lundi 18 août 2008
L`URD désavoue les détracteurs de la Côte d`Ivoire - “Les Ivoiriens ne sont pas du tout xénophobes”
C’est le week-end dernier, dans la capitale politique de la Côte d'Ivoire, Yamoussoukro, que l'Union pour la République et la Démocratie (URD), deuxième formation politique malienne, a célébré son cinquième anniversaire. Devant une foule compacte de militants de l'URD (plus de 4000) venus des différentes sous-sections de la Côte d'Ivoire, du Mali et du Burkina Faso, les différents responsables du bureau exécutif national (BEN) de l'URD et autres hommes politiques maliens qui se sont succédé sur le podium ont salué tour à tour les responsables des partis politiques ivoiriens (FPI et le PDCI), les chefs coutumiers, religieux et la population ivoirienne de la fraternité qui règne entre eux et leurs frères maliens. En effet, tout en s'appuyant sur la chaleur des relations entre les peuples malien et ivoirien, les différents responsables, des exemples à l'appui, ont montré l'hospitalité du peuple ivoirien. C'est dans cette même veine qu'est intervenu le secrétaire général de l'URD, chargé de la solidarité, M. Moulaye Bocoum. Selon lui, "les maliens sont accueillis ici (Côte d'Ivoire) en frères… Nous vous demandons l'entente, l'unité, la cohésion entre vous et vos frères ivoiriens. Car, s'il n'y a pas de paix dans un pays, on ne peut pas avancer. Entendez-vous avec le peuple frère de Côte d'Ivoire". Avant de poursuivre sous forme de mise en garde sévère aux maliens résidant en Côte d'Ivoire : " La manière dont vous serez accueillis et traités en Côte d'Ivoire dépend de la manière dont vous marcherez dans ce pays frère… Si vous êtes bien traités, c'est vous. Mais, si vous êtes mal traités, cela doit être mis sur votre propre compte ". Les différents responsables de l'URD conduit par M. Younousssi Touré, l'ex-Premier ministre de Alpha Oumar Konaré et par ailleurs, président de l'URD, ont voulu lever publiquement toute équivoque sur la question relative à la xénophobie du peuple ivoirien qui a déchaîné toutes les passions.
Temps - 18/8/2008
Francis Ouncado diaspo66276450@yahoo.fr
vendredi 8 août 2008
HOMMAGE DU PRESIDENT KOULIBALY
A Monsieur le Président Soumaïla CISSE,Avec mes remerciements pour votre conférence d’hier à Abidjan 04/08/08). Je pense comme vous que l’Afrique a besoin de leaders qui oseront. Et à mon avis, notre génération a le devoir de préparer cet avenir d’audacieux.
Merci pour votre encouragement.
Respectueusement.
Koulibaly M.
Abidjan 05/08/08
ECHANGES DE BONS PROPOS
Le Président de la Commission remercie le Président de l’Assemblée Nationale de Côte pour sa présence et
surtout sa participation aux échanges lors de la conférence qu'il a animée le 04 août 2008, à Abidjan, dans le cadre de la Journée de l’économie, organisée par le Centre pour l’Innovation Politique et Economique - Afrique (CIPEC - Afrique) sur le thème « Les perspectives économiques de l’UEMOA dans un contexte de crises alimentaire et de l’énergie ». " Votre contribution écrit, Soumaîla Cissé a, en effet, permis d’élever le débat et de poser la problématique du développement de nos pays ainsi que mettre l’accent sur la nécessité d’accélérer l’intégration en vue de réaliser le bien-être des populations de notre Union. Il me plaît, par la même occasion, de vous remercier tr
ès sincèrement pour m’avoir dédicacé votre excellent ouvrage « Leadership et développement africain : les défis, les modèles et les principes. » Il est, en effet, impérieux, pour développer le continent, comme vous le soulignez fort bien à propos, l’action hardie de « des leaders audacieux et engagés », capables d’accomplir effectivement leur devoir de génération.Je puis vous assurer, pour ma part, de ma totale disponibilité à tout mettre en œuvre pour parachever l’avènement du Parlement de l’Union, condition sine qua non de la concrétisation de l’UEMOA des peuples que nous appelons de tous nos vœux."
Soumaïla Cissé,
Président de la Commission de l'UEMOA
jeudi 7 août 2008
AUDIENCES
Avec chacune de ces deux personnalités, il a passé en revue la situation de l’Union notamment sur les questions liées aux crises alimentaire et énergétique.Les échanges ont permis de constater une parfaite identité de vues sur les moyens de gérer ces crises ainsi que sur les voies susceptibles de dynamiser le processus d’intégration, solution idoine à la plupart des difficultés que rencontrent les Etats de l’UEMOA, pris isolément.
S
’agissant de la situation de la Côte d’Ivoire, le Président Soumaïla Cissé s’est enquis auprès de ses interlocuteurs de l’état d’avancement des opérations devant aboutir à un retour à la normale dans ce pays de l’Union.Avec le Premier Ministre comme avec le Ministre de l’Intégration, il a fait des propositions que ses interlocuteurs ont appréciées comme des pistes utiles et pragmatiques.
Il a eu également des échanges informels avec le Président de l’Assemblée Nationale M. Mamadou KOULIBALY et l’ancien Premier Ministre Pascal Affi N’Guessan.
Toutes ces rencontres se sont déroulées dans une atmosphère empreinte de franchise et de cordialité.
CONFERENCIER

Monsieur Pierre DAGBO GODE, Directeur du CIPEC-Afrique a, en effet, choisi le Président de la Commission comme conférencier dans le cadre de la Journée de l’économie qu’organise annuellement son institution.
Le thème qui portait sur « Les perspectives économiques de l’UEMOA dans un contexte de crises alimentaire et de l’énergie » a été une occasion d’échanges aussi riches que variés.

Le forum a été rehaussé par la présence de personnalités comme le Président de l’Assemblée Nationale dont la contribution qui allait dans le sens du conférencier a été hautement apprécié.
Il y avait également l’ancien Premier Ministre Pascal Affi N’Guessa
n ainsi qu’un auditoire composé de députés, de professeurs, d’étudiants et de journalistes.Pose de la première pierre du barrage de Kandadji

Le lendemain, 03 août 2008, le Président de la Commission s’est rendu, sur invitation du Président de la République, Son Excellence Mamadou Tandja, par voie terrestre à Tessa (Tillabéry, au nord-ouest de Niamey), pour assister à la pose de la première pierre de construction du barrage de Kandadji sur le fleuve Niger
Le président de la République du Niger Mamadou Tandja a procédé, dimanche matin 02 août 2008, à Tessa (Tillabéry, au nord-ouest de Niamey), à la pose de la première pierre de construction du barrage de Kandadji, sur le fleuve Niger.
Kandadji : une fierté nationale
Cette cérémonie qui entre dans le cadre de la célébration du 48ème
anniversaire de l'indépendance du Niger proclamée le 3 août 1960, s'est déroulée en présence des présidents des institutions de la république, des membres du gouvernement, des députés nationaux, du corps diplomatique et de plusieurs autres hautes personnalités de la République.Parmi les invités figurent le Président de la Commission de l’UEMOA, M. Soumaïla Cissé, le Président de la BID le Dr Ahmed Mohamed Ali, accompagné de son Vice- Président, le Dr Amadou Boubacar Cissé, les représentants de la BAD et des principaux partenaires techniques et financiers du Niger.
Le Premier Ministre du Niger a, dans un discours pathétique, exprimé la joie, la fierté et l’espérance des Nigériens, que véhiculent le démarrage de cet ouvrage.
Pour le Président de la République Mamadou Tandja, avec la pose de cette première pierre de cet ambitieux programme, c'est le rêve de tout un peuple qui devient ainsi une réalité car pendant plusieurs décennies, les Nigériens nourrissaient l'espoir de voir se réaliser cet importa
nt projet qui permettra assurément une indépendance énergétique et même alimentaire du pays.Kandadji : un tremplin pour l’intégration sous-régionale
La veille de l’événement devant la presse nigérienne, à l’occasion de la signature du don relatif au bitumage de la route Niamay-Ouallam, le Président de la Commission de l’UEMOA a dit que « le coup d’envoi des travaux de réalisation de ce gigantesque chantier consacre l’un des plus grand succès de la diplomatie nigérienne et en même temps, l’une des plus importantes réussites sous-régionales ».
La Commission de l’UEMOA est fière de participer à un tel événement qui comblera l’espoir de plusieurs millions de citoyens de l’Union établis tant au Niger que dans d’autres pays situés en amont comme en aval.
La réalisation du barrage polyvalent Kandadji donnera en effet, un coup d’accélérateur à la prospérité économique donc à l’intégration sous-régionale. »

La Commission a, en effet, activement participé à la série des tables-rondes des bailleurs de fonds sur le financement des barrages de Kandadji, au Niger et de Taoussa, au Mali. La rencontre de septembre 2005 à Djeddah et celle décisive du 28 novembre 2007 toujours à Djeddah au siège de la Banque Islamique de Développement (BID) ont ainsi abouti au financement de la phase d'investissement du barrage.
Le programme Kandadji de régénération des écosystèmes et de
mise en valeur de la vallée du Niger, est axé sur la production d'énergie hydroélectrique, le développement agricole de la vallée et la navigation.Quatrième programme sectoriel prioritaire de la Stratégie de Développement Rural (SDR), le programme Kandadji vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations grâce à la régénération du milieu naturel, l'amélioration de la sécurité alimentaire et la couverture des besoins en énergie.
Kandadji, au Niger et Taoussa, au Mali, constituent deux grands ouvrages qui concrétisent la vision partagée des pays de l’espace traversé par le fleuve Niger.
Aam/Ctc /Pc/uemoa/ 04/08/08
SIGNATURE D'ACCORD DE DON AU NIGER
Cette symbolique cérémonie souligne, toute l’importance de la coopération entre les Etats et leur organisation sous-régionale qu’est l’UEMOA.
D’un montant d’un milliard 467 millions 790 000 de FCFA, cet accord assure le financement de la contrepartie de l’Etat Nigérien à concurrence de 1 milliard 125 millions de FCFA et de la bonification des intérêts du prêt de la BOAD à hauteur de 342 millions 790.000 FCFA en vue de la réalisation du projet d’aménagement et de bitumage de la route Niamey-Ouallam.
L’objectif global du projet est de promouvoir les échanges intracommunautaires, dans le cadre de la Politique de financement de l’aménagement équilibré du territoire communautaire de l’Union.
De façon spécifique, le projet porte sur l’aménagement et le bitumage, de la route Niamey-Ouallam longue de 94 km.
La construction de cette route vise à la rendre praticable en toutes saisons en vue d’intensifier les échanges entre le Département de Ouallam et la
Elle est également fort utile dans la dynamisation des échanges entre le Niger et le Mali.
C’est donc, avec fierté, que je procède à la signature du présent document avec un pays membre de notre Union.
La signature de cet accord de don vient enrichir la si riche chaîne de coopération entre le Niger et l’UEMOA.
A cet effet, je tiens à assurer les autorités du Niger de la disponibilité de la Commission à œuvrer à l’accomplissement de cette noble et exaltante mission, au service des populations de notre Union.
Vive l’intégration !
Vive la solidarité !
JE VOUS REMERCIE."
AUDIENCE
- 1983-1992 : Décennie internationale des personnes handicapées ;
- Plan stratégique continental de l’Institut Africain de la Réhabilitation (IAR).
Il a conclu que ces décisions n’ont pas été suivies des actions escomptées du fait que les Etats africains n’ont pas élaboré et mis en œuvre des programmes de développement intégré et inclusif pour les personnes handicapées.
Un mémorandum et un projet de réponse à la correspondance de Monsieur Ismaïla KONATE seront élaborés par le Département Département du Développement Social et Culturel et soumis à l’appréciation du Président de la Commission.
mercredi 6 août 2008
Soumaïla Cissé inquiet de l’avenir des Etats de l'UEMOA
Le président de la Commission de l’Union économique et monétaire Ouest africaine, Soumaïla Cissé, était le lundi 4 août 2008 à Abidjan. Il était l’invité du Centre pour l’Innovation politique et économique de Côte d’Ivoire. C’était dans le cadre de la journée de l’Economie dudit centre dont la direction est assurée par le Professeur Pierre
Dagbo.Intervenant sur le thème: ‘’Les perspectives économiques de l’UEMOA dans un contexte de crises alimentaire et de l’énergie’’, l’hôte du professeur Pierre Dagbo a eu à attirer l’attention des gouvernants africains, principalement ceux de l’espace UEMOA, du danger qui les guette ainsi que les peuples. S’agissant de la crise alimentaire, Soumaïla Cissé a fait remarquer qu’elle n’est pas le seul fait du choc du marché de l’offre dû à la forte demande des nouveaux pays émergents et surtout à la fluctuation du cours du pétrole ainsi que de la dégringolade du poids du dollar. Mais,il a mis cela sur le compte des échecs des politiques agricoles africaines, contrairement à celles des pays du Nord où les agriculteurs sont assistés depuis le champ jusqu’à la commercialisation des récoltes en passant par le transport. Au niveau de la crise énergétique, le président de la Commission de l’UEMOA a indiqué que l’impact paraît très évident. ‘’L’étude réalisée en juin 2008 sur l’élaboration d’une stratégie de résolution durable de la crise de l’énergie électrique dans les Etats membres de l’UEMOA montre bien que si rien n’est fait, le déficit en énergie électrique irait en s’aggravant d’année en année’’, a souligné Soumaïla Cissé. Ajoutant que, quelle que soit l’hypothèse de travail choisi, la demande d’électricité en 2030 augmenterait, pour atteindre 5 fois le niveau de demande actuelle dans l’hypothèse la plus basse et treize fois dans l’hypothèse la plus élevée. L’hôte du professeur. Pierre Dagbo Dago est persuadé que la fin de la crise de l’énergie électrique ne pourrait être possible que, lorsque de nouveaux parcs seront construits. Toutefois, il reste pessimiste quant à l’aboutissement des mesures d’urgence décrétées dans certains Etats, face à la colère du peuple. ‘’En dépit des mesures d’urgence déjà mises en œuvre par les Etats membres avec des incidences sur les trésoreries publiques, on assistera encore à une aggravation des principaux soldes budgétaires en 2008’’, a dit Soumaïla Cissé. Précisant que le déficit budgétaire global hors dons et le déficit budgétaire global représenteraient respectivement 5,7% et 2,6% du PIB nominal de l’Union. En clair, les mesures arrêtées dans les différents Etats n’auront pas d’effets. Mais, bien au contraire, elles affaibliront l’appareil économique. Pour éviter aux Etats une catastrophe alimentaire et en énergie électrique, le président de la Commission de l’UEMOA a fait des recommandations. Concernant le secteur agricole, il demande que soient résolues en amont, les difficultés et contraintes liées aux engrais, semences, techniques actuelles obsolètes puis à la résolution en aval des problèmes rencontrés dans la commercialisation, les transports, stockage de produits, la sécurité des débouchés pour les différentes filières agricoles au sein de l’Union. Quant aux solutions à la crise en énergie électrique, il a préconisé une approche régionale.Honoré Kouassi L’Intelligent d’Abidjan 06/08/08
lundi 14 juillet 2008
TERTIUS ZONGO PM DU FASO
"... En votre nom, je voudrais remercier Son Excellence, Monsieur Soumaïla CISSE, pour sa disponibilité. Ce grand commis de l'Etat, préside aux destinées de la commission de l'UEMOA depuis 2004.
C'est avec dévouement et cette foi d'afrooptimiste qu'il conduit la redoutable, mais exaltante mission, d'accélérer le processus d'intégration dans notre espace communautaire. Homme d'ambition et de vision, je lui souhaite de marquer d'une pierre blanche son passage à la tête de cette institution et pleins succès pour ce qu'il viendrait à entreprendre dans le sens ducombat pour l'amélioration des conditions de vie et du bien-être général de nos populations. Au-delà de la symbolique et des raisons évoquées votre choix revêt à mon sens une autre signification. Il vient tout simplement dire que l'espace communautaire demeure le lieu par excellence de l'émulation des économies nationales. C'est bien dans ce cadre que notre économie peut renforcer sa compétitivité et c'est par son truchement qu'elle peut opérer des percées aux plans continental et mondial."
Discours du 11 juillet 2008 Enam du Burkina.
Fin d'année scolaire à l'ENAM : "La Fonction publique est le champ de nos parents", déclare Odile Bonkoungou - Burkina
L’année scolaire 2007-2008 est close à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) de Ouagadougou. La cérémonie de clôture a eu lieu le 11 juillet 2008 sous le thème : "Une administration publique
dynamique au service d’une économie nationale compétitive".La promotion 2008 "Général Tiémoko Marc Garango" de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) est mise à la disposition de l’administration pour emploi. La cérémonie officielle de la sortie de promotion qui tient lieu de clôture de l’année scolaire 2007-2008 à Ouagadougou a été organisée le 11 juillet 2008 sous la présidence du Premier ministre, Tertius Zongo. Le délégué général de l’ENAM. Mahamoudou Kaboré, a dit placer la cérémonie sous le signe de remerciements aux encadreurs. Ceux-ci, avec abnégation, ont dispensé une formation de rigueur et de qualité aux élèves pour répondre à la devise de l’école : "Bien former pour mieux serv
ir". Selon M. Kaboré, l’ensemble des élèves de l’ENAM salue l’entrée en vigueur de la réduction des années de formation pour le cycle A. Cependant dit-il, des efforts restent à faire.Le plus grand est l’adoption d’une tenue scolaire de l’énarque "pour renforcer la discipline et la bonne image de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature", a souligné le délégué général.
Toute chose que le général Tiémoko Marc Garango, nom de la promotion 2008, a conseillé aux énarques d’adapter dans leurs futurs services. Il a exhorté les élèves à donner le meilleur d’eux-mêmes comme si c’était un sacerdoce. "Il faut servir le peuple et non pas se servir pour un développement de la nation. Ainsi, vous ferez de l’administration publique une administration de manager en la rendant plus compétitive". Il a souhaité que la promotion qui porte son nom adopte la devise "Honneur-dignité-dévouement" (HDD).
Soumaïla Cissé, président de la Commission de l’UEMOA et parrain
de la promotion n’a pas tari de conseils à l’endroit de ses filleuls. Il leur a demandé de cultiver les vertus d’humilité et de modestie tout au long de leur carrière. "Ayez l’esprit d’entreprise, du courage et de l’audace. Travaillez et vous réussirez", a-t-il conseillé à ses filleuls. Par ailleurs, Monsieur Cissé a soulignéque les pays qui gagnent et qui se développent sont ceux qui misent sur les ressources humaines, la formation et l’ENAM en est un exemple. Il est de tradition depuis 2006 que les élèves de l’ENAM choisissent la personnalité énarque de l’année. Cela pour encourager les anciens énarques à se donner avec abnégation dans leur milieu de travail respectif et à être des exemples pour les jeunes.
La personnalité énarque 2008 est Mme Odile Bonkoungou, ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation. Elle a encouragé les énarques
à être "en tête de peloton" pour lutter contre les tares de l’administration. Car, dit-elle, "la Fonction publique est le champ de notre père et nous y mangeons ; en atteste le salaire que nous touchons à chaque fin de mois". Elle a souhaité une carrière pleine de succès aux élus du jour, avec toutefois un conseil : "Il n’y a que le travail qui paie. Rien ne va vous tomber du ciel", a dit Odile Bonkoungou. Pour sa part, le Premier ministre, Tertius Zongo a affirmé que le Burkina Faso a besoin de nos jours, d’une administration qui accompagne et améliore les conditions pour le développement."Notre administration ne doit pas être une administration de bureaucratie, ni de rente, où les gens se sentent investis d’un certain pouvoir. Ils ne doivent pas se servir, mais servir les autres", a souligné Tertius Zongo.
C’est pour cela, dit-il, qu’il se réjouit du choix du nom de baptême de la promotion et de celui du parrain, qui sont des modèles de rigueur et de bonne gouvernance. "Si nous voulons d’un Burkina prospère, notre administration doit changer sa manière de faire", a conclu le Premier ministre.Jonathan YAMEOGO SIDWAYA 14 07 08
mardi 8 juillet 2008
Le Bénin bénéficie de 1, 5 milliard de la commission de l’Uemoa
Le Bénin bénéficie 1, 5 milliards de la commission de l’Uemoa La
commission de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) vole au secours du Bénin dans la lutte contre la crise énergétique.Elle vient d’octroyer un montant de 1,5 milliards de nos francs à l’Etat béninois pour l‘accompagner à mieux faire face à cette crise qui frappe de plein fouet l’économie mondiale notamment celle des huit pays de cet espace économique sous régional. Le chèque a été remis au gouvernement hier au palais de la présidence de la République en présence du chef de l’Etat Boni Yayi par le président de la commission de l’Uemoa, Soumaila Cissé.La remise de cette somme d’argent a été effectuée hier en marge de la cérémonie du dépôts des conclusions des travaux de la commission ad hoc mise sur pied par l’ensemble des chefs de l’Etats de l’Union lors de leur sommet tenu à Ouagadougou en janvier dernier.En fait cette commission élargie aux responsables des différentes institutions bancaires sous régionales et présidée par le président Boni Yayi est chargée de proposer des solutions idoines pour juguler la crise énergétique dans les huit pays de l’espace Uemoa. En remettant hier l’enveloppe des 1, 5 milliards, le président Soumaila Cissé a souligné que l’objectif de ce don est d’accompagner les efforts inlassables que déploie le gouvernement béninois pour venir à bout de cette catastrophe.Cette somme devra permettre à la Société béninoise d’énergie électrique d’améliorer sa production énergétique à travers notamment la réparation de ses groupes électrogènes en panne et la révision de ses réseaux électriques. Pour lui, l’ampleur de cette crise nécessite d’énormes moyens financiers. Aucun Etat ne peut à lui seul la solutionner. Inutile de rappeler que l’énergie est à la base de tout développement. Sans l’énergie, il n’ y a pas de développement. C’est d’ailleurs pour cela, que le président de l’Uemoa a souligné qu’il est important que l’Union en sa qualité d’institution économique a décidé de mettre sa main à la pâte pour donner un coup de pouce aux huit pays de l’espace.Pour revenir aux conclusions du rapport de la commission chargée de rechercher les voies et moyens en vue de solutionner cette crise, il faut noter que celle-ci a retenu la construction d’ici l’an 2030 la construction d’une centrale thermique d’une puissance de 3000 mégawatts.Cette source servira couvrir en énergie les huit pays de l’espace Uemoa ; ceci afin de soulager les populations.C’est dire que si tout marche bien d’ ici 2030 la crise énergétique avec son cortège de flambée des prix des produits de première nécessité sera une vieille histoire.
Thibaud NAGNONHOU
L'OPTION INFOS - Quotidien béninois d'analyse - d'investigation et d'information 08 07 08
BENIN UEMOA
Le chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi a reçu hier deux rapports. Le premier, des mains du président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), Soumaila Cissé sur l’énergie. Et le second du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), Phillip Henry Takory Tabé sur le financement de l’économie de la sous-région. Ces deux rapports sont les résultats d’une commission technique créée à la 12ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa. Placée sous la présidence du chef de l’Etat béninois, cette commission avait pour mission essentielle d’une pa
rt de trouver des solutions définitives aux problèmes d’énergie et de proposer d’autre part des initiatives pour financer le développement de l’économie sous-régionale. Rédigé par un cabinet local avec des cadres de haut niveau, le rapport endogène, selon Soumaila Cissé, sur l’énergie propose des solutions d’abord à court terme (2012), ensuite à long terme (2020) et enfin projette en 2030 des solutions définitives. Il a souhaité que le chef de l’Etat donne le leadership et les orientations qu’il faut pour que toutes les populations soient soulagées. Car sans l’énergie, aucun développement n’est possible. Coordonné par la Bceao, le 2nd rapport passe en revue toutes les économies de financement des Etats de l’espace Uemoa. Et si nous sommes capables de résoudre les problèmes d’énergie et de financement de l’économie, ce rapport, dira le gouverneur de la Bceao, vient renforcer cet état de choses. " Je donne l’assurance que nous ferons tout pour aboutir à des actions concrètes ", a déclaré le chef de l’Etat après avoir réceptionné les 2 documents au nom de ses pairs. Ceci, afin de contribuer, a t-il poursuivi, à la prospérité des populations de l’espace Uemoa. Les deux rapports seront présentés à la prochaine session des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa pour être adoptés. Un geste symbolique 1,5 milliards de Fcfa. C’est le montant d’un don qui a été fait au Bénin par la commission de l’Uemoa. Ceci pour appuyer les efforts du gouvernement béninois dans la réduction des conséquences de la cherté de la vie. Un phénomène qui dicte sa loi à tous les gouvernants africains. Ce geste, renchérit Soumaila Cissé, a pour but d’atténuer et d’accompagner les immenses efforts du gouvernement du Bénin. De même tous les pays membres de l’Uemoa vont bénéficier de cela. Mais il a précisé que la Bceao et la Boad iront également dans le même sens. En attendant de mobiliser près de 4 milliards dans la zone, le ministre des finances, Soulé Mana Lawani a reçu ce chèque. Il faut rappeler que le gouvernement béninois a investi près de 80 milliards de Fcfa pour juguler la crise alimentaire et la cherté de la vie qui font depuis un moment bon ménage au plan mondial. Mais depuis que le seuil du tolérable a été atteint, le gouvernement a choisi de pratiquer la vérité des prix. Ainsi, les prix des produits de première nécessité comme le ciment, les produits pétroliers et consorts ont connu une augmentation sur le marché. Si ailleurs, cette crise alimentaire a été source de tensions sociales, il faut dire que le Bénin en est épargné et c’est d’ailleurs ce qui est souhaité. Fraternite-Info.Com 08 juillet 08
lundi 7 juillet 2008
UEMOA BURKINA
Le président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) Soumaïla Cissé est allé remettre, le vendredi 4 juillet 2008, un chèque de 1,5 milliard de F CFA au Premier ministre Tertius Zongo. Cette somme représente la contribution de l’Union à la lutte du gouvernement burkinabè contre la vie chère.
En ces temps de vie chère, il fait bon de recevoir du soutien surtout s’il vaut 1,5 milliard de F CFA. C’est cette somme sous forme de chèque que le président de la commission de l’UEMOA Soumaïla Cissé a remise dans l’après-midi du 4 juillet dernier au chef du gouvernement en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Jean Baptiste Compaoré. "C’est la contribution de la commission de l’UEMOA aux efforts faits par le gouvernement pour faire face à la vie chère qui sévit depuis quelques mois dans les différents pays de l’Union", a indiqué Soumaïla Cissé.
Ce soutien d’un milliard 500 millions de F CFA fait partie d’une stratégie globale des institutions de l’Union. En effet, l’UEMOA a décidé "d’aider les différents Etats à hauteur de 40 milliards de F CFA pour faire face à l’urgence, afin que les populations puissent souffrir le moins possible des difficultés que nous connaissons aujourd’hui". Les gouvernements des Etats membres ont déjà fourni d’importants efforts "mais à chaque fois que nous pouvons apporter notre contribution, nous le faisons".
A côté de ce programme d’urgence, le président de la commission de l’UEMOA a révélé qu’un programme d’investissement évalué à 300 milliards de F CFA sera mis en œuvre par la Banque ouest-africaine de développement. "La situation est difficile partout, l’inflation est malheureusement présente. Nous avons une offre de produits céréaliers qui est faible. D’autres facteurs contribuent à la hausse des prix des céréales. Il y a aussi les facteurs exogènes très importants comme la hausse des prix du pétrole", constate-t-il. 
Toute chose qui amène la commission de l’UEMOA à resserrer les rangs autour des différents gouvernements des Etats membres pour faire face à la situation avec l’espoir qu’elle va se résorber le plus rapidement possible. "L’hivernage commence bien et nous souhaitons tous que les pluies continuent et que les récoltes soient bonnes", a formulé Soumaïla Cissé.
Bachirou NANA Sidwaya lundi 7 juillet 2008.
mercredi 25 juin 2008
Soumaïla Cissé :"Renforcer notre crédibilité et l'adhésion des populations"
Élu il y a cinq ans par les chefs d’État à la tête de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le Malien Soumaïla Cissé dresse un bilan d’étape des politiques d’intégration régionale. Il expose les objectifs à moyen terme et ses réflexions sur «un combat permanent au service de l’Union».
Continental : Comment définissezvous la situation actuelle de l’Uemoa ?
Soumaïla Cissé : L’Union se porte bien et aurait pu se porter mieux. Sans les effets de facteurs exogènes comme le coût de l’énergie, notre taux de croissance aurait été plus élevé. La flambée continue des cours du pétrole est une question très préoccupante pour nous. Comme motifs de satisfaction, il faut signaler que la sous-région a connu l’an dernier de nombreuses élections, présidentielles et législatives, qui se sont déroulées dans un climat apaisé. En effet, l’intégration a besoin d’un environnement de paix, de sérénité. Les intérims ont pris fin à la BCEAO et à la BOAD (respectivement Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest et Banque ouest-africaine de développement, ndlr), lors du XIIe sommet des chefs d’État, qui a eu lieu en janvier dernier à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Quels sont les projets à court et moyen termes et quelle est la position des chefs d’État à cet égard ?
L’Uemoa est née d’une volonté politique, celle de réussir l’intégration, et je peux vous rassurer que cette volonté politique est totale et sans réserve. Nos priorités : faciliter davantage la libre
circulation des personnes, des biens et des services, assurer le droit d’établissement… Dans notre sous-région, on circule relativement en toute liberté. Mais nous voulons aller plus loin en ce qui concerne l’intégration. Il me paraît essentiel, par exemple, d’offrir un traitement égal aux jeunes de l’Union au niveau de l’enseignement supérieur dans l’ensemble de l’espace communautaire. Il en est de même des professions libérales. Les projets sont nombreux et variés et tous convergent vers le même idéal: celui de faire de l’Uemoa un ensemble qui compte.Dans les discussions des Accords de partenariat économique (APE), la Côte d’Ivoire a signé un accord intérimaire avec l’Union européenne. Cela ne vous pose-t-il pas un problème à l’Uemoa ?
La Côte d’Ivoire n’a pas encore signé. Seul un paraphe de document est intervenu le 7 décembre 2007 entre les autorités ivoiriennes et la Commission européenne. Au terme du texte paraphé, les deux parties se sont accordées au moins six mois pour parvenir à la signature de l’accord intérimaire. Ce paraphe du document portant accord intérimaire permet à la Côte d’Ivoire d’éviter une perturbation de son commerce avec l’Union européenne, avec l’expiration du régime commercial transitoire de l’Accord de Cotonou le 31 décembre 2007. La perte de parts de marché annoncée pour la Côte d’Ivoire, en l’absence de cette solution, est évaluée à 700 millions d’euros sur des produits exportés par ce pays, tels que la banane, l’ananas, le cacao, le café et le thon. L’existence de cet accord d’étape devrait également empêcher la hausse annoncée du coût du fret pour les produits importés ou exportés par l’ensemble des pays de la région et tout particulièrement par les États membres de l’Uemoa, dans le cas où la Côte d’Ivoire aurait perdu ses parts de marché en Europe.
L’Union avait lancé, pour la période 2004-2008, un ambitieux Programme économique régional pour dynamiser l’intégration. Où en est ce chantier actuellement ?
Le Programme économique régional (PER), notre plus grand chantier, est en marche, chiffré à 851,553 milliards de francs CFA. Des ressources substantielles ont déjà été mobilisées à hauteur de 175 milliards de francs CFA qui ont permis le démarrage de trente-quatre projets en 2007, dix-sept autres commenceront en 2008. Parmi les projets en cours de concrétisation figurent le programme régional de réformes des marchés publics, le projet de rénovation de l’Indice harmonisé des prix à la consommation, le projet régional d’appui à la micro-finance, la réhabilitation de douze projets routiers communautaires, l’interconnexion des réseaux téléphoniques en fibres optiques, ou encore le programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises, le programme d’hydraulique villageoise à travers la réalisation de 3 000 forages dont les travaux ont déjà démarré dans sept pays de l’Union. On peut également citer le programme d’appui à douze centres d’excellence.
Les objectifs pour 2008 ?
Parvenir à absorber rapidement toute l’offre de financement disponible. Surtout dans les domaines des infrastructures et de l’énergie. Je citerai, à titre d’exemple, certains des secteurs concernés: la construction de routes, la facilitation de la circulation des personnes et des biens à travers la suppression totale des barrières non tarifaires sur nos axes routiers, l’amélioration des transports aériens, l’interconnexion des réseaux électriques, l’amélioration des moyens d’approvisionnement en produits pétroliers, etc. Sur le plan de la sécurité alimentaire, en collaboration avec la FAO, nous envisageons l’aménagement et la mise en valeur de 5000 hectares à l’Office du Niger. Ce sont de telles actions de proximité qui assurent l’adhésion des populations et renforcent la crédibilité de l’Union. Le PER est donc notre grand chantier qui nous permet de répondre aux attentes des populations.
Quel bilan faites-vous de vos cinq années à la tête de la Commission de l’Uemoa ?
Un combat permanent au service de l’Union avec, bien sûr, ses points forts et ses réserves. Au cours de ces cinq années, avec mes collègues membres de la Commission et l’ensemble du personnel des organes et institutions de l’Union, nous avons parachevé l’architecture institutionnelle prévue par le Traité. Aujourd’hui, tous les organes sont en place, excepté le Parlement de l’Union. Le Comité interparlementaire (CIP-Uemoa) joue, pour le moment, parfaitement bien ce rôle. Pour un meilleur fonctionnement et une performance accrue de nos actions, la Commission a connu de profonds changements : réorganisation structurelle, informatisation, formation des ressources humaines… En cinq ans, la Commission a réussi à passer du stade des intentions à la phase opérationnelle de nos programmes. Aujourd’hui, on peut dire qu’au sein de l’Uemoa l’intégration est véritablement en marche. Je me consacre totalement à cette noble cause: la réalisation du grand chantier communautaire au profit de nos populations. Pour y parvenir, la confiance des chefs d’État des huit pays et l’espérance de nos populations sont mes deux viatiques. Je dois les assumer et les mériter pleinement.
Propos recueillis par Alexis Kalambry correspondant au Mali
Soumaïla Cissé Biographie

Un politique de haut niveau, la tête bien pleine, avec qui il faudra compter pour le futur
L'actuel président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa*) est un
homme politique malien qui fera sûrement encore parler de lui dans son pays natal, une fois quittées ses responsabilités internationales qui le mobilisent à Ouagadougou où siège l'Uemoa. Question "bagages intellectuels", Soumaïla Cissé n'en manque pas. Bachelier "S" en 1968, il part poursuivre ses études à l'université de Dakar d'où il sort en 1972 avec le diplôme universitaire d'Etudes scientifiques. Puis, parcours obligé pour tout étudiant africain dans les années 70, c'est le départ pour la France.A Grenoble d'abord, où il obtient en 1974 une licence de mathématiques appliquées. En 1976, à Montpellier cette fois, où il obtient une Maîtrise des méthodes informatiques appliquées à