jeudi 24 avril 2008

UEMOA MALI

SIGNATURE DE CONVENTIONS




vendredi 18 avril 2008

Soumi préfère préserver les intérêts de l’UEMOA

Fonds Monétaire International : Soumi préfère préserver les intérêts de l’UEMOA... lire sur maliweb.net ::
Réélu il y a à peine un an à la tête de la commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine, Soumaïla Cissé alias Soumi Champion aurait décliné l’offre de travailler aux côtés du directeur du FMI (Fonds monétaire international), le français Dominique Strauss Kahn. Pour diverses raisons.
L’ex super ministre du Président Alpha Oumar Konaré est connu pour sa perspicacité dans le travail. Ce qui lui a valu d’occuper différents postes clés en France, au Mali et en Afrique. Aujourd’hui à la tête de la commission de l’UEMOA, notre compatriote cherche plutôt à préserver les intérêts de cette institution sous régionale dont fait partie le Mali. C’est pourquoi à la demande de Dominique de travailler à ses côtés, Soumi aurait décliné cette offre. Cependant, l’autre raison serait sa probable candidature à la prochaine présidentielle du Mali, en 2012.
En tout état de cause, l’enfant de Niafunké, arrivé en 2ème position lors de la présidentielle de 2002, malgré les coups bas de nombreux militants de son parti Adéma (NDLR : qu’il a quitté après pour créer l’Urd) avait soutenu à visage découvert ATT en 2007. A la fin du dernier mandat de ce dernier, il ne sera pas surprenant de le voir s’aligner pour Koulouba en 2012. Et, il aura certainement la faveur des pronostics.
Youba KONATE L'Index, 18/04/2008

jeudi 17 avril 2008

Programme qualité de l'Afrique de l'Ouest

Aider les entreprises sous régionales à renforcer leurs capacités... SIDWAYA
L'Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) a officiellement lancé, mardi 15 avril 2008 à Ouagadougou, la composante UEMOA du Programme qualité Afrique de l'Ouest.
Le président de la Commission de l'UEMOA, Soumaïla Cissé : "Le Programme qualité pourra constituer une voie d'espoir : celle du développement durable".
"Le Programme qualité de l'Afrique de l'Ouest a été conçu à la suite de l'exécution satisfaisante du programme pour la mise en place d'un système d'accréditation, de normalisation et de promotion de la qualité au sein de l'UEMOA, plus connu sous l'appellation "Programme qualité UEMOA", a dit Soumaïla Cissé, président de la Commission de l'UEMOA. C'était lors de la cérémonie du lancement officiel mardi 15 avril 2008, de la composante UEMOA du Programme qualité de l'Afrique de l'Afrique de l'Ouest. Il est ressorti que le Programme qualité de l'Afrique de l'Ouest couvre les quinze (15) Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Mauritanie. Son exécution est l'œuvre de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Le programme est organisé en deux groupes et financé à hauteur de neuf (9) milliards de francs CFA par la Communauté européenne. La cérémonie de lancement du 15 avril 2008 a concerné les actions à mener dans le premier groupe. Il s'agit des pays membres de l'UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo). La somme allouée à ce groupe est d'environ quatre (4) milliards de francs CFA. Quant au second groupe composé des Etats de la CEDEAO et de la Mauritanie, les actions prévues pour un montant estimé à cinq (5) milliards de francs CFA, feront ultérieurement l'objet d'une autre cérémonie de lancement. Le Programme qualité de l'Afrique de l'Ouest vise l'amélioration de la participation des Etats bénéficiaires au commerce international. Cela, grâce au renforcement de la compétitivité des entreprises et à l'harmonisation des dispositions relatives aux Obstacles techniques de commerce (OTC) et aux mesures Sanitaires et phito sanitaires (SPS). Il permettra d'accompagner les entreprises dans la "démarche qualité", de renforcer les capacités des structures nationales et régionales de promotion de la qualité et de sensibiliser les acteurs socioéconomiques à la qualité. De l'avis du président de la Commission de l'UEMOA, M. Soumaïla Cissé, "la promotion de la qualité est la priorité des priorités pour les Etats membres de l'Union".
Promotion de l'excellence
Pour lui, la recherche permanente de la qualité doit être, aux côtés du secteur industriel, une préoccupation pour tous les secteurs de l'activité économique. Le président a fait allusion aux secteurs de l'enseignement, de la santé, des productions agricoles, des transports, de la restauration et du tourisme. "Intervenant au moment où les négociations entre l'Afrique de l'Ouest et la Commission européenne, dans le cadre d'un Accord de partenariat économique, sont à un stade très avancé, ce programme constitue un défi majeur", a laissé entendre Soumaïla Cissé. L'UEMOA a mis en œuvre de 2001 à 2005, la phase 1 du Programme qualité ayant permis d'engager les entreprises et laboratoires de l'Union dans la démarche qualité et de doter l'espace unitaire de structures fonctionnelles chargées de les accompagner en matière d'accréditation, de normalisation de certification et de métrologie. Une journée UEMOA de la qualité a été organisée le 30 septembre 2005. Elle a marqué la fin de la phase I avec l'attribution du "Prix UEMOA qualité" aux entreprises qui ont excellé dans la promotion de la qualité. Les représentants du directeur général de l'ONUDI, de la Commission européenne et des Etats membres de la CEDEAO, ainsi que de nombreux partenaires au développement et bénéficiaires du Programme qualité UEMOA ont pris part à la cérémonie de lancement.
Alban KINI SIDWAYA

jeudi 27 mars 2008

Un mouvement de soutien à Soumaïla Cissé voit le jour au sein de l’URD

Succession ouverte au président ATT : Un mouvement de soutien à Soumaïla Cissé voit le jour au sein de l’URD... lire la suite sur...maliweb.net
La succession au président de la République Amadou Toumani Touré suscite d’ores et déjà une mobilisation au sein de divers partis politiques. A l’URD, le ton a été donné depuis le week-end dernier à travers un vaste mouvement des jeunes, dénommé « mouvement des démocrates, cercle de soutien à Soumaïla Cissé ». Qui se veut un regroupement de jeunes épousant les idéaux du fondateur de l’URD, M. Soumaïla Cissé en vue de soutenir ce dernier à la prochaine élection présidentielle de 2012.
A moins d’une année du début de son second (et dernier) mandat, les hommes politiques et plusieurs observateurs de la scène politique planchent déjà sur les élections générales de 2012 devant consacrer la succession au président Amadou Toumani Touré. Dans de nombreuses formations politiques l’heure est à la mobilisation en faveur des possibles candidats à la conquête de Koulouba. Les partisans de Soumaïla Cissé, père fondateur de l’URD, se montrent plus que jamais déterminés à cet effet. C’est du moins ce que semble traduire la mise en place de leur vaste mouvement dénommé « Mouvement des démocrates, cercle de soutien à Soumaïla Cissé ». La nouvelle structure associative, portée samedi dernier sur les fonts baptismaux à l’issue d’une assemblée générale regroupant les représentants des six communes du District, devra s’étendre sur toute l’étendue du territoire national. D’ailleurs, de l’avis du tout nouveau président du Bureau national, M. Mamadou Chérif Koné, la première étape du futur plan d’action qui sera bientôt opérationnel s’attellera à cette tâche, à savoir la mise en place dans les localités de l’intérieur des structures de base.
L’objectif visé par la création d’un tel mouvement est de parvenir, selon ses responsables, à la création d’un cadre de dialogue entre la société civile et le sieur Soumaïla Cissé, l’organisation de débats sur les idées politiques, économiques et sociales de l’homme, la mobilisation des jeunes autour de la vie politique nationale, le soutien aux initiatives sportives et éducatives, la valorisation de l’art et de la culture du Mali à travers des manifestations artistiques et culturelles dans le pays. Aussi, l’un des objectifs assignés à ce mouvement de jeunes est de contribuer, par ailleurs, à l’amélioration des conditions de vie des populations en milieu urbain et rural à travers la mise œuvre d’actions salvatrices, l’appui aux initiatives de bienfaisance de l’homme politique.
Voici en effet autant d’objectifs majeurs, dont l’atteinte exige, selon le président du mouvement, une forte implication de la jeunesse de notre pays à travers une adhésion massive aux idéaux de l’homme. Pour le numéro un du mouvement, le choix du soutien aux idéaux de Soumaïla Cissé n’est nullement fortuit. Car, dit-il, il participe de la volonté d’une « jeunesse forte et responsable, capable de prendre en main son avenir » en s’appuyant sur un homme, qui de par son parcours, « s’est fait remarquer par son sens du patriotisme, de la responsabilité et du travail bien fait. » De son séjour aux ministères de l’Equipement et des Transports, de l’Aménagement du Territoire, de l’Economie et des Finances, à la Commission de l’UEMOA, dont il assure la présidence pour un deuxième mandat, le parcours de l’homme politique est, selon le président du mouvement, le témoignage d’une carrière bien remplie qui mérite d’être partagé par les Maliens à partir des élections de 2012. « Nous estimons fermement qu’en 2012, il est sans nul doute l’incarnation du changement que nous souhaitons. Son expérience politique, sa connaissance de l’appareil d’Etat pour avoir été plusieurs fois ministre, son sens du patriotisme, sont autant d’atouts pour l’homme qu’il est important de mettre au service de son pays », dira M. Mamadou Chérif Koné. Qui précise qu’à travers la mise en place du présent mouvement de jeunes, il ne s’agit nullement d’une rivalité engagée avec ceux du parti. Mais d’une vision partagée pour soutenir un homme capable d’amorcer le développement socio-économique du pays.
L'indicateur Renouveau - 27/03/2008 Issa Fakaba SISSOKO

jeudi 13 mars 2008

FOIRE CEDEAO

Le Président de la Commission a visité, en compagnie de son épouse, la Foire de la CEDEAO. Les stands des pays de l'UEMOA sont particulièrement bien fournis.



DECORATION

La République du Sénégal vient, d’élever au grade d’Officier de l’Ordre National du Lion, Monsieur Soumaïla CISSE, Président de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). La cérémonie officielle de remise a eu lieu le samedi 08 mars 2008 à l’occasion de la 10ème édition du Tournoi International de judo de Saint-Louis (Sénégal) dont le Président de la Commission assure le parrainage. Cette distinction récompense les actions du Président de la Commission de l’UEMOA en faveur de l’intégration africaine et surtout son attachement aux vertus du sport comme vecteur d’intégration.

OUMAR IBRAHIM TOURE REND UNE VISITE DE COURTOISIE AU PRESIDENT DE LA COMMISSION A OUAGA


mardi 26 février 2008

LE DG DU FMI A OUAGA



mercredi 20 février 2008

Faiblesse de la production dans l’Uemoa : Soumaïla Cissé craint une crise alimentaire pour cette année

Le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Soumaïla Cissé, a prévenu mardi à Dakar les huit Etats membres du risque d’une crise alimentaire au cours de cette année. «Cette année, on risque d’avoir une crise alimentaire. Il faut être honnête pour le dire. Les prix augmentent de façon très sensible et nous prenons de mauvaises mesures en fermant les frontières», a dit M. Cissé devant plusieurs parlementaires de pays membres de l’organisation régionale.
Plusieurs députés participent à la 21e session ordinaire du Comité interparlementaire (CIP) de l’Uemoa. Ouverte hier à Dakar, cette réunion se poursuit pendant dix jours, jusqu’au 28 février. Selon M. Cissé, la fermeture de leurs frontières par les Etats, en raison de la rareté dans la région des produits céréaliers dont ils sont producteurs, met en péril l’avenir de l’organisation. «Chaque pays se dit que les voisins sont des fainéants et lui mangent son mil», a relevé le chef de l’exécutif de l’organisation.
Il répondait à la question d’un député relative aux conséquences du déficit de la pluviométrie, lors du dernier hivernage, dans plusieurs pays de l’Uemoa. «Les Etats se permettent de dire que la production agricole a été bonne. Il y a un complexe à ce niveau. La production n’a pas été bonne, contrairement à ce que les ministres de l’Agriculture des différents pays disent aux bailleurs de fonds», a fait savoir ce parlementaire de l’Uemoa. «Je pense à une crise prochaine. En général, la soudure arrive au mois d’août. On est loin de cette période et la tension est déjà énorme», a prévenu M. Cissé, demandant aux parlementaires d’attirer l’attention des gouvernements sur l’éventualité d’une crise alimentaire.
L’augmentation de la production céréalière, dans l’espace Uemoa, est la meilleure solution pour parer à cette éventualité, a-t-il estimé. «Le seul moyen de réduire cela (la crise alimentaire), c’est d’augmenter la production. C’est un problème délicat. Nous sommes en train d’aménager 5 000 ha dans l’Office du Niger, au Mali», a poursuivi Soumaïla Cissé. Il préconise aussi de «créer un vrai marché régional de la production céréalière, mener des actions d’urgence et anticiper sur les choses». Article publié dans l'édition du Mercredi 20 février 2008 APS

ETAT DE L'UNION:CIP

21ème SESSION ORDINAIRE DU CIP DE L’UEMOA : Pour la signature d’un accord d’étape harmonisé sur les Ape
Les travaux de la 21è session ordinaire du Comité Interparlementaire (CIP) de l’UEMOA ouverte lundi à Dakar..., se sont poursuivis hier avec la présentation du rapport annuel de la Commission de l’UEMOA sur « Le fonctionnement et l’évolution de l’Union ». Ce document présenté par le président de la Commission, Soumaïla Cissé, note qu’en 2007, l’activité économique internationale est demeurée vigoureuse en dépit des multiples tensions auxquelles elle a été confrontée. En Afrique subsaharienne, la croissance économique s’est établie à 6,1% en 2007 contre 5,7% en 2006.
Selon M. Cissé, l’activité économique, au sein de l’Union a bénéficié de ce climat, ainsi que de l’environnement sociopolitique apaisé, crée par la signature de l’accord de Ouagadougou qui a relancé le processus de normalisation de la Côte d’Ivoire. Elle l’a été également de par le bon déroulement des élections (présidentielles et législatives) qui se sont dans plusieurs Etats, membres de l’Union.
Il soutiendra au demeurant, que dans le contexte de décrispation et de renforcement de la gouvernance politique, la croissance économique de l’Union s’est légèrement accélérée, en dépit des difficultés d’approvisionnement régulier en énergie électrique apparues dans la plupart des pays membres. On note aussi dans le rapport que les pressions inflationnistes ont été fortes en 2007, malgré la disponibilité des produits alimentaires, consécutives aux résultats de précédentes campagnes agricoles.
Politique commerciale commune- APE
La Commission, dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’actions, a initié des études relatives à l’évaluation de l’application des législations communautaires en matière de TVA et de droits d’assises et l’impact de l’harmonisation des taux de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, et aussi sur les sociétés et les sociétés fiscales.
La Commission de l’UEMOA a poursuivi, au cours de l’année 2007, sa collaboration avec la Commission de la CEDEAO dans la conduite des négociations relatives aux APE. La mise en œuvre de ce chantier a donné lieu à la tenue de nombreuses rencontres, les résultats ont permis d’avancer dans la réalisation des tâches arrêtées. C’est dans ce sens que le comité a adopté un nouveau chronogramme permettant à la région d’aller vers la conclusion d’un accord global en 2008 et a donné des orientations précises : « Dans le souci de sauvegarder la cohésion au niveau de la région, la Commission doit poursuivre ses actions en concertation avec les autorités de la CEDEAO en vue, d’une part d’accompagner la Côte d’Ivoire dans sa démarche pour la signature d’un accord d’étape harmonisé, auquel serait partie prenante l’ensemble de la région et d’autre part, de parvenir à la conclusion dans un délai raisonnable, d’un Accord global viable et avantageux pour la région ».
Après avoir revisité tous les chantiers de l’Union et tracé les perspectives, Soumaïla Cissé a dit qu’elle est donc véritablement en marche. C’est pourquoi il a salué l’action du Comité Interparlementaire qui, tout au long de l’année 2007, a effectué des missions d’observations à l’occasion des nombreuses élections qui se sont tenues au sein de l’espace. Il a dit aussi avoir suivi avec intérêt les efforts du Comité en vue de réunir les conditions de mise sur pied du Parlement de l’Union qui aura, à l’image des parlements nationaux, un rôle capital dans l’édification de l’UEOMOA des peuples. Mr. Cissé dira que le Parlement joue un grand rôle dans la construction d’une démocratie viable et mérite à cet effet, la considération et le respect dues à son statut.
Le président de la Commission dira en conclusion de « tout mettre en synergie pour relever le défi du développement durable de notre espace communautaire en harmonie avec le reste du continent ». Pape Sanor DRAME LE SOLEIL 20 02 08

mercredi 13 février 2008

2 MEDIATRICES CHEZ LE PRESIDENT

Le Président Soumaïla Cissé a reçu mercredi 13 février Madame Diakité Fatoumata N'Diaye, médiateur dumali et Madame Amina Mousso Ouédraogo, Médiateur du Faso.


INTERVIEW OUEST FRANCE

ouest-france.fr - - Si l'Afrique exporte, elle gardera ses migrants :"Si l'Afrique exporte, elle gardera ses migrants"
Le Continent noir peut décoller, assure le Malien Soumaïla Cissé. À condition que l'Europe abaisse ses barrières douanières et investisse.

Le démocrate libéral malien Soumaïla Cissé : «N’ayez pas peur d’investir en Afrique ! Si ce ne sont pas les Européens ou les Français, ce sont les Américains ou les Chinois qui le feront. » : Vincent Mouchel

Entretien:
Que répondez-vous à ceux qui ne croient plus au développement de l'Afrique ?Selon les statistiques, avec deux dollars par jour en moyenne pour vivre, nous devrions tous être morts ! Or, l'Afrique est bien vivante et ne demande qu'à entrer dans le commerce mondial. Il existe chez nous une économie informelle, populaire, très réelle, qui représente 70 % de l'activité globale. Il faut arrêter de considérer l'Afrique uniquement sous l'angle de la pauvreté et de l'agriculture. Nous avons un devoir de génération. L'État doit mettre en place les moyens du développement, mais ne doit pas se mêler de tout.
Comment entendez-vous lutter contre l'émigration clandestine des jeunes Africains vers l'Europe ? Les Européens et le Fonds monétaire international nous disent : « Baissez vos frontières, libéralisez vos économies mais, surtout, ne laissez pas partir vos hommes ! » Je leur réponds : « Si vous prenez nos médecins, prenez aussi nos malades ! » Commencez par laisser entrer nos produits et arrêtez de protéger votre agriculture. Le développement économique fixe les populations. Si nos jeunes trouvent du travail, ils resteront chez eux. S'ils n'ont pas les cartes en main, ils prendront des cailloux ou ils partiront. Les murs et les barrières ne suffiront pas à les arrêter. L'Europe doit cesser de se donner bonne conscience en Afrique. Elle doit y investir massivement, comme elle l'a fait en Europe orientale. Sinon, nos pays deviendront de vrais souks : on y achètera et on y vendra, mais on n'y produira rien.
Quels sont les domaines prioritaires où il faut investir chez vous ? Notre programme de développement économique régional prévoit de moderniser les infrastructures, d'améliorer l'exploitation des ressources naturelles et agricoles, l'éducation et la santé, de garantir la sécurité alimentaire et la fourniture d'énergie. Un exemple : entre Bamako et Abidjan, où circulent près de 500 camions par jour, il manque 200 km de route bitumée, soit 8 milliards de francs CFA (12 millions d'euros). Nous voulons aussi construire un grand hôpital privé de référence dans la zone, pour éviter les évacuations d'urgence vers l'Europe. Nous voulons faire de l'UEMOA un ensemble cohérent, en levant les entraves entre nos pays pour attirer des investisseurs. Il y a de la place pour de grands espaces capitalistiques. N'ayez pas peur d'investir en Afrique ! Dans tous les domaines. Nous devons d'abord créer de la richesse pour créer de l'espoir. C'est plus sain que les anciens rapports de coopération qui n'ont jamais amélioré la situation des plus pauvres.
Recueilli parPhilippe GAILLARD mercredi 13 février 2008 .
(1) La Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, le Togo et le Niger francophones, la Guinée Bissau lusophone.

mardi 12 février 2008

MEDIATION UEMOA

MEDIATION UEMOA
1re rencontre des médiateurs de l’espace UEMOA
La médiation pour humaniser l’action de l’administration

Les médiateurs de l’espace UEMOA tiennent, les 11 et 12 février 2008 à Ouagadougou leurs premières assises sous le thème : «Rôle des institutions de médiation dans l’amélioration du service public : expériences des institutions de médiation des Etats membres de l’UEMOA». La cérémonie d’ouverture présidée par le président du Faso, Blaise Compaoré a offert une tribune idéale pour situer la nécessaire place de la médiation dans la construction de l’Etat de droit dans l’espace communautaire.
«L’administré peut se sentir souvent écrasé par la froideur, voire la rigidité de certains actes de l’administration. Le citoyen éprouve, une fois lésé, le sentiment réel ou supposé, de se heurter à un mur d’incompréhension, lié à la méconnaissance de règles fondées sur des concepts qui lui sont, le plus souvent étrangers». Face à cette situation, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), Soumaïla Cissé, se rejouit donc de la tenue de la première rencontre des médiateurs de l’espace UEMOA les 11 et 12 février 2008 à Ouagadougou au Burkina Faso. «La médiation humanise l’action de l’administration. Il est donc louable que, s’inspirant de la vieille tradition suédoise de l’ombudsman, nos Etats intègrent l’institution du médiateur au sein de leur mécanismes de règlement des conflits», a-t-il indiqué. Il a souligné que, la création d’un réseau des médiateurs de l’UEMOA est utile voire nécessaire pour aider au respect des textes communautaires et au partage de l’information relative aux dysfonctionnements administratifs. «Il s’agit notamment des textes relatifs à la libre circulation des personnes et des biens, au droit d’établissement, au droit des affaires ou aux normes de qualités...», a précisé Soumaïla Cissé. Il a saisi l’opportunité pour rendre hommage à celui qu’il a baptisé «médiateur des médiateurs, le 9e médiateur de l’UEMOA, Son Excellence Blaise Compaoré, président du Faso, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de notre Union». Le médiateur du Faso, Amina Mousso Ouédraogo, elle est convaincu que «l’institutionnalisation de concertation entre les médiateurs de l’espace UEMOA va sans aucun doute, favoriser une meilleure capitalisation des acquis dans le renforcement du service public». Elle a signifié au moment où la question de la libre circulation des personnes et des biens est d’actualité au sein de l’Union, il sied pour des institutions comme les médiateurs, chargées de la résolution des conflits entre les pouvoirs publics et les citoyens de s’interroger résolument sur leur rôle dans le respect du droit.
Un cadre d’enrichissement mutuel
Amina Mousso Ouédraogo a tenu à préciser que la rencontre qui se tient sous le thème «Rôle des institutions de médiation dans l’amélioration du service public : expériences des institutions de médiation des Etats membres de l’UEMOA» est le fruit d’une initiative commune à elle et à Fatoumata Diakité N’Diaye, Médiateur du Mali. Elle a expliqué que le sujet de réflexion de ces assises est une opportunité pour les participants de s’enrichir mutuellement. Et de mentionner que «l’institution de médiation est non seulement un recours pour l’administré, mais aussi un conseil pour l’administration ; toutes choses qui participent à la protection du citoyen, à l’efficience du service public, en un mot à la promotion des droits humains». L’ambition de Mme Ouédraogo est qu’à la sortie de cette première rencontre, des institutions de médiation soient créées dans tous les huit (8) pays de l’UEMOA, car la Guinée Bissau n’en possède pas pour le moment. Le président du Faso, Blaise Compaoré qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la rencontre a surtout rappelé que «Le choix de tenir la première rencontre des médiateurs des pays membres de l’UEMOA à Ouagadougou honore le Burkina Faso qui, ces dernières années, a fait de la médiation un moyen privilégié dans ses rapports avec les collectivités, les sociétés et les Etats». Il a rassuré les médiateurs et les participants de l’engagement de l’UEMOA à construire une communauté unie et solidaire. Selon Blaise Compaoré, «l’impérieuse nécessité d’humaniser l’action publique, de concilier l’activité administrative, le développement économique avec les droits du citoyen, expliquent l’émergence des institutions de médiation sur notre continent». Le président de la conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA a exprimé son entière disponibilité à soutenir, auprès de ses pairs, les propositions et recommandations qui favoriseront le renforcement de la cohésion sociale et la régulation des relations entre les administrations publiques et les citoyens de la communauté. Les participants vont être édifiés pendant cette première réunion de différentes communications de grande portée livrées par d’éminentes personnalités. Les expériences du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo en matière de médiation sont également au cœur des échanges. «Qu’au terme de vos travaux, il résulte une mise en synergie de vos institutions pour le renforcement de leur capacité de promotion de la bonne gouvernance et des droits humains au sein de notre Union», a souhaité le président du Faso, Blaise Compaoré.
Jolivet Emmaüs joliv_et@yahoo.frAli TRAOREtraore_ali2005@yahoo.fr

Un neuvième Médiateur pour l’UEMOA
L’espace communautaire UEMOA compte huit (8) Etats membres donc huit (8) Médiateurs à raison d’un par pays. Toutefois, le président de la Commission de l’Union en a trouvé un neuvième en la personne du président du Faso, Blaise Compaoré. Soumaïla Cissé a qualifié l’actuel président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA de «Médiateur des Médiateurs». Tout en rappelant l’essence, la place et le rôle de la médiation dans la tradition africaine; il a loué les efforts et la dextérité du chef de l’Etat burkinabè dans la facilitation et la résolution des crises en Côte d’Ivoire et au Togo. Soumaïla Cissé n’a pas manqué de termes élogieux pour rendre un vibrant hommage à Blaise Compaoré à l’ouverture de cette première réunion des Médiateurs de l’UEMOA : «La première rencontre des Médiateurs de l’UEMOA a l’inestimable chance de se tenir en présence de plusieurs personnalités du monde de la médiation. Il y a en effet, dans cette salle, un médiateur émérite et je pèse mes mots : émérite par ses méthodes pragmatiques, émérite par ces brillants résultats, qui a pu, en effet, faire asseoir à la table des négociations, les frères togolais qui, depuis longtemps se regardaient en compatriotes de faïence. Qui a réussi le pari de mettre sur les rails et de conduire à bon port, la locomotive de la réconciliation interivoirienne, au point où les Accords I et II, éponymes de leur lieu de signature font désormais partie du vocabulaire usuel des diplomates internationaux ? Qui depuis fort longtemps, et, encore aujourd’hui, a pu ramener la paix et la concorde dans certains pays de la sous-région et même au-delà ? Ce facilitateur reconnu et accepté, ce médiateur des temps modernes, mérite bien une reconnaissance, en ce jour dédié à la médiation ! Hommage donc, au Médiateur des Médiateurs, le neuvième médiateur de l’UEMOA : Blaise Compaoré. Il serait idéal pour le futur réseau des médiateurs de l’UEMOA de l’approcher afin de bénéficier de quelques unes des recettes de sa riche expérience». J.E/A.T

lundi 4 février 2008

AUDIENCES DU PRESIDENT AVEC:
UN UNIVERSITAIRE RABIOU BEN OUMAR LA LAUREATE CLAP IVOIRE 2007 FATIM OUATTARRA DE CÔTE DIVOIRE


samedi 2 février 2008