etat, avait procédé à pas mal d’arrestations de leaders politiques.

« J’ai voulu venir saluer notre candidat qui nous manquait beaucoup » témoigne cette militante de l’URD. Le retour du candidat coupe court aux folles rumeurs sur son état de santé jugé dégradant suite à son agression en Mars 2012. A Bamako, de mauvaises langues ont même prétendu que l’enfant de Niafunké avait été atteint de paralysie. Evacué pour soins intensifs, il avait fallu l’intervention de l’ancien Premier ministre et de l’ambassadeur de la France face au refus des militaires de le laisser partir à l‘aéroport. Après quelques mois de traitement dans la capitale française, Soumaila Cissé a séjourné à Dakar. « Aujourd’hui, il se porte à merveille et ne porte aucune séquelle de son agression. Il est même dans un très bon état d’esprit », témoigne l’un de ces amis de longue date. Apparu lors d’une réunion d’adhésion de nouveaux militants à l’URD, Soumi s’est dit confiant en la suite des choses.

Même hors du pays, Soumaila Cissé est resté actif pour le retour à l’ordre constitutionnel du Mali et a participé à plusieurs évènements comme l’investiture de Barack Obama aux Etats Unis. Ses multiples interviews et déclarations sur la crise du Mali ont alimenté son blog et sa page facebook. Désormais rentré, Soumaila Cissé est prêt pour aborder les élections présidentielles dont le premier tour est prévu le 7 juillet 2013 prochain.

Transhumance politique : Vaste mouvement d’adhésion à l’Urd - maliweb.net

Transhumance politique : Vaste mouvement d’adhésion à l’Urd - maliweb.net Ils sont au total 178 responsables venus du Rpm, du Mpr, du Cnid, de Sadi et du Pdes à poser leurs valises à l’Union pour la République et la démocratie (Urd). Parmi eux, 2 députés, 54 conseillers municipaux, 27 membres de comité central et 95 membres de bureau de coordination.
Younoussi Touré, président  de l'urd
Younoussi Touré, président de l’urd
Le protocole qui consacre cette adhésion à fait l’objet de signature hier mercredi, au Grand Hôtel de Bamako. A la cérémonie, outres les nouveaux arrivants, plusieurs responsables de l’Urd dont le président et Soumaïla Cissé ont pris part. A eux, s’étaient joins des amis du parti de la poignée de main. Selon le résident de l’Urd, Pr Younoussi Touré, ce mouvement d’adhésion était la preuve que leurs hôtes ont conscience des défis qui se posent à notre nation et qu’ils étaient animés de la volonté de fédérer les forces politiques afin de les relever. L’idéal de construire un Etat démocratique, républicain et laïc et le souci constant du bonheur du peuple malien sont, a-t-il dit, des valeurs de l’Urd qui, du reste, sont conformes à celles que les nouveaux arrivants défendent depuis. Cette adhésion, de son avis, non seulement honore leur parti, mais elle est aussi le témoignage de leur engagement pour le développement de notre pays. C’est pourquoi, il leur a assuré de l’accueil militant et fraternel de l’Urd mais surtout de l’égalité de droit et de devoir avec laquelle ils seront traités vis-à-vis du parti. Car, fera-t-il savoir, à l’Urd, il n’y a ni de premiers ou de derniers venus. A en croire le chef de fil des adhérents, s’ils ont décidé de rejoindre les rangs de l’Urd, c’est parce que la crise actuelle ayant biaisé le débat politique, beaucoup d’entre eux ont connu des frustrations et l’incompréhension au sein de leurs partis d’origine du fait qu’on s’éloignait fondamentalement de leurs principes de bases et des valeurs républicaines. C’est pourquoi, ont-ils décidé de prendre leur destin en main en contribuant autrement à la construction nationale. Tout en réaffirmant à la suite du président de l’Urd que les valeurs portées par l’Urd motivent leur adhésion à ce parti, Daouda Moussa Koné a donné l’engagement, au nom de ses camarades, de contribuer à l’élargissement et au renforcement de leur parti d’accueil afin d’atteindre les objectifs. Bakary SOGODOGO

mardi 19 mars 2013

Soumaïla Cissé à l’Aube : Je serais bientôt à Bamako - maliweb.net

Soumaïla Cissé à l’Aube : Je serais bientôt à Bamako - maliweb.net Le mentor de l’URD, Soumaïla Cissé, réside à Dakar depuis plusieurs mois après son séjour médical en France, suite à l’agression dont il avait été victime lors du contre coup d’Etat du 30 avril et 1er mai 2012.
Soumaila Cissé
Soumaila Cissé
Le mardi 12 mars dernier, l’ancien président de la commission de l’Uemoa a eu un tête à tête d’environ une heure, à l’hôtel King Fadh Palace (Ex Méridien) de Dakar, avec le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, en visite d’Etat au Sénégal. A sa sortie d’audience, le challenger d’ATT à la Présidentielle 2002, s’est confié à notre envoyé spécial sur l’objet de son entretien avec Dioncounda, les élections 2013 et sa candidature. L’Aube : Vous venez d’être reçu par le président de la République, Pr Dioncounda Traoré, en visite d’Etat au Sénégal. De quoi avez-vous parlé? Soumaïla Cissé : Nous avons évoqué longuement la situation qui prévaut au pays et les perspectives de sortie de crise. Je pense que, comme convenu, la démarche adoptée actuellement est certainement la bonne. Il faut enclencher très vite le dialogue politique ; il faut aller aux élections ; il faut réarmer ; matériellement et moralement, l’armée malienne pour aider les autres pays qui sont à nos côtes à réussir à libérer totalement le territoire national. Et puis, on ne peut pas ne pas parler d’élections. La date des élections est fixée au mois de juillet 2013. Pensez-vous que les élections peuvent être organisées à cette date ? J’en ai discuté avec le président. Il a pris le maximum de mesures pour que la date soit respectée. Je crois que c’est bon pour le monde que la date soit tenue. Il faut sortir rapidement de cette situation transitoire afin que nous puissions renouer avec la communauté internationale dans le bon sens. Je pense qu’on a mis en avant quelques vertus et que le gouvernement va réussir très vite à relever ce défi là. Certains partis comme l’Adema, qui est à la phase des primaires, les Fare de Modibo Sidibé, l’Umam de Jeamille Bittar et le Rtd, sont déjà dans la course. Mais vous, vous êtes toujours hors du Mali, et votre parti, l’Urd, n’est pas très actif pour le moment sur le terrain. Moi, je me soignais d’abord. ça va beaucoup mieux. Je vais rentrer bientôt au Mali. Et puis on va voir, au niveau du parti, ce qu’on peut faire. On va brosser la situation ; les défis sont nouveaux, la situation est nouvelle, pour réhabiliter les choses correctement et décider de ce qu’on va faire dans la situation à venir. Réalisé par Sékou Tamboura à Dakar