mardi 19 mars 2013

Soumaïla Cissé | Facebook

Soumaïla Cissé | Facebook
Chers amis, Je suis heureux de vous annoncer mon retour au pays après près d'un an d'absence pour traitement médical et convalescence. Par la grâce de Dieu, le Tout Puissant, le Miséricordieux, je me porte mieux. J'ai su apprécier pendant ces moments difficiles votre compassion et votre soutien de tous les instants. Sans vous, je n'aurai pu tenir le coup. De partout, les Maliens se sont déplacés... pour s'enquérir de ma santé et m'encourager. Je vous en suis infiniment reconnaissant. Ces événements m'ont également permis de mesurer combien le Mali était aimé dans le monde et jusqu'où nos amis sont prêts à aller pour nous accompagner dans les moments difficiles. L'intervention française en est une belle illustration. Notre pays retrouve son intégrité et sa voie grâce à l'appui de ses amis et de la communauté internationale. Mais le plus difficile, c'est à dire la réconciliation et la reconstruction nationales, reste à faire. C'est à nous qu'incombe cette immense tâche. Les leaders politiques et leurs militants ont une responsabilité historique dans la construction du processus politique qui garantira pour nous tous un pays stable et sécurisé où s’exerceront une gouvernance exemplaire et une démocratie apaisée. C'est à cet esprit de dépassement, à cette communion des cœurs et des esprits que, je nous invite tous. A mon pays le Mali, je dirai comme Aimé Césaire, dans cahier d'un retour au pays natal : " et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main, petite, dans son poing énorme". Vive le Mali, notre fierté à tous!

vendredi 15 mars 2013

KIOSQUE Tentative de Coup d’Etat au Mali: Déclaration politique de Soumaïla Cissé, Candidat URD à la présidentielle de 2012 #CIV2010

Tentative de Coup d’Etat au Mali: Déclaration politique de Soumaïla Cissé, Candidat URD à la présidentielle de 2012 #CIV2010
Publié le dimanche 25 mars 2012 | Autre presse
© Abidjan.net par DR Démocratie en Afrique / Mali : Soumaïla Cissé, président de l`URD-mali, et président de la Commission de l`Uemoa
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Au moment d’écrire cette déclaration, des centaines de milliers de Bamakois sont terrés chez eux de peur d’être violentés ou vandalisés par des soldats mutins. Des membres du gouvernement et des hommes politiques maliens sont arrêtés. Le même soir, des hommes de tenue, venus, sans succès, m’arrêter, ont détruit tout ce qui pouvait l’être chez moi. Mr Soumaila Cissé, président URD, ancien ministre des finances du Mali, ex-président de la Commission UEMOA Hier, jeudi 22 mars, un groupe de soldats est apparu, à travers les antennes de la télévision nationale, pour annoncer la dissolution des institutions, la suspension de la constitution, décrété un couvre-feu et décidé de la fermeture des frontières. Je condamne de la façon la plus ferme et la plus énergique ce coup d’Etat qui remet en cause l’ensemble de nos acquis démocratiques et isole totalement le Mali de la marche du monde, à un moment où notre pays a, particulièrement, besoin de l’appui de ses partenaires pour faire face aux défis du développement et au péril sécuritaire du Nord. Je demande la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées et exige un retour à « l’ordre constitutionnel » dans les meilleurs délais. Cette tentative de coup d’Etat est l’acte réactionnaire le plus bas de l’histoire politique du Mali au cours de 20 dernières années. La pratique du coup d’Etat, en elle-même, est totalement révolue comme mode d’accession au pouvoir. Et le peuple malien ne s’est pas levé, comme un seul homme, un jour de mars 1991, pour proclamer sa foi en la démocratie, et accepter, aujourd’hui, que des militaires décident de s’emparer des institutions étatiques et occuper le pouvoir d’Etat. Il appartient au peuple malien de choisir ses dirigeants. Ce lundi, 26 mars 2012, sera célébré, à travers le pays, le souvenir des martyrs qui se sont sacrifiés, il y a de cela exactement 21 ans, pour qu’enfin, règne la démocratie et le respect des institutions républicaines. Pour honorer leurs mémoires, nous n’avons pas mieux à faire que d’exiger le retour à la démocratie. Notre responsabilité nationale est d’autant plus engagée, qu’à la suite de l’avènement démocratique du Mali, d’autres peuples d’Afrique et du Maghreb ont exigés d’être dirigés en toute démocratie. C’est pourquoi, l’Union Africaine, par la déclaration d’Alger de 1999, condamne toute rupture de l’ordre constitutionnel résultant des coups d’État avec des sanctions automatiques contre les auteurs. Les auteurs du coup du 22 mars prétextent la crise au Nord et le nécessaire rétablissement de la démocratie pour justifier leur tentative de prise du pouvoir par les armes. Cet argument est d’autant plus faible que depuis l’annonce du coup d’Etat, le Nord du pays n’est plus défendu, ni sécurisé. Je m’incline devant la mémoire de nos soldats tombés au front et réaffirme avec force la nécessité de pourvoir notre vaillante armée de tous les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission de défense de l’intégrité territoriale du Mali. Quand à la démocratie, il n’ ya rien de mieux que, de respecter le calendrier électoral et laisser les Maliens choisir, en âme et conscience, les dirigeants qu’ils considèrent aptes à gérer leur pays. Notre calendrier républicain prévoit des élections présidentielles le 29 avril et des élections législatives le 1er juillet 2012. Pourquoi donc vouloir se substituer aux choix que les Maliennes et Maliens exerceront, en toute légalité, dans 35 jours ? Les tensions politiques que connaît actuellement la Mali doivent se résoudre dans le cadre institutionnel mis en place depuis la transition démocratique. Nous ne pouvons accepter aucune solution qui n’incorpore comme une base minimale le rétablissement des instituons républicaines et le respect du calendrier électoral. La condamnation unanime de la communauté internationale du coup d’Etat et les conséquences de suspensions de programmes de coopération, qui en découlent, illustrent, s’il en est besoin, que la solution est uniquement politique. Le Mali ne se relèverait pas d’une suspension de ses programmes de coopération et les progrès engrangés depuis 20 ans seraient perdus à jamais. Nous retournerions à la période où l’Etat pouvait rester plus d’un an sans pouvoir payer les salaires. L’heure est, donc, suffisamment grave pour que tous les Maliens et Maliennes se lèvent pour exiger la restauration des institutions légales et la tenue, à date échue, d’élections libres et transparentes pouvant conduire à des alternances démocratiques. A défaut d’élections libres et transparentes qui pourront permettre de voir se succéder aux affaires des hommes et des femmes plus inspirés et animés par l’exigence de résultats, proposant des idées nouvelles et performantes pour sortir résolument les populations de la misère et de l’insécurité , le Mali risque de connaître des coup d’Etat en série. Ce qui est une calamité pour tout pays qui aspire au progrès. Notre pays, le Mali, riche d’un passé glorieux, a su, à tous les moments, redresser la tête et relever les nombreux défis qui ont jalonné sa longue et prestigieuse histoire. C’est au nom de ce Mali, notre fierté à tous, que je nous invite à nous tenir debout et à exiger la restauration des institutions et le respect des règles républicaines

video Soumaïla Cissé, pour un Mali brassé et rassemblé

Soumaïla Cissé, pour un Mali brassé et rassemblé
Alors que l’organisation des prochaines élections devient une priorité au Mali, Al Qarra reçoit Soumaïla Cissé, ancien ministre malien, fondateur de l’URD. D’un père tsongaï, d’une mère peule, ayant épousé une Malienne bambara, Soumaïla Cissé se revendique des valeurs du brassage et du rassemblement

Mali [vidéo] Soumaïla Cissé, pour un Mali brassé et rassemblé - Malijet

Mali [vidéo] Soumaïla Cissé, pour un Mali brassé et rassemblé - Malijet
Alors que l’organisation des prochaines élections devient une priorité au Mali, Al Qarra reçoit Soumaïla Cissé, ancien ministre malien, fondateur de l’URD. D’un père tsongaï, d’une mère peule, ayant épousé une Malienne bambara, Soumaïla Cissé se revendique des valeurs du brassage et du rassemblement.

jeudi 14 mars 2013

Prélude à la présidentielle : Deux partis se vident au profit de l’Urd - maliweb.net

Prélude à la présidentielle : Deux partis se vident au profit de l’Urd - maliweb.net
Sans être un tremblement de terre, ce serait un véritable coup dur pour ces deux partis. Auparavant pro-putschs, l’un a maintenu sa ligne et l’autre a inversé la camisole. Ce sont des partis qui seront dans quelques jours vidés de leur contenu dans des cercles de trois grandes régions, Ségou, Sikasso et Kayes. Les militants s’estimant trahis par leur direction à cautionner le désordre constitutionnel. Mieux vaut voir une fois que d’entendre mille fois, soutient-on. Alors, ayons le cœur net et attendons le jour J. Il s’agit du jour d’adhésion de nombreux militants de deux partis (l’un est même issu de l’autre) à l’Urd. Ce serait à la faveur d’une cérémonie officielle. Cette adhésion permettra au parti de la poignée de mains de se renforcer pour aborder la dernière ligne droite de l’élection présidentielle. Pour qui sait que le candidat de l’Urd est un des prétendants les plus sérieux, ce serait, à n’en pas douter, une bouffée d’oxygène. Surtout que cette cérémonie risque de se passer en présence du candidat lui-même qui vient d’achever sa tournée européenne à Paris et qui se trouverait actuellement à Dakar. Afin de rallier Bamako. Ces deux partis se vident de centaines de militants, car il s’agit de plusieurs comités, sous sections et sections de Kayes, Sikasso et Ségou. Tout est presqu’acquis d’autant plus que le mercredi 6 mars, les protagonistes étaient en conclave avec la direction de l’Urd au siège du parti. Il s’agit de peaufiner les derniers réglages pour la cérémonie qui aura probablement lieu le mercredi 20 mars. « Nous sommes motivés en venant à l’Urd à cause du fait que ce parti a en son sein des cadres valables qui ne tiennent pas le double langage, qui ont sauvé le Mali en risquant leur vie. Soumaïla Cissé, Younoussi Touré et Cheickna Hamalla Bathily parmi tant d’autres n’ont en aucun moment pendant tout ce temps changé de langage. Ils sont ces rares hommes politiques qui ont dit que le coup d’Etat est consommé mais qu’il faut que force reste à la loi c’est-à-dire la préservation de la démocratie chèrement acquise. », a martelé une femme de Niono. B. DABO

mercredi 13 mars 2013

A Gao, dans le nord du Mali: « si les Français partent, nous repartons avec eux » | Mali Actualités

A Gao, dans le nord du Mali: « si les Français partent, nous repartons avec eux » | Mali Actualités

A Gao, la grande ville du nord du Mali où les drapeaux bleu-blanc-rouge ont fleuri sur les murs, les soldats français ont été accueillis en sauveurs. Mais l’annonce du début de leur retrait en avril inquiète, la population soulignant « l’amateurisme » de l’armée malienne.

« On a crié au secours et l’armée malienne n’est pas venue, alors il ne faut pas nous laisser », explique à l’AFP Bassirou Diarra. Le lendemain de la « libération » de Gao fin janvier, ce dessinateur a peint le panneau érigé dans le centre-ville en mémoire de Damien Boiteux, le premier soldat français mort au Mali.
« Si les Français partent, nous repartons avec eux. Nous n’avons pas une armée qui peut nous protéger », renchérit Issiaka Touré, quinquagénaire rencontré à la gare routière de l’ancienne « place de la charia », redevenue place de l’indépendance depuis le départ des islamistes armés. « Avec la rancune, ils vont nous égorger », dit-il à propos des jihadistes.
« Les soldats africains, ils sont à Mopti (ville du centre, ndlr), où il n’y a rien à sécuriser. Ici, on ne les voit pas. Quant aux soldats maliens, ils ont fui » quand les jihadistes se sont rendus totalement maîtres de Gao et des autres villes du Nord entre avril et juin 2012.

L’an dernier, « nous avons été trahis par l’armée et l’Etat malien », accuse son ami Alassane.

L’intervention française lancée le 11 janvier en appui à l’armée malienne a permis la reprise des grandes villes du Nord. Les soldats français et les troupes tchadiennes engagées dans la Misma, la mission africaine de plus de 6.000 hommes au total, combattent désormais les islamistes retranchés dans le massif des Ifoghas (extrême nord-est) et dans la région de Gao.
Pour Paris, qui compte passer le relais à une force de l’ONU, une nouvelle phase s’annonce: le contingent français débutera son retrait en avril, a annoncé le président François Hollande.

Soldats en sandales

A la télévision malienne, une femme de Tombouctou, autre grande cité du Nord, est apparue en larmes en apprenant cette nouvelle.
« Cette annonce inquiète tout le monde », confirme sous couvert d’anonymat le responsable d’une ONG internationale présente à Gao. « La population accorde sa confiance aux Français, des professionnels mieux équipés », indique-t-il.

Dans les rues de Gao, on croise beaucoup plus de militaires maliens que de Français. Mais, souvent assis dans des chaises en plastique à siroter leur thé, parfois en sandales, les soldats maliens ne font guère l’effet de troupes de choc.

En février, il a fallu l’intervention des militaires français pour que le calme revienne à Gao, après les premiers attentats-suicides et un raid de jihadistes qui ont fait craindre un nouveau cauchemar aux habitants.
A Bamako, le général français François Lecointre, commandant de la Mission de formation de l’Union européenne (EUTM) qui devra former plus de 2.500 soldats maliens, a évoqué la nécessité d’une « refondation » de l’armée malienne.

« Les Français sont venus nous aider. S’ils veulent partir, qu’est ce qu’on y peut? », philosophe le lieutenant-colonel Nema Segara, numéro 2 de l’armée malienne à Gao. « Nous souhaitons qu’ils restent, mais s’ils partent nous reprendrons les choses en main. On ne peut pas les obliger à rester une éternité », assure-t-elle.

Yacouba Maïga, conseiller municipal, a une autre idée en tête. « Si les Français partent, nous tenterons de récupérer Kidal », tranche-t-il. L’armée malienne n’est pas déployée dans cette ville du Nord, où sont présents des soldats français et tchadiens mais aussi des hommes du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), la rébellion touareg qui s’était installée dans Gao avant d’en être chassée par les jihadistes l’an dernier.

mardi 12 mars 2013

Mali: «Il faut que la junte s’efface», juge Soumaïla Cissé | Mali Actualités

Mali: «Il faut que la junte s’efface», juge Soumaïla Cissé | Mali Actualités
soumaila-cissé

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Soumaïla Cissé, le fondateur de l’URD, l’Union pour la République et la Démocratie, compte rentrer à Bamako. Il avait quitté la capitale malienne après que les putschistes ont failli le tuer, le 16 avril 2012. Il laisse entendre la possibilité de sa candidature à l’élection présidentielle, sans la confirmer. Il plaide pour l’unité du pays, la fin de l’impunité et juge que la présence du MNLA aux côtés de l’armée française à Kidal est une «verrue».

RFI : Soumaïla Cissé, vous avez été gravement blessé après le putsch de mars 2012. Comment allez-vous aujourd’hui ?
Soumaïla Cissé : Je vais nettement mieux. J’ai eu, bien sûr, des périodes très difficiles, beaucoup de souffrances. Mais Dieu merci, aujourd’hui, avec les soins qui m’ont été prodigués je suis sur mes deux pieds et tout va bien.

Le 16 avril 2012, les putschistes sont venus chez vous. Visiblement, c’était pour vous tuer. Vous leur avez échappé in extremis, en escaladant un mur, et c’est là que vous avez été blessé. Quand vous voyez le chef de ces putschistes, le capitaine Sanogo, qui est toujours traité avec tous les honneurs, qui s’est vu confier la restructuration de l’armée, comment vous réagissez ?

Moi, je crois qu’il y a eu une période difficile. Aujourd’hui il faut qu’au Mali, on arrive à se réconcilier. Le chef des putschistes, monsieur Sanogo, a dit lui-même qu’il n’y était pour rien, pour ce qui m’était arrivé, et que c’était un règlement de compte. J’espère seulement que je saurai un jour qui voulait me régler un compte.

En décembre, les putschistes ont débarqué un Premier ministre, en janvier ils ont failli renverser le président. Est-ce qu’ils ne gardent pas une capacité de nuisance ?

Moi je crois que, quoi qu’on dise, la junte est encore présente et il faut qu’elle s’efface. Petit à petit, nous allons vers la construction d’un régime démocratique et républicain. Et la République nécessite des institutions fortes et respectées. Parmi ces institutions, bien sûr, il y a l’armée. Une armée forte, disciplinée. Et, surtout, une seule et même armée. Et aussi une institution qui me tient à cœur, c’est la justice. Elle doit être là, elle doit être respectée.

Les soldats tchadiens et français, qui meurent au combat au Nord-Mali, tandis que les soldats maliens continuent de régler leurs petits comptes à Bamako, est-ce que cela ne vous choque pas ?

Oui, c’est gênant. C’est très, très gênant. C’est choquant. Je suis d’accord avec vous. C’est pour ça que nous devons tous nous reprendre, les soldats maliens, la société civile, les partis politiques. Nous devons savoir que certains sacrifient leurs vies, viennent de leurs pays. Ils ont d’autres problèmes. Et aujourd’hui nous, nous devons montrer une face beaucoup plus unie, beaucoup plus engagée avec eux, parce qu’ils viennent pour nous. Et je pense que cela nous interpelle tous.

François Hollande annonce que les troupes françaises vont commencer à se retirer de votre pays le mois prochain. Est-ce que ce n’est pas trop tôt ?

Je pense honnêtement qu’il faut s’assurer de l’irréversibilité de ce que nous avons engagé. Je crois que c’est le plus important. Aujourd’hui, il faut dégager les gens dans le nord. Il faut sécuriser les zones libérées. Il faut s’engager vers une solution politique, engager un dialogue réel, entre les différentes communautés maliennes et engager le processus électoral. Je pense qu’il faut s’assurer que tout ça est bien assis, qu’on a atteint un point de non retour, pour envisager un retrait des forces qui sont venues nous aider.

Les anciens rebelles du MNLA à Kidal, aux côtés de l’armée française, cela vous choque ou pas ?

Le MNLA à côte de l’armée française, je crois que c’est une équation qu’il faut résoudre un jour ou l’autre. C’est comme, quelque part, une verrue qu’il faut pouvoir traiter…

Une verrue ?

Oui, je crois que c’est une verrue. Je crois qu’il y a trois principes importants. C’est d’abord que le pays est unique. La deuxième chose c’est que nous acceptons tous qu’il ne faut pas d’impunité dans notre pays. Ensuite, c’est qu’on ne peut pas avoir deux forces armées dans le même pays. Il n’y a pas une République avec deux armées. Donc, je crois qu’une fois que le MNLA aura compris tout cela, je comprends qu’à ce niveau-là, on puisse dire : ‘bon, il est temps, peut-être, de s’asseoir et discuter un peu’.

Mercredi 6 mars, une « Commission dialogue » de trente-trois membres a été annoncée en Conseil des ministres à Bamako. Mais le MNLA, apparemment, sera exclu. Est-ce que le dialogue n’est pas fichu d’avance ?

Non, je crois que ce qui est important, c’est que la Commission soit là. Elle est attendue par tout le monde. Il faut que la Commission puisse être la plus impartiale possible, mais aussi la plus représentative possible. Mais il faut absolument que les communautés, d’abord dans le Nord, puissent se parler. Il est important de savoir que cette fois-ci, dans ce qui s’est passé, les communautés sont très proches et ont été en conflit dans des villages, dans des villes. Ce qui n’était pas le cas avant, où c’était des groupes armés contre l’armée. Et je crois que c’est quelque chose de très fin, qu’il faut analyser. Quelque part c’est le voisin de palier avec lequel on a un problème. Ça nécessite donc une implication de tous les leaders d’opinion qui peuvent exister au Mali, qui peuvent apporter quelque chose.

Soumaïla Cissé, est-ce que vous serez candidat à la prochaine élection présidentielle ?

Oui, c’est une question qu’on peut se poser. J’ai été candidat en 2012, quand les choses se sont gâtées. Il y a de nouveaux défis, il y a de nouveaux contextes. Je vais en discuter avec ma famille, avec mes amis, avec mon parti et nos alliés, et puis nous aviserons.

En 2002, vous êtes allé jusqu’au deuxième tour, face à Amadou Toumani Touré. Est-ce qu’aujourd’hui vous avez encore vos chances, ou est-ce que vous pensez que votre capital de voix a fondu ?

Non, vous savez, après 2002, bien sûr, j’étais à Ouagadougou, à l’Union économique et monétaire ouest africaine. J’étais un petit peu loin, mais entre temps, nous avons créé un parti, l’Union pour la république et la démocratie (URD, ndlr), qui s’est très vite imposé sur l’échiquier politique malien. Nous sommes aujourd’hui le deuxième parti au Mali, en termes d’élus communaux, en termes d’élus députés, et je pense que ceci fait que nous sommes importants et que nous comptons sur l’échiquier politique malien.

Mais vous ne risquez pas d’être écrabouillé par la machine Adema ?

Nous avons beaucoup travaillé avec l’Adema. Je crois que la population décidera. Les électeurs décideront.

Donc, vous serez candidat ?

On verra bien. RFI.FR

lundi 11 mars 2013

Soumaïla Cissé, probable candidat à la prochaine présidentielle au Mali - RFI

Soumaïla Cissé, probable candidat à la prochaine présidentielle au Mali - RFI Soumaïla Cissé, probable candidat à la prochaine présidentielle au Mali
Soumaïla Cissé, ancien président de la Commission de l'UEMOA.
Soumaïla Cissé, ancien président de la Commission de l'UEMOA.
Par Christophe Boisbouvier
« Il y a eu une période difficile, aujourd'hui, il faut qu'on arrive à se réconcilier au Mali. Le chef des putschistes, M. Sanogo a dit lui même qu'il n'y était pour rien, -pour ce qui m'est arrivé-, et que c'était un règlement de compte. J'espère seulement que je saurais un jour, qui voulait me régler mon compte.»
Depuis que les putschistes ont failli le tuer, le 16 avril dernier, c'est le grand absent de la scène politique malienne. Dans quelques jours, Soumaïla Cissé, le fondateur de l'URD, l'Union pour la République et la Démocratie, compte rentrer à Bamako. Craint-il encore les putschistes du 22 mars ? Sera-t-il candidat à prochaine élection présidentielle ? De passage à Paris, l'ancien président de la Commission de l'UEMOA répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

jeudi 7 mars 2013

KIOSQUE Ichaka Bagayoko à cœur ouvert : « A situation exceptionnelle, il faut un homme d’exception : Soumaïla Cissé… » - maliweb.net

Ichaka Bagayoko à cœur ouvert : « A situation exceptionnelle, il faut un homme d’exception : Soumaïla Cissé… » - maliweb.net

Conseiller communal à Mopti, il est à son 3ème mandat à la mairie de Mopti, initiateur du G.A.D/S.S.C (Groupe d’Action Démocratique de Soutien à Soumaïla Cissé), ancien vice-président au conseil de cercle, Secrétaire général adjoint de la section Urd de Mopti, Monsieur Ichaka BAGAYOKO s’exprime sur la candidature de Soumaïla Cissé. Suivez !

Isaac Bagayoko  XLe Zénith Balé : Ce n’est point un secret, vous êtes un des lieutenants sûrs de Soumaïla Cissé à Mopti. Alors, à quelques mois de la présidentielle qui verra certainement sa candidature, comment la préparez-vous déjà dans la région de Mopti ?
Ichaka BAGAYOKO : Je tiens tout d’abord à rendre hommage à

Soumaïla Cissé: «Oui au dialogue mais dans le respect strict de la constitution du Mali »

Soumaïla Cissé à propos de La réconciliation nationale : «Oui au dialogue mais dans le respect strict de la constitution du Mali » - maliweb.net Invité à une conférence de l’Union européenne sur le thème: «la crise malienne: quel processus politique, et quelle réconciliation nationale? », Soumaïla Cissé a été clair dans ses propos en soutenant l’indispensable dialogue inclusif entre tous les Maliens, mais dans le respect strict de la constitution malienne.
Soumaila Cissé
Soumaila Cissé
Pour mieux s’inspirer de son expérience, l’Union européenne a invité Soumaïla Cissé, candidat de l’Urd à la présidentielle, non moins ressortissant du nord du Mali, à faire des propositions de sortie de crise. A la tribune, ce jour du 1er mars 2013, Soumaïla Cissé, l’enfant de

vendredi 1 mars 2013

LA CRISE MALIENNE: QUEL PROCESSUS POLITIQUE, ET QUELLE RÉCONCILIATION NATIONALE?

LA CRISE MALIENNE: QUEL PROCESSUS POLITIQUE, ET QUELLE RÉCONCILIATION NATIONALE?  Soumaïla Cissé Cover Photo Monsieur le Président,
Honorables parlementaires,
Chers amis du Mali,
Mesdames, Messieurs,
Je voudrais exprimer aux Organisateurs de cette Conférence sur le Mali mes sincères remerciements et ma gratitude pour leur invitation. Elle est, à mes yeux, à l...a fois, une marque de délicatesse et le signe d’une réelle volonté d’appréhender, avec les acteurs politiques maliens, les enjeux de la crise majeure que traverse le Mali. Je n’ignore pas que ce Parlement, qui nous

mardi 29 janvier 2013

Nous sommes à l’écoute : Soumi champion sur B.B.C. « Le Mali sur le chemin de l’espoir après l’intervention française » - maliweb.net

Nous sommes à l’écoute : Soumi champion sur B.B.C.
« Le Mali sur le chemin de l’espoir après l’intervention française »
Nous sommes à l’écoute : Soumi champion sur B.B.C. « Le Mali sur le chemin de l’espoir après l’intervention française » 29 jan 2013
Soumaila Cissé Soumaïla Cissé, chef du parti malien de L’Union pour République et la Démocratie (U.RD) et ex-président de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) était l’invité de la radio BBBC le 22 janvier dernier. Par téléphone depuis la