mercredi 18 août 2010

L’UEMOA annonce une subvention de 300 millions FCFA pour aider les victimes des inondations au Niger

L’UEMOA annonce une subvention de 300 millions FCFA pour aider les victimes des inondations au Niger
La Com­mis­sion de l’Union éco­no­mique et mo­né­taire ouest afri­caine (UEMOA, 8 pays) va dé­bour­ser 300 mil­lions FCFA pour aider le Niger à faire face aux inon­da­tions qui ont frap­pé ces der­nières se­maines prés de 65.​000 per­sonnes dans les dif­fé­rentes ré­gions, a an­non­cé lundi à Nia­mey, son pré­sident, le Ma­lien Sou­mai­la Cissé.
« Je suis venu à Nia­mey pour mar­quer notre so­li­da­ri­té, la so­li­da­ri­té de l’UEMOA face aux dif­fi­cul­tés du mo­ment, no­tam­ment les inon­da­tions en­gen­drées par de fortes pluies au Niger » a in­di­qué à la presse, M.​Cissé, au sor­tir d’une au­dience avec le Chef de l’Etat ni­gé­rien. Il a in­di­qué que la Com­mis­sion de l’ins­ti­tu­tion mo­né­taire a dé­ci­dé d’oc­troyer une sub­ven­tion de 300 mil­lions FCFA au gou­ver­ne­ment ni­gé­rien pour aider les po­pu­la­tions si­nis­trées par les inon­da­tions.
Prés de 70.​000 per­sonnes sont si­nis­trées par les inon­da­tions à Nia­mey et dans les ré­gions de Zin­der (centre-​est), Ma­ra­di (sud-​est), Ta­houa et Tilla­bé­ri (ouest), Diffa (est) et à Aga­dez (nord), de­puis début août suite aux pluies.
D’im­por­tants dé­gâts ma­té­riels ont été en­re­gis­trés, selon la té­lé­vi­sion pu­blique ni­gé­rienne, qui pré­cise que deux per­sonnes sont mortes dans la chute du mur de leur mai­son à Tés­saoua, une ville si­tuée au sud-​est du Niger.

Niger: Salou Djibo reçoit le président de la Commission de l'UEMOA

Niger: Salou Djibo reçoit le président de la Commission de l'UEMOA
Le président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) du Niger, le général de corps d'armée Salou Djibo a reçu lundi le président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine ( UEMOA), Soumaila Cissé.
Les deux hommes ont discuté de "la situation politique au Niger ", eu égard à l'évolution de la Transition politique. M. Cissé s'est félicité des avancées obtenues par le régime.

"Les élections vont se tenir dans les délais prévus, toutes les échéances sont programmées, la communauté internationale s'en félicite", a dit le président de la Commission de l'UEMOA. M. Cissé a également déclaré qu'il est "venu marquer sa solidarité, la solidarité de l'UEMOA face aux difficultés du moment, notamment les inondations engendrées par des fortes pluies de ces dernières semaines au Niger".
"La commission a décidé d'octroyer une subvention de 300 millions de FCFA au gouvernement nigérien pour aider les populations qui sont dans la détresse", a -t-il annoncé.
Le président de la Commission de l'UEMOA a par ailleurs indiqué avoir discuté de l'affaire dite "de l'huile végétale" qui opposait le Niger et le Bénin.

"L'UEMOA va s'employer dans le plus bref délai pour trouver une solution qui peut satisfaire les deux parties", a promis le président de cette institution ouest-africaine, qui se rendra par la suite à Cotonou (Benin), en vue de proposer des solutions aux autorités béninoises. "J'espère que ces solutions seront acceptées des deux cotés", a souhaité M. Cissé.

mardi 17 août 2010

INTERVIEW NEW AFRICAN

Soumaïla Cissé, président de l’Uemoa :

Appliquons la bonne gouvernance chez nous

Avec un budget annuel de 155 milliards de F.CFA et 350 employés, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa)* œuvre à l’intégration régionale,
en tentant de réussir son mode de gouvernance. Le Malien Soumaïla Cissé, Président de cette institution, met à profit son expérience d’ancien ministre des Finances, pour
permettre à cet ensemble de penser global et de réagir local.
Propos recueillis par Hichem Ben Yaïche

Quelques mois après la conférence annuelle des chefs d’État, où en êtes-vous de l’application des décisions prises lors de cette rencontre ?
La conférence annuelle des chefs d’État est une rencontre périodique qui sert à réorienter notre action. Celle-ci a coïncidé avec certaines difficultés qui se sont manifestées dans la zone. D’abord celles liées à la gouvernance politique, en particulier au Niger et en Côte d’Ivoire. Les chefs d’État ont ainsi pu s’informer et dire ce qu’ils pensaient de la situation dans ces deux pays afin de tenter de trouver des solutions de sortie de crise. On peut se féliciter, aujourd'hui, que les initiatives soient restées d’ordre interne à notre Union. Et c'est cela le plus important. Au-delà de ces sujets, les responsables politiques se sont penchés sur la crise financière internationale et ses effets, sur la crise alimentaire de 2008 et ses conséquences. Aujourd'hui, on parle bien de famine au Niger. Ce qui veut dire que la situation n’est toujours pas réglée. Dans ces conditions, il nous faut prendre le taureau par les cornes !

Quels sont, concrètement, vos moyens pour faire face aux situations de crise ?
Notre démarche se décompose en deux phases. La phase d’urgence : quand on a une crise alimentaire, on ne peut tirer des plans sur la comète. Il faut agir tout de suite. Quand il y a des inondations – ce qui s’est passé ces derniers temps – il faut passer à l’acte. Idem pour la crise énergétique, etc. Notre Union a quelques ressources qui ne sont pas suffisantes, mais qui nous permettent de faire face très rapidement aux situations. Par exemple, pour les inondations, nous avons pu donner, pour chaque pays, quelque 250 millions de F.CFA. Face à la crise alimentaire, l’Union a dégagé 40 milliards de F.CFA, avec la possibilité d’aller jusqu'à 100 milliards de F.CFA en complétant par des prêts auprès de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), et d’autres partenaires. Voilà une illustration de ce que nous faisons concrètement. C'est pourquoi nous envisageons, à court terme, de créer un Centre d’urgence dédié aux calamités naturelles.

L’autre phase, c'est l‘investissement. C'est ainsi que dans le domaine de l’agriculture, par exemple, nous sommes en train de voir comment investir, dans chaque pays, 1 000 ou 1 200 hectares, pour avoir une politique cohérente dans ce domaine – améliorer et augmenter la production notamment. Par conséquent, notre action intègre autant le très court terme que le moyen terme à travers des plans et des programmes…

Comment les orientations prioritaires sont-elles fixées ?
Nous fixons les priorités avec les États dans tous les secteurs : industrie, agriculture, énergie, etc. Pour être plus clair : à partir d’études que nous menons, nous réunissons tous les partenaires autour d’ateliers pour nous mettre d’accord sur les priorités du moment. Ce que nous avons le mieux réussi, de ce point de vue, c'est la mise en place d’un programme économique régional qui s’étale sur cinq ans, dans lequel une part importante est consacrée aux infrastructures : routes, chemins de fer, énergie, télécoms. Mais on y valorise aussi les ressources naturelles (agriculture, environnement, etc.). À l’évidence, les ressources humaines, l’éducation, la santé…, en font partie. Dans tout cela, la bonne gouvernance s’inscrit en filigrane. Ces moments nous permettent de nous mettre d’accord sur ce qui nous paraît essentiel pour la région, et qui fédère tous les États. Ce travail a fait l’objet, en 2006, d’une table ronde, à Dakar, et le programme a été évalué à quelque 4 000 milliards de F.CFA, sur cinq ans. Sur 63 projets, 44 ont effectivement démarré. Pour les autres, le financement est encore insuffisant, ou bien, il s’agit de préciser tel ou tel aspect. Tous les ans, on réactualise ce programme, en essayant de l’adapter aux réalités du moment.

Comment se fait l’articulation entre les politiques intérieures des États et votre organisation ?
Le grand principe reste la subsidiarité : nous ne faisons pas ce que les États sont en mesure de bien faire et vice-versa. À cet égard, délimiter les frontières, c’est toujours délicat. Mais nos actions se font forcément à l’intérieur des États. Nous essayons de faire en sorte que les priorités que nous définissons pour la région soient acceptées par tous les pays. Par exemple, si l’investissement choisi doit se faire dans un État A, tous les autres l’acceptent. Ce genre d’action est important et procurera, à n’en pas douter, un bien-être pour l’ensemble de l’Union. Il y a des arbitrages permanents. C'est de cette manière que nous travaillons. Nous avons un Conseil des ministres statutaire qui, tous les trois mois, se penche sur nos orientations et nos priorités. Et, une fois par an, nous organisons une conférence des chefs d’État pour évaluer notre travail. Ceci dit, nous, en tant que Commission, nous faisons des allers et retours réguliers pour réajuster les choses, pour être sûr que cela se passe bien. Et je vous assure : ça se passe bien !

Comment sont traités les sujets qui fâchent ? Et comment parvenez-vous à les dépasser ? Comme, par exemple, le sujet de la gouvernance…
À propos du Niger, les chefs d’État ont condamné clairement le coup d’État et ont demandé un retour à la vie constitutionnelle. À ce propos, ils ont déploré les pertes en vies humaines, tout en disant : « Allez-y, allez-y… mais, il faut régler ces problèmes le plus rapidement possible. »

La gouvernance, c'est aussi la démocratie, la transparence…
À propos de transparence, en matière de finances publiques par exemple, il y a des directives qui sont appliquées par tout le monde. À cet égard, nous avons une sorte de « revue des pairs » pour faire le point, chaque année, sur les réformes qui sont menées et celles qui ne le sont pas ; les pays qui respectent le pacte de stabilité et ceux qui ne le respectent pas, etc. Le programme de chaque État est jugé, sur les trois années, par la Commission. Laquelle donne son aval ou non, en disant : « Le programme n’est pas bon, reprenez-le… » Et, les États le reprennent. Au niveau des Présidents, nous faisons un diagnostic détaillé, pays par pays, sur les actions à mener. Par exemple, en ce moment, je suis en train de préparer un courrier – pays par pays et secteur par secteur – pour dire aux chefs d’État : « Dans tel ou tel secteur, vous êtes en retard. ». Par conséquent, ce contrôle et ce dialogue permanents permettent d’avancer. C’est ce travail qu’il faut poursuivre, car l’intégration est un processus. Cela ne se fera pas en un jour. Il faut des apprentissages. À cet égard, il y a des pays qui sont très en avance dans certains domaines, d’autres beaucoup moins. Je crois que l’émulation autour de la meilleure pratique entre les États permet vraiment de corriger tout cela. Chez nous, aucun sujet n’est occulté ou caché.

Comment gérez-vous cette organisation au quotidien ?
C'est une organisation complexe, cela ne fait guère de doute. Car nous abordons tous les aspects de la vie des États. J’ai un collège de commissaires représentant chaque pays. Mais ces commissaires, une fois intégrés dans notre structure, parlent au nom de tout le monde. Chacun gère un secteur. Moi, je m’occupe de la coordination et aussi de la relation avec les États. Cela exige beaucoup de voyages, de rencontres et de communication avec les décideurs. Et c'est ainsi qu'on y arrive. Cependant, le plus important est de bien orienter, de tenir compte des différentes phases de la vie de notre organisation et d’avoir surtout des résultats. Pendant ces derniers dix ans, nous nous sommes beaucoup plus occupés de politique, de finances publiques et de macroéco-
nomie. Ce qui compte, c’est notre agenda, mais pas celui des Européens, des Américains ou des Chinois. Nous devons faire en sorte que 70 à 80 % de nos échanges se fassent entre nos pays.

Aujourd'hui, nous sommes passés à la phase d’écoute des populations, en leur disant : « Quels sont vos besoins ? Vous avez besoin de forages ? Eh bien, on vous fait des forages. Vous avez besoin de routes ? Eh bien, on vous fait des routes, etc. » Voilà ce que nous faisons. C’est de cette façon que, petit à petit, on parvient à réorienter des priorités, à rendre efficientes nos actions ! Certes, ce n'est pas toujours facile, mais je crois que nous avons aujourd'hui une expérience, et surtout, un retour d’expérience. Aujourd'hui, notre région est jugée de façon positive par rapport aux autres régions d’Afrique. C'est ce qui nous encourage à continuer sur le bon chemin.

Quels sont vos moyens d’évaluation de l’intégration régionale ?
Nous disposons de plusieurs niveaux d’évaluation. Il y a une Cour des comptes pour procéder à l’évaluation économique et financière ; nous réalisons des audits externes et des rapports qui sont soumis à nos différentes instances : Conseils des ministres, chefs d’États, etc., pour voir si nous gérons au mieux. C'est bien d’inciter les acteurs à la bonne gouvernance, mais il faut, d’abord, l’appliquer chez soi.

Ces rapports ne restent donc pas dans les tiroirs…
Bien sûr que non ! On est interpellés. Ce sont des organisations absolument indépendantes. La Cour des comptes est une institution, comme la Commission de l’Uemoa, comme la Cour de justice ou la Chambre de conseil régionale. En plus, nous avons un système de validation technique et financier avec nos partenaires, comme, par exemple, dans le cadre du programme économique régional. Je viens de mettre en place un panel qui est en train de réfléchir sur l’avenir de l’Uemoa dans lequel il y a d’anciens Premiers ministres, etc. Que faire demain ? Vers quoi devons-nous nous orienter ? Quel doit être notre cœur de métier ?… Cette étude prospective est en cours. Cela va nous permettre d’avoir une visibilité, de projeter l’Uemoa sur les 20 ou 30 prochaines années : en matière de ressources humaines, de financement, de programmes prioritaires, de réflexion tant sociologique qu’humaine… Nous remettrons ce rapport à notre Conseil des ministres, et le transmettrons aux chefs d’État.

Une question taraude les Africains : celle de la pénétration chinoise sur le continent. Votre région est aussi concernée. Comment jugez-vous cette réalité ?
Je ne me pose pas cette question en ces termes. Les Européens sont en Afrique depuis 150 ans et, parfois, 300 ans. Personne ne s’en est inquiété ! Cela ne m’inquiète pas. L’important, c'est notre capacité de négociation : à nous de savoir ce que l'on veut ! Les Chinois ne viendront pas si l’on n’est pas d’accord… Aujourd'hui, les problèmes d’infrastructures sont réels. En tant qu’ancien ministre des Finances, j’ai discuté avec des bailleurs de fonds. Pendant longtemps, les infrastructures étaient considérées par nos partenaires traditionnels comme des choses inutiles. Je crois qu’aujourd'hui, tout le monde est convaincu qu’elles sont indispensables. En Afrique de l’Ouest, les Chinois sont beaucoup plus présents sur des chantiers d’infrastructure. Va-t-on s’en plaindre ? Certainement pas ! Je crois qu'au contraire, il faut s’en féliciter. Quels que soient nos partenaires, l’essentiel est de savoir où se situent nos priorités. Ce qui compte, c’est notre agenda, mais pas celui des Européens, des Américains ou des Chinois. Notre objectif est d’avoir, d’abord, notre marché intérieur. Nous devons faire en sorte que 70 à 80 % de nos échanges se fassent entre nos pays. Aujourd'hui, à l’intérieur de l’Uemoa, on doit être situé autour de 15 %. Cela reste très faible. Il faut étudier ce qui bloque, ce qui empêche d’aller loin. Peut-être l’offre de biens est-elle encore insuffisante ? Mais, à mon avis, ce qui est un facteur majeur, sur lequel nous devons travailler encore plus, c'est la libre circulation des hommes et des biens. Il faut que nous avancions sur ce terrain. Il faut aussi que la volonté politique s’y affirme encore davantage.

*L'Uemoa comprend huit pays membres : Bénin, Burkina Faso,Côte d'Ivoire, Guinée-Bissao, Mali, Niger, Sénégal, Togo.
New African Septembre -Octobre 2010

mercredi 11 août 2010

CLÔTURE DE LA CARAVANE DE L’INTEGRATION AFRICABLE

Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un réel plaisir de prendre la parole à l’occasion de la présente cérémonie de clôture de la caravane de l’intégration pour dire merci aux caravaniers et à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette belle aventure.

L’objectif de la Commission de l’UEMOA, en accordant son parrainage à cette initiative de la Chaîne de télévision Africable, était de fédérer toutes les énergies autour d’une stratégie qui se présente aujourd’hui comme la voie incontournable du développement de l’Afrique, à savoir l’intégration régionale.

Aujourd’hui, après quatre vingt dix (90) jours à travers monts et vallées, avenues, rues et pistes, villes et villages, vous les caravaniers, avez prouvé que notre sous-région Ouest africaine peut se développer comme un seul bloc, un seul espace. Vous venez de tracer un axe de l’intégration, qui va de Dakar à Abidjan, en passant par Banjul, Bissau, Conakry, Bamako, Ouagadougou, Niamey, Cotonou, Lomé, Accra ; un axe qui, désormais, constitue l’axe, que dis-je, la route de l’intégration Ouest africaine. Tels des explorateurs, vous avez sillonné les savanes, traversé les forêts, franchi des fleuves et rivières, pour ériger cette route.

Par la magie de l’image et du son, vous avez révélé au monde entier, l’essence de la société ouest africaine, solidaire et homogène par nature et par la culture. Africable a ainsi contribué au rapprochement de plus de quatre vingt dix millions (90 000 0000) de personnes en leur permettant de se redécouvrir.

Recevez donc, Mesdames et Messieurs les caravaniers, mes vives et sincères félicitations ainsi que celles de l’ensemble des organes et institutions de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.

Je voudrais également féliciter la chaîne de télévision AFRICABLE qui, en cette année du Cinquantenaire, a choisi de montrer au monde, par la magie de l’image et du son, que l’Afrique est solidaire, dans toute sa diversité.
Nous tenons à féliciter ici, très solennellement le Président Ismaïla Sidibé pour sa vision et son leadership !

J’exprime également mes remerciements et félicitations aux autorités et aux populations des pays traversés pour leur accueil et leur hospitalité : c’est la preuve de leur attachement aux valeurs d’honneur et de dignité, de solidarité et de partage !

C'est cette foi en l'intégration que nous devons répandre partout afin d'assurer un meilleur avenir aux futures générations.

Chers amis de la jeunesse africaine ;

« Chaque génération a une mission à remplir… », vous êtes en train de remplir et d’assumer pleinement la vôtre : je vous en félicite vivement !

Votre mission est proportionnelle à votre place et à votre force au sein de la société, non seulement parce que vous êtes les dirigeants de demain, mais surtout parce que vous êtes les moteurs du progrès.

A-t-on estimé véritablement le rôle des jeunes dans l’avènement et le renforcement de la démocratie ?

C’est vrai… qu’arbre qui tombe fait beaucoup de bruit…. mais que personne ne fait attention à la forêt qui pousse… !

Chers jeunes, l’avenir dépend donc de votre engagement aussi bien individuel que collectif.

Vous avez un rôle capital dans l’avenir du continent face aux nouveaux défis liés à la crise financière internationale, à la sécurité alimentaire et à la crise énergétique.

Pour réussir ce pari, les jeunes doivent être placés au centre de la nouvelle stratégie de solidarité mondiale car, la lutte contre la pauvreté engage aussi bien les pays riches que les pays pauvres.

C’est le sens de l’accompagnement de l’UEMOA aux côtés des jeunes afin de susciter l’espoir et surtout pour concrétiser l’espérance des populations notamment les plus vulnérables.

Comme beaucoup, je pense, je suis même convaincu, que l’Afrique est le prochain relais de croissance de l’économie mondiale.

Ce faisant, disons le tout net, l’Afrique doit compter sur elle-même, c’est-à dire sur la frange la plus dynamique de sa population : les jeunes.

Cela est possible, car nous vivons dans un monde où, grâce aux progrès technologiques, nous disposons de moyens de communication nouveaux et plus efficaces, avec des possibilités d'échanges inouïes.

Le monde est devenu, à juste titre, un village planétaire où la paysanne burkinabè vend son beurre de karité à l’industriel norvégien ; où la standardiste sénégalaise répond aux coups de fils d’une firme installée à new-York ou Hong-Kong…

Allez donc sur le marché du village global pour vendre, sans complexe, vos productions de qualité… !

Allez au rythme du monde sans vous renier : comme le baobab qui a ses racines largement enfoncées dans la terre avec des bourgeons flottant au vent du progrès.

Participez donc, participer activement au progrès du Continent afin de faire du monde un havre de paix, de justice et de progrès partagés !

Jeunes d’Afrique, nourrissez et semez l’espoir : soyez le catalyseur de la renaissance africaine par la vitalité de vos actions et la justesse de votre vision !

Faites surtout preuve d’un leadership volontariste et progressiste!

C’est sur cette invitation à l’action que je renouvelle mes félicitations aux initiateurs de cette caravane !

Vive l’Afrique qui, patiemment pousse et… progresse !

Vive sa jeunesse forte et éclairée !

Merci de votre aimable attention.

mercredi 28 juillet 2010

UEMOA De l’eau et des routes pour le Burkina

UEMOA - De l’eau et des routes pour le Burkina Les Editions Le Pays
mardi 27 juillet 2010,
L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a organisé un voyage de presse sur ses chantiers au Burkina du 19 au 24 juillet 2010. Ce voyage a permis à une trentaine de journalistes du Burkina et du Sénégal de découvrir les chantiers de la commission dans les régions du Centre-Sud, du Plateau central et du Sahel, notamment des forages et des routes.
Après avoir mis en place les politiques d’intégration sous-régionale pour permettre une meilleure circulation des personnes et des biens, l’UEMOA a décidé de faire vivre l’intégration par les plus démunis qui n’ont pas accès à l’eau potable. Pour ce faire, elle a initié un programme régional d’hydraulique villageoise dans les 8 Etats membres avec pour objectif de mettre à la disposition des populations 8000 forages équipés de pompes à motricité humaine (PMH).
La phase pilote de ce programme a permis de réaliser 3000 forages positifs dont 300 au Burkina. Ce sont ces forages plus le projet d’aménagement de la route Dori-Téra et les actions de lutte contre l’ensablement de la mare de Dori que les journalistes ont visités au cours de leur périple. Débuté avec un briefing à l’UEMOA à Ouagadougou, le périple des hommes de médias les a d’abord conduits à Manga dans la région du Centre-Sud, précisément dans le village de Binsonnonghin, où ils ont visité un forage réalisé par l’UEMOA en 2008. Dans cette zone du Burkina, l’accès à l’eau potable constituait une grande difficulté pour les populations. Mais depuis la réalisation des PMH dans divers villages de la région, les populations se disent soulagées. Selon le président du comité de gestion du forage de Binsonnonghin, Issaka Kiemtoré, l’accès à l’eau potable constituait la plus grande préoccupation des habitants du village. Grâce à l’UEMOA, ceux-ci disposent désormais de l’eau potable pour la consommation humaine mais également pour l’abreuvage des animaux car le forage est munir d’un abreuvoir. Le forage permet également à certains de faire de la maraîcheculture, a-t-il confié. C’est fort de ces atouts que le comité de gestion a initié une cotisation annuelle de 1000 FCFA par famille pour disposer de fonds afin de mieux entretenir le forage, a-t-il ajouté. Véronique Nacoulma qui s’approvisionnait en eau au forage au moment de notre passage, a aussi souligné l’importance du forage pour le village. Selon ses dires, les femmes enduraient une grande souffrance dans la recherche de l’eau potable. Les journalistes ont voulu savoir si les habitants connaissaient leur bienfaiteur. La réponse a surpris plus d’un . "C’est grâce au maire à qui nous avons soumis notre doléance que nous avons eu le forage" a répondu le président du comité de gestion. C’est dire qu’une sensibilisation doit être menée auprès des populations pour leur permettre de faire la différence entre les actions des partenaires et institutions d’appui avec celles des hommes politiques. Selon le directeur régional de l’agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques du Centre-Sud, Michel Thiombiano, le nombre de forages réalisés dans sa région par l’UEMOA est de 135 ; permettant ainsi d’atteindre un taux d’accès à l’eau potable de 73%. Tout en appréciant ce taux, M. Thiombiano a estimé qu’il faut poursuivre ces efforts afin d’atteindre un taux de 100%.

"Merci à l’UEMOA"
Après le Centre-Sud, le périple des hommes de médias s’est poursuivi dans la région du Plateau central. C’est en compagnie du maire de Niou, Ousmane Diallo et de la directrice régionale de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des ressources halieutiques du Plateau central, Gisèle Tapsoba, que les journalistes ont visité le forage de l’école de Suka dans le village de Raongo puis celui de Mouni. A en croire les habitants desdits villages, l’obtention de l’eau potable constituait une équation cornélienne. ’’Avant l’installation du forage, les élèves de l’école de Suka parcouraient 7 à 10 km pour avoir de l’eau. Ce qui perturbait les cours", a confié le maire de Niou. C’est avec le voeu de bénéficier encore de l’accompagnement de l’UEMOA dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable pour les 32 mille habitants de sa commune que le maire Ousmane Diallo a dit merci à cette institution. Le président du comité de gestion du forage de l’école de Raongo, Séni Guelbéogo, a indiqué que les habitants s’approvisionnaient en eau dans les marigots. Ce qui entraînait beaucoup de maladies qui, de nos jours, sont considérablement réduites grâce à la consommation de l’eau potable des forages. Pour pouvoir faire face à l’entretien du forage, le comité a instauré une cotisation mensuelle de 100 F par homme et 50 F par femme, a-t-il dit. Le président du comité de gestion du forage de Mouni, Yacouba Derra, a confié que le comité a initié une cotisation annuelle de 500 F par famille afin de pouvoir faire face à l’entretien du forage.

Pour la directrice régionale de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques du Plateau central, Gisèle Tapsoba, le taux d’accès à l’eau potable au niveau de sa région est de 74%. Un nombre important de forages a été certes réalisé mais un défi majeur reste à relever, celui de leur entretien. Pour y parvenir, il sied d’asseoir des associations des usagers de l’eau. Et pour ce faire, l’intervention de l’UEMOA s’avère nécessaire a-t-elle relevé. Elle a souhaité que l’UEMOA poursuive la réalisation des forages dans sa région car ses populations s’accroissent avec des besoins en eau potable plus importants. Le chargé des ressources en eau à l’UEMOA, Soumaré Djimé a confié que le programme d’hydraulique villageoise de l’UEMOA 1re phase au Burkina est entièrement achevé. Tous les 300 forages ont été réalisés et réceptionnés et les populations les utilisent depuis 2 ans pour certaines et un an et demi pour d’autres. C’est un sentiment de fierté et de satisfaction qu’éprouve l’UEMOA de nos jours car tous les projets ont été réalisés avec le concours de ses Etats membres, a-t-il confié. Pour M. Djimé, pouvoir se prendre en charge dans un secteur aussi vital qu’est l’eau constitue une fierté. Le projet a été un succès et l’UEMOA entend lui assurer un suivi afin que ses réalisations soient pérennes. Il a fait noter qu’une seconde phase est prévue et des études sont en train d’être menées pour voir les faiblesses et les forces de la 1re phase car l’objectif est de réaliser 8000 forages dont un millier par pays membre a-t-il affirmé. Il a précisé que le Burkina qui a achevé la réalisation de ses forages bénéficie de 100 autres forages supplémentaires. Après la visite des forages, l’équipe de la presse aux bons soins du chargé de communication à l’UEMOA, Drissa Ouattara, a mis le cap sur Dori chef-lieu de la région du Sahel. Mais avant de déposer ses valises dans cette cité, le directeur de l’Aménagement du territoire et des infrastructures terrestres à l’UEMOA, Amadou Harouna a tenu à lui expliquer la pertinence du projet d’aménagement de la route Dori-Tera et la facilitation du transport sur le corridor Ouaga - Dori-Tera Niamey. Ce projet est extrait du programme d’actions communautaires des infrastructures et du transport routier adopté en 2001 par l’UEMOA. Il a pour objectif global de contribuer à l’accélération et au renforcement de l’intégration économique des pays membres de l’UEMOA.

Le coût estimatif du projet est d’environ 25 milliards de F CFA. Il comporte 3 composantes à savoir l’aménagement et le bitumage de la route Dori-Téra frontière du Burkina au Niger, la construction de postes juxtaposés à Pételkolé à la frontière où les forces de l’ordre des deux pays feront un seul contrôle pour faciliter le passage des usagers de la route. Le projet prévoit également la réhabilitation de centres de santé, de réalisation de forages et la construction de pistes rurales connexes à la route principale.

37% de taux d’exécution
Au niveau du Burkina, le taux d’exécution des travaux à la date du 20 juillet 2010 était de 37%. Mais du côté du Niger, les travaux sont achevés. Le retard d’exécution des travaux du côté du Burkina est lié à la phase d’étude car le 1er appel d’offre a été infructueux, a-t-il révélé. C’est le groupement d’entreprises Fadoul Technibois / COGEB international SA qui est chargé de l’exécution des travaux de la route Dori-Seytenga frontière du Niger, longue de 51, 4 km. Ce groupement d’entreprises travaille sur deux fronts. Le 1er front de Dori vers la frontière du Niger et le 2e front de la frontière vers Dori. Cette option vise à achever les travaux dans les délais, prévus pour début 2011. C’est le 1er front que les journalistes ont pu visiter, le second était inaccessible à cause des pluies torrentielles qui s’abattaient sur Dori.

Dori-Seytenga en 30 mn
Le chef de projet des travaux d’aménagement de la route Dori-Seytenga frontière du Niger, Jean Wenceslas T. Kyelem, a confié que cette route, une fois terminée, permettra de rallier Dori-Seytenga en 30 minutes. Alors qu’il fallait faire plus de 3 heures pour parcourir cette distance, a-t-il dit. D’un coût de réalisation de 14 milliards de F CFA, la route aura une largueur de 10 m (largeur de la plate-forme) celle de la chaussée 7 m. Elle sera résistante et durable car sa réalisation se fait en fonction du trafic attendu, a confié le chef de projet. Selon le responsable du groupe Fadoul Technibois, Achille Ouédraogo, le taux de terrassement est de 70% celui des ouvrages 100%.

Les difficultés rencontrées sont liées au manque d’eau et au démarrage tardif des travaux. L’entreprise a également rencontré des difficultés au moment de la mise de la 1re couche car la zone est très sablonneuse, a-t-il relevé. Il a rassuré que les délais d’exécution seront respectés. Le chef de la mission du contrôle du cabinet SINCAT international SA, Nama Baoui, a fait savoir que le retard accusé dans l’exécution des travaux du côté du Burkina est dû en partie au fait que le projet a mis 3 mois avant de démarrer parce qu’il y a eu une réactualisation de son étude. Les difficultés constatées par le cabinet, a-t-il dit, sont entre autres, les fortes pluies qui empêchent le groupe d’entreprises de travailler, la survenue de certaines pannes dont la réparation nécessite un déplacement sur la capitale. Le groupement d’entreprises a aussi interpellé le cabinet sur le retard de paiement de certaines sommes, a-t-il signifié. Selon M. Nama, la qualité de la route est déterminée par le suivi et la vérification de la qualité des matériaux et la qualité de la mise en oeuvre de ces matériaux. Un autre facteur est lié aux estimations du trafic. Si celles-ci sont mal faites, cela aura une répercussion sur la durée de la route, a-t-il indiqué. De fortes pluies se sont abattues sur Dori durant 3 jours, plongeant les pieds de ses habitants dans l’eau. Cette situation a empêché les journalistes de se rendre à Gomo pour constater de visu les actions qui s’y mènent avec le concours de l’UEMOA pour lutter contre l’ensablement du bassin du Niger. Mais ils ont pu se rendre à Djomga, village situé à 7 km de Dori. Là-bas, les populations luttent contre l’ensablement de la mare de Dori en fixant des dunes de sable à l’aide des boutures d’euphorbes espèces forestières très adaptées à la saison sèche. Selon le chargé d’aménagement du programme de lutte contre l’ensablement du bassin du Niger du Séno, Jean Louis Dabiré, ces actions ont pour but de réduire l’ensablement de la mare par l’érosion hydrique et éolienne. C’est une somme de 800 millions de F CFA que l’UEMOA a mise à la disposition du Burkina pour l’exécution du projet qui, a-t-il confié, connaît un taux de succès de plus de 99%. Deux sites ont pu être visités par les journalistes. Le 1er d’une superficie de 40 hectares (ha) et le second d’une superficie de 5 ha avec des boutures d’euphorbes moins espacées que le 1er site. Le Président du conseil villageois de développement (CVD) de Djomga, Amadou Assane Maïga, a souligné l’importance de l’utilisation des boutures d’euphorbes. La réalisation de celles-ci a permis de stabiliser le sable et de réduire les menaces d’ensablement dont le village fait l’objet, a-t-il précisé. Il a demandé à l’UEMOA de continuer d’accompagner le village pour qu’il puisse pérenniser les actions de lutte contre l’ensablement de la mare de Dori.

L’UEMOA et l’hydraulique villageoise
Le programme d’hydraulique villageoise de l’UEMOA vise à contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vie des populations les plus défavorisées de l’UEMOA par la mise à disposition de 8 000 forages équipés de pompes à motricité humaine. Le programme a démarré avec une phase pilote portant sur la réalisation de 3 000 PMH.

La route Dori-Seytenga en bref
Longueur du tronçon : 51,4 km Largeur de la plateforme : 10,00m Largeur de la chaussée : 7,00m revêtue en induit superficiel bicouche Largeur des accotements : 2X1,50 m revêtue en induit superficiel monocouche Couche de base : 15 cm de graveleux latéritique naturel Couche de fondation : 20 cm de graveleux latéritique
Dabadi ZOUMBARA

mercredi 21 juillet 2010

L’URD accueille des démissionnaires de la CODEM, du RPM, de l’Adéma…

maliweb.net :: Commune I : L’URD accueille des démissionnaires de la CODEM, du RPM, de l’Adéma…
L'indicateur Renouveau, 21/07/2010
L’Union pour la république et la démocratie (URD) a vu ses rangs grossir à partir de la commune I du district de Bamako où, ce samedi 17 juillet 2010, des militants d’autres formations politiques et non des moindres ont débarqué avec armes et bagages, tandis qu’un mouvement politique décidait de renoncer purement et simplement à son identité au profit du même parti.
Les nouveaux arrivants ont été fêtés par la section URD de la commune I, ce samedi 17 juillet 2010, à « Mali Enjeu » sis au Djélibougou. Ce sont des militants venus de l’Adéma/PASJ, de la CODEM, du RPM et du PSR, auxquels s’ajoutent au mouvement politique « Siguida folo Tilé Kura » qui, rappelons-le, a 3 conseillers dans le conseil municipal de la commune I. Ces démissionnaires des partis cités déclarent être des anciens conseillers de leurs partis respectifs. En tout cas, c’est là non seulement une bonne moisson que le secrétaire général de la section URD de la commune I, Abdoul Aziz Dicko et les siens ont réussi à engranger, mais aussi une bouffée d’oxygène pour Soumaïla Cissé, surtout en cette veille d’élection présidentielle de 2012.
C’est certainement toute l’importance que le parti accorde à ces nouvelles adhésions qui seraient de plusieurs centaines. Aussi, la cérémonie d’intégration des nouveaux arrivants était présidée par le secrétaire général de l’URD, Lassina Koné qui, en toute fierté, a rappelé aux arrivants qu’à l’URD, il ne saurait y avoir de militants de premier ou second plan. Aussi a-t-il exhorté les responsables de la section à profiter de cette phase de renouvellement des instances du parti pour enrôler ces nouveaux adhérents.
Par la voix de leur porte-parole, Alhousseyni Issa Maïga, les nouveaux adhérents ont dit mesurer la grandeur du défi qui les attend désormais. Alhousseyni Issa Maïga a même mis ses camarades en garde contre les instincts qui poussent souvent à mettre les petits intérêts avant toute chose. « Nous allons dans un mouvement avec toutes sortes de gens bien expérimentés et politiquement mûrs. Se retrouver dans les instances d’un si grand parti, même si c’est à la faveur d’une fusion, est loin de constituer une sinécure. Là, il faudra se battre pour se maintenir, être prêt à beaucoup donner et non pas seulement dormir sur ses lauriers et croire qu’on est là seulement pour recevoir. A partir de là, on aura mérité l’estime placée en nous », a souligné le porte-parole des adhérents.
Pour Alhousseyni Issa Maïga, le choix de l’URD n’est pas fortuit. « Beaucoup de partis auraient certainement tendu la même main accueillante, en raison de cette bonne image et de cette crédibilité dont nous jouissons. Ce qui fait de nous un partenaire fiable, digne de confiance et recherché par tous », a-t-il dit avant d’indiquer : « Nous avons préféré aller avec l’URD, car c’est le parti avec lequel nous avons eu les relations les plus étroites, et avec lequel nous avons le plus d’affinités ».
C’est après ces quelques interventions que les deux parties ont signé le protocole de fusion des arrivants dans l’URD. Un document qui a été signé, côté URD, par le président de la section de la commune I, Abdoul Aziz Dicko, et côté nouveaux adhérents, par le porte-parole, Alhousseyni Issa Maïga.
Abdoulaye Diakité

lundi 19 juillet 2010

Commune I, la risposte de l'URD

JournalDuMali.com: Politique : Commune I, la risposte de l'URD
Une fois de plus la famille URD vient d’enregistrer une adhésion massive en commune I avec l’arrivée de groupements politiques et certaines personnalités.C’est le centre Mali Enjeux qui a abrité la cérémonie de signature du protocole de fusion URD(Union républicaine pour la Démocratie )et les regroupements politiques ce samedi en présence des membres du bureau national tels que Lassine Koné, Hamadoune Dicko.
La mare politique en effervescence
La mare politique bouge en commune I dans la perspective des élections présidentielles de 2012. Des rencontres, des échanges, des débats se multiplient entre les responsables des partis. C’est l’URD qui vient de concrétiser une fusion avec certains groupements politiques aux termes de ces rencontres. Désormais le parti PSR de Djélibougou, le mouvement politique Sigida Folo Tilé Kura, certains membres du CODEM, Baara, et aussi certains membres de la famille maraboutique rejoignent l’URD. Comme en atteste ici Alfousseyni Issa Maïga, porte parole des nouveaux adhérents "c’est avec beaucoup d’émotion que nous déclarons la disparition de ces regroupements au profit de l’URD. Nous n’avons pas le complexe de faire un parcours politique seul. Pendant des années, nous nous sommes battus avec un seul objectif : développer notre commune. Le choix porté sur l'URD n’est un hasard, parce que ces partis partagent les mêmes visions et valeurs à savoir l’égalité, la justice, la solidarité et la démocratie.
Du sang neuf pour l’URD
A son tour, le secrétaire général de l’URD en Commune I, Abdoul Aziz Dicko remercie les nouveaux adhérents pour avoir porté leur choix sur le parti de l’enfant de Niafunké, Soumaila Cissé "votre arrivée donnera du sang neuf au parti Urd dans les différents quartiers de la commune. Vous venez de rejoindre lr parti URD, vous ne serez pas déçus, car votre arrivée vient à point nommé au moment où l'on se prépare pour le remembrement du parti. Ensemble main dans la main, nous construirons l’URD et ferons bouger la montagne".

Dans le contenu du protocole d’accord signé entre Alfousseyni Issa Maïga et Abdoul Aziz Dicko, il ressort que le mouvement politique Siguida Folo Tilé Kura et le parti Urd au terme de plusieurs rencontres d’échanges et de débats entre leurs responsables et directions respectives décident de fusionner : "Rappelant les liens anciens de coopération dans les conseils communaux, rappelant les objectifs poursuivis par les deux entités, plus que jamais engagés dans le processus de consolidation et de renforcement du pluralisme politique et de l’accroissement de la démocratie en commune I en particulier au Mali, les regroupements politiques sont de nature à enrichir le processus de développement du Mali.

samedi 17 juillet 2010

PROMOTION SOUMAILA CISSE: Les Talents du monde ont été récompensés , Dinard 14/07/2010

La Bretagne et l'Afrique de l'Ouest sont unis dans une démarche de co-développement, baptisée Talents du monde. Une idée sur laquelle a beaucoup travaillé Kofi Yamgnane, qui fut maire de Saint-Coulitz (Finistère), conseiller régional et secrétaire d'État chargé de l'intégration.
Accueillie à Notre-Dame-du-Roc, la première promotion comprenait 19 jeunes entrepreneurs africains qui ont travaillé avec des entreprises bretonnes. Chacun d'entre eux devant présenter un projet, à la fin d'un stage de trois mois. Les partenaires se sont retrouvés, vendredi, pour tirer un bilan et remettre les diplômes.

Le programme est piloté par la Fondation Solacroup-Hébert, grâce à un financement de l'Union économique et monétaire de l'Ouest africain (UEMOA), présidée par Soumaila Cissé, et de Bretagne International, présidée par Bernard Angot. Il intéressait 19 stagiaires, issus de sept des huit pays de l'UEMOA (Bénin, Burkina-Faso, Côte-d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo).

Guillaume Dufresne, président de la fondation Solacroup, a souhaité la bienvenue à de nombreux invités et partenaires. « Le travail accompli est considérable, pour cette première expérience. L'action est à pérenniser, parce qu'elle est appelée à rayonner vers de nombreux pays africains », a expliqué Guillaume Dufresne. Point de vue partagé par tous ceux qui ont contribué à mettre en place un réseau d'entrepreneurs.

mercredi 30 juin 2010

HANDI FORUM UEMOA: APPEL A LA SOLIDARITE

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec un réel plaisir que je prends la parole à l’occasion de HANDI FORUM UEMOA, une rencontre dont le thème est porteur d’espérance.

Je voudrais, Monsieur le Président de la République, vous témoigner toute la gratitude de la Commission de l’UEMOA pour votre disponibilité et votre accompagnement.

Votre présence à cette cérémonie consacre éloquemment votre engagement aux côtés des handicapés de notre sous-région.

Je voudrais, avec votre permission, saluer deux acteurs qui ont appuyé, aux côtés de la Commission, l’organisation de cette rencontre.

Je félicite le Ministère du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées du Mali, pour son appui dans la perspective de l’élaboration d’un programme sous-régional intégré d’insertion socio-économique des personnes handicapées des Etats membres de l’UEMOA.

Ce programme a pour but de renforcer et harmoniser dans un cadre inclusif et multi partenarial les activités d'insertion socio économique des personnes en situation de handicap dans l’espace l'UEMOA à travers un plan stratégique 2011-2013.

C’est également un devoir pour moi, de saluer très solennellement, l’action d’un homme dont la vocation, je dirais même le sacerdoce, est intimement lié à la promotion des handicapés.

Il a initié le projet, il a pris son bâton de pèlerin pour en suivre les préparatifs, et, aujourd’hui, avec la tenue de HANDI FORUM UEMOA, il doit être comblé !

Cet homme, ce pionnier, ce visionnaire, c’est le Doyen Ismaila KONATE !

Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,

HANDI-FORUM UEMOA vient conforter l’élan de solidarité et de fraternité qui anime les populations de notre Union.

C’est forte de cette vision que, la Commission de l’UEMOA a initié, depuis quelques années, des actions pour l’extension de la protection sociale en faveur des populations de l’espace communautaire.

Elle a conduit de 2005 à 2009, le processus d’élaboration et d’adoption d’un cadre règlementaire pour les mutuelles sociales de l’espace UEMOA pour encadrer et sécuriser leur création et leur fonctionnement en vue d’améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base.

Excellence, Monsieur le Président,
Honorables invités,

Le handicap c'est la rencontre entre deux réalités.

Tous ceux qui ont visité des centres pour handicapés et surtout les familles qui vivent avec une personne handicapée, peuvent témoigner de cet effet.

Le handicap c'est donc, la rencontre entre un individu et la société.

Il y a, d'un côté, les incapacités que la personne vit absolument.

De l’autre côté, on le reconnaît difficilement, il y a l'environnement aussi bien physique que social.

Cet environnement-là ne répond pas toujours aux attentes des personnes handicapées.

Souvent même, c’est lui qui, par son inadaptation, cause les premiers et, malheureusement souvent, les irréversibles dégâts.

Et pourtant, le handicap est la « chose du monde la mieux partagée » car, tout le monde, c’est-à-dire chacun, peut être concerné par un handicap.

Il nous faut donc des réponses à la fois collectives et adaptées.

Dans tous nos pays et particulièrement au Mali, d’importants efforts sont entrepris pour apporter des solutions appropriées à travers des actes et des manifestations de solidarité.

Ces gestes forts sont importants car, c’est à l’échelle de la communauté, du pays, de la sous-région, que la solidarité doit permettre aux personnes handicapées et à leur famille de construire un véritable projet d’intégration et de réussite personnelle.

En ces temps de décentralisation et d’initiatives locales, l’accessibilité constitue un enjeu tout aussi capital dans l’espace numérique que dans l’espace physique.

Les outils informatiques par exemple, sont devenus aujourd’hui, des instruments de médiation, d’insertion et d’entraide sociale sans équivalent.

Ils pourraient, une fois mis à la disposition des handicapés, les aider pour s’informer, échanger et effectuer les démarches administratives élémentaires.

Ils pourront ainsi leur faciliter la vie au quotidien.



Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,

Je parlais tout à l’heure d’environnement… de rencontre entre l’homme et la société…

Pour illustrer mon propos, il suffit de donner des exemples de personnes handicapées qui, grâce à des réponses adéquates à leurs besoins, ont réussi une vie normale, voire accompli des prouesses exceptionnelles.

Celui qui assuma pleinement ses fonctions de commandant en chef de l’armée américaine et a préparé largement la victoire des Alliés avec le débarquement de Normandie le 6 juin 1944, cet homme là était paralytique : c’était le 32e président des États-Unis; il fut le seul président américain à être réélu à 4 reprises.
Il s’appelle Franklin Delano Roosevelt…


Un musicien sourd, quel destin !
Et pourtant l’un des génies de la musique n’a entendu ses plus grandes œuvres autrement qu'intérieurement : il s’agit de Beethoven dont la 9e symphonie est si célèbre : elle est aujourd'hui, l’hymne officiel de l’Union européenne.

De même, il y a des non-voyants célèbres comme Ray Charles, Stevie Wonder et plus près de nous : Amadou et Mariam du Mali…

Je signale dans ce Palais qui connait bien l’un des plus grands virtuoses du ngoni, le nom de Banzoumana SISSOKO dont les airs ont l’allure d’hymne au Mali.
*****
Paralysé mais prêt à aller au bout de l'univers !

Oui, mais il ne s’agit pas du journaliste français Patrick Ségal qui, cloué sur une chaise, a néanmoins fait le tour du monde et a publié un beau livre : « L’homme qui marchait dans sa tête. »

Il s’agit d’un astrophysicien de génie, que l’on compare à Newton et à Einstein.

Tétraplégique, il publie en 1988 son premier ouvrage intitulé « Une brève histoire du temps, du Big-bang aux trous noirs », qui connaîtra un succès sans précédent dans l'histoire de la littérature scientifique.

Stephen Hawking, c’est son nom, est aujourd’hui, privé de sa voix : il utilise un système informatique qui lui permet de communiquer grâce à un synthétiseur vocal relié à un ordinateur et contrôlé par le déplacement de la tête et des yeux.

Stephen Hawking continue de voler dans l'espace, malgré une maladie dégénérative paralysante diagnostiquée il y a plus de quarante ans.

La liste n’est pas exhaustive et,… les exemples sont nombreux dans le domaine du sport, du cinéma et de la littérature…

Honorables Invités,
Mesdames Messieurs,

L’un de fondements de l’UEMOA c'est la solidarité.

Cette vertu culturelle doit trouver son épanouissement dans toutes nos actions.

C’est la vision qui a abouti à la tenue du présent FORUM.

Grâce ainsi, à HANDI FORUM UEMOA, il sera possible, au cours des prochaines années de voir la concrétisation de nos efforts.

La Commission, aux côtés des Etats, s’engagera résolument dans ce vaste chantier que constituent la reconnaissance, l’insertion et l’épanouissement de la personne handicapée.

Notre credo, c’est l'égale dignité grâce à une solidarité qui préfère la responsabilité à l'assistance.

Ainsi seulement, nous donnerons son vrai sens à l’égalité des chances, car c’est bien de cela qu’il s’agit : l’égalité des chances.

C’est fort de cet optimisme que je souhaite plein succès aux travaux de HANDI forum UEMOA !

Je vous remercie de votre aimable attention.

CINQUANTENAIRE: BILAN ET PERSPECTIVES

Honorables Invités,

Mesdames, Messieurs,

MERCI !
MERCI à tous d’être venus ici, ce matin,
MERCI d’avoir accepté de sacrifier quelque temps de votre repos dominical pour faire le déplacement du siège des Organes de l’UEMOA à Ouagadougou.
Je voudrais ajouter, bienvenue dans votre Maison, la Maison de l’intégration, notre Maison commune.
Votre présence constitue un gage de votre conviction que le meilleur chemin pour notre indépendance économique, c’est l’intégration régionale.
MERCI, Professeur Albert TEVOEDJRE, Médiateur de la République du Bénin, Président de l’Association des Médiateurs de l’UEMOA, pour avoir accepté d’être parmi nous, aujourd’hui. C’est l’occasion pour moi, de saluer très chaleureusement le Témoin de l’histoire et l’Acteur du développement de l’Afrique que vous êtes. Merci tout particulièrement pour avoir accepté de partager avec
nous, et, surtout avec les jeunes générations, votre vision. Nous saluons tous, votre action pour une prospective dynamique et positive d'une "présence africaine" honorable et respectée.
MERCI, également à vous, Présidents des Commissions nationales de célébration du Cinquantenaire de l’indépendance des Etats membres de l’UEMOA :
- Monsieur Rigobert LADIKPO, pour la République du Bénin, dont l’indépendance a été proclamée le 1er août 1960 ;
- Le Général de Brigade Oumara MAI-MANGA, pour la République du Niger, dont l’indépendance a été proclamée le 03 août 1960 ;
- Le Secrétaire Général du Ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication, représentant le Ministre Filipe SAVADOGO, pour le Burkina Faso, dont l’indépendance a été proclamée le 05 août 1960 ;
- Son Excellence l’Ambassadeur Pierre Aimé KIPRẾ, pour la République de Côte d’Ivoire, dont l’indépendance a été proclamée le 7 août 1960 ;
- Monsieur le Ministre Oumar Hammadoun DICKO, pour la République du Mali, dont l’indépendance a été proclamée le 22 septembre 1960.

Je voudrais particulièrement saluer la présence de Monsieur Mamadu Serifo JAQUITE, Secrétaire Général de la Présidence de la République de Guinée-Bissau.
Votre présence parmi nous, au-delà de l’acte de solidarité qu’elle constitue, est l’expression de l’engagement ferme de votre pays, la Guinée-Bissau, en faveur du processus d’intégration de l’UEMOA.
Les messages, que vous venez tous de livrer, constituent pour nous des repères, pour le combat que nous avons l’honneur de mener, en vue d’assurer un mieux-être aux 90 millions de nos concitoyens.

Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs,
Pourquoi une cérémonie commémorative du cinquantenaire des indépendances africaines à l’UEMOA ?
Pour l’UEMOA, l’organisation d’une cérémonie commémorative vise à approfondir la réflexion sur l’avenir de l’Afrique et, à poser les jalons du devenir des huit Etats membres de notre Union.
Il est utile, à cet effet, de rappeler que si, aujourd’hui, nous célébrons, avec fierté cet événement, c’est grâce au combat d’hommes et de femmes d’action, combat qu’ils ont mené au prix de leur vie.
50 ans après, nous devons tout mettre en œuvre pour capitaliser, au bénéfice des générations futures, cette liberté et cette indépendance chèrement acquises.
Nos Etats l’ont bien compris et c’est l’essence même des nombreux colloques et symposiums qui se tiennent partout, et que je salue vivement.

Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
La célébration du cinquantenaire des indépendances africaines, c’est aussi une occasion pour évaluer, de façon objective le chemin parcouru depuis les années 60.
De ce regard rétrospectif, on retiendra les efforts très importants, déployés par nos Etats, sur le chemin du développement.
Il y a surtout la gouvernance qui a évolué : aujourd’hui, le processus de démocratisation est très avancé et les populations africaines aspirent davantage à la bonne gouvernance tant politique qu’économique, à travers la bonne gestion et la transparence.
Les Africains, en 50 ans, ont pu prouver qu’ils pouvaient atteindre les sommets de l’excellence dans tous les domaines.
Aujourd’hui, on est fier d’être Africain et le continent, partout, a désormais droit à la parole.
Mieux, l’Afrique est de plus en plus écoutée et, sa voix compte sur la scène internationale !

Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
Il y a seize ans, les Hautes Autorités de nos pays, dont l’un des liens majeurs était l’usage d’une même monnaie, le Franc CFA, s’engageaient dans une nouvelle voie pour leur développement : celle de l’intégration économique régionale.
Ce choix, guidé par une vision éclairée, s’est traduit par des missions spécifiques, confiées aux Organes mis en place, notamment :
• l’instauration d’un marché commun,
• la réalisation de la convergence des politiques macroéconomiques,
• l’harmonisation des législations en matière économique, et,
• la coordination des politiques sectorielles.

Seize ans après, les résultats montrent que l’intégration régionale demeure la voie la mieux indiquée pour conforter le décollage économique de nos pays afin d’assurer et raffermir leur véritable indépendance.
Il s’agit donc aujourd’hui, de faire prendre conscience aux populations, que l’intégration régionale est incontournable.

Honorables Invités,
Mesdames, Messieurs,
Il n’y a pas de doute, l’intégration c’est notre chance, et, l’UEMOA, c’est notre avenir commun, c’est un destin partagé !
Face aux défis majeurs liés à la mondialisation et aux crises internationales, l'UEMOA a les atouts pour réussir sa mission.
L'UEMOA est, en effet, porteuse d’une grande ambition pour une Union forte, une Union dynamique, capable de conduire des politiques de croissance actives, en vue de créer davantage d'emplois et de lutter plus efficacement contre le chômage des jeunes.
C’est une Union ambitieuse qui, dans la compétition économique mondiale, est désormais capable de négocier d'égal à égal avec les autres géants économiques et de faire prévaloir les règles d'une mondialisation mieux maîtrisée, donc plus humaine.

Honorables Invités,
Mesdames, Messieurs,
Notre mission est de bâtir pour nos enfants un monde de liberté et de progrès, respectueux de la diversité des cultures et des peuples.
La renaissance africaine que nous appelons de tous nos vœux passe nécessairement par une claire vision et un fort leadership.
L’UEMOA, pour affiner sa vision, a initié deux grandes rencontres.
La première a été un Colloque scientifique qui a consisté en un regard croisé des chercheurs, des journalistes et de la société civile à travers une réflexion objective sur l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de nos actions.
La seconde, c’est un Panel de Haut Niveau alimenté par des personnalités dont la riche expérience, l’indépendance, la stature de haut niveau, l‘expertise et la vision dans le domaine du développement et de l’intégration économique sont avérés.
L’objectif du Panel est d’identifier les grands enjeux auxquels l’UEMOA devra faire face ainsi que les défis essentiels qu’elle devra se préparer à relever au cours de la prochaine décennie.
Les conclusions de ces deux réflexions nous permettront de centrer nos actions sur l’essentiel des préoccupations des populations de l’Union.
M’adressant à présent à toi, Cathy PAYE, je voudrais te dire qu’au niveau de l’UEMOA, notre combat au quotidien est de rendre effectives : la libre circulation des personnes et des biens, le droit d’établissement, le traitement égalitaire des étudiants au niveau de l’enseignement supérieur, entre autres.
Je comprends et partage donc pleinement ton interpellation et tes légitimes interrogations qui sont aussi celles des enfants de ton âge.

Cathy, avec tout ce que nous faisons en ce moment avec foi, je suis convaincu que ton rêve, ta légitime aspiration, deviendront réalité, car avec l'engagement on peut soulever des montagnes.
C'est cette foi en l'intégration régionale que nous devons répandre aujourd'hui afin d'assurer un meilleur avenir aux futures générations. L’UEMOA s’engage à relever le défi global de l’avènement de « l’UEMOA des peuples » sur un espace stable et en paix !

Honorables Invités,
Mesdames, Messieurs,
Je voudrais, à présent, rendre un hommage appuyé à la chaîne de télévision AFRICABLE qui, en cette année du cinquantenaire, a choisi de montrer au monde, par la magie de l’image et du son, que notre région est une, dans toute sa diversité.
Nous tenons à féliciter ici, très solennellement sa direction et son personnel pour leur professionnalisme.
Bravo aussi à tous ces caravaniers qui ont prouvé que le défi est possible… !
Bravo à ces artistes venus des huit pays de l’UEMOA qui, hier soir, ont célébré l’intégration par ce concert concocté de main de maître par …le Maestro Boncana MAIGA.
Bravo enfin, au groupe Africa Mystic de Ouagadougou, composé des jeunes des huit pays de l’UEMOA qui viennent de nous donner la preuve, à travers leur prestation, de leur engagement en faveur de l’intégration, de leur confiance et surtout de leurs espoirs en l’UEMOA.

Honorables Invités,
Mesdames, Messieurs,
Autant, nous sommes les héritiers des pères des indépendances, autant nous sommes la providence des nouvelles générations.
S’il y a donc un point commun entre le Professeur TEVOEDJRE et la jeune Cathy, c’est bien la belle formule selon laquelle : « chaque génération a une mission à remplir… »

En renouvelant mes remerciements à toutes et à tous, j’exprime le vœu que le cinquantenaire soit pour nos pays un nouveau départ d’une marche irréversible vers le progrès, la paix et la sécurité.



A toutes et à tous, bonnes célébrations de cinquantenaire et, à présent….. CAP sur… le Centenaire… !



Je vous remercie de votre aimable attention.

lundi 28 juin 2010

L’intégration sous-régionale par la culture - [Sidwaya]

L’intégration sous-régionale par la culture - [Sidwaya]
Dans le cadre des commémorations des cinquantenaires de bon nombre d’Etat africains, l’UEMOA a initié une soirée culturelle pour magnifier l’intégration des peuples de ses pays membres. Le gala a eu lieu, ce samedi 26 juin 2010, à Ouagadougou.
« L’Afrique peut s’unir à travers sa culture », dixit l’égyptologue sénégalais Cheikh Anta Diop. C’est sans doute fort de cet état d’esprit que le président de la Commission de l’UEMOA, Soumaila Cissé, a initié la soirée culturelle musicale du samedi dernier.
Une façon pour M. Cissé de magnifier l’intégration des peuples et d’accompagner les pays membres de l’Union qui commémorent le cinquantenaire de leur indépendance. « L’intégration n’est pas que l’aspect économique. Elle est faite pour les hommes. Donc, si nous voulons nous développer, nous devons être ancrés dans nos cultures », a-t-il-dit.
C’est ainsi que tous les huit Etats membres ont été représentés par des artistes de renom. Zeynab Abibou du Bénin, Aïcha Koné de la Côte d’Ivoire, Sambala Canuté de la Guinée-Bissau, Oumou Sangaré, du Mali, Coumba Gawlo du Sénégal, Jimi Hope, du Togo, le groupe Sogha, du Niger, Bil Aka Kora, Améty Meria, Smockey, du Burkina Faso. Ils ont tous été accompagnés par l’orchestre Standard de Tounkagouna du maestro Boncana Maïga.
Le rappeur burkinabè Smockey a donné le ton avec sa chanson « 50 ans, 2 dépendances », un titre de son dernier album. Avec ce titre évocateur, Smockey, à travers ses propos, se demande ce sur quoi les Etats africains se basent pour célébrer 50 ans d’indépendance. Le « faro-faro » (distribution de billets de banque) a commencé lorsque la diva Aïcha Koné est apparue sur le podium. Quant à la cantatrice malienne, Oumou Sangaré, avec sa mélodieuse voix, elle a eu le mérite d’enlever quelques pas de danse à l’épouse du chef de l’Etat, Chantal Compaoré.
Mme Chantal Compaoré a affirmé soutenir cette initiative du président de l’UEMOA qui permet aux peuples de croire à un meilleur avenir. Cette soirée a été une opportunité de montrer aux uns et aux autres le chemin parcouru par l’Union. Ainsi, pour Soumaila Cissé, en 16 ans d’existence, sa structure a atteint sa maturité. « Pendant 16 ans , nous avons rattrapé beaucoup de retards. Il y a eu des reformes sur le plan économique.
Aussi, des routes et des centres de santé ont été réalisés », a expliqué M. Cissé. La soirée prévue pour débuter à 20h a finalement commencé à 21h 47mn. Mais cela n’a pas empêché les communautés des pays de l’espace qui se sont déplacées massivement pour la circonstance, d’être satisfaites après le coup de 1h 30mn du matin, heure à laquelle le gala a pris fin. « Nous avons diverses cultures dans l’espace UEMOA. Et cette soirée nous a permis de découvrir cette richesse culturelle que nous possédons. J’ai vraiment été satisfait », a témoigné un spectateur, Job Ouédraogo.
Le Ghana a été "l’invité-surprise" de la soirée avec sa qualification aux quarts de finale de la Coupe du monde. Parce que les uns et les autres ont pu suivre les dernières 10 mn de la prolongation de la rencontre Etats-Unis/ Ghana sur des écrans géants. La salle vibrait au rythme des actions des joueurs sur le terrain. Au coup de sifflet final, des cris de joie et de soulagement ont retenti de partout.
Steven Ozias Kiemtoré
SIDWAYA
lundi 28 juin 2010

mardi 8 juin 2010

Younoussi Touré à ses militants à Mopti : «2012 est aujourd’hui notre point de mire principal»

maliweb.net :: Younoussi Touré à ses militants à Mopti : «2012 est aujourd’hui notre point de mire principal» Le Républicain, 08/06/2010
Avec 2181 conseillers environ, contre 1634 aux communales de 2004 ; 151 maires contre 101 en 2004 ; 14 présidents de conseil de cercle contre 10 en 2004 ; un président d’Assemblée régionale, celui de Mopti contre zéro en 2004 ; 29 député et 15 conseillers nationaux, le parti qui a marqué la plus grande progression des communales de 2004 à celles de 2009 alors qu’il n’a été créé que le 1er juin 2003, s’apprête aujourd’hui à se lancer à l’assaut de Koulouba en 2012.
Le président de l’URD, le Professeur Younoussi Touré, l’a clairement annoncé à ses militantes, militants et sympathisants ainsi qu’à l’opinion nationale le week-end dernier (samedi, 5 juin 2010) lors des festivités commémoratives du 7è anniversaire de l’URD à Mopti. «2012 est aujourd’hui notre point de mire principal», dira-t-il. Selon lui, «Tout, absolument, tout doit être mis en œuvre pour l’atteinte dans les conditions d’organisation optimales, afin de maximaliser nos chances de victoire aux scrutins qui s’y dérouleront». Tout en ajoutant qu’il n’y a pas de miracle, mais «c’est par le travail et dans l’union que nous vaincrons».
Le Professeur Younoussi Touré dira solennellement que «l’URD ira à ces joutes avec tout mouvement ou parti politique qui partage ses visions pour le Mali et est engagé à se battre pour les faire triompher». Pour y parvenir, le président de l’URD demandera à ses militantes, militants et sympathisants de veiller jalousement sur leur unité. De traquer en leur sein tout ce qui peut attenter à leur cohésion, semer le doute dans leurs rangs et affaiblir ainsi leurs forces. Il importe aussi, dira-t-il d’approcher constamment nos compatriotes, de leur expliquer la philosophie politique de l’URD et ses ambitions pour le Mali, de les convaincre de ses objectifs en vue de les gagner à la cause de leur parti. «Que vivement d’autres adhésions se produisent».
A l’URD, ajoutera avec force Younoussi Touré, il y a de la place pour tout le monde, dans le respect de l’éthique, des principes et des règles de fonctionnement du parti. Ce sont là les recettes qui permettraient à l’URD de conforter ses chances de succès en 2012.
L’URD teste sa capacité de mobilisation à Mopti
A quelques encablures des élections générales de 2012 (législatives et présidentielles), il était important pour le parti de la poignée de mains de faire sa revue de troupes, de voir sa capacité de mobilisation et surtout de jauger sa cohésion et son unité. Cet exercice était d’autant plus important que l’URD était soumis à rude épreuve ces temps-ci par des rumeurs sur une éventuelle scission en son sein. L’implosion du CNID qui s’est produite la semaine dernière et le projet de création d’un nouveau parti par le Mouvement Citoyen sur fond de débauchage avaient créé une certaine panique dans les rangs des militants de l’URD.
Il fallait donc trouver un moment et un lieu pour rassembler à l’unisson tout le peuple URD. L’occasion faisant le larron, les festivités commémoratives du 7è anniversaire du parti ont été mises à profit. Quant au lieu, il était tout autant symbolique. En effet, c’est la volonté militante des sections de Mopti qui a permis au peuple URD de se réunir dans la capitale du poisson. C’est Mopti qui a sollicité la direction nationale de l’URD d’organiser ce 7è anniversaire de l’URD. C’est Mopti, à travers ses militants et cadres, qui a financé pour l’essentiel le budget de la célébration de cet anniversaire.
La section de Mopti est celle aussi qui est aujourd’hui confronté à des divisions et une guerre de leadership. Toutes choses qui ont conduit à l’exclusion de cinq de ses membres et qui ont fait dire à certains que la grande fête de l’URD se tiendra sur fond de crise à Mopti. Mais, force est de reconnaître que tous ces défis ont été relevés par le peuple URD. De mémoire de Mopticiens, la mobilisation qui a accompagné les festivités commémoratives de ce 7è anniversaire de l’URD était tellement grandiose qu’elle constitue une première dans les annales politiques de cette ville. En effet, tout au long du week-end, c’est-à-dire le vendredi et le samedi, 4 et 5 juin 2010, Sévaré et Mopti ont vibré aux couleurs de l’URD. Le vendredi, 4 juin 2010, ce sont plus de 100 voitures et des milliers de motos qui ont réservé un accueil chaleureux à la délégation du fondateur de l’URD, Soumaïla Cissé, venue par la route du Burkina Faso. Le samedi matin, le terrain de l’Alliance franco-malienne au quartier Gangale de Mopti qui a abrité les festivités, a refusé du monde. Tout Mopti a tenu à être de la fête pour voir de près l’enfant de Niafunké, Soumaïla Cissé, devenu aujourd’hui leur idole.
Face à ce phénomène URD qui chamboule aujourd’hui tout sur le terrain politique, le Professeur Younoussi Touré tiendra à rappeler les engagements que l’URD a pris le 1er juin 2003. Il s’agit entre autres de faire de l’URD un parti ouvert et fédérateur de toutes les forces patriotiques et démocratiques de notre pays ; un parti ouvert à toutes les catégories et couches socio-professionnelles ; un parti qui fait de la place à ses nouveaux adhérents ; un parti fidèle et reconnaissant. En clair, un parti qui fait la politique autrement.
Birama Fall

Soumaïla Cissé, fondateur de l’URD : «Vous avez fait de l’URD une SUCCES story»

maliweb.net :: Soumaïla Cissé, fondateur de l’URD : «Vous avez fait de l’URD une SUCCES story»
Le Républicain, 08/06/2010
«Cher amis, 7 ans après, vous avez fait de l’URD un parti crédible, respectable et respecté. Vous y avez mis en effet votre cœur, tout votre cœur». Le fondateur de l’URD, Soumaïla Cissé, qui a tenu ces propos le samedi dernier lors des festivités commémoratives du 7è anniversaire du parti qui a vu le jour le 1er juin 2003, ne tarit pas d’éloges sur le travail titanesque abattu en un laps de temps par le Professeur Younoussi Touré, les membres du Bureau exécutif national, des instances statutaires de l’URD, ainsi que des militantes, militants et sympathisants du parti.
Selon le mentor de l’URD, leur parti doit ainsi sa réussite à la somme des efforts de chacune et de chacun d’entre eux. «Vous avez fait de l’URD une SUCCES story ; cela est en notre honneur», dira-t-il en guise de remerciements.
Comment pouvait-il en être autrement si on sait qu’en 2003, bon nombre d’observateurs politiques de la place ne pariaient pas un sou sur les chances de Soumi et de ses amis ? Certains sont allés jusqu’à tabler sur trois mois de durée de vie pour l’URD. Pour d’autres, c’est une simple aventure politique tendant à faire digérer à Soumi sa cuisante défaite face à ATT lors du 2è tour de la présidentielle de 2002.
Sept ans après la création de l’URD, Soumi est un homme comblé. En effet, grâce au remarquable parcours réalisé par son parti, il se positionne comme l’un des candidats crédibles pour prétendre à la succession d’ATT en 2012. Mais, le chemin étant parsemé d’embûches, Soumaïla Cissé prône l’unité et la cohésion dans son parti. «L’unité et la cohésion de notre parti, son ouverture aux autres, notre capacité d’écoute et d’anticipation sont des acquis importants à renforcer», dira-t-il au peuple URD mobilisé comme un seul homme pour fêter ses 7 ans d’existence.
Pour le probable candidat de l’URD à l’élection présidentielle de 2012, la volonté de relever le défi est là, permanente et visible aujourd’hui. «Nous avons, en plus, un parti bien structuré, des militants engagés, surtout des jeunes et des femmes qui, chaque jour, se battent avec conviction pour faire avancer nos idéaux», martela-t-il. Et dans ce contexte pré-électoral, la vigilance s’impose. C’est pour cette raison que Soumaïla Cissé demandera au peuple URD de mettre l’intérêt général en avant, de continuer à rêver ensemble, très haut pour leur parti et pour leur pays. «Ensemble, unis et soudés, nous devons, encore une fois, faire preuve de dépassement et de sacrifice», dira-t-il.
L’URD est avec les autres
Dans son combat de reconstruction nationale, Soumaïla Cissé fera savoir qu’à l’URD, ils ont compris très tôt l’intérêt d’être avec les autres. Raison pour laquelle, ils ont envisagé leur avenir avec les autres. C’est dire que l’URD n’exclut personne.
Parlant du Cinquantenaire de notre indépendance, il dira que c’est l’occasion pour chaque Malienne et chaque Malien de faire œuvre utile à travers des suggestions susceptibles de renforcer les acquis, d’ouvrir de nouveaux chantiers et de promouvoir de pertinentes initiatives.
Les ambitions de Soumaïla Cissé
Selon le fondateur de l’URD, nous sommes porteurs d’un devoir de génération vis-à-vis de notre jeunesse. La promotion de la femme, de ses droits en vue de lui assurer respect et dignité, fait aussi partie de ses priorités. Ces efforts doivent être poursuivis dans la vision d’un Mali du centenaire en l’an 2060.
A en croire Soumaïla Cissé, 2060 est une vision du centenaire qui doit répondre aux besoins des générations actuelles, mais aussi celles à venir. Il fera savoir que «cette vision porteuse de mon ambition est à la mesure de mon engagement constant : celui de bâtir le Mali de nos rêves dans une Afrique unie et solidaire». Cette vision, selon lui, est à la mesure de sa totale disponibilité à servir notre idéal commun : celui de faire vivre ensemble, dans la paix et l’harmonie, toutes les Maliennes et tous les Maliens.
Birama Fall

Le parti de la poignée de mains a fêté ses sept ans le week-end dernier à Mopti

Afribone.com Le parti de la poignée de mains a fêté ses sept ans le week-end dernier à Mopti
Vers une alliance entre l’URD, l’ADEMA et le RPM pour la conquête du pouvoir en 2012
Le parti Union pour la République et la Démocratie (URD) a célébré ses sept ans d’existence sur l’échiquier politique national, le samedi 5 juin 2010, à Mopti dans une ferveur populaire. C’est au cours d’un grand meeting, au stade de l’Alliance Franco-Malienne de la Venise malienne, dans une "union sacrée " des premiers responsables politiques de l’URD, de l’ADEMA, du RPM et d’autres formations politiques que le parrain du parti Soumaïla Cissé, le président Younoussi Touré, le 2ème vice-président Oumar Ibrahima Touré, le Pr. Dioncounda Traoré de l’ADEMA, Bakary Konimba Traoré du RPM et plusieurs hauts cadres politiques se sont donné la main, resserrant ainsi les rangs dans la perspective des échéances électorales de 2012.

Arrivées dans la Venise malienne dans la soirée du vendredi 4 juin par différents convois, venus des quatre coins du pays, plusieurs délégations du parti de la poignée de mains étaient en une véritable démonstration de force. Peut-être sans le vouloir.

L’Hôtel Kanaga et plusieurs autres sites d’accueil avaient refusé du monde. Celui des membres du Bureau national à la tête desquels le parrain, Soumaïla Cissé, le président du parti Younoussi Touré qui avaient à leurs côtés le Pr. Dioncounda Traoré de l’ADEMA, Bakary Konimba Traoré, représentant personnel de IBK du RPM, des députés, des conseillers nationaux, des maires et conseillers municipaux, des militants et sympathisants.

Le dîner de gala dans la soirée de ce vendredi, à l’Hôtel Kanaga, dans une ambiance bon enfant a permis aux différents acteurs de se retrouver, d’échanger sur l’avenir politique du Mali en cet avant-veille des échéances électorales de 2012. Sous les décibels d’Abdoulaye Diabaté et d’autres musiciens.

Le meeting populaire qui a marqué ces festivités a eu lieu le samedi 5 juin. Habillé aux couleurs vert et blanc de l’URD, le peuple du parti de Soumaïla Cissé tenait à dire tout haut que la gestion du pouvoir au Mali, dans les prochaines années, ne se fera pas sans lui.

Sans ses représentants. Les messages véhiculés par les banderoles en disaient long sur la mobilisation des uns et des autres : "Notre avenir se fera avec nous : donnons-nous la main pour l’unité du parti ", "URD, la force montante 2003-2010 7 ans de progrès ", "Soumaïla Cissé, l’avenir du Mali ", " Soumaïla Cissé, l’espoir de la jeunesse ", "Soumaïla Cissé, l’incarnation de la sagesse ".

L’arrivée, sous les ovations du public, de Soumaïla Cissé, Dioncounda Traoré et Younoussi Touré, tout de blanc vêtus, se tenant la main pour saluer la foule, a ajouté quelque chose de symbolique à l’événement. Le bain de foule monstre, les coups de salves des chasseurs, les you you des inconditionnels de l’union entre l’ADEMA et l’URD avaient fait souffler un vent de grande émotion sur l’assistance. Accompagné par les premiers responsables du RPM et de l’ADEMA, l’arrivée de ces ténors de l’ADEMA originelle était tout un signe sur les rapprochements murmurés dans les coulisses.

Dans son intervention, le premier responsable de l’URD et non moins président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé a remercié toutes les personnalités et les partis venus honorer de leur présence cette célébration. " Je voudrais saluer avec respect mes aînés : Dioncounda Traoré et Ibrahim Boubacar Kéita… Ils nous honorent de leur présence dont je mesure la portée.

A tous les amis, à tous les sympathisants, venus célébrer cet anniversaire : merci de votre confiance ! Vous me permettrez également, chers amis, de féliciter, très solennellement, le Bureau Exécutif National et les Commissions spécialisées pour les brillants résultats ainsi obtenus. Je voudrais saluer singulièrement l’action de notre président Younoussi Touré qui sert le parti avec conviction, rigueur et fermeté".

Pour le fondateur de l’URD, comme nous l’apprend la sagesse populaire malienne, "celui qui ne construit pas l’avenir en suivant ses propres plans, ses projets, ses rêves et ses désirs, celui-là vivra en suivant ceux imaginés par d’autres". Ce proverbe, a-t-il ajouté, ne s’applique pas uniquement aux personnes, il s’applique aussi aux pays et aux partis politiques.

Il a par ailleurs mis l’accent sur l’unité et la cohésion du parti, son ouverture aux autres, sa capacité d’écoute et d’anticipation qui sont des acquis importants à renforcer. "Un parti, un grand parti comme le nôtre doit compter avec les velléités de la division, de l’incompréhension et de la désinformation. La tâche n’est donc pas aisée surtout quand il s’agit de bousculer de vieux réflexes et de changer les mentalités.

7 ans après sa création, nous n’avons donc pas fini d’écrire l’histoire de notre parti. Nous devons mettre l’intérêt général en avant, nous devons continuer à rêver ensemble, très haut, pour notre parti et pour notre pays. Ensemble, unis et soudés, nous devons, encore une fois, faire preuve de dépassement et de sacrifice ".


Fédérer, si possible, les énergies de toutes les forces politiques

Pour sa part, le président du parti de la poignée de mains, l’honorable Younoussi Touré a insisté sur la vocation fédératrice et l’esprit d’ouverture de l’Urd. "Notre parti est ouvert et fédérateur de toutes les forces patriotiques et démocratiques de notre pays. Un parti ouvert sur toutes les catégories et couches socioprofessionnelles… ".

Après avoir rappelé l’urgence de resserrer les rangs du parti et " rester vigilants pour ne pas céder aux chants des sirènes qui tenteront toujours de distraire", le président du parti de la poignée de mains a mis un accent particulier sur la nécessité pour l’URD de travailler avec les autres partis pour la gestion de la chose du peuple, la "res publica".

Cela passera, a-t-il dit, par une organisation maximale à travers la mobilisation de toutes les forces politiques en vue de se préparer à affronter les échéances politiques à venir. Et Younoussi Touré d’indiquer qu’« il importe d’approcher constamment nos compatriotes, de leur expliquer la philosophie politique de l’URD et ses ambitions pour le Mali, de les convaincre de nos objectifs, en vue de les gagner à la cause de notre parti ».

Pour le président de l’URD, il n’y a pas de miracle. C’est par le travail et dans l’union que le parti peut vaincre. " 2012 est aujourd’hui notre point de mire principal. Tout, absolument tout doit être mis en œuvre pour l’atteindre dans des conditions d’organisation optimales, afin de maximiser nos chances de victoire aux scrutins qui s’y dérouleront".

Et l’honorable Younoussi Touré de tendre, à haute voix, la perche à des formations politiques déjà proches comme l’ADEMA, le RPM, la FCD, le PDR et d’autres en des termes plus que clairs. "C’est le lieu de dire solennellement que l’URD ira à ces joutes avec tout mouvement ou parti politique qui partage ses visions pour le Mali et est engagé à se battre pour les faire triompher"

Des retrouvailles aux alliances solides...

Le président de l’ADEMA, le Pr. Dioncounda Traoré et le vice-président du RPM, représentant personnel de Ibrahim Boubacar Kéita ont prêché sur le même registre. "Aucune de nos formations politiques ne peut toute seule relever les défis de l’amélioration de la qualité de la démocratie, l’école, la justice, la santé, le développement, la lutte contre la pauvreté et la corruption, etc. C’est pourquoi nous assistons aujourd’hui à des alliances, à des fusions et pourquoi pas demain à des retrouvailles. Retrouvailles, le mot est dit ! Pourquoi pas des retrouvailles entre des partis tels que l’ADEMA, l’URD, le RPM, le MIRIA.

Pourquoi pas des fusions, des alliances solides avec d’autres partis partageant l’essentiel de nos valeurs", a dit Dioncounda Traoré. Pour en arriver là, a-t-il poursuivi, "il faut une véritable volonté d’unité, de cohésion et de discipline autour d’un minimum de principes et de valeurs, d’abord au sein de nos formations respectives et ensuite au niveau des entités nouvelles que nous pourrions être amenés à créer ".

Même son de cloche chez Bakary Konimba Traoré dit Pionnier qui a appelé les acteurs politiques du mouvement démocratique malien à s’unir, à se lever comme un seul homme pour faire triompher le fait partisan en 2012.

Autre fait significatif à souligner, c’est le démenti formel de toute intention du 2ème vice-président du parti et non moins ministre de la santé Oumar Ibrahim Touré de quitter le navire URD. Il l’a clairement martelé lors de son intervention, particulièrement saluée par l’assistance. "Profitant des cérémonies commémoratives du 7 ème anniversaire de l’URD, je voudrais aussi rassurer l’ensemble des militantes, militants et sympathisants du parti et leur dire que les rumeurs sur une éventuelle démission que j’envisagerai sont sans fondement.

Et comme, d’ailleurs, beaucoup d’autres rumeurs distillées par-ci par-là, ces derniers temps. Je tiens donc, ici, devant tous, à démentir ces rumeurs tendancieuses et à dénoncer ses colporteurs qui ne cherchent qu’à nous diviser et à nous affaiblir. Je reste convaincu que ces manœuvres ne passeront pas, car les militants s’y opposeront farouchement", a-t-il martelé.

Auparavant, le Secrétaire général de la section URD de Mopti, le président de l’Assemblée régionale, Macky Cissé ont appelé à la grande mobilisation pour faire triompher les idéaux du parti sur toute l’étendue du territoire.

Signalons que plusieurs représentants de partis tels que le PDR, la FCD, le PARENA ont adressé des messages de sympathie et d’amitié aux premiers responsables de l’URD.

Bruno SEGBEDJI 08 Juin 2010 l'Indépendant

lundi 7 juin 2010

SOUMALA CISSE RESPECTE SES COMPATRIOTES

Abidjan.net Actualites
Présidentielle malienne / Soumaïla Cissé a-t-il méprisé ses compatriotes? - Kassim Kéita (SG Urd) dément: "C’est faux et archi-faux"
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L'expression - 5/6/2010
L’affaire fait grand bruit, dans la communauté malienne en Côte d’Ivoire et au Mali. Le président de la commission de l’Uemoa, Soumaïla Cissé, par ailleurs, candidat à la succession du président Amadou Toumani Touré, (ATT) selon ‘‘Mali Demain’’, serait sur la sellette. Le journal soutient que lors des assises des 27 et 28 mai de la Banque africaine de développement (Bad) à Abidjan, le candidat de l’Urd a traité ses compatriotes à l’aéroport Félix Houphouët Boigny, avec un mépris souverain. Il indique qu’il n’a aucunement daigné serrer leurs mains. Toute chose qui a fait dire à un griot, qui était dans le comité d’accueil, lorsque l’avion de ATT a atterri sur le tarmac de l’aéroport ces mots: «ATT, nous voulons que tu mettes un enfant béni à ta place en 2012. Car, ici, nous avons été témoins d’un comportement de quelqu’un qui veut être président de la République et qui n’est pas digne d’un chef. Pour nous d’ailleurs, l’homme qu’il faut pour les Maliens, c’est bien le Dr. Cheick Mobidbo Diarra. Il est mieux indiqué compte tenu de beaucoup de critères parmi lesquels le respect de nos valeurs sociétales».

Hier, le secrétaire général de l’Urd à Abidjan, Kassim Kéita, a apporté un démenti cinglant à ces «allégations» qu’il a jugées «mensongères». Elles sont, dit-il, de nature à jeter l’opprobre sur son leader. Au cours d’une conférence de presse au Plateau, il a tenu à faire la restitution des faits. A l’en croire, lorsque Soumaïla Cissé a atterri à Abidjan, une heure avant l’arrivée du chef de l’Etat malien, il a rendu les civilités à tous ses compatriotes qui étaient massés, le 26 mai, à l’aéroport. «Il a serré la main à tous ses compatriotes et au nouveau président du Haut conseil des Maliens en Côte d’Ivoire, Diawara Hamet, avant de prendre place dans le salon d’honneur où d’autres personnalités maliennes et ivoiriennes attendaient l’arrivée du président Amadou Toumani Touré. Nous sommes donc surpris devant cette information erronée et dénuée de tout fondement», martèle Kassim Kéita. Mieux, a-t-il poursuivi, ses compatriotes lui ont servi un bain de foule et il a été fortement ovationné. Les Maliens ont scandé: «Président, président, président». Les propos du secrétaire général de l’Urd sont appuyés par le président des griots maliens de Côte d’Ivoire, Makan Koné.

«Il y avait ce jour-là, à l’aéroport deux griots dont moi-même et Badiougou Camara. Ce dernier m’a demandé de chanter les louanges de Soumaïla Cissé pour tous les bienfaits à son endroit lorsqu’il s’était rendu au Burkina-Faso. Ce que j’ai fait lorsque l’avion de Soumaïla Cissé s’est posé. De l’échelle de coupée jusqu’au salon d’honneur, je lui ai rendu hommage. J’ai été le seul griot de nous deux qui ai eu un contact direct avec lui. Dire qu’un troisième était là et qu’il a tenu de tels propos relève de la manipulation et de la calomnie. C’est de la haine et de la calomnie», soutient le chef des griots maliens de Côte d’Ivoire.

Cet acteur de l’accueil poursuit et clame avec fierté que grâce à lui nombre de ses compatriotes ont pu, heureux, serrer la main du candidat de l’Urd. «Ils me l’ont témoigné au téléphone», a-t-il réaffirmé satisfait devant les journalistes.

K. Marras. D