mardi 9 mars 2010

DISCOURS DU PARRAIN

Honorables invités ;
Mesdames, Messieurs,
C'est pour moi, une grande joie et aussi un honneur, de prendre la parole à l’occasion de l’inauguration de l’Institut des Sciences Traditionnelles de Ouagadougou.
Je tiens, en cette solennelle circonstance, à saluer les personnalités qui, par leur présence, rehaussent l’éclat de cette cérémonie. Je voudrais surtout, vous remercier, Excellence le Larlé Naaba Tigré.
Merci pour m’avoir honoré à travers le parrainage de cette initiative d'une portée, à la fois culturelle et académique.
L’inauguration de l’Institut des Sciences Traditionnels de Ouagadougou, qui entre en droite ligne de la commémoration des 20 ans de votre investiture, m’offre ainsi l’heureuse occasion de vous exprimer, encore une fois, mes félicitations et mes vœux de bonheur et de succès.
Excellence le Larlé Naaba Tigré, ce jour ajoute un maillon de plus à la si riche et longue chaîne de vos réalisations. L’ISTRAD qui a le mérite de se focaliser sur les savoirs traditionnels, traduit ainsi votre foi, votre engagement et surtout votre vision : celle de concilier tradition et modernité, théorie et pratique.

C’est pourquoi, je voudrais saluer fortement cette initiative et encourager les enseignants, les étudiants, les chercheurs de tous genres, et, toutes les personnes ressources, à s’impliquer dans les activités de l’ISTRAD Cet institut dédié à la culture sera sûrement, tant pour les apprenants que pour les visiteurs, un lieu de réflexion et d’action. L’équipe expérimentée et bien reconnue au plan international qui le dirige aura la rude tâche de lui donner une dimension sous-régionale et même continentale.
Il s’agira donc pour l’Institut d’avoir l’ambition de rechercher, de répertorier et de diffuser les éléments scientifiques de notre culture afin d’éviter la perte de pans entiers de notre civilisation.

Chaque jour, chaque minute, constitue un temps perdu dans la terrible course contre la montre qui s’impose à nous, dans le cadre de la sauvegarde de la mémoire culturelle de l’humanité toute entière.
C’est là, que le mot du sage Amadou Hampaté BA prend toute sa valeur: « En Afrique, tout vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. »
A côté de sa mission de conservation et de diffusion, l’ISTRAD plus qu’une salle de classe, sera donc une école, au propre comme au figuré, une école de la vie, à la fois réceptive et interactive.
L’ISTRAD doit ainsi ambitionner de devenir un outil de conciliation et de réconciliation sociale, en même temps qu’un lieu de confrontations culturelles saines et fructueuses : les Samo par exemple, par leur droit en tant parent à plaisanterie, pourront venir contester la suprématie des Mossé et… inversement….

Ce nouvel outil d’expression culturelle qui, sûrement, va parler du passé et de ses différents héritages, doit être également tourné vers l’avenir : c’est même sa vocation prospective.

Honorables Invités ;
Mesdames, Messieurs ;
L’Afrique peut offrir au monde ses valeurs d’humanisme fait de fraternité, de solidarité, de tolérance, de dialogue et de consensus. Au moment des replis identitaires, la culture est un moyen efficace pour bâtir des « pays frontières » où, les tracés conventionnels qui les séparent, doivent cesser d’être des points de rupture, pour devenir des points de suture, et surtout, rester de véritables zones de convergence et de convivialité.
C’est, en effet, dans leurs propres racines historiques et culturelles que les pays africains trouveront les fondements de la véritable intégration.

Notre combat et notre conviction à l’UEMOA sont basés sur un credo clair : l’intégration, basée sur nos valeurs sociétales, est la clé de notre avenir.

Les médiations faites au sein de notre Union, avec le succès reconnu, nous réconfortent et nous encouragent. Le Burkina, à travers un leadership pragmatique, a, en effet, réussi le pari de réconcilier de nombreux protagonistes de crises sociopolitiques sur la base d’un mode de gestion qui honore toute l’Afrique.
Le récent prix attribué au Président du Faso pour ses efforts dans ce sens, en constitue une preuve éloquente. C’est un hommage que je tenais à rendre au Burkina Faso, un pays phare de l’UEMOA !

Honorables Invités ;
Mesdames, Messieurs ;

L’intégration régionale peut garantir la paix et la sécurité ; elle peut assurer le développement économique.
Au dernier sommet de notre Union, tenu à Bamako, il y a quelques jours, nous avons eu la bonne idée, je peux le dire aujourd’hui, nous avons eu donc l’idée d’inviter la Directrice Générale de l’Unesco. Dans son adresse à la Conférence, Madame Irina Bokova a fait un plaidoyer exceptionnel en faveur de la dimension culturelle du développement.

Elle a affirmé qu’il serait nécessaire de classer la culture parmi les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Cette vocation de l’UNESCO rejoint notre une conviction que nous partageons, conviction selon laquelle : « Pour que l’intégration africaine réussisse, elle doit passer nécessairement par l’intégration des esprits à travers l’interface éducation-culture. »

Jean Monnet, le père de l’Union Européenne affirmait, après coup, que s’il devait reprendre le projet de l’intégration européenne, il commencerait volontiers, par la culture. La primauté du fait culturel est donc avérée et, en Afrique aussi, le succès de l’intégration africaine est au prix de la promotion de notre culture. Le « berceau de l'humanité" peut ainsi donner l’exemple d’un dialogue œcuménique entre les civilisations, entre les cultures et les nations. Cette noble et pacifique croisade peut se gagner rapidement et efficacement.

Pour cela, à l’image de la Princesse Yennenga, la cavalière intrépide, nous devons, d’abord, gagner la "bataille dans les esprits" afin de faire de la culture une véritable industrie au service du développement donc, au bénéfice de nos populations.

Joyeux anniversaire, et, bon vent à l’ISTRAD !

mercredi 3 mars 2010

VIDEO :LA ROUTE DE L'INTEGRATION

« La route de l’intégration » est disponible.
Il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :
http://www.uemoa.int/espaceuemoa/

L'Uemoa « sur le terrain » Entretien avec Soumaïla Cissé

L'Uemoa « sur le terrain » :Entretien avec Soumaïla Cissé, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain


L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est l’illustration de la volonté de huit Etats de se développer en misant sur l’intégration régionale. Entre instabilité politique, difficulté à conduire les réformes nécessaires et impératif de servir les populations de la zone, l’organisation s’attelle vaillamment, depuis 16 ans, à construire un espace unifié où la libre circulation des biens et des personnes sera totalement effective. Visa unique, fourniture en énergie durable pour ses pays membres, politique touristique commune sont quelques uns des futurs chantiers de l’union.
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mardi 2 mars 2010 / par Falila Gbadamassi
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La 14e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) s’est tenue le 20 février dernier à Bamako, au Mali, pays qui assure la présidence de l’organisation panafricaine. « La situation inédite du Niger », dont les représentants du nouveau régime ont été entendus par les chefs de l’Etat présents et qui ont condamné le coup de force, a polarisé l’attention du sommet. Ce dernier a réaffirmé « la nécessité d’approfondir l’intégration » à laquelle un sommet spécial devrait être consacré. Cette session ordinaire a été également marquée par l’adoption d’une politique commune du tourisme et la décision d’apporter une aide supplémentaire à la Guinée-Bissau « afin de lui permettre de renflouer son budget de fonctionnement ». Les chefs d’Etat de la zone Uemoa ont aussi souhaité la création d’un fonds d’urgence pour faire face « à des situations imprévues », comme les récentes inondations dans plusieurs Etats membres, la sècheresse ou encore les invasions de criquets au nom de la « souplesse, du fait de notre proximité et de notre sensibilité, dont ne disposent pas les organisations internationales, les ONG ou autres bailleurs de fonds », a indiqué Soumaïla Cissé, le président de la Commission de l’Uemoa dont le siège est basé au Burkina Faso. Depuis janvier 2004, le Malien dirige une union qui a affiché un taux de croissance de près de 3% en 2009, une inflation prévue de 1,3% et une dette publique qui représente environ 40% du PIB de la zone. Au lendemain du sommet, Soumaïla Cissé est revenu sur les impératifs et les ambitions de son organisation.

Afrik.com : En matière de libre circulation, l’Uemoa s’est engagé dans un processus inédit. Un visa unique pour les non-ressortissants de l’Union devrait être disponible en 2011 ?
Soumaïla Cissé : C’est notre souhait, c’est l’engagement des Etats. Nous veillerons à ce qu’ils respectent leur parole. Nous avons adopté une politique commune en matière de tourisme, le visa unique est une bonne mesure d’accompagnement. Nous allons faire notre Schengen.

Afrik.com : Dans ce processus, vous avez franchi une étape décisive. Depuis octobre 2009, la reconnaissance mutuelle des visas émis par les Etats membres pour les non-ressortissants de l’Union est en vigueur. Mais il semble que pour des raisons administratives, du retard ait été pris dans sa mise en application effective. Comment gère-t-on ces lenteurs et entraves qui n’ont plus lieu d’être ?
Soumaïla Cissé : C’est la force d’inertie. Quand il y a un changement, il y a toujours de la résistance. Nous essayons d’identifier les cas d’entrave et nous allons communiquer, via notamment les médias, afin qu’il y ait une sorte de pression globale. C’est une volonté des chefs d’Etat, il faut maintenant que des instructions soient données et parviennent aux consuls, au policier qui est à la frontière, habilité à accepter ou à refuser un visa. Il faut que nous soyons crédibles quand nous adoptons des mesures et c’est pour cela que nous allons continuer à nous battre au quotidien pour respecter nos engagements. Nous avons des supports de communication qui seront disséminés dans toutes les représentations de nos pays, nous allons intervenir dans les aéroports et autres lieux de transit afin d’assurer une large diffusion de l’information.

Afrik.com : Le visa communautaire sera une avancée majeure en matière de libre circulation...
Soumaïla Cissé : Les ressortissants de la zone circulent librement avec une pièce d’identité. Ce dont on se plaint, ce sont les tracasseries sur les routes : trop de contrôles, trop de perte de temps. Cela pénalise aussi bien les personnes que les marchandises. Nous avons par conséquent fixé des normes de contrôles - pour l’heure trois au maximum sur chaque tronçon - en ayant en perspective leur suppression afin qu’il ne reste que ceux aux frontières. Evidemment, il s’agit d’éviter tous les prélèvements indus. Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est un espace plus ouvert qui permettra à des investisseurs et à des touristes de venir chez nous dans de bonnes conditions. Au lieu d’un pays, nous leur en offrons huit quel que soit leur point d’entrée. C’est le but de l’instauration du visa communautaire. Mais dans un premier temps, nous avons institué la reconnaissance mutuelle des visas. Dans une deuxième phase, nous allons émettre un visa unique pour favoriser l’investissement et développer l’industrie touristique. Il faut globalement améliorer le climat des affaires dans l’espace Uemoa.

Afrik.com : Vous avez mis en place une structure pour mesurer l’incidence des tracasseries routières dans les corridors de l’Uemoa en partenariat avec l’agence américaine de développement, l’USAID et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, l’Observatoire des pratiques anormales (OPA). Comment fonctionne-t-il ?
Soumaïla Cissé : Nous avons des enquêteurs qui sont sur les routes qui relèvent les pratiques irrégulières, en interrogeant notamment les usagers victimes de racket, et qui produisent des statistiques. Nous avons une compilation trimestrielle de toutes ces informations et un rapport est distribué à toutes les autorités compétentes. Il est aussi diffusé sur les médias afin de faire évoluer les comportements. Ces informations nous permettent de prendre des dispositions pour lutter contre ces prélèvements illicités, comme ces fameux postes de contrôles juxtaposés (Un PCJ réunit les services douaniers de deux Etats frontaliers pour accélérer les formalités de transit, ndlr). Le premier à être opérationnel est celui de Cinkansé (entre le Burkina Faso et le Togo, ndlr). Ce sont des postes très importants où l’on, entre autres, des scanners et des fourrières.

Afrik.com : Quel est le taux de croissance des échanges communautaires depuis la création de l’Union ?
Soumaïla Cissé : Nous avons démarré à environ 7%. Aujourd’hui, nous sommes à 15,5% alors que nous espérions un taux de croissance de 13%. N’eut-été la crise ivoirienne, la progression aurait certainement été plus importante. Nous avançons....

Afrik.com : En dépit des tensions politiques ?
Soumaïla Cissé : La politique empêche toujours les choses. Mais nous ne nous arrêtons pas à la politique, ce n’est pas parce qu’il y a une crise au Niger que nous n’y allons pas. Il faut continuer à y aller jusqu’à ce que les déblocages soient réels.

Afrik.com : Vous parliez d’information et de sensibilisation. Vu d’ici, on se dit qu’il en faudrait également pour le citoyen lambda qui apparemment ne perçoit pas toujours l’impact de votre organisation sur son quotidien. Que faites-vous pour y remédier ?
Soumaïla Cissé : Avez-vous fait un sondage (rire) ? Chaque quinzaine, nous avons une émission qui est diffusée sur Africable (chaîne de télévision panafricaine basée au Mali) sur toutes les télés des Etats membres, nous avons également "Wari" sur TV5. L’Uemoa (uemoa.int) dispose également d’un réseau de journalistes économiques, de deux sites web – le site officiel de l’organisation et Investir en zone franc (izf.com). Nous avons formé des communicateurs traditionnels et réalisé des reportages dans les langues nationales pour faire connaître l’Uemoa. Nous avons même eu recours au football pour nous faire connaître. Mais au-delà de la communication, ce qui est le plus important, c’est de montrer aux populations ce que l’Uemoa contribue à améliorer dans leur quotidien. Quand elles voient un forage ou une route qui passe devant leur maison et qu’on leur explique que c’est grâce à l’Uemoa, notre action devient immédiatement palpable.

Afrik.com : Après 15 ans d’existence, quelles sont aujourd’hui les priorités de l’Uemoa ?
Soumaïla Cissé : L’Uemoa a connu deux périodes et nous sommes dans la deuxième. La première a été consacrée à la mise en place de la réglementation. Nous avons défini le Tarif extérieur commun (TEC), la nomenclature douanière, les normes de la TVA, les règles comptables, de la concurrence... Tout ce qui peut aider aux échanges. Nous avons également défini durant cette période toutes les politiques : agricole, environnementale... Nous sommes désormais dans la deuxième phase qui consiste à aller sur le terrain, là où notre programme économique régional est important et où nous lui donnons un cadre d’action. Dans le domaine agricole par exemple, nous avons défini nos priorités : coton, riz, aviculture, filière bétail – viande et maïs. Ce qui ne signifie pas que les autres filières ne sont pas importantes. Mais en se concentrant sur ces cinq secteurs, nous pensons régler de façon globale la question alimentaire de la région. Nous sommes par conséquent en train d’aménager des terres arables, et dans d’autres domaines, construire des routes avec l’aide des Etats, de nous attaquer au problème de l’érosion côtière, construire 2 500 forages et mettre à niveau 1000 entreprises aux standards internationaux. Nous sommes également engagés dans des négociations commerciales avec l’Union européenne et les pays du Maghreb.

Afrik.com : La Côte d’Ivoire, seule exception jusqu’ici dans la sous-région, souffre depuis quelques semaines de délestage ? Avec l’Initiative régionale pour l’énergie durable (Ired), l’approvisionnement en énergie est-il également un chantier prioritaire ?
Soumaïla Cissé : Il permet de définir des objectifs stratégiques, afin qu’en 2030 nous puissions offrir un accès universel à l’électricité à 30 F CFA le kwh. Cet objectif sera atteint par étapes. La première est de faire face à l’urgence : des pays comme le Bénin ont jusqu’à 18h de délestage par jour. La deuxième consistera à produire de l’énergie supplémentaire pour arriver à l’équilibre et la troisième à utiliser des énergies qui tiennent compte de la préservation de l’environnement - le solaire, le nucléaire - et qui nous permettent d’aller au-delà de la couverture universelle.

Afrik.com : Vous comptez notamment sur le nucléaire nigérien ?
Soumaïla Cissé : Nous l’envisageons même si le coût d’une centrale nucléaire reste important : 10 milliards. Le nucléaire civil est une opportunité que nous souhaitons saisir pour le bien-être de nos populations.

Afrik.com :Peut-on imaginer à terme que l’Uemoa fusionne avec la Cedeao, avec qui vous collaborez déjà à plusieurs niveaux et sur plusieurs programmes ?
Soumaïla Cissé : L’idéal, c’est qu’il n’y ait que la Cedeao en Afrique de l’Ouest, l’Union africaine à l’échelle du continent et les Nations unies au niveau mondial. Tous les problèmes seraient ainsi réglés mais la situation est plus complexe. Il est important d’avoir une organisation la plus proche possible des gens. C’est un long chemin vers lequel il faut aller. Il faudrait amener la Cedeao à avoir une monnaie, qu’on ait une monnaie commune, des politiques communes... Le choix politique ne pose pas de problème, c’est plutôt la démarche technique. N’oubliez pas que la Cedeao existe depuis 1975. Le niveau d’intégration atteint aujourd’hui par l’Uemoa fait de nous l’enfant prodigue.

Lire aussi :
Les Etats de l’Uemoa appliquent les réformes nécessaires « à hauteur de 52% »

mardi 2 mars 2010

maliweb.net :: Conférence régionale de l’URD à Ségou : La cohésion et l’unité du parti renforcées

maliweb.net :: Conférence régionale de l’URD à Ségou : La cohésion et l’unité du parti renforcées
Conférence régionale de l’URD à Ségou : La cohésion et l’unité du parti renforcées

Le Matinal, 02/03/2010

L’Union pour la République et la Démocratie (URD) a tenu, samedi dernier, à Ségou, sa conférence régionale. Cette assise statutaire du parti est un espace d’échanges entre cadres et militants pour décrypter les problèmes de l’heure et y remédier. Elle s’est tenue en présence de Soumaïla Cissé Père - Fondateur du parti et président de la Commission de l’UEMOA. Cette conférence régionale a également enregistré la participation du professeur Salikou Sanogo, Me Abdoul Wahab Berthé et Oumar Ibrahim Touré, tous ministre de l’attelage gouvernemental actuel dirigé par Modibo Sidibé.

Dans son intervention, le Président de la coordination régionale Mamadou Sylla a dit qu’il faut améliorer les résultats encourageants afin de préparer les échéances de 2012.
Il faut savoir que l’URD est une force politique à Ségou. Pour preuve, le parti compte 399 conseillers avec à la clé 28 mairies et 55 délégués de conseil de cercle, 2 présidences de conseil de cercle, etc.

Prenant la parole dans une atmosphère surchauffée par des militants sortis massivement, le père - fondateur du parti de la Poignée de Mains s’est félicité de nombreuses adhésions. « Que chacun se sente à part entière militant du parti à responsabilité égalé », a- t-il dit avant de déclarer : « Notre parti est un parti responsable qui tient ses promesses ». Il n’a pas manqué de féliciter les travaux gigantesques abattus par les représentants de la formation politique dans le gouvernement. « Le travail qu’ils font est à l’honneur du parti » avant d’ajouter : « Ils le font pour le Mali ».

Cette phrase rime bien avec le mot d’ordre de l’actuel président de la commission de l’UEMOA qui disait lors de la création de l’URD : « Nous sommes nés pour le Mali ».

Envers ATT, Soumi a eu les mots justes : « .Je remercie mon ami et frère ATT pour le travail qu’il abat pour le Mali. C’est le lieu de rappeler que ma présence à ses côtés en 2007 pour le soutenir n’était pas fortuit et n’était pas un fruit du hasard. C’est parce que je sais qu’il aime le Mali et qu’il peut contribuer au développement du Mali, à la stabilité du pays ». Pour Soumi, on doit rendre grâce à Allah car le Mali est un havre de paix. C’est pourquoi il a remercié nos autorités d’avoir préservé l’essentiel : « l’unité et la cohésion dans le différence ».

Cette conférence régionale fut un test grandeur nature pour le parti. Il aura parmi de tester davantage la capacité de mobilisation dans la capitale des Balanzans où le parti est solidement implanté.

Cela est le bon augure pour Soumaïla Cissé si l’on sait que Ségou est un bastion électoral important dans les élections au Mali après Sikasso.
Salif Diallo

Conférence régionale des sections Urd de Ségou : Soumaïla Cissé triomphalement accueilli - Malijet - L actualité malienne au quotidien - Mali - Infos Sports News Meteo Journal Jeux

Conférence régionale des sections Urd de Ségou : Soumaïla Cissé triomphalement accueilli - Malijet - L actualité malienne au quotidien - Mali - Infos Sports News Meteo Journal Jeux
Conférence régionale des sections Urd de Ségou : Soumaïla Cissé triomphalement accueilli
01/03/2010 15:20:00 Nouvel Horizon
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La salle des spectacles “Le Mieru Ba” de Ségou, a refusé du monde le 27 février dernier, où s’est tenue la conférence régionale des sections URD de Ségou. De memoire de ségouviens, jamais “Le Mieru Ba” n’a accueilli autant de monde devoué à la cause de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). C’est la preuve de la vitalité du parti dans la 4ème région où il compte 400 élus communaux à la suite des élections municipales du 26 avril 2009, contre 200 en 2004. Les travaux de cette conférence régionale des sections étaient placés sous la présidence effective de Soumaïla Cissé, l’un des membres fonfateurs de l’URD, qui a tenu à faire le déplacement de Ouagadougou au Burkina Faso où il réside.

Pour la circonstance, la quasi totalité des membres du Bureau Exécutif Natoinal (BEN) du parti, les députés, les secrétaires généraux des sections de Bamako, les représentants des Mouvements des femmes et des jeunes ont effectué le déplacement. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer entre autres : Me Abdoul Wahab Berthé, 1er vice président du BEN-URD ; Oumar Ibrahima Touré, 2ème vice président ; Abdoul Malick Diallo, président du groupe parlementaire URD ; Oumar Traoré, secrétaire général de la section V URD du District de Bamako.

CONVERGENCE SUR SEGOU Pour cette conférence régionale des sections URD de la 4ème région, plusieurs délégations ont convergé sur la ville des balanzans. A la veille de l’évènement, le 1er vice-président du BEN, Me Abdoul Wahab Berthé, a conduit une forte délégation le vendredi 26 février 2010 sur la ville de Ségou. Le lendemain samedi 27 février, le jour même de l’évènement, le 2ème vice-président, M. Oumar Ibrahima Touré, était à la tête d’une délégation pour Ségou. Cette délégaton était composée en majorité par des députés. Elle comprenait aussi des représentants du mouvement des jeunes du parti.
Le parrain du parti, M. Soumaïla Cissé a à son tour rallié Ségou à partir du Burkina Faso où il réside. C’est tout ce beau monde qui a convergé pour Ségou.
La délégation conduite par Oumar Ibrahima Touré, a été la dernière à rallier la capitale des balanzans. C’est aux environs de 9 heures 40 mn, qu’elle est arrivée à l’hôtel de l’Indépendance où les autres l’attendaient. Mais avant, la section de Ségou l’avait accueilli à l’entrée de la ville à Sébougou.
UN IMPOSANT DEFILE La section URD de Ségou qui a organisé l’évènement, a mis les petits plats dans les grands à travers un imposant défilé dans les rues de la capitale des balanzans. La cohorte de cheveaux, qui a escorté Soumaïla Cissé, a été l’attraction la plus marquante de cette parade. Une colonne de véhicules 4x4 suivait les chevaux. Pour joindre l’utile à l’agréable, les conducteurs d’engins à deux roues se fofilaient entre les véhicules avec les claxons et de clignotants qui n’ont pas laissé indifférent les populations de Ségou.

La parade à travers les rues de Ségou a duré presqu’une heure car, c’est aux environs de 9 heures 50 mn que la délégation a pris le départ de l’hôtel de l’Indépendance pour arriver à “Mieru Ba” à 10 heures 40 mn. La section de Ségou a soigneusement choisi les artères principales à travers lesquelles le cortège est passé. L’itinéraire emprunté, était de l’hôtel de l’Indépendance au Centre ville avant de rallier “Le Mieru Ba” par le quartier Dar Salam et l’Avenue des Jeunes du quartier Médine. Sur les banderoles et les tee- shorts à l’effigie de l’URD, on pouvait lire : “L’URD est pour une école apaisée et performante”, “La promotion et la préservation de l’emploi des jeunes”, “Le Mali : Un Peuple, Un But, Une Foi”, “L’URD soutient le cinquantenaire du Mali”.
HOMMAGE AUX VICTIMES La conférence régionale des sections URD de Ségou s’est tenue au lendemain de la fête du Maouloud, symbolisant la naissance du Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui). Le Maouloud 2010 au Mali, a été endeuillé par la disparition d’une vingtaine de personnes à Tombouctou des suites d’une bousculade entre les fidèles musulmans.
Par ailleurs, au sein du parti URD, entre 2009 et 2010, des militants et responsables ont été arrachés à l’affection de leurs camarades. Parmi ceux-ci il y a le président d’honneur du parti, El Hadj Oumar Samba Diallo, le secrétaire politique du BEN, Pascal Baba Couloubaly, le maire de Yonogo, Mme Maïga Salimata Dembélé de la section de Koutiala, les députés Alou Bathily de Kati et Sagdoudine Ag Albakaye d’Ansongo entre autres. En leurs mémoires et ceux des victimes du Maouloud, le secrétaire général de la section de Ségou, le député Siga Boiré et le président de la coordination régionale des sections de Ségou, M. Mamadou Sylla ont tenu à observer une minute de silence.
L’URD DANS LA REGION DE SEGOU La région de Ségou compte 7 sections URD qui correspondent aux 7 cercles administratifs et 118 communes dont 3 urbaines à savoir : Ségou, San et Niono. La conférence régionale est un organe statutaire consultatif du parti. Elle est l’occasion par laquelle les différentes sections peuvent échanger leurs expériences de gestion, discuter de tous les problèmes d’ordre politique, économique, social et culturel de la région ou même de la nation.
La conférence régionale dispose d’un secrétariat permanent. C’est ce secrétariat qui a présenté les résultats obtenus par l’URD à la suite des élections communales de 2004 et 2009 et les législatives de 2007. Ainsi, l’Union pour la République et la Démocratie qui a participé à ces joutes électoraux, a obtenus 399 conseillers municipaux en 2009 contre 293 en 2004. Pour les législatives de 2007, le parti de la poignée de mains, emblème de l’URD a eu 2 députés. Le nombre de maires URD est de 28 en 2009 contre 17 en 2004. Le nombre de présidents de conseil de cercle n’a pas changé de 2004 à 2009. Le parti a pu maintenir ses deux présidents de conseil de cercle. Mais par contre les délégués au conseil de cercle sont passés de 34 en 2004, contre 55 en 2009 ; de même que les délégués à l’Assemblée régionale, qui étaient de trois en 2004 contre 8 en 2009. “Ce sont là des résultats certes encourageants, mais qu’il faut améliorer par le travail quotidien des coordinateurs avec l’ensemble des sections et les élus pour un meilleur encrage du parti afin de bien préparer les échéances de 2012.Pendant ce mandat les activités suivantes ont été menées parmi tant d’autres. Gestion de crises politiques dans les sections de Baroueli, Bla et dans la Sous-section de Massala; la participation à la cérémonie d’entrée politique du BDIA de Bla à l’URD ; Renovation et équipement du siège du parti à Ségou. Quant aux crises politiques elles ont été toutes surconscrites grâce à Allah et à l’engagement militant des uns et des autres. Pour ce qui est de la rénovation et l’équipement du siège de Ségou, nos remerciements à toutes et à tous ceux qui nous ont assistés tout en rappelant que les travaux ne sont pas achevés et les contributions seront toujours les bienvenues.
L’ensemble des sections de la région de Ségou remercie très sincèrement tous nos camarades qui ont apporté leurs soutiens matériels et financiers pour l’exécution du budget de la présente assise du parti. C’est bien cela l’URD la force montante, le parti de l’avenir, le parti de l’unité”, a affirmé M. Mamadou Sylla, président de la coordination régionale des sections URD de Ségou.

Daba Balla KEITA

mardi 23 février 2010

14EME SESSION UEMOA

Le Figaro - Conjoncture : L'Afrique de l'Ouest peine à se développer face à l'instabilité
La Côte d'Ivoire et le Niger inquiètent leurs voisins, réunis ce week-end. Ils ont fait semblant de les oublier. Mais les deux grands absents du 14e sommet des chefs d'État de l'UEMOA (Union éco­nomique et monétaire ouest-africaine), la Côte d'Ivoire et le Niger, hantaient l'esprit des six autres dirigeants réunis samedi à Bamako, au Mali. Émeutes sanglantes en Côte d'Ivoire, coup d'État au Niger : l'instabilité politique de l'Afrique de l'Ouest ne plaide pas en faveur de l'unité économique.

L'UEMOA, que préside Amadou Toumani Touré, président du Mali, a été créée à Dakar en 1994. Elle réunit le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Elle veut construire un marché commun où les personnes et les marchandises circulent librement, où la législation soit harmonisée et où les marchés financiers soient intégrés. Vaste programme pour une région où pour le moment le seul dénominateur commun est la monnaie, le franc CFA, à parité fixe avec l'euro (1 euro égale 655,90 francs CFA).

Grâce à cela et au fait que 90 % de ses échanges sont réalisés dans la zone euro, l'UEMOA a bien résisté à la crise. «Le taux de croissance de l'Union a enregistré une décélération de 3,8 % en 2008 à 3 % en 2009, contre 1 % pour la moyenne des pays de l'Afrique subsaharienne», précise José Mario Vaz, ministre des Finances de Guinée-Bissau et président du Conseil des ministres de l'UEMOA. Mais la région est très pauvre. Son produit intérieur brut ne dépasse pas 3,3 milliards d'euros. Et ses matières premières sont inégalement réparties.

L'électricité la plus chère du monde
«La demande mondiale des produits que nous exportons a reculé. Les cours internationaux se sont repliés à l'exception de l'or et du cacao. Les transferts de fonds de nos travailleurs émigrés ont baissé. Les crises alimentaire et énergétique ont éprouvé le pouvoir d'achat des ménages», insiste Amadou Touré.

Avec l'appui de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest et de la Banque ouest-africaine de développement, l'UEMOA a lancé de multiples chantiers en faveur des agriculteurs - dans le coton notamment - et des petites entreprises. Mais «nous avons l'électricité la plus chère du monde, un parc vétuste, des opérateurs publics à la situation financière précaire. C'est un frein», souligne Cyr Koty, chargé du secteur à l'UEMOA.

L'un des chefs de la junte qui vient de prendre le pouvoir au Niger s'est déplacé samedi à Bamako, alors qu'on ne l'attendait pas, pour dire que les militaires allaient vite organiser des élections. Mais les incertitudes qui pèsent sur le pays ne sont pas de nature à rassurer. Cet État, le seul de l'Union riche en uranium, est la bouée de sauvetage de l'UEMOA à l'horizon 2025-2030, avec un projet de centrale nucléaire de 1 000 mégawatts. Et la Côte d'Ivoire est un gros fournisseur de gaz. «Les difficultés politiques pèsent», avoue Soumaïla Cissé, président de la Commission de l'Union économique et monétaire. Mais cet homme, qui sera sans doute le prochain président de la République du Mali, ajoute : «Les investissements que nous réalisons dans la région doivent quand même continuer.»

jeudi 11 février 2010

PANEL DE HAUT NIVEAU

Sous la conduite de Soumaila Cissé, se tient un Panel de haut niveau qui définira la vision de l'intégration sous-régionale au cours de la prochaine décennie

mercredi 23 décembre 2009

DISCOURS DEVANT LES MANAGERS

Monsieur le Conseiller Spécial du premier Ministre ;
Monsieur le Directeur Général de IGEMA-AFRIQUE ;
Madame la Secrétaire générale du Ministère du Travail
Madame, Messieurs les membres du Conseil d’Administration de IGEMA- AFRIQUE,
Madame, Messieurs les Managers ;
Honorables invités, Mesdames, Messieurs,

Je suis fier de prendre la parole devant ce parterre d’entrepreneurs et de managers venus célébrer l’excellence. Je tiens également à remercier toutes les personnalités qui, par leur présence, ont tenu à apporter leur soutien à IGEMA AFRIQUE.


Monsieur le Directeur Général du Port de Lomé, Monsieur le Président du Conseil d’Administration du Port de Lomé, Monsieur le Recteur de l’Université de Bamako, Monsieur le Directeur Général de CAECE Mali, votre présence nous rassure.
Le parrainage de la Commission de l’UEMOA de cet événement initié par IGEMA-AFRIQUE traduit, en effet, notre engagement auprès des partenaires comme vous qui œuvrent pour la compétitivité de leurs institutions qu’elles soient publiques ou privées. Je voudrais donc vous remercier, et vous féliciter, Monsieur le Directeur Général, pour cette initiative devenue une tradition : c’est déjà un grand mérite. En stimulant la concurrence, IGEMA-AFRIQUE favorise la compétitivité en vue d’une intégration sous-régionale, basée sur la qualité des prestations industrielles et commerciales.

Madame, Messieurs les Managers,

L’UEMOA, grâce aux progrès réalisés dans la libre circulation des personnes, des biens et capitaux et surtout le droit d’établissement des professions libérales, compte devenir une zone émergente. Cette performance sera l’œuvre du secteur privé, qui constitue, c’est ma conviction, le moteur de la croissance à travers la création de richesses et d’emplois. C’est tout le sens de mon appui à la dynamisation de la Chambre Consulaire Régionale afin qu’elle prenne toute sa place dans le processus d’intégration au sein de notre Union.

Dans la même optique, nous devons saluer les résultats obtenus par le programme qualité UEMOA qui permet à nos entreprises d’atteindre un niveau de compétitivité qui leur donne toutes leurs chances au plan international. Il me plaît, donc, en cette occasion, de vous féliciter et de vous encourager dans votre quête de l’excellence et de l’innovation.

Mesdames, Messieurs les récipiendaires,

L’environnement mondial, en perpétuel changement, nous impose une compétitivité permanente faite de plus de pragmatisme, de savoir-faire et d’esprit de complémentarité. La mondialisation, malgré ses aspects débridés au plan des échanges, offre de nombreuses opportunités, grâce, par exemple, aux technologies de l’information et de la communication.
Je suis donc fier de constater les résultats obtenus, notamment par les lauréats de cette année. D’horizons divers, vous avez sûrement un point commun dans votre quête de l’excellence.
Pour réussir vous avez forcément traduit votre place et votre rôle à travers une vision claire de votre mission. Sans cette vision clairement définie, le manager patauge et se désoriente.

Tous les chefs d’entreprises qui ont réussi ont sûrement fait preuve d’ambition, de rigueur, de passion pour leur activité, élévée au rang de sacerdoce avec un sens aigu des responsabilités. Tous tirent bénéfice du management participatif car aujourd’hui, le capital humain est considéré comme un facteur clé de succès de la société en même temps qu’un client interne. Tirant les leçons des réussites des plus grandes entreprises, les experts en marketing préconisent un certain nombre de ficelles, on pourrait les appeler aussi astuces.

Je voudrais en résumer quelques unes :
• Le responsable doit informer pour donner du sens à son action.
• Il doit être disponible pour mieux écouter afin de mieux comprendre pour mieux communiquer : l’écoute est, en effet, le secret des grands leaders avant même le charisme, la compétence, l’expérience.
• Il doit aussi créer en permanence des occasions de motivations de ses collaborateurs.

Au total, être un manager, c’est mettre en oeuvre au quotidien le savoir-faire, le savoir-être adapté à chaque situation. Dans le management d’une équipe, les comportements font la différence, beaucoup plus que l’expertise.

Honorables invités, Mesdames, Messieurs
L’initiation et l’attribution de prix aux meilleurs managers et aux entreprises les plus performantes, constituent la reconnaissance du mérite. C’est un exercice fort utile car stimulant et consacrant la reconnaissance de l’excellence. A tous les lauréats, aux nominés et à tous les managers, ici présents, je souhaite une bonne soirée ! Une bonne soirée à toutes et à tous et… aussi… une bonne année 2010 !

Je vous remercie de votre aimable attention.

jeudi 17 décembre 2009

DISCOURS DEVANT LES MAIRES

Monsieur le Maire de la ville de Ouagadougou ;

Mesdames et Messieurs les Maires des Villes Capitales,

Mesdames et Messieurs les Président(e)s des Associations Nationales de Pouvoirs Locaux,

Messieurs les Commissaires,

Honorables Invités ;

Mesdames, Messieurs,

Je suis, à la fois, fier et heureux, de prendre la parole devant tant d’élus, à l’occasion de cette concertation sur « la plate-forme des collectivités territoriales de notre espace communautaire. »

Je voudrais joindre ma voix à celle du Maire de la ville de Ouagadougou pour souhaiter la bienvenue à tous nos invités et un bon séjour en terre africaine du Burkina.

Votre fierté, Monsieur le Maire de Ouagadougou, doit être grande de recevoir tant de décideurs de nos grandes villes.

Mesdames et Messieurs les Maires des Villes Capitales,

Mesdames et Messieurs les Président(e)s des Associations Nationales de Pouvoirs Locaux,

Votre participation à cette concertation souligne l’intérêt que vous portez à l’intégration sous-régionale.

Vous exprimez ainsi votre engagement en faveur de « la mise en place d’une plate-forme des collectivités territoriales dans l’espace UEMOA ».

Honorables Invités ;
Mesdames, Messieurs,

L’avenir de nos Etas se joue dans les villes.

Les villes constituent aussi le moteur de l’intégration car, elles permettent de renforcer les liens de solidarité et de fraternité qui sont le ciment de notre construction communautaire.
C’est ainsi, que, conscients de l’importance des villes, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union ont adopté en 2004, l’Acte Additionnel portant sur la Politique d’Aménagement du Territoire Communautaire de l’UEMOA.

Cette politique dont l’objectif principal est la recherche d’une meilleure maîtrise de l’approche spatiale du développement accorde une importance particulière à la décentralisation et au rôle des villes et des collectivités locales.

C’est dans ce cadre également, que le Conseil des Ministres a adopté le 27 mars 2009 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le Programme Indicatif Régional de Développement Urbain (PIRDU).

Ce programme vise, entre autres, à :

• renforcer les processus de décentralisation, la gouvernance et la participation citoyenne des populations;

• améliorer les conditions de vie des populations urbaines ;

• combattre la macrocéphalie des villes capitales ;

• renforcer le rôle moteur, l’attractivité et la compétitivité des villes de l’Union ;et,

• équilibrer l’armature urbaine pour accroître et faciliter les échanges.

Il s’agit là, d’un programme qui cherche à soulager les pressions diverses qui s’exercent actuellement sur les villes capitales sujettes notamment, à l’exode rural, à la dégradation de l’environnement et du cadre de vie, à l’insuffisance des infrastructures et à celle des équipements sociaux de santé, d’éducation, de transport, d’assainissement, de voirie et d’approvisionnement en eau potable.

A cet effet, la Commission a jugé nécessaire de donner une nouvelle impulsion à la décentralisation, à la gouvernance et à la participation citoyenne dans ses Etats membres.

Aujourd’hui, les enjeux et les défis nés de la mondialisation et de la globalisation doivent nous pousser vers une plus grande concertation entre tous les acteurs au premier chef desquels les élus locaux, en vue de renforcer la cohérence, l’efficacité et la synergie des interventions tant du secteur public que privé.

C’est pour cette raison que la Commission propose de mettre en place dans l’espace communautaire, un cadre institutionnel de concertation des entités infranationales, qu’elles s’appellent régions, communes, provinces ou préfectures.

Pour les collectivités locales et les élus locaux, un tel cadre pourrait leur servir d’instrument pour faciliter les mutations, se structurer en réseau, renforcer leurs capacités en maitrise d’ouvrage, capitaliser les bonnes expériences, et, fédérer les divers appuis qui feront d’eux des acteurs performants de développement.

Honorables Invités ;

Mesdames, Messieurs,

Cette nouvelle dimension que la Commission compte donner aux collectivités locales et aux élus locaux est sûrement ambitieuse, mais elle est pleine d’espoir car elle conditionne la participation de nos territoires, de nos Etats et de notre sous-région au processus de globalisation et de mondialisation.

C’est pourquoi, cette initiative a besoin de votre appui et de votre portage politique afin de parachever les processus de décentralisation en cours dans nos pays.

Aussi, la Commission vous invite au cours de vos travaux, à échanger, entre autres, sur des questions fondamentales, à savoir :

Quel rôle pour les collectivités territoriales dans la construction et la mise en œuvre d’une politique de cohésion et de développement territorial au sein de l’UEMOA ?

Quelle approche, quelle stratégie d’accompagnement et quels moyens pour permettre aux collectivités territoriales de participer à un développement harmonieux et durable des territoires aux côtés des Etats ?

Comment faire de la plate-forme des collectivités territoriales un outil pour porter la voix des autorités locales ouest-africaines et mieux faire prendre en compte leurs visions et attentes dans la dynamique de construction de l’intégration régionale ?

Au-delà de ces questions majeures, il vous revient également de mener des réflexions sur la démarche méthodologique et les outils institutionnels et techniques à mettre en place pour parvenir à l’atteinte des objectifs communs et partagés que nous envisagerons à cette rencontre de Ouagadougou.

Les propositions issues de nos travaux devront rassurer les Etats centraux sur la complémentarité de nos actions dans la mise en œuvre des politiques publiques et l’approfondissement de la démocratisation, tout en préservant l’unité et la cohésion au sein de l’Union.

Mesdames et Messieurs les Maires des Villes Capitales,

Mesdames et Messieurs les Président(e)s des Associations Nationales de Pouvoirs Locaux,

Au-delà du thème de notre rencontre, se pose la problématique du développement de nos grandes villes.

Toutes les mégapoles, toutes proportions gardées, se ressemblent vu sous l’angle des difficultés.

Je livre à votre attention ce constat… que vous connaissez sûrement… fait par le sociologue Zygmunt Baumann, selon qui, je cite :

« Les villes, les métropoles d'aujourd'hui, sont le véritable terrain où se déversent les problèmes engendrés sur le plan mondial.

Elles sont devenues des champs de bataille où s'affrontent aujourd'hui, les valeurs de la sécurité et de la liberté, l'amour pour le renouveau et la peur des changements, l'amour pour le melting pot et la peur de la mixité, les processus de désagrégation et ceux d'intégration.

Tout cela fait des villes de véritables laboratoires locaux, où l'on expérimente les capacités de cohabiter, sur une planète mondialisée…», fin de citation.

Mesdames et Messieurs les Maires des Villes Capitales,

Mesdames et Messieurs les Président(e)s des Associations Nationales de Pouvoirs Locaux,

Pour tous ces immenses défis, je reste confiant, au regard de votre vision ambitieuse et surtout de vos expériences de managers portés sur l’audace et l’anticipation.

Je sais également, que d’énormes efforts sont fournis de part et d’autre, mais ici, comme ailleurs, l’arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, et, personne n’écoute la forêt qui pousse !

Vous êtes, Mesdames et Messieurs les élus, cette forêt qui, pousse passionnément, assurément et obstinément… afin de réaliser le bonheur de nos concitoyens.

Je suis également, persuadé que cette première rencontre posera les bases de la construction de la plate-forme des collectivités territoriales de notre espace communautaire.

C’est sur ces mots d’espoir que, je déclare ouverte, la réunion de concertation entre l'UEMOA, les Maires des Villes Capitales et les Présidents des Associations Nationales de Pouvoirs Locaux.

Je vous remercie de votre aimable attention.

DISCOURS DEVANT LES DEPUTES

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Excellences,
Honorables Invités ;
Mesdames, Messieurs,

C’est un très grand honneur pour moi de m’adresser à vous, en séance solennelle, à l’ouverture de cet important colloque.

Depuis mon arrivée à Dakar, cette belle capitale chargée de symboles, j’ai senti la chaleur de l’accueil, ainsi que la générosité de l’hospitalité bien sénégalaise, la légendaire « teranga ». Je voudrais donc vous dire merci, du fond du cœur.

Je voudrais également vous exprimer toute la fierté que j’éprouve en me retrouvant devant cette auguste Assemblée, dépositaire de notre mémoire collective sur le chemin de l’intégration.

Dakar a été fidèle à cet idéal unitaire en accueillant, le 10 janvier 1994, la naissance de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.

Monsieur le Président,
Honorables Députés,

Le thème « Parlement et bonne gouvernance » est au cœur même de notre processus d’intégration.

Qu’il me soit donc, permis de rendre un vibrant hommage au peuple sénégalais, au Président de la République, Son Excellence Maître Abdoulaye WADE, dont la noble vision rime avec ouverture et fidélité pour les causes de l’intégration, traduisant ainsi la foi inébranlable du Sénégal en l’unité du Continent.
Qu’il me soit également permis de vous adresser, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, mes plus chaleureuses félicitations pour cette excellente initiative ainsi que mes sincères remerciements pour votre invitation à laquelle j’ai été très sensible.
Mes remerciements s’adressent aussi, à vous, Honorables Députés, pour votre présence massive et pour votre engagement constant en faveur des idéaux de l’Union.
Je suis également redevable à vos représentants au sein du Comité Interparlementaire, le CIP de l’UEMOA, qui s’acquittent avec dévouement, foi et sagesse, de leur mission en faveur de l’Union, notre patrimoine commun.

Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Le développement de l’Afrique et de notre sous-région est au cœur de nos préoccupations. Nous aspirons tous, en effet, à la paix, à la sécurité, à la démocratie et au bien-être économique et social. Pour ce faire, des plans et programmes ont été élaborés, des financements importants ont été mobilisés. Force est de constater cependant, que notre sous-région souffre encore d’importants déficits. Ainsi, la malnutrition, la soif, la faim, la maladie, le faible niveau d’alphabétisation, le manque d’infrastructures, la persistance de conflits sociopolitiques…, restent encore le lot quotidien de nombreux de nos concitoyens. Nous nous mettrons certainement très vite d’accord sur « quoi faire » mais, il est plus important d’établir les règles et mécanismes du « comment faire » c’est-à-dire quel modèle de gouvernance ?
Il semble aujourd’hui convenu par de nombreux observateurs que la bonne gouvernance est le « maillon manquant » à la longue chaîne des facteurs indispensables au développement économique et social.
La gouvernance économique et politique exige de la part des partis politiques et des décideurs, une vision et un esprit de prospective, car, comme on le dit : « Gouverner, c’est prévoir ». Les pouvoirs publics doivent être en mesure d’anticiper sur les problèmes, ce, à partir des données disponibles et des tendances observées. Ils doivent en conséquence, élaborer des politiques qui tiennent compte de l’évaluation des coûts et des changements prévisibles dans des domaines comme la démographie, l’économie, l’environnement…

Devant les crises multiples - alimentaire, énergétique, financière -, le grand défi pour les décideurs, en général, et, les députés, en particulier, est de faire front et de dégager un consensus sur les questions essentielles qui engagent l’avenir de nos pays… et… parmi ces questions essentielles, il y a la gouvernance. C’est à ce prix que l’héritage que nous léguerons à nos enfants sera fécond et constituera un investissement dans la prospérité.


La gouvernance requiert non pas la constitution d’épargne pour des générations futures, mais plutôt le renforcement des infrastructures de base et des secteurs économiques pour la création d’emplois et pour l’épanouissement des générations futures. Cette vision est aujourd’hui acquise au niveau de l’UEMOA.

Monsieur le Président,
Honorables Députés,
L’action de l’UEMOA en matière de bonne gouvernance s’est traduite par plusieurs acquis dans divers domaines. Il s’agit par exemple, du Pacte de convergence, de la surveillance multilatérale, du code de transparence dans la gestion de fiances publiques et la lutte contre le blanchiment des capitaux. La Directive portant Code de Transparence dans la gestion des finances publiques au sein de l’UEMOA a réaffirmé les dispositions à prendre. Je citerais juste des domaines comme le financement des partis politiques et la répression de l’enrichissement illicite.

Au nombre des institutions créées pour asseoir la bonne gouvernance, il y a la Cour de Justice qui veille à l'interprétation uniforme du droit communautaire et à son application et juge, notamment, les manquements des Etats à leurs "obligations communautaires". Le secteur privé de l’Union, locomotive du développement de la sous-région, est regroupé au sein de la Chambre Consulaire régionale : la CCR. Il y a aussi, et surtout, le Comité Interparlementaire le CIP de l’UEMOA qui préfigure le Parlement de l’Union qui donnera une impulsion nouvelle au processus d'intégration de l'Union. Il favorisera la consolidation et l'approfondissement du processus d'intégration

Le Parlement de l'UEMOA, permettra surtout, une meilleure adhésion des populations aux enjeux du schéma d'intégration et un contrôle démocratique de la construction de l'Union.
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Au niveau de la sous-région, on doit se réjouir de l’existence du Réseau des Médiateurs UEMOA. L’UEMOA accorde aussi un intérêt particulier au processus participatif, notamment avec la société civile et le secteur privé.  Nous développons en effet, une stratégie de concertation et de dialogue social. L’initiative pourrait se traduire bientôt par la création d’une structure tripartite permanente : « Gouvernement-Employeurs-Travailleurs ». Les Etats membres de l’UEMOA adhèrent aux principes du Mécanisme Africain d’Evaluation des Pairs, le MAEP qui a pour finalité d’encourager la bonne gouvernance.

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Toutes ces actions concourent à la concrétisation de la vision de l’UEMOA selon laquelle la mise en œuvre réussie des réformes nationales ou communautaires et le raffermissement de la volonté collective ne peuvent se faire qu’autour d’idéaux partagés, et, à travers l’information régulière des populations.

La commission de l’UEMOA a ainsi mis en place une stratégie de communication pour donner plus de visibilité à ces actions. A cet effet, elle a initié le Réseau des Journalistes Economiques de l’UEMOA et équipé des centres nationaux d’accès à internet. Elle organise un tournoi annuel de football dit de la Solidarité et… les détenteurs du trophée cette année, ce sont.. les .. Lions du Sénégal… Félicitations et bravo pour leur fair-play !

Monsieur le Président,
Honorables invités ;
L’UEMOA a fait considérablement évoluer la gouvernance au sein de ses Etats membres. D’un système centralisé et caractérisé par le cloisonnement, à la fois, géographique et sectoriel, la gouvernance a évolué vers un système de plus en plus intégré. Tout en respectant le cadre institutionnel de chaque pays, le principe de subsidiarité, les politiques sectorielles communes et les directives en matière de finances publiques et la gouvernance communautaire, nous conduisent vers un système de plus en plus intégré.

Nous pouvons, aujourd’hui, tous être fiers du travail déjà abattu pour traduire dans la réalité le rêve de 1994. Ce succès ne doit point cacher des points d’ombre qui ralentissent le rythme du processus. Le rêve de 1994 se heurte au fait que de nombreuses législations communautaires ne soient pas encore transcrites dans les législations nationales.

Comment ainsi expliquer qu’aujourd’hui, encore seuls 3 Etas sur les 8 permettent à nos enfants d’avoir accès à l’université sans aucune discrimination liée à leur nationalité d’origine ?


Je ne peux comprendre cette entorse à la législation communautaire qui, plus est, gêne la démocratisation du savoir au sein de notre Union, dont le fondement est la solidarité.

Je ne peux nullement comprendre ce refus qui restreint le savoir !

C’est pourquoi, je fonde beaucoup d’espoir sur l’implication pleine et effective des Parlements nationaux dans la mise en œuvre des directives édictées par les hautes autorités de l’Union. A cet effet, nous suivons toujours avec une attention particulière, les délibérations de nos Parlements appelés à examiner chaque année le projet de loi des finances de l’Etat et à contrôler son exécution.

Vous avez, Honorables Députés, un rôle majeur à jouer ! Votre position de trait d’union entre les institutions et les populations vous confère le sacerdoce d’œuvrer au quotidien à la levée des obstacles qui ralentissent la marche de l’Union, qu’il s’agisse tant de l’appropriation des réformes, par les différents acteurs de nos Etats, de la mise en œuvre de ces réformes, que du suivi du rythme d’absorption des ressources financières.

Monsieur le Président,
Honorables invités,
Je ne vais pas énumérer les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice correcte de votre mission. La bonne gouvernance parlementaire ne pourrait se réaliser que si le parlement transcende son rôle « classique » d’institution, de législation et de contrôle, pour se consacrer à celui d’ajustement des politiques publiques. La gouvernance parlementaire requiert un plan d’action clair, des structures organisationnelles souples et transparentes et des parlementaires qualifiés.

Le Parlement devra aussi pouvoir intervenir pour l’évaluation des grands projets et de leurs bienfaits sur les citoyens. L’examen du projet de loi de finances par les parlementaires est important dans la réalisation de l’équité et de l’égalité dans le paiement de l’impôt et la jouissance des richesses nationales. C’est également le lieu de veiller sur le respect de l’approche genre dans la redistribution du budget car, aucun développement n’est possible sans la participation de la Femme. Il reste évident que pour être réellement en mesure de définir les conditions de fonctionnement du pouvoir exécutif, le corps législatif doit être indépendant. Cette indépendance requiert toutefois, des moyens matériels et humains permettant de mener des recherches pointues sur les questions qui lui sont soumises afin de pouvoir voter les lois.

Dans un système politique démocratique, le bon fonctionnement du parlement dépend également de l’existence d’une véritable opposition qui participe à ce fonctionnement comme il sied. La démocratie dans nos pays est en construction, et, la réalité de nos budgets nous oblige à revoir nos prétentions à la baisse.
Toutefois, comme vous le savez, le Parlement est, par vocation, le lieu idéal où s’expriment les valeurs fondatrices de la res publica, la chose publique. C’est dire la place prépondérante que vous occupez pour renforcer la démocratie, promouvoir la liberté, préserver la paix, marcher résolument vers l’intégration régionale. Nous avons besoin du leadership du Parlement car, on ne peut rien faire de durable sans des institutions fortes.
Je rêve d’un Parlement dont tous les membres peuvent échanger à tout moment, partout où ils se trouvent à travers un e-parlement. Cela est du domaine du possible avec les opportunités qu’offrent les Technologies de l’Information et de la Communication : les TIC.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Mesdames, Messieurs les Députés ;
La bonne gouvernance est au cœur de votre noble mission au service des populations. Elle est aussi, comme vous le savez, le terreau qui alimente la démocratie, l’état de droit, le respect des droits de l’homme, qui sont les valeurs fondatrices de notre Union. C’est vous qui ratifiez les traités de référence, tant de l’Union que de son Parlement ! Et sans vos actions quotidiennes, il est peu probable que la dynamique d’intégration devienne l’affaire de l’ensemble des citoyens et des communautés de l’UEMOA.
C’est pourquoi, nous devons, tous ensemble, conjuguer nos efforts, développer des synergies pour que le politique soit au service des nobles idéaux de l’union pour faire face à toutes ces urgences qui s’appellent : eau, énergie, éducation, emploi des jeunes, sécurité alimentaire, infrastructures de base, santé, sécurité, libre circulation, droit d’établissement, changement climatique…

C’est là, le véritable enjeu du processus d’intégration.
J’ai, pour ma part, la ferme conviction que nous continuerons à nous inscrire dans ce combat, le seul qui vaille, pour une union harmonieuse, forte, prospère et pacifique.
Je saisis enfin, Monsieur le Président, Honorables Députés, l’occasion de la nouvelle année pour vous souhaiter, à toutes et à tous, une excellente année 2010.

Dèwénati, et pleins succès à vos travaux.

Je vous remercie de votre aimable attention.

lundi 14 décembre 2009

mardi 1 décembre 2009

PARRAIN IHEM 2009

L'ESSOR : Quotidien National d'Information du Mali
La 5è promotion de l’institut compte 39 diplômés dont 6 femmes et a pour parrain, le président de la Commission de l’UEMOA
La 5ème promotion de l’Institut des hautes études en management (IHEM) porte le nom de notre compatriote Soumaïla Cissé, actuel président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Les 39 diplômés, dont 6 femmes, ont reçu leur parchemin samedi à l'hôtel Laïco Sofitel Amitié.
La cérémonie solennelle de remise de ces diplômes s'est déroulée en présence du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, du président de la Commission de l'Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) et parrain de la promotion, Soumaila Cissé, du président directeur général de l'IHEM, Abdoullah Coulibaly, et du coordinateur des Masters de l'IHEM, Lassine Diallo.
Ont également pris part à la cérémonie Mme Diakité Fatoumata N'Diaye, secrétaire général du gouvernement, Sidi Sosso Diarra, Vérificateur général et Marcel Monin, le représentant de l'Université de Nanterre Paris X.
Mme Diakité Fatoumata N'Diaye et Sidi Sosso Diarra ont été distingués pour leur brillante carrière dans de hautes fonctions de notre pays et leur soutien à l’IHEM.
Les 39 récipiendaires ont obtenu des licences et des masters en audit et contrôle de gestion ou en gestion des collectivités territoriales. Ils vont renforcer les capacités de notre pays dans ces domaines aussi pointus qu’indispensables au développement.
Le président directeur général de l'institut, Abdoullah Coulibaly, a présenté cette promotion comme le fruit de la collaboration bâtie sur l'excellente confiance entre l'IHEM et les autorités de notre pays et aussi entre l’établissement et les entreprises, avant de confirmer que la structure restera engagée dans la quête de la culture de l'excellence. Il a également salué la collaboration particulière nouée avec le département de la Fonction publique à travers le Programme de développement institutionnel (PDI), l'Université de Nanterre Paris X, l'Université de Quebec à Montréal (UQAM) et l'université d'Evry Val d'Essonne qui a contribué à l'émergence et à la confirmation du talent des diplômés.
Le parrain de la promotion, Soumaïla Cissé, s’est naturellement félicité de la réussite de ses filleuls, les désormais nouveaux diplômés de l'IHEM, et de leur encadrement. « Ce travail remarquable que vous venez d'accomplir me motive encore davantage pour le combat que je mène au quotidien pour l'intégration sous-régionale », a-t-il assuré. Soumaïla Cissé a noté que ce diplôme reconnu au plan international constitue un précieux sésame capable de leur ouvrir les portes de l'excellence. Il est aussi, a-t-il estimé, le fruit bien pensé de leur ténacité et surtout leur courage.
Le ministre de l'Enseignement supérieur et de le Recherche scientifique a souhaité que les nouveaux diplômés s’arment de courage et soient assidus partout où ils seront appelés à servir. Mme Siby Ginette Bellegarde a promis que son département veillera à la coopération entre les secteurs public et privé et au respect des textes en vigueur pour la formation et la qualité de l'enseignement dans les établissements publics et privés. La conférence régionale tenue à Dakar sur l'enseignement a élaboré des stratégies dans ce sens, a-t-elle précisé.
Créé en 2000, l'Institut des hautes études en management entend contribuer à la culture de l'excellence et de l'efficacité dans la gestion des affaires publiques et privées. Les diplômés de l’institut ont, depuis, largement fait leurs preuves sur le marché du travail.

Sidi Y. WAGUE

mardi 24 novembre 2009

MALI-UEMOA : APPUI A L’INTEGRATION REGIONALE ET A L’HYDRAULIQUE VILLAGEOISE

MALI-UEMOA : APPUI A L’INTEGRATION REGIONALE ET A L’HYDRAULIQUE VILLAGEOISE
MALI-UEMOA : APPUI A L’INTEGRATION REGIONALE ET A L’HYDRAULIQUE VILLAGEOISE
24-11-2009
Le ministre de l'Économie et des Finances, Sanoussi Touré et son homologue de l'Énergie et de l'Eau, Mamadou Diarra, et le président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), Soumaïla Cissé ont signé, vendredi trois accords de don au bénéfice de notre pays.

Les deux premiers d'un montant d'environ 1,57 milliard Fcfa, participent de la mise en œuvre du Programme d'intervention du Fonds d'aide à l'intégration régionale des États membres de l'Uemoa.

Le troisième accord est le complément d'un programme d'hydraulique villageoise déjà engagé dans l'union, a indiqué le président de la Commission, notre compatriote Soumaïla Cissé.

Par cette série de conventions, l'Uemoa s'engage à prendre en charge la bonification partielle des taux d'intérêts de deux prêts accordés à notre pays par la Banque d'investissement pour le développement de la CEDEAO (BIDC) pour le financement des projets d'aménagement et de bitumage de la route Bandiagara-Bankass-Koro-Frontière du Burkina Faso (Route du poisson) et d'interconnexion des réseaux électriques du Mali et de Côte d'Ivoire.

Une enveloppe de180 millions de Fcfa est consacrée à la bonification partielle des taux d'intérêts du premier projet qui concerne l'aménagement d'un tronçon de 159 km du réseau routier prioritaire de la CEDEAO et de l'Uemoa. Ce projet permettra de rendre ce corridor praticable en toute saison et de dynamiser les échanges commerciaux avec le Burkina Faso.

La seconde partie de l'enveloppe - plus de 1,3 milliard Fcfa - touche au financement du projet d'interconnexion des réseaux électriques Mali-Côte d'Ivoire, un projet destiné à sécuriser et accroître l'offre en énergie électrique au Mali.

Le troisième accord signé concerne un domaine prioritaire dans l'atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), a rappelé Soumaïla Cissé. Il s'agit de l'eau potable. Ainsi, au regard de l'état d'avancement du Programme d'hydraulique villageoise de l'Uemoa au Mali, estimé à 90%, la Commission a décidé de réaliser 100 forages supplémentaires, a-t-il poursuivi.

Ces forages à motricité humaine seront réalisés par l'Agetier dans les cercles de Nioro et de Diéma pour un montant global de plus 1,165 milliard Fcfa. Ce financement fait suite à des actions déjà conduites par l'Agetier Mali dans les cercles de Douentza, Diré, Niafunké, Goudam, Gourma Rharous et Tombouctou pour un montant d'environ 3,11 milliards Fcfa.

Le président de la Commission de l'Uemoa a décrit ces différents programmes comme des leviers importants du développement du Mali, et une contribution au renforcement de l'intégration à la fois sous-régionale et régionale.

Soumaïla Cissé a rappelé que ces différents accords prolongent la longue chaîne de coopération entre notre pays et l'Uemoa. Celle-ci concerne, notamment la construction et l'équipement des postes de contrôle juxtaposés de Hérémakono pour plus de 5,2 milliards Fcfa. L’Uemoa est intervenue aussi dans l'Office du Niger pour plus de 11 milliards de Fcfa et dans l'Energie du Mali.

A O. DIALLO

L’Essor n°16576 du - 2009-11-24

vendredi 13 novembre 2009

AUDIENCE

RENCONTRE AVEC UN ARTISAN TOUAREG

AUDIENCE



AUDIENCE AVEC L'AMBASSADEUR D'ALGERIE AU BURKINA