mercredi 21 avril 2010

L’UEMOA, ou comment faire l’intégration… pas à pas

Créé le 2010-04-21 12:15
Par Thierry Perret
Anniversaire des indépendances
Lancée en 1994, l’Union économique et monétaire ouest africaine apparaît comme un outil efficace d’intégration, dans une région qui n’a pourtant pas été épargnée par les crises. Aujourd’hui, l’objectif est d’être plus proche des préoccupations quotidiennes des gens, indique le président de la Commission de l’UEMOA, le Malien Soumaila Cissé.

RFI : Selon vous, en tant que président d’une institution d’intégration comme l’UEMOA, que reste-t-il de l'idéal panafricain, illustré par les pères fondateurs au moment des indépendances africaines ? N'est-on pas devenu plus modeste ?

Soumaila Cissé : Les pères fondateurs, comme vous dites, avaient une vision beaucoup plus politique des choses, et c’était normal, c’était dans l’air du temps. Aujourd’hui, je dirai avec

lundi 19 avril 2010

ESPACE UEMOALe visa communautaire, une étape décisive pour l’intégration

ESPACE UEMOA -Le visa communautaire, une étape décisive pour l’intégration Les Editions Le Pays
dimanche 18 avril 2010,
Le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Soumaïla Cissé, et Dr kaleedhass Lalitha, PDG de la compagnie malaisienne Multimedia Glory, ont procédé le jeudi 15 avril 2010 à Ouagadougou, à la signature de la convention sur la gestion du visa de l’espace communautaire.

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) vient de franchir une étape décisive dans le processus d’intégration en général, et la libre circulation des personnes en particulier, dans l’espace communautaire. La signature de la convention entre l’UEMOA et la compagnie malaisienne Multimedia Glory en vue de la mise en place d’un système d’information sur le visa communautaire est intervenue le jeudi 15 avril 2010. "Il s’agit de confier à Multimedia Glory, la fourniture, la mise en oeuvre et la gestion des solutions technologiques d’un système de visa biométrique et de contrôle des frontières. Cette concession se fera suivant le mécanisme juridique, technique et financier du Built Operate and Tranfer : le Bot", a laissé entendre Soumaïla Cissé, président de la Commission de l’UEMOA. Il a salué l’acte du jour, avant d’indiquer qu’il participe fortement de l’effectivité de l’intégration sous-régionale. Le visa communautaire permettra, à ses yeux, de faire un bond qualitatif pour l’intégration, pour le renforcement du tourisme et pour l’accroissement des investissements au niveau des différents pays membres de l’Union. Le savoir-faire technologique avéré de la Compagnie justifie, selon lui, le choix opéré. La lutte contre la criminalité devra se renforcer grâce au système d’information qui sera mis en place. Les services d’immigration et de police en tireront également profit. Un appel a été lancé à l’endroit des hommes de médias afin qu’ils appuient l’initiative combien heureuse. La Pdg de Multimédia Glory, Dr Raleedhass Lalitha, a dit l’engagement de sa structure à abattre le boulot dont elle a la charge, vu surtout, son expérience.
Par Philippe BAMA

Construction du siège du Parlement de l’Uemoa : La mission confiée à l’Agetipe-Mali

Construction du siège du Parlement de l’Uemoa : La mission confiée à l’Agetipe-Mali - Malijet -
Le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) Soumaïla Cissé et le Directeur général de l’Agence d’exécution de travaux d’intérêt publics pour l’Emploi (Agetipe), Ould Sidi Mohamed Arbi Hama ont procédé à la signature de deux conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée. La première a porté sur la construction et l’équipement du siège du futur Parlement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine à Bamako.
La seconde était relative à la rénovation des bureaux du Comité interparlementaire de l’Uemoa. C’était le vendredi 16 avril à l’hôtel Salam, en présence du président de l’Assemblé nationale du Mali Dioncounda Traoré, de celui du Comité interparlementaire (CIP) de l’Uemoa Oundé Toulema et de nombreux députés. Le ministre de l’Equipement et des Transports y était représenté par celui de l’Education, Pr. Salikou Sanogo. Le coût total du siège est de 15 milliards 334 millions754 568 Fcfa. La rénovation du siège du CIP- Uemoa coûtera 140 millions 910 000 Fcfa. Cette signature intervient deux mois après la cérémonie de pose de la première pierre du siège du parlement (le 20 février 2010) par le président ATT, président en exercice de l’Uemoa.
Selon Soumaïla Cissé, « le choix du Mali pour abriter le siège du parlement conforte sa vocation de pionnier de l’intégration. C’est également un grand symbole quand on sait que c’est le Mali qui assure actuellement la présidence en exercice de notre Union ». Selon lui, l’avènement du parlement donnera une impulsion nouvelle au processus d’intégration de l’union en assurant le contrôle démocratique de la construction de l’Union.
Il favorisera la consolidation et l’approfondissement de la démocratie, à travers une meilleure adhésion des populations aux enjeux du schéma d’intégration. Tout comme l’union qui est une construction collective, cette réalisation sera, au propre comme au figuré, l’un des plus grands chantiers de l’intégration. Ce bâtiment, perché au flanc de la colline de Koulouba, offrira les meilleures conditions de travail pour permettre à l’institution de jouer pleinement son rôle.
Il se veut le symbole d’une intégration communautaire qui se renforce au quotidien, a commenté le président de la commission de l’Uemoa. « C’est dans ce sens, que je souhaite que l’Agetipe fasse preuve de rigueur en tant que maître d’ouvrage délégué, dans le lancement des appels d’offres », conseille-t-il. Ces appels, qui doivent se dérouler dans les règles de l’art, restent ouverts à toutes les entreprises et bureaux d’études de l’Union.
« La commission de l’Union, l’exécutif de l’Union entend ainsi donner l’exemple de la rigueur, de la transparence, bref, de la bonne gouvernance », a-t-il signalé. En plus de ce bâtiment, le président de la commission a exprimé « le besoin d’un parlement fort et de parlementaires indépendants. Parce que rien de durable ne peut être construit sans des institutions stables et crédibles », a-t-il déclaré.
B. Daou

mardi 13 avril 2010

Soumaila Cissé:un pragmatique à la tête de l’Uemoa

Soumaila Cissé: un pragmatique à la tête de l’Uemoa
Depuis 2004, le Malien est le troisième président de l’Uemoa, après les Sénégalais Ousmane Seck et Moussa Touré. Il est né le 20 décembre 1949 à Tombouctou. Après son bac, il part poursuivre ses études à
l’université de Dakar d’où il sort, en 1972, avec le Diplôme universitaire d’études scientifiques. Puis, parcours obligé pour tout étudiant africain dans les années 70, c’est le départ pour la France. A Grenoble
d’abord où il obtient en 1974 une licence de Mathématiques appliquées. Puis en 1976, à Montpellier cette fois, où il décroche une maîtrise des méthodes informatiques appliquées à la gestion (Miage) et sort major de sa promotion. En 1977, c’est toujours à Montpellier qu’il obtient le Diplôme d’ingénieur en informatique et en gestion, mais cette fois à l’Institut des sciences de l’informatique.
En 1981, il rejoint l’Institut d’administration des entreprises à Paris, une des plus solides et réputées écoles de formation en management de France, où il décroche le Certificat d’aptitude d’administration des entreprises de Paris.La tête est bien pleine. L’homme peut partir sur le terrain. De 1975 à 1977, il enchaîne

des stages chez des poids lourds du monde de l’entreprise : Electricité de France (EDF) et IBM. Puis il démarre sa vie professionnelle, toujours en France : de 1978 à 1980, il est d’abord analyste-programmeur chez Cebal, une filiale du groupe Pechiney. Puis de 1980 à 1982, il est analyste chez Answar, une filiale du groupe Thomson. Enfin, de 1982 à 1984, il occupe les fonctions d’analyste et de chef de projet au sein de la compagnie aérienne Air-Inter. Quand il rentre au pays en 1984, son point de chute est la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), le mastodonte du secteur cotonnier. Il y restera jusqu’en 1991 avant d’aller occuper la direction de l’Agence de cessions immobilières (ACI), une société anonyme d’économie mixte crée par l’Etat malien pour faciliter l’accès à l’habitat.
Des convictions politiques Militant dès sa création à l’Adema/PASJ, il devient, après l’élection d’Alpha Oumar Konaré en 1992, secrétaire général de la présidence de la République. En 1993, il est nommé ministre des Finances, puis en 2000 ministre de l’Equipement, de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de l’Urbanisme.
En janvier 2002, il démissionne du gouvernement pour se consacrer à la préparation de l’élection présidentielle pour laquelle il est investi par son parti. Il arrive en deuxième position au premier tour avec 21,32 % des suffrages contre 28,71 % pour Amadou Toumani Touré, qui sera finalement élu au second tour. Mais la présidentielle de 2002 lui aura permis de poser des jalons pour le futur. Il quittera l’Adema/PASJ avec une partie des militants pour fonder l’Union pour la république et la démocratie (URD) en juin 2003. Toutefois, Soumaïla Cissé n’est pas président de l’URD en raison de son statut de fonctionnaire international à l’Uemoa, où il occupe à l’époque le poste de Commissaire du Mali. Dans l’ombre, il fourbit ses armes et sait que son heure peut venir en 2012, quand l’actuel président ATT ne pourra plus être candidat à sa succession en raison de la Constitution malienne qui interdit plus de deux mandats consécutifs au président de la République. Pour beaucoup d’observateurs, il fera sûrement encore parler de lui dans son pays natal lorsqu’il aura quitté ses responsabilités internationales qui le mobilisent à Ouagadougou.
T.T.
SOURCE:  http://www.cotedivoire-economie.com/sommaire.asp Mensuel de mars 2010

NIGER: Le président de la Commission de l'UEMOA reçu par le chef de l'Etat

NIGER: Le président de la Commission de l'UEMOA reçu par le chef de l'Etat aFRICATIME - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet
(Xinhuanet 13/04/2010)
Le président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), le chef d'escadron Djibo Salou a reçu lundi le président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), Soumaïla Cisse.
A l'issue de l'audience, Soumaïla Cissé a déclaré à la presse qu'il est venu pour faire le point, avec le président du CSRD, sur l'état de la coopération entre le Niger et l'UEMOA. Il a aussi exprimé la solidarité de son Institution au peuple nigérien pour les difficultés actuelles liées à la crise alimentaire.
Le président de la Commission de l'UEMOA a promis que son institution « va voir ce qu'elle peut faire pour marquer sa solidarité ».
Soumaila Cissé a aussi saisi cette occasion pour féliciter les autorités de Transition pour la mise en place du Conseil national Consultatif « quelque chose que la communauté internationale attendait ».
Il a souhaité que ce dernier fasse un travail crédible sur le calendrier de transition pour une sortie rapide de la crise au Niger.
Les deux personnalités ont par ailleurs évoqué la situation d' insécurité dans le nord du Niger et le nord du Mali, tout en espérant un retour rapide de la paix dans ces pays.
Soumaila Cissé a indiqué avoir fait un tour d'horizon sur les difficultés économiques que peut connaître le Niger et a promis une contribution de son Institution, « pour soulager et aider » le peule nigérien.

mercredi 24 mars 2010

Soumaïla Cissé : d'une présidence l'autre? Mali,

Soumaïla Cissé : d'une présidence l'autre? Mali, Economie : Jeuneafrique.com
Par Stéphane Ballong, envoyé spécial à Bamako
À la tête de la Commission de l’UEMOA depuis janvier 2004, le Malien entame, à 61 ans, la dernière année de son mandat. Avant de briguer, peut-être, la magistrature suprême dans son pays.

Le sourire avenant. La poignée de main chaleureuse. Ce dimanche 21 février après-midi, Soumaïla Cissé, 61 ans, président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), se veut l’ami des journalistes, qu’il reçoit en compagnie de ses collaborateurs pour un déjeuner. Auprès de ces hommes des médias, il se veut le chantre de l’intégration sous-régionale : « Aujourd’hui, il faut être ensemble pour faire face aux défis du monde. Aucun pays ne peut s’en sortir seul. » La veille, au Centre international de conférences de Bamako, s’est tenu le 14e sommet des chefs d’État de ­l’UEMOA, dont il préside l’organe exécutif depuis six ans. Et la liste des bonnes performances de la zone face à la crise, égrenées par les représentants des huit pays membres, semble lui donner raison. Même si l’ambiance du sommet a été plombée cette année par le coup d’État au Niger et le regain de tension en Côte d’Ivoire, Soumaïla Cissé a voulu donner à cette rencontre un écho particulier. En témoigne le casting des médias, plus étoffé et diversifié que d’habitude. Une consigne qu’il aurait donnée lui-même. Un hasard ? En fait, la réunion de Bamako coïncide avec la dernière année de son mandat. Et l’heure semble déjà au bilan : « Nous avons fait des progrès. Le commerce intracommunautaire est passé de 7 % à 15,5 % aujourd’hui, alors que nous tablions sur 13 %. Après une phase de conceptualisation, les actions de l’Union touchent désormais directement les populations des États membres », indiquait-il en substance. Mais il reconnaît aussi les persistantes difficultés liées à la libre circulation des personnes et, surtout, des biens. Un processus qui, selon lui, avance progressivement.

Envie de se sentir « chez soi »
Voilà donc le jeune stagiaire d’Électricité de France (EDF) d’entre 1975 et 1976, ingénieur-informaticien de formation, devenu promoteur du développement sous-régional et servant à souhait le discours bien rodé d’un économiste à ses interlocuteurs. Son expérience à la tête d’antennes maliennes de plusieurs institutions financières (BAD, FMI, BID…) y a certainement contribué. Pourtant, lorsqu’il était plus jeune, ce natif de Niafunké, dans la région de Tombouctou (centre du Mali), marié et père de quatre enfants, rêvait de devenir ingénieur des ponts et chaussées. C’est un concours de circonstances qui l’amène à des études d’informatique dans l’Hexagone. Sa carrière dans ce domaine débute en 1978 : il passe successivement du poste d’analyste chez Answar, une filiale du groupe Thomson-France, à celui de chef de projet chez Air Inter. Au bout de six ans et après de longues hésitations, Soumaïla Cissé décide de rentrer au bercail, motivé, selon ses propres termes, par l’envie de se sentir « chez soi ». C’était en 1984.

« C’est Boubacar Sada Sy, alors patron de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), qui fit appel à lui pour monter la cellule informatique de la société publique », explique-t-on au Mali. « Ce n’est pas tout à fait vrai, rectifie-t-il. J’avais deux autres propositions, mais c’est celle de la CMDT que j’ai préférée. » Il y fait ses débuts au poste de coordinateur des projets de développement intégré de la zone cotonnière du Mali et en gravira les échelons pour en prendre la direction. Puis, avec le soutien de son mentor, Boubacar Sada Sy, puissant baron de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema, le parti majoritaire du pays), il est propulsé sur le devant de la scène politique en devenant secrétaire général de la présidence d’Alpha Oumar Konaré en 1992, avant d’enchaîner les portefeuilles ministériels, dont celui des Finances et du Commerce. Nommé en 2004 à la tête de la Commission de l’UEMOA, après avoir été adversaire d’Amadou Toumani Touré (ATT) à la présidentielle de 2002, il sera obligé de mettre officiellement sa carrière politique entre parenthèses.

Et « Soumi », comme l’appellent affectueusement ses sympathisants maliens, s’efforce de s’en tenir à sa fonction de président de la Commission en essayant d’esquisser une vision d’avenir à l’UEMOA : « Nous avons beaucoup pris exemple sur l’Union européenne. Nous devons désormais nous démarquer de cette transposition et tracer notre propre voie », affirme celui dont les détracteurs disent qu’il ménage les chefs d’État par crainte de compromettre ses propres ambitions. Mais celui qui a signé de ses mains l’acte validant la dévaluation du franc CFA, en 1994, alors qu’il présidait le Conseil des ministres de l’Économie de l’UEMOA, défend l’arrimage du franc CFA à l’euro. Entre autres arguments avancés : la stabilité macroéconomique et les importations à bas coûts. À ceux qui opposent le problème de compétitivité à l’export, il le leur concède, mais répond par l’impératif besoin d’accroître d’abord le commerce entre les pays membres de l’Union.

Candidat malheureux en 2002
Vis-à-vis des locomotives de la sous-région, notamment la Côte d’Ivoire, le président de la Commission de l’Union se veut intraitable : « Quand on est le grand frère, on se doit de donner le bon exemple », affirme-t-il. Ainsi, crise ou non, la Côte d’Ivoire est tenue de payer 1 % de ses taxes douanières à titre de prélèvement communautaire de solidarité, mais aussi les autres cotisations destinées à financer le Fonds d’aide à l’intégration régionale, le Fonds régional de développement agricole et le Programme économique régional en charge des projets d’infra­structures (routes, chemins de fer, énergie…)

Le candidat malheureux à la présidentielle de 2002 ne fait pas l’économie des actions de l’UEMOA pour le Mali : 300 forages sur les 2 500 réalisés, 50 milliards de F CFA décaissés pour compenser la perte de recettes douanières, mais aussi et surtout la construction du siège du prochain Parlement de l’Union (dont le coût est estimé à 15 milliards de F CFA) qui va y être édifié. Pour Soumaïla Cissé, c’est là toute l’importance de la tenue à Bamako du 14e sommet des chefs d’État de l’UEMOA : montrer à ses concitoyens que, même absent ou à distance, il œuvre pour le pays.

En cet après-midi de la saison sèche au Mali, la vue est imprenable sur la capitale malienne depuis le seizième étage de l’hôtel de l’Amitié (Laico). Des fenêtres de sa suite présidentielle, Soumaïla Cissé déroule sa vision de l’aménagement urbain de Bamako. Avec passion, l’homme évoque aussi des projets qu’il souhaiterait réaliser avec les groupes libyens, très présents dans le pays. Son discours, qui peut être justifié par son statut d’ancien ministre de l’Équipement, de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de l’Urbanisme, sonne comme un programme électoral pour la présidentielle malienne de 2012. Ce que réfute l’intéressé : « Ce n’est pas un objectif en soi, et je ne le conçois pas en termes d’ambition personnelle. C’est une décision collective qui se prendra le moment venu. »

mercredi 17 mars 2010

Présidentielle 2012 : Qui mieux que Soumaila Cissé pourrait...

Présidentielle 2012 : Qui mieux que Soumaila Cissé pourrait...
Le Ségovien, 10/03/2010
Nous aurions pu titrer « Et si Soumaila Cissé venait de tisser sa toile à Ségou ! » tant, pour l’échéance de 2012 qui arrive à grand pas, le patron de l’URD a bénéficié dans le pays, la sous région et à Ségou où l’on a assisté à une véritable démonstration de force, de signes avants coureurs. A maintes reprises le président Amadou Toumani Touré a indiqué son intention de ne pas se représenter pour un troisième mandat coupant l’herbe sous les pieds de certains « amis » qui veulent le voir tripatouiller la constitution et briguer ainsi un troisième mandat pour leurs seuls intérêts.

Les dernières assurances d’ATT se passent aussi au moment où les événements du Niger sonnent encore l’avertissement. Ensuite, Soumaila Cissé démontrait au même moment que l’UEMOA ne s’est jamais bien porté que sous sa mandature, réussissant sous les projecteurs les congratulations de celui qu’il espère succéder à Koulouba et dont la loyauté vis-à-vis de lui, durant le mandat en cours, n’a jamais fait défaut.

Après avoir assuré donc avec honneur la transition démocratique du 26 mars 1991 au 08 juin 1992, le Président garantit une nouvelle fois les conditions de la stabilité politique du Mali. La question de sa succession est désormais ouverte par cette position maintes fois exprimée. Se pose alors la question de savoir qui pourrait valablement lui succéder. L’échiquier politique compte plus d’une centaine de partis.

Certains ont une force de mobilisation certaine ; d’autres ont une capacité relativement moyenne ; d’autres, au contraire, se limitent quasiment à leur directoire sinon à la personne de leur président. L’Union pour la République et la Démocratie (URD) est aujourd’hui le parti le mieux structuré et le mieux implanté sur l’échiquier politique national. Le parti dispose en effet de vingt neuf (29) Députés élus dans toutes les régions du Mali. En outre, cent quarante un (141) Maires ont été élus sous la bannière de cette formation en 2009 contre cent deux (102) en 2004. Le nombre de Conseillers communaux de l’URD est passé de 1634 en 2004 à 2174 en 2009. A cela, il faut ajouter qu’une (1) Assemblée Régionale et treize (13) Conseils de Cercles sont présidés par des élus de cette formation.

Enfin, dix-sept (17) Conseillers Nationaux se réclament de ce parti. Le parti est présidé aujourd’hui par un technocrate qui a fait ses preuves au sein du Gouvernement du Mali avant d’être porté aux commandes de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Homme de dossier et de parole, Soumaïla Cissé a prouvé qu’il constitue l’alternative crédible pour l’essor économique et social du Mali. Rappelons-nous déjà la position honorable qu’il avait obtenue lors de la présidentielle de 2002 alors que le parti qui le soutenait était déchiré et n’avait pas autant de force de mobilisation.

En dehors de cet argumentaire politique des plus convaincants, le parti a de solides bases dans toutes les localités. Mieux, dans l’hypothèse improbable d’un second tour en 2012, Soumaïla Cissé et son parti sont sûrs de compter sur le soutien d’un grand nombre de partis amis. Et cela en raison même des rapports humains et stratégiques qu’ils ont su nouer avec l’ensemble de la classe politique. Pour toutes ces raisons, il y a lieu d’affirmer avec force conviction que Soumaïla Cissé est le successeur naturel du Président ATT en 2012.

Tadina Dicko

L’URD EN ORDRE DE BATAILLE A SEGOU : SOUMAILA CISSE MOBILISE SES TROUPES

En partageant un moment solennel comme celui de la conférence régionale de la section URD de Ségou, instance statutaire d’un parti politique, Soumaila Cissé a frappé un grand coup dans la cité du Balanzan. Il s’est fait proche de son parti en dépit de son agenda très chargé et il a fait le rappel de toute la troupe verte jusqu’à convaincre tous les sceptiques que le parti de la poignée de main a bel et bien retrouvé son unité.

De la voix du Président de la Conférence de Section, sonnera d’ailleurs ce qui vont être les prémices d’une forte journée de veillée d’armes pour l’URD dans la perspective des prochaines batailles électorales : « Quant aux crises politiques, elles ont été toutes circonscrites grâce à Allah et à l’engagement militant des uns et des autres » avertit, par exemple, Mamadou Sylla. La Section URD de Ségou ne savait pas si bien dire ainsi, puisque qu’elle avait sa preuve par les chiffres issus des derniers scrutins électoraux tenus dans le pays. En dehors du Cercle de Niono (la Région de Ségou compte 7 cercles), l’URD a fait le plus grand bond de géant pour la conquête des places d’élus conseillers.

Macina passe de 27 conseillers en 2004 à 38. Baroueli fait un saut considérable de 55 alors qu’en 2004, le parti ne s’est contenté que de 17. Tominian double son score de 2004. Il passe de 34 à 63 conseillers. San lui emboite presque le pas. 81 en 2009 et 53 en 2004 ! Bla ajoute 13 conseillers de plus à son score de 2004 (24) pour obtenir 37 élus. Ségou Cercle n’en fait pas trop moins. De 84 en 2004, les élus URD passent en 2009 à 90. Seul Niono, disons-nous, est en contreperformance.

L’URD chute de 54 conseillers à 35 mais, globalement dans la région, Niono n’est qu’un épiphénomène car le parti de la poignée de main s’en sort avec 399 élus contre 293 lors du scrutin de 2004. Ce score ne pouvait que rejaillir sur les autres scrutins à suffrages indirects comme l’élection des Maires et des Présidents de Conseil de cercle et d’Assemblée Régionale. La Région URD de Ségou se félicite alors d’obtenir 28 Maires contre 17 en 2004 avec une palme pour les Cercles de Ségou et de San dont les édiles passent respectivement de 2 à 7 et de 4 à 7 aussi. Cela est aussi valable pour les délégués à l’Assemblée Régionale de Ségou. Quant l’URD était à 3 dans la mandature de 2004-2009, elle voit aujourd’hui ses délégués se multiplier presque par 3, avec 8 au total.

Mais si elle n’a pas obtenu le poste de Président de cette instance régionale, l’URD se contente de ses 55 délégués de Conseil de Cercle (34 en 2004) dont 2 (Tominian et Baroueli) sont Président, le même score qu’en 2004. Moment privilégié d’échange et de discussion sur l’avenir du parti, les participants à cette conférence de section ont pu se donner les moyens, avec ses résultats flatteurs en ligne de mire, pour préparer les échéances de 2012.

Et c’est à juste titre qu’avant de passer le témoin à l’Honorable Siga Bouaré, le Président de la Conférence, Mamadou Sylla entonnera l’hymne de la gloire : « Unis, nous vaincrons, dans le feu, dans la tempête, dans l’épreuve ou dans la joie jusqu’à la victoire finale de l’URD… ».

Moutta

Présidentielle 2012 : Soumaïla Cissé déjà en campagne ?

maliweb.net :: Présidentielle 2012 : Soumaïla Cissé déjà en campagne ?
Le Républicain, 17/03/2010

Il lui reste une année à la tête de la commission de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA). Soumaïla Cissé, un transfuge de l’Adema qui a mis en route l’Union pour la République et la Démocratie (URD) en juin 2003, briguera, si l’on en croit à ses proches, la magistrature suprême en 2012. Même si lui-même a affirmé à Africa 24 qu’il n’est jusque là pas candidat.

En tout cas, les sorties du mentor de l’URD deviennent assez fréquentes pour qu’on ne lui prête pas des intentions présidentialistes. La succession des interviews télé, entretiens et déjeuners de presse n’est pas pour soutenir le contraire. Présenté par Jeune Afrique (n°2566 du 15 au 20 mars) comme l’initiateur du visa unique (la reconnaissance mutuelle, depuis octobre 2009 des visas par les Etats membres, première étape vers l’instauration d’un visa unique en 2011), Soumaïla Cissé n’y apparaît pas moins comme celui qui se positionne pour succéder au Président Amadou Toumani Touré à la tête de son pays. Dans ce numéro de Jeune Afrique, on relève cette affirmation de Soumaïla Cissé : « Nous avons fait des progrès. Le commerce intercommunautaire est passé de 7 % à 15, 5 % aujourd’hui alors que nous tablions sur 13 %. Après une phase de conceptualisation, les actions de l’union touchent désormais directement les populations des Etats membres ».

Il est à sa dernière année de présidence de la Commission, l’heure est donc au bilan d’un mandat à la tête de la Commission de l’Uemoa. Un bilan entaché certes par la situation politique au Niger où la junte militaire au pouvoir, après avoir renversé le régime d’Amadou Tandja, a tout à prouver. Et la Côte d’Ivoire où les élections n’arrivent plus à se tenir, même si une nette amélioration est constatable en Guinée Bissau. Dans le domaine de la libre circulation des personnes et des biens, le cap est mis sur la réduction des tracasseries routières et comme cerise sur gâteau, le visa unique de l’union en 2011. Soumaïla Cissé un ingénieur en informatique doublé de politique ne sera certainement pas absent encore longtemps de la scène politique malienne. Mais avant, sa sortie de l’Uemoa est prévue en apothéose, pour cause. Le confrère jeune Afrique dans la rubrique de portrait présente l’homme ainsi: « Soumaïla Cissé, d’une présidence à l’autre ? ».

Le passé politique de l’homme milite pour une brillante carrière politique. Pourquoi pas gravir jusqu’au palier de la magistrature suprême ? Secrétaire général de la présidence d’Alpha Oumar Konaré en 1992, Soumaïla Cissé engrangea plusieurs portefeuilles ministériels dont celui des Finances et du Commerce. Avant d’arriver à la tête de la commission de l’Uemoa en 2004, il a croisé le fer avec Amadou Toumani Touré (l’ancien président de la transition démocratique), lors de la présidentielle de 2002. Dix ans après, ATT arrive à ses limites constitutionnelles de deux mandats de magistrature suprême. Et Soumi, pour les inconditionnels, qui a suffisamment pris ses distances par rapport à la politique intérieure de son pays, pourrait revenir au bercail en nourrissant l’espoir de succéder à ATT. A-t-il déjà ouvert la campagne ?

Le candidat malheureux au deuxième tour réfute, mais expose à qui veut bien l’écouter un chapelet de réalisations qu’il a faites à la tête de l’Uemoa pour son pays, bien qu’il y soit absent : 300 forages, 50 milliards de Fcfa décaissés pour compenser la perte de recettes douanières, mais aussi la construction du siège du futur parlement de l’Uemoa dont le coût est estimé à 15 milliards de Fcfa. Selon l’envoyé spécial de jeune Afrique « pour Soumaïla Cissé, c’est là toute l’importance de la tenue à Bamako du 14è sommet des chefs d’Etat de l’Uemoa, montrer à ses concitoyens que même absent ou à distance il œuvre pour son pays ». Selon notre confrère, sa vision de l’aménagement urbain (et certainement de bien d’autres questions) sonnerait comme un programme électoral pour la présidentielle malienne de 2012.

B. Daou

CITOYEN D'HONNEUR DE SAINT LOUIS

CITOYEN D'HONNEUR DE SAINT LOUIS Bienvenue sur le site web de la mairie de Saint-Louis du Senegal
13 et 14 mars 2010. La 12éme édition du tournoi International de judo de saint louis a vécu. Samedi 13 mars 2010, la salle Didier Marie du quartier sud a refusé du monde. Outre les délégations officielles venues de divers horizons pour compétir, les autorités politiques, les populations et le Maire de la commune étaient de la partie. Ce dernier, très pris par ses activités, a tenu néanmoins à marqué sa présence de belle fort manière. En effet, Monsieur Cheikh Mamadou Abiboulaye DIEYE a profité de cette opportunité pour élever au rang de citoyens d’honneur de la ville de Saint Louis deux fortes personnalités du continent africain. L’un, Monsieur Soumaila CISSE, malien d’origine et chantre de l’intégration africaine et surtout régionale et l’autre, Ivoirien de nationalité, membre du comité internationale olympique, Président de l’union africaine de judo, il s’agit bien du général PALENFO.
Puis les compétitions ont lieu et à l’issue, une belle moisson de médailles pour les uns et pour les autres. La cérémonie de clôture a vu un Maitre Ababacar FALL dit Mbaye BOYE, comblé et satisfait du niveau de participation. Les rideaux sont tombés sur cette douzième édition et que la treizième se prépare ! A l’année prochaine

SOUMAÏLA CISSE, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L’UEMOA

“Ce tournoi va remettre Saint-Louis sous le feu de la rampe“
-“Le tournoi de Saint-Louis est devenu international de par sa régularité, sa crédibilité et la présence de hautes personnalités qui y assistent régulièrement“, a déclaré Soumaïla Cissé.
C’est pourquoi dira, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), “ je me dois de supporter et encourager ce tournoi“. “Parce qu’argue-t-il, Saint-Louis, bien que ville historique, était quelque peu oubliée. Et je crois que ce tournoi remet cette ville sous le feu de la rampe. Je crois que c’est une très bonne chose“.
“L’Uemoa continuera à soutenir ce tournoi, bien sûrs avec les moyens dont nous disposons, rassure-t-il, en précisant qu’il ne faut pas occulter qu’il y a tellement de sollicitations, tellement de besoins pour les jeunes de nos pays, qui nous obligent à faire un effort, pour les occuper et les ramener ce plaisir, ses instants de joie. C’est aussi une opportunité de se mesurer aux jeunes du monde entier et montrer qu’ils peuvent aller plus vite et sauter plus haut“.

D’autre part, dira l’ancien candidat à la magistrature suprême du Mali, “j’ai aussi un très grand honneur. J’ai été fait citoyen d’honneur de la ville de Saint-Louis. Ce n’est pas rien. J’espère que je m’en souviendrais encore longtemps“.

Le tournoi international de la Saint-Louis est initié par Ababacar Fall dit Mbaye Boye depuis une douzaine d’années. Presque l’ensemble des clubs de judo du Sénégal, ainsi que plusieurs pays africains et du monde comme la France et la Belgique y prennent part chaque année. Il a pris fin hier, dimanche 14 mars, avec un stage de formation.
Le Général Lansana Palenfo, président de l’Union africaine de judo, membre du Comité international olympique, président du comité olympique ivoirien et président de l’Association des comités nationaux olympiques africains (Acnoa) et Soumaïla Cissé étaient les invités de marques de cette 12ème édition.

dimanche 14 mars 2010

CITOYEN D'HONNEUR DE SAINT-LOUIS

Monsieur le Maire ;

Mesdames et Messieurs les Elus,
Mesdames et Messieurs les parrains et leurs représentants ;
Distingués Invités ;
Populations de Saint-Louis ;
Mesdames, Messieurs ;

C'est un grand honneur et un immense plaisir pour moi de prendre la parole ici, dans cette ville chargée d’histoire, à l’occasion de la 12ème édition du Tournoi International de Judo de Saint-Louis.
Mon cher « Mbaye Boye » je voudrais vous exprimer ma gratitude pour votre invitation et surtout pour l’honneur d’être le parrain de cette édition.
Monsieur le Maire, je tiens à vous remercier et à travers vous, l’ensemble des populations de la Commune pour cet accueil chaleureux et fraternel.
Je souhaite également exprimer très fortement ma joie et ma fierté de l’honneur que me fait aujourd’hui, Saint-Louis, capitale historique de l’AOF : être citoyen d’honneur de cette belle cité est, à la fois, une marque de confiance en même temps qu’un honneur redoutable.
Cet honneur est d’autant plus grand que je voue personnellement, une admiration particulière, et ce, depuis fort longtemps, à la cité des Signares, la ville qui consacre la rencontre du fleuve et de l’océan.
Monsieur le Gouverneur,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les Elus ;
C’est le lieu pour moi de saluer le rôle essentiel que joue le Sénégal dans l’intégration du continent.
 L’engagement personnel du Président de la République du Sénégal nous conforte dans note action quotidienne d’intégration des économies de nos Etats membres.
L’UEMOA, au-delà des frontières nationales a, en effet, une vision globale du développement de notre espace communautaire. Nous avons ainsi mis en chantier une Politique d’Aménagement du Territoire Communautaire qui vise à donner une nouvelle impulsion à la décentralisation, à la gouvernance et à la participation citoyenne.
Les villes constituent aussi le moteur de l’intégration en renforçant la solidarité et la fraternité qui sont le ciment de notre construction communautaire. La Commission de l’UEMOA est convaincue que décentralisation et intégration sont deux notions complémentaires car, ce sont les fruits de la bonne gouvernance locale qui peuvent favoriser l’intégration, à travers le partenariat entre les cités et même le co-développement.Toute commune, pour être viable demain, doit, en effet, se considérer comme une unité planétaire, un village mondial.
Les gestionnaires de nos villes ont compris qu’ils doivent porter loin leur regard, élever leur réflexion et leur action, afin de les inscrire dans une vision plus vaste et plus ambitieuse, basée sur l’audace et l’anticipation.
Monsieur le Maire ;
Honorables Invités :
Mesdames, Messieurs ;
J’apprécie hautement et, à leur juste valeur, les efforts fournis et surtout ceux en cours pour faire de Saint-Louis une ville moderne. Vous avez ainsi pu faire de votre commune une référence.Ici, on doit être fier de l’Université Gaston Berger qui est un excellent vivier de ressources humaines de qualité. L’avenir de nos villes, tout comme celui de nos Etats, repose en effet, sur des femmes et des hommes bien formés.
Vous pouvez également être fiers de cette formidable institution qu’est devenu le Tournoi International de Judo qu’a l’honneur d’abriter annuellement votre ville.
Je voudrais, en cette solennelle circonstance, saluer la ténacité, le courage et l’engagement de cette formidable équipe qui, autour du Président Babakar FALL, a fait de ce Tournoi une institution réputée et crédible.

Je salue par la même occasion les parrains de cette année, ces femmes et ces hommes d’exception qui sont, aujourd’hui, des modèles pour la jeunesse.
A tous les compétiteurs, je souhaite beaucoup de chance dans le fair-play et l’intégration.A l’UEMOA, nous encourageons, également, à l’image du Tournoi de football de l’Intégration, l’excellence et surtout le fair-play.
Mesdames et Messieurs les élus ;
Votre belle cité, à travers son attractivité historique, culturelle et touristique, peut aller plus loin et devenir un modèle, un exemple viable et durable. Ce demain ambitieux est à votre portée.
Pour tous ces immenses défis, je reste, en effet, confiant, au regard de votre consensuelle et ambitieuse vision ; au regard surtout, de vos expériences de managers et de leaders portés sur l’audace et l’anticipation.
M’adressant, enfin, à vous, Chères populations de Saint-Louis, merci de cet honneur, merci de cet immense honneur qui, inch Allah, restera toujours gravé dans ma mémoire.
Que Dieu bénisse Saint-Louis !
Djereudjef…
Djereudjef… !!! Bou Elégué…… !!!

jeudi 11 mars 2010

Le couple Cissé célébré le 08 mars

Le Président de la commission de l’Uemoa face à la presse : Les actions concrètes de Soumaïla Cissé

Le Président de la commission de l’Uemoa face à la presse : Les actions concrètes de Soumaïla Cissé
22 Septembre, 11/03/2010

C'est un Soumaïla Cissé très en verve et maîtrisant parfaitement son sujet - ce qui prouve à suffisance que le Président ATT ne s'est point trompé sur les qualités intrinsèques de ce haut cadre au parcours universitaire et professionnel élogieux, en le choisissant pour représenter notre pays à l'Uemoa- qui s'est prêté 90 minutes durant aux questions des journalistes venant des huit Etats membres de l'Union. C'était à Bamako où a lieu l'enregistrement de ce débat à cœur ouvert diffusé présentement sur les différentes télévisions nationales des pays de l'Union.

Après la clôture des travaux du 14ème sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), qui s'est tenu le 20 février 2010 dans la capitale malienne, le président de la Commission de l'Uemoa, Soumaïla Cissé, a tenu à éclairer la lanterne des journalistes et, à travers ceux-ci, informer les populations de l'ensemble de l'espace UEMOA.
C'est ainsi que huit journalistes représentant la RTI/Côte d'Ivoire, la RTS/Sénégal, la RTB/Burkina Faso, l'ORTB/Bénin, la Télé Sahel/Niger, la TVT/Togo, la RTGB/Guinée Bissau et l'ORTM/Mali ont participé à ce débat. C'était sous la direction du présentateur vedette de l'ORTM, Salif Sanogo. Quatre vingt-dix minutes durant, c'est toute une pluie d’interrogations à laquelle a eu à faire face le premier responsable de l'Uemoa. Des questions relatives à la vie même de l'organisation, ainsi qu'aux préoccupations des populations sur les attentes parfois non comblées, voire des lenteurs dans la voie de l'intégration.

En plantant le décor de cette émission, Salif Sanogo ne disait-il pas, d'ailleurs, que : "l'évolution de l'Uemoa suscite aujourd'hui une grande admiration". Cela est aujourd'hui est une réalité palpable. Cette avancée, dans la voie de l'intégration, est à mettre à l'actif notamment de notre compatriote Soumaïla Cissé qui préside, depuis janvier 2004, aux destinées de cette Union. Grâce à l'entregent de l'enfant de Niafunké, ancien haut cadre de la CMDT, ancien Secrétaire général de la présidence de la République, ayant occupé plusieurs portefeuilles ministériels, de 1992 à 2002, l'Uemoa est devenue une véritable success story.

C'est donc sous le feu des projecteurs de la chaîne du continent, Africable, à l'hôtel Salam de Bamako, que Soumaïla Cissé s'est prêté aux questions de la presse. Celles-ci, aussi importantes les unes que les autres, se rapportant principalement à l'Union et au quotidien des populations, à la libre circulation des personnes et des biens, au droit d'établissement et de résidence, aux politiques sectorielles, à la coopération et au partenariat, au Programme économique régional (PER), à la convergence des économies et aux organes de contrôle de l'institution.

En faisant venir à Bamako le gotha de la presse sous-régionale pour ce débat à cœur ouvert, la Commission de l'Uemoa a réussi un véritable coup de maître dans le registre de la communication et de l'information. Cela non pas que l'Union soit méconnue. Que nenni ! Mais justement à cause de l'intérêt qu'elle continue à susciter et du rôle de premier plan qu'elle est censée jouer dans la marche vers l'intégration de nos huit Etats. Car si l'Uemoa n'existait pas, il aurait fallu la créée.

Ne jamais baisser les bras devant l'énorme défi
Tirant tout d'abord les conclusions du 14ème sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Uemoa, Soumaïla Cissé dira qu'il a été un bon sommet, même s'il a coïncidé avec quelques événements particuliers qui se sont déroulés en Côte d'Ivoire (double dissolution du gouvernement de la Commission électorale indépendante, ndlr) et au Niger (coup d'Etat, ndlr). Après avoir fait un tour d'horizon de la situation économique et sociale de l'Union, le 14ème sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement a instruit à la Commission de continuer à approfondir l'intégration.

Pour le président de la Commission, c'est la poursuite de ce vaste chantier, qu'est l'intégration, qu'il faudra retenir, de manière globale, comme principale recommandation de cette session ordinaire. L'intégration étant un long cheminement, il ne faudrait pas surtout qu'on baisse les bras, ni qu'on laisse les énergies s'émousser. Oser toujours poser sur la table tout ce qui constitue ou semble être une entrave ou une contrainte à l'intégration, tel est le credo de l'Uemoa, a tenu à souligner Soumaïla Cissé.

Seize ans après sa création, les confrères voulaient donc tout d'abord savoir si cette adolescente, qu'est l'Uemoa, a pu réussir à transformer positivement le vécu des populations ? Car, aux dires des journalistes, les défis demeurent toujours nombreux et ont surtout pour noms : faiblesse du taux d'électrification, insuffisance du réseau routier, insuffisance des ressources humaines, manque d'eau potable, problèmes de sécurité alimentaire et environnementaux.

En réponse à cette interrogation, Soumaïla Cissé a affirmé que la finalité recherchée est l'amélioration constante des conditions de vie des populations. Avant d'ajouter que : "née dans la douleur le 10 janvier 1994-alors que la dévaluation du FCFA était intervenue la veille - l'Uemoa a tout d'abord eu à s'atteler, les dix premières années, à la résolution de questions macroéconomiques afin de stabiliser nos économies".

Aussi fallait-il, en priorité, chercher à soutenir cette dévaluation pour ne pas devoir recommencer deux ou trois années après. Mais depuis de nombreux projets et programmes initiés par l'Uemoa ont pu voir le jour et bénéficier directement aux populations de l'ensemble de notre espace communautaire. A titre d'exemple, le président de la Commission cite volontiers le cas des 2500 villages qui ont bénéficié de forages, les actions entreprises en vu de lever les entraves sur les axes routiers, les débuts de l'interconnexion des réseaux électriques, la mise en place d'un Fonds de développement de l'énergie ; de même que l'existence d'un programme de désensablement du fleuve Niger.

Toujours au chapitre des actions concrètes en soutien notamment à la sécurité alimentaire, Soumaïla Cissé a rappelé le projet d'aménagement par l'Union de 11 000 hectares dans l'Office du Niger (Mali) et de 1000 hectares dans chacun des autres pays concernés. Voilà encore des actions qui touchent directement les populations rurales. En effet, pour Soumaïla Cissé, "l'Union est faite pour les populations".

De ce fait, il pense qu'il faudrait que les Etats soient davantage ensemble, qu'ils s'acceptent mutuellement et cela dans une plus grande solidarité. Aussi, soutient-il, qu'il est intolérable qu'un ressortissant d'un pays X ne puisse s'installer librement dans un pays Y ou Z. Alors que la Commission, à la demande même des professionnels, a eu à élaborer des directives, en ce qui concerne, par exemple, les métiers de la santé et sur l'enseignement supérieur. Des directives qui n'attendraient que d'être transposées dans les législations nationales. Ce qui apparemment traînerait encore. Pour combien de temps ? L'urgence est quand même là.

Le président de la Commission de l'Uemoa s'est également appesanti sur le vaste chantier qu'est le Programme économique régional (PER) mis en œuvre en 2006 mais dont le démarrage effectif des projets n'a commencé qu'en 2008. Evalué à quelque 2 900 milliards de FCFA pour 63 projets, le PER concerne l'ensemble des acteurs (les Etats, la Bceao, la Boad, le secteur privé). Il comporte un important volet dédié à la réalisation des infrastructures qui constituent d'ailleurs quelque 70% dudit programme.

Œuvrer pour un véritable marché intérieur
C'est un vaste programme pour fédérer les énergies et libérer les initiatives créatrices. Pour sa mise en œuvre, il faudrait, d'après le président de la Commission, une réelle volonté politique des Etats. Apparemment, cette volonté ne serait pas encore assez suffisante pour faire avancer l'intégration de façon résolue. C'est pourquoi, Soumaïla Cissé a émis le souhait de voir cette volonté politique s'afficher davantage afin que notre espace puisse produire plus, créer de la richesse, faire tourner nos industries et donner du travail à nos enfants.

Pour cela, a-t-il ajouté, il faudrait qu'il puisse exister un véritable marché intérieur. Que nous cessions d'être de simples consommateurs pour devenir de véritables producteurs. Mais comment allons-nous nous développer si nous allons continuer à vendre, par exemple, notre coton ou notre or pour consacrer les ressources ainsi générées à l'achat de produits exotiques ? S'est interrogé le président de la Commission de l'Uemoa. Pour renverser cette tendance, il faudrait une forte sensibilisation des acteurs. Car changer n'est pas toujours facile.

Investir dans l'amélioration des ressources humaines
Même si la route paraît longue et jonchée parfois d'embûches, force est de reconnaître que l'Uemoa avance et que l'intégration est en marche. Parmi les avancées, le président Soumaïla Cissé a cité, entre autres, l'harmonisation de la TVA et des droits de douanes et la possibilité de voyager au sein de l'espace avec une simple carte d'identité. En ce qui concerne l'avenir du franc CFA, Soumaïla Cissé dira que cette monnaie est bien gérée et qu'elle demeure une chance pour notre zone. Il a aussi, lors de ce débat, salué le travail des organes de contrôle de l'Uemoa et souhaité voir la mise en place de la Cour des comptes dans les deux Etats où, cela n'est pas encore le cas. A savoir le Mali et le Bénin où, il faudrait pour cela une modification de la Loi fondamentale de ces pays.

S'agissant des rapports Uemoa/Cedeao, le président de la Commission dira que ces deux organisations travaillent ensemble. Chacune s'inspirant de l'expérience de l'autre dans ce qu'elle fait de mieux. Point de rivalité entre les deux institutions, à en croire le président de la Commission de l'Uemoa. Seulement complémentarité et partenariat, d'où l'existence même d'un secrétariat conjoint pour faciliter cette coopération, afin de la rendre beaucoup plus dynamique.

Ce débat fructueux avec la presse, diffusé sur l'ensemble des télévisions nationales des Etats membres et sur Africable, aura permis à l'opinion publique de l'espace communautaire de mesurer le haut degré d'engagement de la Commission de l'Uemoa dans la prise en charge des préoccupations des populations ; et cela conformément aux instructions de nos Chefs d'Etat. Aujourd'hui, l'Uemoa est rendue davantage visible dans la mesure où, tous les projets qu'elle initie ou exécute concourent directement au mieux-être des populations.

En fin visionnaire, Soumaïla Cissé ne pouvait aussi ne pas mettre l'accent sur l'amélioration constante de la qualité des ressources humaines au sein de la Commission. C'est dans ce cadre, que vingt jeunes diplômés bilingues, sortis des meilleures universités du monde, ont été engagés récemment pour travailler à l'Uemoa. Preuve que ce féru de mathématiques et d'informatique, qu'est Soumaïla Cissé, mise avant tout sur la qualité des ressources humaines, gage de tout développement, pour faire booster l'intégration.

Cela afin de relever le défi que constitue la mise en œuvre de l'ambitieux projet que nourrissent les Chefs d'Etat de l'Uemoa pour une réelle intégration de nos Etats. Lesquels occupent tout de même un vaste espace de 3,5 millions de km2 pour une population de 80 millions d'habitants. Avec tout ce qui a été déjà fait, sous la férule de Soumaïla Cissé, et avec tout ce qui est en chantier aujourd'hui, afin de réussir ensemble l'intégration, on peut d'ores et déjà affirmer que l'espoir est là. La route vers l'intégration étant bien balisée.

Mamadou Fofana
Journaliste indépendant