mardi 29 avril 2008

Le «Prophète Ismaël» Cissé

CONGRES URD Le 2è congrèsde l’URD : Le «Prophète Ismaël» Cissé attise le feu en imposant sa paix sur maliweb.net ::
Aurore - 28/04/2008
Au cours d’assises cruciales où la cohésion et le leadership étaient les principaux enjeux, l’ingérence du président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, a été déterminante dès l’ouverture des travaux. Elle a abouti à la réélection du président sortant, mais en engluant l’Union pour la République et la Démocratie dans une nouvelle série de vendetta entre partisans du ministre Oumar Ibrahim Touré et de Younoussi Touré. Par-delà les vœux et engagements de façade en faveur de l’unité.
Le 2ème Congrès ordinaire de l’URD a finalement vécu. L’événement a pris fin, hier dimanche, au Centre International de Conférence de Bamako, après deux jours de remue-ménage qui ont occasionné la présence de plus d’un milliers de délégués en provenance des quatre coins du Mali et de l’extérieur. La mobilisation était singulièrement impressionnante, samedi matin, à la cérémonie d’ouverture des assises. Si grande que le surplus de la marée humaine a dû se contenter d’écran géant dans les salles secondaires du CICB.
Une affluence moindre a marqué la clôture des travaux, qui a consacré la réélection de Younoussi Touré à son poste de président du parti. C’est le même statu quo dans l’affectation de la plupart des plus hautes responsabilités car le ministre Oumar
Ibrahim Touré reste 2ème vice-président tout comme camarade et collègue du gouvernement, M Abdoul Wahab Berté, 1er vice-président du parti. Idem pour les présidents d’honneur avec, à leur le Doyen Oumar Samba Diallo. Mais c’est plutôt le véritable ménage pour nombre de fonctions subalternes mais stratégiques au sein d’un bureau porté à près de soixante-dix membres, ouverture aux adhésions nouvelles exige.
Tel en ont décidé les jeux et enjeux d’une partie dont les dés étaient manifestement pipés, de façon à écarter toutes ardeur ou velléités ambitieuses contraires.
Aussi une déterminante partition est-elle revenue à celui qui dirige l’URD d’une main de fer, depuis sa résidence Ouagalaise. Le président de la Commission de l’UEMOA, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est intervenu dès l’entrée des assises, en déclarant sans ambages son parti et ses préférence en faveur de Younoussi Touré. « Je voudrais féliciter et encourager le Président YounoussiTouré, le capitaine de cette équipe qui gagne depuis 5 ans. Qu’il en soit infiniment remercié. Je lui renouvelle ma confiance » .
C’est par ce ton semblable à celui du chef d’entreprise satisfait du résultat de l’employé que Soumaïla Cissé a orienté le choix des militants de sa formation politique où les frontières entre droits partisan et patrimonial ne paraissent visiblement pas assez étanche. L’autorité morale de l’URD justifie par ailleurs son ingérence par la nécessité de préserver ce fait son attractivité sur l’échiquier politique national : l’unité et la cohésion en son sein. Et, en appelant de tous ses vœux à la sauvegarde de ces deux denrées rares sur la scène politique malienne, le candidat à la présidentielle de 2002 - qui regrette tacitement d’avoir été à l’origine d’une division dramatique à l’Adéma-PASJ – a dû se mettre dans la peau d’un véritable messie de l’unité.
Avec notamment des expression dont la solennité, la rythmique et le style n’ont rien à envier aux révélations faites à Moïse sur le Mont Sinaï. Dans un « diplôme d’honneur de l’unité » décerné à tous les participants aux assises, le « Prophète Ismaël » s’est en effet illustré par des recommandations religieuses du genre : « Dans le feu, Dans la tempête, Dans l’Épreuve ou la joie, Jusqu’à la victoire finale de l’URD, Je cheminerai dans l’unité quoi qu’il arrive. Pour le Mali et pour l’Afrique.
Pour le combat engagé pour l’URD, nous voilà liés pour toujours, Car, unis, nous vaincrons ». Ce sont, en substance, les propos par lesquels le président de la Commission de l’UEMOA a voulu toucher la corde sensible de son peuple et l’orienter dans le sens d’une infaillible cohésion, un appel qui, par moment, a sonné comme une mise en garde : « Je voudrais que qu’il soit certain pour tous que nul prophète solitaire n’est attendu », a-t-il, par la même occasion prévenu, avant de descendre personnellement dans l’arène pour influencer le 2ème Congrès.
En définitive, tout a été respecté au 2ème congrès du Parti de l’Entente sauf les règles de la démocratie, et pour cause. Il se susurre que Soumaïla Cissé ne s’est pas limité à une orientation verbale publique des militants de son parti ; il lui est même arrivé de siéger dans la commission d’investiture pour clarifier ou arbitrer des choix arrêtés en réalité depuis la veille. Conséquence : la formation du bureau a subi des choix manifestement plus motivés par une prédisposition à la dévotion que par la compétence ou la légitimité.
Comment comprendre autrement que la totalité du secrétariat général soit balayée au profit de militants plus proches de l’autorité morale du parti. Salikou Sanogo et l’actuel chef de cabinet du Premier Ministre, Alou Sow, en ont particulièrement fait les frais. Le second quitte totalement la direction de l’Urd, tandis que le premier est relégué à la sixième vice-présidence au profit Lassana Koné, l’époux à la belle de Soumaïla Cissé.
Seulement voilà : si cette façon arbitraire de trancher le différend URD a momentanément contraint une tendance à la résignation, elle n’a visiblement pas permis de résoudre définitivement la crise, dont le nombre des protagonistes inclut désormais une autorité morale jusqu’alors créditée d’une certaine neutralité. Soumaïla Cissé et son parti ont pourtant si besoin d’une totalité de leurs forces pour atteindre les futurs objectifs électoraux de 2009 que le nouveau président fraîchement élu (ou désigné) a lui-même décrit comme une confirmation des performances du parti après les révélations de 2004 et 2007.
Abdrahamane Keïta

Soumaïla Cissé met fin aux ambitions de Oumar Ibrahima Touré

URD : Soumaïla Cissé met fin aux ambitions de Oumar Ibrahima Touré sur maliweb.net ::
Nouvel Horizon - 28/04/2008
L’un des temps forts du 2ème congrès ordinaire de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) tenu les 26 et 27 avril 2008 a été le discours d’appel pour l’unité du parti prononcé par Soumaïla Cissé lors de la cérémonie d’ouverture. Une fois de plus, Soumaïla Cissé a surpris plus d’un, toujours fidèle à la philosophie de rassemblement qui est à la base de l’URD né de la fusion de plusieurs partis politiques tels l’URD, le MC-CDR, le PMDR, puis la CND et le PMPS.
En disant ceci, Soumaïla Cissé, le fondateur de l’URD met fin aux prétentions de Oumar Ibrahima Touré de devenir président du parti “Je voudrais féliciter et encourager le président Younoussi Touré, le capitaine de cette équipe qui gagne depuis 5 ans. Qu’il en soit infiniment remercié. Je lui renouvelle mon entière confiance”.

L'URD EN RANGS SERRES

Congrès de l'URD : LES RANGS SONT RESTÉS SERRÉS surr L'ESSOR : Quotidien National d'Information du Mali
l'Essor n°16186 du - 2008-04-29 L'appel à l'unité et à la cohésion a été entendu. Le parti se positionne pour les échéances électorales à venir
On l'avait annoncé comme le congrès de tous les dangers. Finalement, tout s'est bien passé. Du moins d'après tous les indices qui ont pu être relevés. L'Union pour la République et la démocratie a en effet tenu dans la sérénité samedi et dimanche derniers, son deuxième congrès ordinaire.Ces assises étaient d'autant plus attendues par les observateurs de la scène politique que depuis février dernier, une certaine fébrilité régnait au sein du parti. Les rivalités au sommet avaient éclaté au grand jour quand le deuxième vice-président de la formation, Oumar Ibrahim Touré, avait annoncé de manière fracassante sa candidature à la présidence de l'Union. Il est vrai que le parti avait pu presque aussitôt limiter les dégâts en arrivant à convaincre son dirigeant de retirer l'annonce de sa candidature dans les termes qu'il avait utilisés. Le deuxième vice-président s'était ensuite rendu à Ouagadougou pour avoir une franche discussion avec Soumaïla Cissé. Mais en dépit des efforts déployés pour en limiter les retombées, l'épisode avait sans aucun doute laissé des traces. Pour preuve, à la veille de l'ouverture du congrès encore, des rumeurs faisaient état de la candidature du deuxième vice-président à la tête du parti. Les mêmes rumeurs évoquaient la probabilité d'une bataille pour la direction du parti entre le président Younoussi Touré et les deux premiers vice-présidents, Abdoul Wahab Berthé et Oumar Ibrahim Touré.C'est dans un tel contexte non dénué de tension que le deuxième congrès ordinaire de l'URD s'était ouvert samedi dernier au Centre international des conférences de Bamako. Les délégués des 55 sections, des 700 sous-sections, les membres du Bureau exécutif national participaient à ces assises qui s'étaient ouvertes en présence de nombreux invités dont des représentants d'autres partis.Trois principaux points étaient à l'ordre du jour de ce congrès : le bilan du parti au cours de ses quatre années d'existence, le renouvellement du bureau exécutif national et les mesures à prendre dans la perspective des batailles futures. L'Union pour la République et la démocratie jouait gros lors de ces assises. En effet, elle, qui est réputée pour sa capacité à absorber les petites formations et les dissidents d'autres partis, courait à son tour le risque d'une déchirure. C'est sans doute pour conjurer une éventuelle crise que tous les intervenants à la cérémonie d'ouverture avaient insisté sur la nécessité de préserver l'unité et la cohésion du parti.Ainsi, Younoussi Touré avait fait le constat d'une classe politique éclatée, pas loin du discrédit. La démarche de regroupement des forces politiques enclenchée par l'URD était dans ce contexte perçue comme innovante. Il faut donc poursuivre sur cette voie et continuer à fédérer les partis, à maintenir l'esprit d'équipe, a-t-il insisté.
Un capitaine qui gagne : Faisant le bilan du parti, il dira qu'en cinq ans, l'URD a pu se hisser à la deuxième place des forces politiques maliennes avec 1136 conseillers communaux, 104 maires, 29 députés et 18 conseillers nationaux. Ces acquis sont le résultat de la cohésion qui a prévalu jusque là, poursuivra Younoussi Touré, en relevant que l'Union est le seul parti pouvant se targuer d'être la somme de plusieurs partis qui ont décidé de se mettre volontairement ensemble. Il est donc de la responsabilité des dirigeants de la formation de poursuivre sur cette belle lancée et de voler vers d'autres victoires. "Le parti de la Poignée de mains", a dit son président, se donne un seul mot d'ordre : gagner les élections communales de 2009 et les élections générales de 2012.C'est le même appel à l'unité qui a marqué l'intervention de Soumaïla Cissé, président de la Commission de l'UEMOA et inspirateur du parti. "La division est un drame. Un drame pour les militants et pour l'avenir. L'URD se doit de préserver son label, qui est l'unité", plaidera-t-il, indiquant que sa formation doit rester le parti de la libre expression et du débat, et non celui de la polémique vaine. La discorde est un mal qui ronge les formations politiques, insistera l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2002. Il a ensuite appelé les militants à démontrer que le parti est capable de se dépasser."Unité", "rassemblement", "sursaut collectif", voilà des termes qui sont revenues régulièrement dans l'intervention de Soumaïla Cissé qui a invité les congressistes à prendre le "diplôme d'honneur pour l'unité", avant d'assurer qu'il y a de la place pour tout le monde à l'URD. Il a invité le parti à se mettre en ordre de bataille pour 2009 et 2012. L'un des moments forts de l'intervention de Soumaïla Cissé a été l'hommage qu'il rendu à l'action de Younoussi Touré à la tête du parti. "Un capitaine qui gagne depuis cinq ans. Je lui renouvelle mon entière confiance", a-t-il martelé. Une façon de porter une appréciation sans équivoque sur la gestion actuelle du parti. Soumaïla Cissé a conclu en disant que l'URD est préoccupée par les grandes questions d'actualité comme la cherté de la vie, la crise de l'école, la situation au nord-est de Kidal. Le parti soutient le gouvernement dans ces épreuves.Après cette cérémonie d'ouverture, les travaux proprement dits pouvaient commencer. Les couloirs continuaient de bruire de rumeurs. Mais celles-ci ne comportaient plus aucun caractère alarmant. Les discours de la cérémonie d'ouverture, et plus particulièrement celui de Soumaïla Cissé, avaient déminé le terrain et installé la certitude que les choses se feraient dans le calme. Ce que confirma la cérémonie de clôture. Le nouveau Bureau exécutif national (dont le nombre de membres est passé de 51 à 67) proposé par la commission d'investiture a été entériné par la plénière. Il n'y a pas eu de grands changements au plus haut niveau. Younoussi Touré reste président du parti. Le 1er vice-président Abdoul Wahab Berthé et le 2è vice-président Oumar Ibrahim Touré conservent leur poste. Le secrétaire général sortant, Salikou Sanogo, est promu 8è vice-président et se trouve remplacé au secrétariat général par Lassana Koné.Par ailleurs, fidèle à sa stratégie de rassemblement et d'intégration, l'URD a fait de la place aux personnalités qui ont rejoint le parti, dont Me Demba Traoré (ex-CNID), Ibrahim Hamaciré N'Douré et Souleymane Djibril N'Diaye (anciens du BDIA), Pascal Baba Coulibaly (en provenance de l'ADEMA). On note toutefois le départ du bureau de Boubacar Karamoko Coulibaly, aujourd'hui ambassadeur de notre pays à Abuja.Dans ses résolutions, le congrès a invité la direction nationale à poursuivre l'implantation du parti, à continuer à réserver un bon accueil aux nouveaux adhérents, et à se placer dans la perspective des échéances électorales de 2009 et 2012.
A. LAM

URD:QUOI DE NEUF...?

Deuxième Congrès ordinaire de l’URD : Ouf, rien de nouveau sur maliweb.net
Le Renouveau - 29/04/2008
L’union pour la République et la Démocratie (URD) le parti de la poignée de main était en conclave le week-end dernier au Centre International des Conférences de Bamako. Ce congrès a été celui de l’élargissement du sommet du parti, avec l’incorporation de tous les responsables qui ont déserté leurs partis pour grossir les rangs de l’URD.
Cette rencontre était très attendue, les sorties du ministre de la santé, Oumar Ibrahim TOURE, qui avait claironné son intention de briser la présidence de l’URD avec ou sans l’aval du camarade Soumaïla CISSE. Etait-il au sérieux ? Ou testait-il ses forces seulement ?
Ailleurs le deuxième vice-président, Oumar Ibrahim TOURE allait prendre son premier revers, il ¨pouvait être rétrogradé, pour être le suppléant d’un obscur cadre du parti. Le Bureau National élu à l’issue de ce deuxième congrès, fait la place à tout le monde. Le seul postulant au poste de l’ancien premier ministre Younoussi TOURE reste figé à sa deuxième vice- présidence. Derrière le ministre de la Fonction Publique, Pr Abdoul Wahab BERTHE, qui sans tapage, s’est contenté de sa première vice-présidence. Le bureau n’a donc pas connu de bouleversement. Toutefois, le bureau mis en place accueille presque toute la légion étrangère, c'est-à-dire tous ceux qui ont quitté les Bureaux Nationaux d’autres partis.
De Maître Demba TRAORE du CNID à Mamadou Sissoko de l’USRDA en passant par Pascal Baba COULOUBALY et Djibril Souleymane N’diaye du BDIA Younoussi TOURE, le président réélu explique ces arrivées par l’esprit d’ouverture du parti. L’URD lors de ce congrès à fait de la place pour tous les prétendants à son bureau National et surtout parvenu à endiguer les prétentions de son deuxième vice-président de ministre de la santé qui estimait dans les colonnes de certains de nos confrères être à mesure de diriger le parti de Soumaïla CISSE.
A l’ouverture du congrès, le fondateur du parti, M. Soumaila Cissé, a avoué dans son discours qu’une équipe qui gagne ne mérite pas d’être changée. Il leur a confié la mission d’implanter davantage son parti en misant sur les prochaines échéances communales de 2009 et les élections présidentielles de 2012.
Pour ce faire, l’URD a plus que jamais besoin cohésion, d’unité. Le président de la commission de l’UEMOA, le camarade de l’URD, Soumaïla CISSE a proposé à ses militants le diplôme d’honneur de l’unité du parti. Ses amis politiques l’ont suivi dans cette quête d’unité qui est la seule voix qui l’amènera à Koulouba.
« Qui veut aller loin ménage sa monture ». A-t-on coutume d’entendre, Le congrès se propose de fournir au parti et à ses structures des outils de gestion afin de faire mieux la deuxième force politique du Mali, en essayant de faire mieux et plus espère prendre la place du premier qui n’est pas autre que l’UEMOA.
C’est ce parti seul qui devance l’URD au nombre d’élus (députés, conseillers municipaux, conseillers nationaux).
Les militants de l’URD ont-ils les moyens d’y parvenir ? La réponse dans une année, aux élections municipales de 2009.
Le duel Younoussi Touré-Oumar Ibrahim Touré n’aura pas lieu
Un duel était annoncé entre le président sortant, l’ancien premier ministre de Alpha Oumar Konaré et le ministre de la Santé du Général ATT.
C’est ignorer le rôle du Président de la Commission de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest, Soumaila Cissé qui se devait de préserver toutes ses chances de rester le candidat naturel de son parti.
On n’est pas trop loin de 2012 et surtout de 2009 dont les élections de proximité fourniront aux observateurs les premières tendances des prochaines présidentielles.
Soumaila Cissé assure sa tranquillité en maintenant sa confiance au doyen Younoussi Touré qui ne se donnera pas sûrement une ambition de présidentiable.
Oumar Ibrahim Touré, qui croyait qu’une présence remarquée au gouvernement était un tremplin pour la présidence d’un parti, est vite revenu à la raison.
Manifestant au passage une rare élégance qui lui fait rester, pour se battre au sein du parti, en renforçant son courant.
Issa Laye Camara

Colère du camp Oumar I Touré

Colère du camp Oumar I Touré : Le spectre d’un congrès extraordinaire à l’URD? DU CAMP OUMAR TOURE.. sur maliweb.net
Soir de Bamako - 29/04/2008
Au terme des assises du deuxième congrès ordinaire de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) tenues ce week-end, et qui a enregistré la participation des délégués de toutes ses sections de l’intérieur et de l’extérieur, le président sortant, M. Younoussi Touré, a été maintenu aux commandes du parti. Et cela, grâce (il faut le dire) au soutien, voire la “bénédiction“ du fondateur du parti, M. Soumaïla Cissé.
Mais il faut dire aussi que la partie n’a pas fini d’être jouée par ce parti qui aspire à se hisser au pouvoir, lors des élections législatives et présidentielles de 2012. Aussi, le parti tient avant tout à ratisser large, lors des prochaines communales de 2009.
Au regard des enjeux de ces différentes élections à venir, le défi sera sans le doute de taille pour l’URD, d’autant plus que les partisans du 2e vice-président, et non moins ministre URD de la Santé, commencent déjà à crier au complot, à la manigance du congrès, voire à la trahison. Bref, ils refusent de baisser les bras, et réclament à hue et à dia, et dans un bref délai, la tenue d’un congrès extraordinaire. C’est dire que le spectre d‘un tel congrès plane déjà sur l’URD.
Mais le 2e vice-président du parti, M. Oumar Ibrahim Touré, acceptera t-il de suivre ses supporters dans leur logique? Rien n’est moins sûr, d’autant plus qu’il n’a pas compris la façon dont les choses se sont précipitées, lors de ce congrès qui a vu “le ciel s’écrouler sur lui“. Car il semble que toutes ses ambitions sont du coup tombées à l’eau. Et comme dirait l’autre, “adieu, veaux, vaches...”.
Quand Soumaïla “livre” le 2e vice-président
Il semble donc que dès l’ouverture de ce congrès du parti de la “poignée de mains “, les dés ont été pipés contre le 2e vice-président. En tout cas, selon ses inconditionnels du parti. Et toujours selon eux, malgré un discours qui prône l’unité, les propos du fondateur du parti ont été par trop tranchants en faveur de la victoire du président sortant sur son adversaire.
“Je voudrais féliciter et encourager le président Younoussi Touré, le capitaine de cette équipe qui gagne depuis cinq ans. Qu’il en soit infiniment remercié . Je lui renouvelle mon entière confiance”, a en effet déclaré Soumaïla Cissé. Ce sont les petites phrases “assassines“ qui ont brisé tous les espoirs du 2e vice- président de l’URD, dans son ambition de briguer la présidence du parti contre Younoussi Touré.

Il semblait même que dans la salle du Centre International de Conférences, les délégués n’attendaient que cela. Ainsi fut scellé le sort d’un vice-président qui s’attendait à détrôner Younoussi Touré et se hisser à la présidence du parti. Aussi l’avait-il accusé de certaines carences : son “incompétence à gérer l’URD”, son “indisponibilité”, son “comportement amorphe”...
c’est dire qu’avant même ce congrès, le camp acquis à la cause du ministre URD était prêt à aller dans leur “logique“ de le supporter. Et le jour du congrès, ils ne se sont guère offusqués pour le montrer.

“Oui, nous voulons Oumar!”, clamaient-ils à qui voulait ou non les entendre. Et dans leurs déclarations, ils accusent tous le président de la Commission de l’UEMOA, venu spécialement pour le congrès. Selon eux, il est celui qui a “grillé la carte“ du ministre. Ainsi, les partisans de Oumar I. Touré n’ont pas cessé d’approcher les délégués du congrès, en vue de tenter de les amener à la “raison“ : celle d’être acquis à la cause du 2e vice-président.
Mieux, ces partisans auraient même “rendu visite“ à tous les logements où lesdits délégués étaient hébergés. C’est pourquoi jusqu’au début des assises du congrès, aucun militant n’était rassuré, encore moins fixé, sur l’issue u congrès.
Dans les deux camps, du côté de Younoussi comme de celui du 2e vice-président, chacun était confiant en sa force. Aussi pensait-on que la bataille sera rude. Mais dès l’ouverture du congrès, ce que tout le monde attendait, c’est-à-dire le verdict final, s’abattit tel un couperet, avec les propos du président de la Commission de l’UEMOA.
“En déclarant sa confiance à Younoussi Touré , Soumaïla Cissé à influencé le choix des délégués”, s’indignèrent des militants qui étaient tous acquis à la cause du 2e vice-président. Quant à celui qui fut, comme qui dirait, sauvé de justesse (le président Younoussi), il a profité de la clôture du congrès pour expliquer les objectifs à atteindre.
“Les tâches immédiates du nouveau bureau seront la réorganisation du parti, l’amélioration de son administration interne et la consolidation de la stratégie d’alliance, avec les autres formations politiques“, a dit le président réélu du parti.

Le bureau issu de ce deuxième congrès ordinaire de l’URD comprend 67 membres, dont 64 élus par le congrès. Les présidents d’honneur sont Oumar Samba Diallo, Bandiougou Bidia Doucouré, Ousmane A. Touré et Adama Mariko.
Laya DIARRA

URD : Pourquoi la bataille des caciques n’a pas eu lieu

URD : Pourquoi la bataille des caciques n’a pas eu lieu ... ? sur maliweb.net
Le Républicain - 29/04/2008
L’URD vient de tenir les 26 et 27 avril, un congrès plein d’enseignements. La bataille annoncée avec crainte entre le président du parti Younoussi Touré et le 2è vice-président Oumar Ibrahim Touré, de surcroît ministre de la santé, a été étouffée dans l’œuf.
Pour certains, Soumaïla Cissé a tenu le discours de la manipulation en ces termes : “je voudrais féliciter et encourager le président Younoussi Touré, le capitaine de cette équipe qui gagne depuis 5 ans. Qu’il en soit infiniment remercié. Je lui renouvelle mon entière confiance”. Même si les partisans du 2ème vice-président n’ont pas apprécié ces paroles qui ont, selon eux, orienté les délégués, la goutte d’eau n’a pas fait déborder le vase. Le congrès a été clôturé comme il a débuté, sans dérapages. Malgré tout, dès la soirée du samedi, les partisans d’Oumar Ibrahim Touré ont entrepris des tractations dans les coulisses pour exprimer leur mécontentement. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait publiquement puisque le congrès était la tribune appropriée pour mener ce combat ? C’est la plus importante instance statutaire dont les textes conduisent le parti jusqu’au prochain congrès. Ils ont tout simplement jugé, m’a confié un militant, que ce n’était pas nécessaire. Qui avait intérêt à ce que l’URD explose ? Ce n’est pas la première fois que Soumaïla intervient pour faire prévaloir le consensus. Même ses adversaires ont donc accepté ce consensus. Finalement, le statut quo s’est fait autour du bureau. Il faut bien convenir que son discours a eu un impact considérable sur les militants. Il les avait avertis : n’ayez aucun doute sur le fait que l’attraction actuelle pour notre parti vient de l’image d’unité avec laquelle il rayonne aux yeux des populations ! Si nous perdons ce label, nous nous perdrons et nous ferons perdre le Mali. Continuons à cultiver l’humilité et ne nous laissons point emporter ni par les passions, ni par la vanité, ni par l’ambition qui tuent l’espoir et compromettent l’avenir…aucun militant, nulle part, ne sera frustré de son droit d’expression et de proposition. L’URD se veut un parti de débats où l’opinion contraire est fertilisante. Mais s’il vous plaît, arrêtons chicanes et polémiques vaines !”. Si le président de la Commission de l’UEMOA a laissé la voie libre à tous ceux qui veulent s’exprimer, pourquoi parlerait-on à la place de militants qui sont sous l’étendard de l’Union pour la République et la démocratie ? C’est vrai qu’il y a eu anguille sous roche et que le feu a couvé sous la cendre mais le fait que chacun reconnaisse ses limites est un enseignement de taille. Soumaïla Cissé a indiqué : “mettrons-nous en péril, pour des questions de personnes, l’exaltante mission de renaissance de la patrie qui est à la portée de l’URD et de ses alliés ? Pouvons-nous assumer que demain, l’histoire atteste que cette mission n’a pas été remplie à cause de nos aveuglements ?” C’était la douche froide pour les partisans d’Oumar Ibrahim Touré qui, encore une fois, est contraint de ravaler ses ambitions. Nous sommes en démocratie. C’est donc certain que si le consensus autour de la paix a fait foi, c’est parce que la majorité s’est rangée derrière cette règle du jeu. La politique répond aussi à des règles où le timing est très important. La tempête annoncée avant l’heure - un changement de direction du parti - a été l’arme avec laquelle les partisans d’Oumar Ibrahim Touré se sont fait hara-kiri. C’est pourquoi, en lançant l’appel à l’apaisement, le président de la commission de l’UEMOA a rallié à sa cause une bonne frange de militants qui n’avaient aucun intérêt à assister à une cassure. C’était dans une ambiance de peur de changer une équipe qui gagne. “J’entends, ici et là, a dit Soumaïla, les rumeurs d’un conflit larvé entre, soi-disant, anciens et nouveaux militants de l’URD, les premiers rejetant les seconds aux motifs d’un surcroît de légitimité. Même si je peux comprendre ce réflexe d’appropriation, il ne doit pas y avoir d’anciens et de nouveaux militants de l’URD mais seulement des militants de l’URD. Le seul critère d’appréciation pour tous doit reposer sur la compétence, la probité et la loyauté vis-à-vis du parti”. En fait, l’URD est appelé à régler rapidement ce conflit larvé qui risque d’être une autre épine dans les pieds du parti. Les problèmes latents étaient donc nombreux. Le combat n’a pas eu lieu car Soumaïla a mis ses adversaires en situation de minorité : celle des militants qui veulent mettre l’huile sur le feu. Le seul tort des partisans d’Oumar, c’est d’avoir confondu vitesse et précipitation en abattant toutes leurs cartes avant le congrès, car, même les invités étrangers s’attendaient, à travers leurs discours, à une confrontation fratricide. C’est en jouant au pompier avant l’heure que Soumaïla Cissé a pris de vitesse Oumar Ibrahim Touré et ses partisans. Les différents intervenants et les partis politiques ivoiriens se sont donc tous reconnus dans le discours de paix. Ce qui a d’ailleurs fait prévaloir le consensus entre les militants. Que cela soit sincère ou imposé.
Baba Dembélé

Le maintien de Younoussi Touré

Présidence de l’URD : Le maintien de Younoussi Touré pourra t-il éviter le clash ?

L'indicateur Renouveau - 29/04/2008
Selon toute analyse, le terrain était balisé en vue de la reconduction de l’élu de la circonscription électorale de Niafunké aux commandes de la formation politique à la faveur de ce 2e Congrès. La teneur du discours d’ouverture de Soumaïla Cissé et les tractations préalables avaient permis de deviner l’issue des travaux. Seulement voilà, la question que bon nombre d’observateurs se posent est de savoir si le maintien de l’ex-Premier ministre à la tête du parti de la poignée de mains, au détriment de son concurrent, Oumar Ibrahim Touré, sera une panacée quand on sait que Younoussi ne fait plus l’unanimité au sein de la base du parti.
L’actualité politique nationale, et tant attendue, a été véritablement marquée ce week-end par la tenue des assises du 2ème congrès ordinaire de l’Union pour la République et la Démocratie. Il s’agissait pour les délégués des structures de base de procéder à la relecture des textes du parti, de faire l’état des lieux du niveau d’implantation du parti, de tirer le bilan de sa participation aux élections précédentes et de jeter les bases préparatifs des élections communales de 2009 et générales de 2012.
L’un des sujets dominants de ce 2ème congrès de l’URD était sans doute le renouvellement de l’instance dirigeante du parti. La question, qui avait fait l’objet de toutes les contradictions entre les barons du bureau sortant, avait suscité, d’une part, de nombreuses inquiétudes chez les militants au regard de la menace sur la sérénité et la cohésion au sein du parti, et d’autre part, chez les observateurs qui craignaient le spectre d’une nouvelle cassure à cause de l’intense guerre de positionnement engagée autour du poste de président entre le président sortant, Younoussi Touré, et le 2ème vice-président du bureau sortant, actuel ministre de la Santé, Oumar Ibrahim Touré. Fort heureusement « l’unité et la cohésion » prônée par les congressistes et mis en avant par Soumaïla Cissé, ont fini par avoir raison des querelles d’intérêts. Younoussi Touré, qui n’a pas eu de challenger, a été reconduit à l’unanimité des délégués, à la tête du parti. En même temps, Abdoul Wahab Berthé et Oumar Ibrahim Touré (ministres du travail et de la santé) conservent respectivement leurs postes de 1er et de 2ème vice-présidents.
Mais selon toute vraisemblance, le jeu était déjà fait pour aboutir à ce schéma. Tant les tractations furent intenses depuis quelques temps. D’abord après la déclaration, il deux mois, faite par le ministre Touré de sa volonté de briguer la présidence du parti. « Je serai candidat pour donner un souffle nouveau au parti. Je suis candidat afin de permettre au parti de ratisser large pendant les élections communales de 2009, et de lui permettre de se positionner sur l’échiquier national en tant que principale forte politique… Il est nécessaire que j’obtienne le soutien de Soumaïla Cissé. Mais avec ou sans son accord je serai candidat. » Ainsi avait martelé le numéro trois du parti en son temps dans les colonnes de notre confrère « L’Indépendant ». Par cette déclaration à l’allure de guerre de tranchées, la tension était forte au sein de l’URD, et les militants étaient divisés quant au choix de celui qui devrait conduire le parti aux prochaines consultations électorales. Pour les partisans du ministre Touré, Younoussi « est un vieux qu’il est trop facile à faire renoncer et qui n’a visiblement plus rien à apporter de nouveau à la vie du parti ». Faux ! rétorquaient les partisans de l’ancien Premier ministre d’Alpha Oumar Konaré. Qui arguent que « l’expérience et la sagesse de l’homme, le caractère positif du bilan des quatre dernières années d’exercice, sont autant de facteurs qui nécessitent de lui renouveler la confiance». En clair, la bataille des arguments était rude.
En service depuis Ouagadougou, dans la capitale du Burkina Faso, en sa qualité de président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé s’était vite transporté à Bamako pour une mission spéciale en vue de réconcilier « les frères viraux ». Quarante huit heures d’intenses négociations et de médiations avec participation des membres du comité des sages du parti, ont permis de faire plier le ministre Touré. Les acteurs sont en effet parvenus à un accord à travers le retrait, par communiqué lu à la télévision nationale, de la candidature du 2ème vice-président. Depuis ce jour, l’implication personnelle du parrain du parti pour faire prévaloir le consensus, avait donné une idée de l’issue du présent congrès.
Mieux, l’URD n’avait aucun intérêt, selon toute analyse, à changer « une équipez qui gagne ». Tant les congressistes ont été unanimes sur le caractère positif du bilan du président sortant. Plus de 1.636 conseillers municipaux à l’issue des élections communales de 2004, dont 104 maires, 29 députés au sortir des dernières élections législatives, deux postes au gouvernement, sans oublier la 1ère vice-présidence de l’Assemblée nationale (assurée par Younoussi lui-même), et plusieurs autres postes stratégiques, la forte adhésion au parti de nouveaux militants dissidents d’autres formations politiques, etc. Bref, quatre années d’existence ont permis au parti de se placer 2ème force politique après l’ADEMA-PASJ. Ceci est véritablement à l’actif du président Younoussi qui a su faire prévaloir les idéaux du parti », expliquait dimanche dernier ce haut responsable de la formation politique au sortir du congrès. Soumaïla Cissé qui ne s’est nullement abstenu de saluer le caractère positif de ce bilan, avait alors besoin de cet « artisan » pour consolider les acquis et faire face aux nouveaux défis de l’heure.
Mieux encore, quelques jours avant l’ouverture des travaux du congrès, déjà la candidature de Younoussi bénéficiait, du moins selon nos sources, de l’adhésion de l’écrasante majorité des délégués des sections. Lesquelles avaient exprimé leur souci que toutes les décisions concernant le parti fassent l’objet de consensus au sein de l’appareil dirigeant. Ce qui signifiait, selon certains, que les dés étaient déjà pipés pour Oumar Ibrahim. Etait-ce la raison de son renoncement ? Beaucoup d’observateurs le croient.
Enfin, la teneur du discours d’ouverture de Soumaïla Cissé samedi dernier ne pouvait que présager d’une telle issue des travaux. Insistant sur la nécessité de « préserver l’unité et la cohésion au sein du parti pour prétendre atteindre les objectifs de 2009 et de 2012 », l’homme a révélé aux congressistes son souci de maintenir l’union entre les militants.
Bref au regard de tous ces aspects et ces raisons qui ont prévalu à la réélection du Younoussi, on comprend aisément que Soumaïla Cissé est et demeure le seul maître à bord au sein de l’appareil URD. Et que toute décision importante engageant la vie du parti prend forcément en compte son avis. Comme pour dire qu’il est le seul responsable des bons choix et des erreurs de l’URD. Toutefois, l’on est en droit de se poser la question de savoir si son choix actuel ferra l’unanimité au sein de son parti. Des sources nous apprennent qu’il est fort reproché à l’ex-Premier ministre son éloignement de ses militants, auxquels il reste inaccessible. Or, en politique, plus on est loin de la base, moins on a d’influence sur le jeu du parti. Ce qui fait que dans ce cas-ci, les choses risquent d’être très difficiles pour ce second mandat de Younoussi. L’on peut aussi s’interroger sur l’attitude que le ministre Oumar Ibrahim Touré adoptera jusqu’à la fin de ce mandat, lui qui est réputé plus proche de la base et considéré comme étant son chouchou.
Issa Fakaba SISSOKO

La psychose unitaire

Editorial - URD : La psychose unitaire ............sur maliweb.net
Le Républicain - 29/04/2008
La psychose unitaire était si forte que le 2e congrès ordinaire de l’URD (Union pour la Démocratie et la République) en a été phagocyté. Le discours en était si imprégné que cela a fait perdre de vue tous les problèmes, pourtant graves, que le pays connaît aujourd’hui et sur lesquels l’on a fait l’impasse.
L’URD était si préoccupée par sa propre survie qu’elle en a oublié les questions essentielles, n’accordant que des propos de circonstance au nord, à l’école, à la vie chère...etc
C’est que par cette obsession sécuritaire, le parti de la poignée de mains en avait gros sur le cœur et son chef de file, dans un discours sans équivoque, a, pense t-il, mis fin aux velléités d’expression d’autres ambitions dans la maison mère. Y est-il parvenu, en vérité?
A l’analyse, on se rend compte que Soumaïla Cissé n’avait d’autres choix que d’accorder son soutien à Younoussi Touré, le président sortant. Un gardien du temple qui, un glaive à la main, se tient près d’un trône qu’il ne regardera, lui-même, jamais avec insistance. Younoussi, c’est le choix de la prudence, c’est le choix de lendemains sûrs.
Pour autant, la fissure (Ouma-riste) déjà créée s’arrêtera t-elle en si bon chemin ? Plus on s’approchera de demain, donc de l’essentiel, plus la secousse sera à la fois tellurique et cosmique et il n’est pas exclu qu’elle emportera une partie de l’édifice. Elle est de la même nature que celle qui avait ébranlé l’ADEMA, le CNID et les autres.
En somme, le week-end dernier, le débat démocratique a été vicié. Et du fait même des frustrations que cela va engendrer et au nom de la vitalité dont doit se prévaloir tout parti politique, le congrès du week-end dernier est loin d’avoir enterré les attentes et calculs politiques des uns et des autres..
Soumaïla semble avoir pris de vitesse, pour plus de sûreté, une frange peut être non négligeable de sa formation et il vient de remporter la victoire du discours. Il faut maintenant attendre et apprécier les réactions sur le terrain. Car en la matière, ce sont elles qui commandent et dictent la marche à suivre. S.El Moctar Kounta

URD LE NOUVEAU BEN

Le Bureau Exécutif National (BEN)
Le BEN comprend soixante sept (67) membres dont soixante quatre (64) élus par le congrès et qui sont par ordre de préséance :
Présidents d’honneur :
Oumar Samba DIALLO
Bandiougou Bidia DOUCOURE
Ousmane Alhero TOURE
Adama MARIKO

1. Le Président :Younoussi TOURE
2. Le 1er Vice Président :Abdoul Wahab BERTHE
3. Le 2ème Vice Président: Oumar Ibrahim TOURE
4. Le 3ème Vice Président :Abdoulaye KOITA
5. Le 4ème Vice Président Mme COULIBALY Kadiatou SAMAKE
6. Le 5ème Vice-président Cheickna Hamala BATHILY
7. Le 6ème Vice-président Salikou SANOGO
8. Le 7ème Vice-président Souleymane DJIBRIL N’DIAYE
9. Le 8ème Vice-président Fadel DRAME
10. Le Secrétaire Général Lassana KONE
11. Le 1er Adjoint au Secrétaire Général Mamadou DIAWARA
12. Le 2ème Adjoint au Secrétaire Général Mahamadou SISSOKO
13. Le 3ème Adjoint au Secrétaire Général Younoussa TOURE
14. Le 1er Secrétaire politique Ousmane Oumarou SIDIBE
15. Le 2ème Secrétaire politique Pascal Baba COULIBALY
16. Le Secrétaire Administratif Ousmane SAMAKE
17. Le 1er Adjoint au Secrétaire Administratif Modibo TRAORE
18. Le 2ème Adjoint au Secrétaire Administratif Founé DEMBELE
19. Le 3ème Adjoint au Secrétaire Administratif Sékou CISSE
20. Le Secrétaire à l’Organisation et à la mobilisation Mme Michele MONCOURT
21. Le 1er Adjoint au Secrétaire à l’Organisation et à la mobilisation Dr Befong CISSE
22. Le 2ème Adjoint au Secrétaire à l’Organisation et à la mobilisation Djiby DIAWARA
23. Le 3ème Adjoint au Secrétaire à l’Organisation et à la mobilisation Mme Camara Fatimata COULIBALY
24. Le 4ème Adjoint au Secrétaire à l’Organisation et à la mobilisation Karim SAMAKE
25. Le Secrétaire à la Communication et aux Technologies de l’Information Modibo CAMARA
26. Le 1er Adj. CTIC Seydina Oumar DICKO
27. Le 2ème adjoint CTIC Ahmadou DICKO
28. Le 3ème adjoint CTIC Ismeylou DICKO
29. Le Secrétaire chargé des Finances Baba DIAWARA
30. Le Secrétaire Adjoint chargé des Finances Soungalo TRAORE
31. Le Trésorier Général Seydou DIAWARA
32. Le Trésorier Général Adjoint Mme Diawara Salimata KEITA
33. Le Secrétaire chargé des Questions électorales et des Relations avec les Elus
Baba Oumar BORE
34. Le 1er Adjoint Issa Bassy COULIBALY
35. Le 2e Adjoint Madani TRAORE
36. Le Secrétaire chargé des Questions Economiques et du Secteur privé Abdoul Aziz DICKO
37. L’Adjoint Filifing DEMBELE
38. Le Secrétaire chargé des Relat. Extérieures et de l’Intégration Africaine Daouda TOURE
39. L’Adjoint Kalilou N’DIAYE
40. Le Secrétaire chargé de la Décentra. et de l’Aménagement du Territoire Daouda DEMBELE
41. Le 1er Adjoint Amadou CISSE dit Djadjiri
42. Le 2e Adjoint Gagnon COULIBALY
43. Le Secrétaire chargé des Relations avec l’administration Me Demba TRAORE
44. Le 1er Adjoint au Secrétaire chargé des Relations avec l’administration Idrissa DIAKITE
45. Le 2e Adjoint au Secrétaire chargé des Relations avec l’administration Alfousseyni KANTE
46. Le Secrétaire chargé de l’Education, de la formation et de la Culture Siga BOIRE
47. Le 1er Adjoint Moussa SANGARE
48. Le 2ème Mme CAMARA Maimouna COULIBALY
49. Le Secrétaire chargé des Maliens de l’Ext. et des Sections de l’Extérieur Demba FANE
50. Le 1er Adjoint Mohamed Albakil BERTHE
51. Le 2ème Adjoint Mady NIAKHATE
52. Le 3ème Adjoint Kassim KEITA
53. Le Secrétaire chargé du Développement Rural, de l’Environnement et du Secteur Minier Sinalou DIAWARA
54. L’Adjoint Salif SISSOKO
55. Le Secrétaire chargé des Relations avec les Partis politiques Ibrahim Hamacire N’DOURE
56. Le 1er Adjoint Abdouramane TOURE
57. Le 2e Adjoint au Secrétaire chargé des Relat.avec les Partis politiques Ousmane CAMARA
58. Le Secrétaire à la Santé, à la Solidarité, à l’action sociale et aux Questions Humanitaires
Moulaye BOCOUM
59. Le 1er Adjoint Mahamadou Hawa GASSAMA
60. Le 2ème Cheickna Labass HAIDARA
61. Le Secrétaire aux Sports et aux Loisirs Djigui KOUMARE
62. L’Adjoint au Secrétaire aux Sports et aux Loisirs Mohamed TRAORE
63. Le Secrétaire chargé du Mouvement associatif et des Organisations socioprofessionnelles
Moriba SAMAKE
64. L’Adjoint Dr Faman DOUMBIA
65. Le Président du Groupe Parlementaire Abdoul Malick DIALLO
66. La Présidente du Mouvement National des Femmes Mme Coulibaly Salimata CISSE
67. Le Président du Mouvement National des Jeunes Ahmed Sekou TOURE

dimanche 27 avril 2008

DIPLÔME


samedi 26 avril 2008

IMAGES DU CONGRES

URD SECOND CONGRES ORDINAIRE

LES IMAGES DU JOUR




jeudi 24 avril 2008

UEMOA MALI

SIGNATURE DE CONVENTIONS




vendredi 18 avril 2008

Soumi préfère préserver les intérêts de l’UEMOA

Fonds Monétaire International : Soumi préfère préserver les intérêts de l’UEMOA... lire sur maliweb.net ::
Réélu il y a à peine un an à la tête de la commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine, Soumaïla Cissé alias Soumi Champion aurait décliné l’offre de travailler aux côtés du directeur du FMI (Fonds monétaire international), le français Dominique Strauss Kahn. Pour diverses raisons.
L’ex super ministre du Président Alpha Oumar Konaré est connu pour sa perspicacité dans le travail. Ce qui lui a valu d’occuper différents postes clés en France, au Mali et en Afrique. Aujourd’hui à la tête de la commission de l’UEMOA, notre compatriote cherche plutôt à préserver les intérêts de cette institution sous régionale dont fait partie le Mali. C’est pourquoi à la demande de Dominique de travailler à ses côtés, Soumi aurait décliné cette offre. Cependant, l’autre raison serait sa probable candidature à la prochaine présidentielle du Mali, en 2012.
En tout état de cause, l’enfant de Niafunké, arrivé en 2ème position lors de la présidentielle de 2002, malgré les coups bas de nombreux militants de son parti Adéma (NDLR : qu’il a quitté après pour créer l’Urd) avait soutenu à visage découvert ATT en 2007. A la fin du dernier mandat de ce dernier, il ne sera pas surprenant de le voir s’aligner pour Koulouba en 2012. Et, il aura certainement la faveur des pronostics.
Youba KONATE L'Index, 18/04/2008

jeudi 17 avril 2008

Programme qualité de l'Afrique de l'Ouest

Aider les entreprises sous régionales à renforcer leurs capacités... SIDWAYA
L'Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) a officiellement lancé, mardi 15 avril 2008 à Ouagadougou, la composante UEMOA du Programme qualité Afrique de l'Ouest.
Le président de la Commission de l'UEMOA, Soumaïla Cissé : "Le Programme qualité pourra constituer une voie d'espoir : celle du développement durable".
"Le Programme qualité de l'Afrique de l'Ouest a été conçu à la suite de l'exécution satisfaisante du programme pour la mise en place d'un système d'accréditation, de normalisation et de promotion de la qualité au sein de l'UEMOA, plus connu sous l'appellation "Programme qualité UEMOA", a dit Soumaïla Cissé, président de la Commission de l'UEMOA. C'était lors de la cérémonie du lancement officiel mardi 15 avril 2008, de la composante UEMOA du Programme qualité de l'Afrique de l'Afrique de l'Ouest. Il est ressorti que le Programme qualité de l'Afrique de l'Ouest couvre les quinze (15) Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Mauritanie. Son exécution est l'œuvre de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Le programme est organisé en deux groupes et financé à hauteur de neuf (9) milliards de francs CFA par la Communauté européenne. La cérémonie de lancement du 15 avril 2008 a concerné les actions à mener dans le premier groupe. Il s'agit des pays membres de l'UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo). La somme allouée à ce groupe est d'environ quatre (4) milliards de francs CFA. Quant au second groupe composé des Etats de la CEDEAO et de la Mauritanie, les actions prévues pour un montant estimé à cinq (5) milliards de francs CFA, feront ultérieurement l'objet d'une autre cérémonie de lancement. Le Programme qualité de l'Afrique de l'Ouest vise l'amélioration de la participation des Etats bénéficiaires au commerce international. Cela, grâce au renforcement de la compétitivité des entreprises et à l'harmonisation des dispositions relatives aux Obstacles techniques de commerce (OTC) et aux mesures Sanitaires et phito sanitaires (SPS). Il permettra d'accompagner les entreprises dans la "démarche qualité", de renforcer les capacités des structures nationales et régionales de promotion de la qualité et de sensibiliser les acteurs socioéconomiques à la qualité. De l'avis du président de la Commission de l'UEMOA, M. Soumaïla Cissé, "la promotion de la qualité est la priorité des priorités pour les Etats membres de l'Union".
Promotion de l'excellence
Pour lui, la recherche permanente de la qualité doit être, aux côtés du secteur industriel, une préoccupation pour tous les secteurs de l'activité économique. Le président a fait allusion aux secteurs de l'enseignement, de la santé, des productions agricoles, des transports, de la restauration et du tourisme. "Intervenant au moment où les négociations entre l'Afrique de l'Ouest et la Commission européenne, dans le cadre d'un Accord de partenariat économique, sont à un stade très avancé, ce programme constitue un défi majeur", a laissé entendre Soumaïla Cissé. L'UEMOA a mis en œuvre de 2001 à 2005, la phase 1 du Programme qualité ayant permis d'engager les entreprises et laboratoires de l'Union dans la démarche qualité et de doter l'espace unitaire de structures fonctionnelles chargées de les accompagner en matière d'accréditation, de normalisation de certification et de métrologie. Une journée UEMOA de la qualité a été organisée le 30 septembre 2005. Elle a marqué la fin de la phase I avec l'attribution du "Prix UEMOA qualité" aux entreprises qui ont excellé dans la promotion de la qualité. Les représentants du directeur général de l'ONUDI, de la Commission européenne et des Etats membres de la CEDEAO, ainsi que de nombreux partenaires au développement et bénéficiaires du Programme qualité UEMOA ont pris part à la cérémonie de lancement.
Alban KINI SIDWAYA