vendredi 3 août 2007

UEMOA : L’Union tient la bonne voie
Le président de la Commission de l’UEMOA, M. Soumaïla Cissé a animé une conférence de presse, samedi 30 juillet 2005 au Pacific Hôtel de Ouagadougou. Il s’est agi d’échange avec les hommes de médias sur l’état de l’Union en 2005 et plus spécifiquement, sur les chantiers prioritaires de l’UEMOA en 2005, l’actualité sociopolitique et économique dans l’espace UEMOA et le fonctionnement des organes de l’UEMOA.
Dans le souci de tenir la presse régulièrement informée de l’évolution des chantiers et de l’actualité socio-économique des Etats membres de l’UEMOA, ses responsables ont décidé d’animer périodiquement des conférences de presse. La première a eu lieu, samedi 30 juillet 2005 et a porté sur le thème : "L’état de l’Union en 2005" .
Le président de la Commission, M. Soumaïla Cissé, entouré d’autres membres des organes de l’Union, a passé en revue trois points essentiels. Le premier a concerné les chantiers prioritaires de l’UEMOA en 2005. Sur ce point, le président de la Commission a fait ressortir qu’il s’agit du Tarif extérieur commun, de la libéralisation totale du commerce et des différents programmes économiques régionaux ayant trait à l’agriculture, les mines, l’industrie.
Il a estimé que le défi actuel de l’Union est celui de la mise en œuvre effective de ces programmes prioritaires ; lesquels programmes nécessitent la mobilisation de 850 milliards de francs CFA sur cinq ans. Pour ce faire, il a annoncé la tenue prochaine d’une table ronde des bailleurs de fonds.
Le président Cissé a fait savoir que l’Union économique et monétaire ouest africaine en cette année 2005, est citée comme étant l’une des organisations régionales étant sur la voie de la réussite. Malgré tout dit-il, des difficultés existent et sont liées entre autres, au droit d’établissement des personnes.
L’une des préoccupations de l’Union est celle de la culture de la qualité dans le domaine industrie. A cet effet, sont organisées dans chaque pays sous la houlette de l’Union, des journées régionales de la qualité. M. Soumaïla Cissé a annoncé que celles-ci auront lieu au Burkina Faso en septembre prochain.
Quant à la problématique des multiples postes de contrôle dans le trafic routier, l’Union a jugé bon la mise en place de postes de contrôle juxtaposés au niveau des frontières. Celui de Cinkansé à la frontière Burkina-Togo qui est en voie de réalisation servira de test à la construction des autres.
A propos de la situation sociopolitique et économique dans l’espace UEMOA, le président Cissé a reconnu une situation de trouble dans bon nombre de pays de l’Union. Situation qui n’est pas sans impact sur la vie de l’Union. A cela s’ajoute le déficit alimentaire au Niger, Mali, Burkina Faso, Sénégal. Sur ce dernier point, M. SoumaÏla Cissé a fait savoir que l’Union a mobilisé la somme de 400 millions de F CFA pour venir en appui aux aides internationales.
Le second point appelant le 3e (le fonctionnement des organes de l’Union), les animateurs du point de presse ont relevé que l’Union a toujours entrepris des démarches pour trouver des solutions aux problèmes de l’espace UEMOA ; que ce soit dans les crises politiques que des questions d’ordre économique à savoir le dossier coton, la qualité des produits exportés, la fraude, le blanchissement d’argent, la lutte contre la pauvreté.
Ismaël BICABA (bicabai@yahoo.fr)Sidwaya
Commission de l'Uemoa: un président remplace l'autre
l'Essor n°15151 du - 2004-02-25
40 jours après sa nomination à la tête de l'exécutif de l'Union, Soumaïla Cissé a pris fonction vendredi lors d'une cérémonie pleine d'émotionUne passation de service est toujours un moment d'émotion, quelque soit le niveau de responsabilité. Pour un poste comme la présidence de la Commission de l'UEMOA, elle peut même être presque poignante comme on l'a vu vendredi à Ouagadougou lors de l'installation de notre compatriote Soumaïla Cissé à la tête de cette commission. Cette prise de fonction intervenait 40 jours après sa nomination par les chefs d'État réunis le 10 janvier dernier à Niamey.
Les grands moyens Notre pays pour qui cette nomination constitue un succès diplomatique majeur, a fait les choses en grand pour l'occasion. Le gouvernement avait dépêché à Ouagadougou quatre de ses membres : le ministre de l'Économie et des Finances, Bassary Touré, celui de l'Équipement et des Transports, Ousmane Issoufi Maïga, et les ministres délégués chargés des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine et de la Sécurité alimentaire, Oumar Hamadoun Dicko et Ibrahima Oumar Touré. Les responsables de l'Union pour la république et la démocratie (URD), parti inspiré par Soumaïla Cissé, étaient également nombreux à la cérémonie.La Commission de l'UEMOA avait invité le président du Comité interparlementaire de l'Union, Mahamane Ousmane (Niger), finalement représenté par son vice-président Mélégué Traoré (Burkina Faso), le premier président de la commission, le Sénégalais Ousmane Seck (1994-1996), tous les anciens commissaires et des journalistes des huit pays membres de l'organisation.La cérémonie était présidée par le président en exercice du conseil des ministres de l'Union, le ministre béninois de l'Économie et des Finances, Grégoire Lahou. C'est lui qui installera officiellement Soumaïla Cissé à la tête de l'exécutif de l'organisation sous-régionale. "Au nom de Mamadou Tandja président de la République du Niger et président en exercice de l'UEMOA, je vous déclare solennellement installé dans vos fonctions et vous souhaite d'y connaître un plein succès." La lecture de la formule consacrée fut le point d'orgue de la cérémonie.
Pluie d'éloges Auparavant, les différents intervenants -le représentant du personnel, le vice-président du CIP, Mélégué Traoré, le président du conseil des ministres, Grégoire Lahou- n'avaient pas tari d'éloges sur le président sortant et sur le nouveau. Les deux personnalités eux-mêmes n'étaient pas demeurées en reste. "Je peux dire qu'il ne s'agit pas d'un changement, mais plutôt d'une continuité. La commission est dans de bonnes mains." Le ton des amabilités était donné par le président sortant Moussa Touré qui a salué la capacité de son successeur à relever les défis qui attendent une organisation considérée aujourd'hui comme le modèle le plus achevé en matière d'intégration sur le continent.Soumaïla Cissé complimentera lui aussi son prédécesseur : "Après tant d'années passées au service de l'UEMOA, tu pars, Moussa, avec les honneurs (...) Tu as abattu un travail remarquable et tu laisseras sans nul doute les cœurs meurtris. Moussa, tu pars la tête haute, tu quittes des frères, amis et collègues qui ne t'abandonneront jamais".Soumaïla Cissé a déclaré aborder sa nouvelle fonction dans un esprit de service et s'est dit déterminé à mériter de la confiance placée en lui par les chefs d'État. "J'exprime cet engagement en ayant une claire conscience des responsabilités qui en découlent, engagements qui sont à la dimension des immenses attentes de nos populations".
Les priorités- Après la cérémonie d'installation le nouveau président de l'exécutif de l'Union animera une conférence de presse au cours de laquelle il reviendra largement sur les défis qui l'attendent. Car s'il reconnaît qu'en dix ans, des reformes importantes ont été faites, il est aussi conscient qu'il reste beaucoup à faire. Sa priorité première sera de mesurer la solidité du socle sur lequel repose l'organisation et de s'assurer que le point de non retour en matière d'intégration est atteint. Une intégration sérieusement mise à l'épreuve par la crise qui secoue la Côte d'Ivoire, un pays qui pèse pour près de 40% du PIB de l'Union. Cette crise a plombé les comptes de l'union qui doit aujourd'hui quelque 30 milliards de Fcfa aux États membres dont 25 milliards pour les pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) au titre des prélèvements communautaires de solidarité (PCS). Ces prélèvements compensent les pertes en recettes douanières occasionnées par l'élimination des barrières douanières. Si cette situation perdure, certains pays pourraient être tentés de récupérer ces pertes par l'édification de barrières non tarifaires et de provoquer ainsi un grave recul. Heureusement, les choses commencent à rentrer dans l'ordre puisque depuis le mois dernier, la Côte d'Ivoire remplit ses obligations statutaires, a confirmé Soumaïla Cissé.
Une collégialité réelle Une autre priorité du nouveau président de la Commission, est la libre circulation des personnes et des biens et le droit d'établissement. "A quoi cela sert de faire librement circuler les biens si leurs propriétaires ne peuvent pas faire de même ?", s'est-il interrogé en situant la crédibilité d'une union dans le respect par les parties prenantes des engagements librement pris.La stabilité est aussi importante comme le démontre la situation de la Côte d'Ivoire, a relevé Soumaïla Cissé qui a assuré que l'Union s'emploiera à ramener la paix dans ce pays pour qu'il retrouve sa place de locomotive sous-régionale.L'Union est aussi interpellée sur le terrain social, à la nécessité pour chacun de sentir que l'union est une réalité. La réalisation de programmes sectoriels communs y contribuera notamment l'aménagement du territoire communautaire en faveur des régions les plus défavorisées. "Pendant dix ans, on s'est essentiellement consacré à l'économie, il faut maintenant approfondir les aspects sociaux", préconisera notre ancien ministre des Finances.Cependant a-t-il averti, il ne possède aucune baguette magique susceptible d'accélérer les choses. La performance viendra d'une "collégialité réelle" au sein de la Commission et de la transparence instaurée dans le travail avec les cadres et le personnel.A Ouagadougou, tous saluent le travail fait en dix ans et les mérites de Moussa Touré. Mais la même unanimité souligne l'ampleur des défis à venir et les qualités de Soumaïla Cissé qui apparaît comme l'homme de la situation pour faire passer à l'organisation, un cap décisif. Envoyé spécial S. TOGOLA

LE PANAFRICANISTE

SOUMAÏLA CISSÉ, PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DE L’UEMOA : "Je crois en une Afrique qui avance, qui gagne"
L'Indépendant 2005-12-07, 21:54:54 GMT
Comme plusieurs grandes personnalités du continent africain, le président de la Commission de l'UEMOA, notre compatriote Soumaïla Cissé, a pris part au 23ème Som­met Afrique-France qui s'est tenu le week-end dernier à Bamako. Entre deux entre­tiens, il s'est confié, tout comme Yayi Boni, le président de la BOAD, à L'Indépendant.
L'Indépendant : M. le Président, l'Afrique a fait des progrès, elle affiche aujourd'hui une crois­sance de 5 %. Que faut-il faire pour plus de développement ?
Je crois que l'Afrique est en progrès malgré le ta­bleau noir dressé souvent dans les médias. Il y a des zones de croissance, des organisations sous-régiona­les qui marchent très bien, comme l'UEMOA qui est cité en exemple. Donc, il y a des endroits où les cho­ses vont bien.
Bien sûr cela n'occulte pas les difficultés qui exis­tent dans notre sous-région, notamment la situation en Côte d'Ivoire. Je pense que nous allons surmonter cela, même si ça traîne un tout petit peu. Je crois en une Afrique qui avance, qui gagne. A mon avis, il faut dépasser les moments de pessi­misme pour voir ce qui mar­che, mais en toute respon­sabilité, essayer d'avancer dans ce sens là. C'est comme ça que je vois les choses.
L'Indépendant : Le président Chirac disait qu'il faut des finance­ments innovants pour développer l'Afrique. Qu'en pensez-vous ?
Oui, il faut des finance­ments. Quant on sait que les montants octroyés à d'autres pays sont large­ment supérieurs à ceux accordés à l'Afrique. Les dé­fis chez nous sont plus éle­vés. Aujourd'hui, nos Etats bénéficient de l'aide publi­que au développement sur laquelle les pays membres de l'OCDE s'étaient enga­gés à mettre 0,7 % de leur PIB. Même si cet engage­ment était pris, il est évi­dent que cela ne suffirait pas. C'est comme cela que le président Chirac a pro­posé une taxation sur les billets d'avion. Avec cette taxation, nous pourrions compter sur la mobilisation, chaque année, d'environ 200 mil­lions d'euros. Je dois vous dire que ces contributions étrangères ne doivent pas occulter les efforts que nous devons faire à notre niveau. Il faut que le monde entier considère l'Afrique comme une priorité.
Le développement de l'Afrique ne passe-t-il pas par la mise en commun de certains pro­jets ?
Quant on est 53 pays, il est évident qu'on ne peut pas avoir un seul pool de décision. Il faut aujourd'hui que chaque sous-région soit éclatée, organisée. Il faut renforcer l'intégration régionale parce qu'il y a des problèmes qui transcendent les pays. On peut faire cas, entre autres, des problèmes d'environnement, de santé, parfois aussi même des pro­blèmes de route. Il nous faut avoir des politiques écono­miques qui se ressemblent et des aspects de conver­gence. C'est pourquoi, au niveau de la Commission de l'UEMOA, nous avons mis en oeuvre un programme économique régional d'une durée de cinq ans. Ce pro­gramme doit permettre de booster nos différentes éco­nomies pour que nos pays puissent en profiter davantage.
Propos recueillis par Sory Ibrahim Guindo

jeudi 2 août 2007

SUPPUTATIONS

Futur Premier Ministre: L’embarras du bon choix
Soumaïla, Modibo et Ahmed - Qui sera ce futur Premier ministre pour poursuivre sa vision ? ATT , de toute évidence, attend la fin des législatives pour choisir ce mec balèze, compétent, intègre et patriote jusqu’au bout des ongles qu’il lui faut pour remplacer le colosse de Bentia, Ousmane Issoufi Maïga, le presque intérimaire depuis le 9 juin 2007. Faut-il reconduire le même comme, l’ont fait naguère le président Alpha et son ami Blaise du Burkina ? Ces deux grands hommes d’Etat ont longtemps cheminé avec le même chef du gouvernement : IBK pour le premier, Ernest Paramango Yonli pour le second.
C’est vraisemblablement un nouveau PM qui devrait sortir des manches de la vareuse du général. Plusieurs noms sont sur les lèvres depuis le soir du 12 mai, lorsque les sages du Dibida ont proclamé les résultats définitifs de la présidentielle d’avril. Soumaïla Cissé, Président d’honneur de l’Urd et président de la Commission de l’Uemoa, le Contrôleur général de Police, Modibo Sidibé, tout puissant et inamovible Secrétaire général de la présidence de la République et, depuis bientôt deux semaines, Ahmed Sow, ancien directeur du Centre de développement de l’entreprise. Aux dernières nouvelles, la perspective en ce qui concerne Soumaïla Cissé, ne tiendrait qu’à un fil. Car, confidence pour confidence, ATT aurait renoncé à le nommer Premier ministre. Non pas qu’il doute de ses qualités d’homme d’Etat, mais par crainte de la perte du poste qu’il occupe à Ouagadougou au compte de notre pays, si jamais il le nommait.
Loin de laisser les Maliens indifférents, ces trois personnalités ne suscitent pas non plus chez eux un engouement particulier, non pas qu’ils ont quelque chose à leur reprocher à l’un ou l’autre, mais parce qu’ils doutent de leur capacité à gérer des hommes et des femmes qui les voient loin de leur quotidien.
Un Premier ministre après tout, c’est quelqu’un qui, en dehors de son CV et de son carnet d’adresses, sent son peuple et conduit alors avec sérieux et conviction les visions de son chef, c’est-à-dire le président de la République. C’est un peu grâce à ces atouts que Ousmane Issoufi Maïga, ministre de l’Equipement à l’époque, n’a eu aucune peine à se faire accepter par ses compatriotes. Héritant du fauteuil laissé vacant par le ministre Koné que le président Konaré venait de mettre aux arrêts, pour ce que chaque Malien sait depuis, Pinochet a su, par son sérieux et sa connaissance du terrain et des hommes, faire avancer les choses à la cadence souhaitée et à la grande satisfaction de tous. Alpha n’avait pas regretté son choix.
Ahmed Mohamed Ag Hamani avait, lui, l’avantage d’avoir longtemps séjourné dans les gouvernements du parti unique de l’époque et jouait à ce titre une belle partition dans la symphonie d’équilibre nord sud du général Moussa Traoré. Quid de Soumaïla Cissé, Modibo Sidibé et Ahmed Sow ? Ont-ils réellement l’étoffe de ce chef de gouvernement ? Si le troisième homme, Ahmed Sow, est perçu comme un superbe inconnu au bataillon, une éventualité peu rassurante, les deux autres sont étiquetés pour être très distants. C’est vrai, le président de la Commission de l’Uemoa n’a juste eu le temps de se frotter à la réalité du terrain qu’à la faveur de la présidentielle de 2002. Pour autant, ça n’a jamais réussi à faire de lui un homme du peuple. On le dit moins porté sur les foules et peu disposé à écouter les jérémiades des populations. Un technicien qui croit plus à la vertu de l’outil informatique, comme le dépeignent ses détracteurs. Bon flic, Modibo Sidibé est surtout un homme de l’ombre et ce n’est pas par pur hasard qu’il jouit de la confiance de ses chefs : Alpha, puis ATT. Si sa discrétion a fait de lui un efficace ministre des Affaires étrangères, ferait-elle de lui un bon PM ? Difficile de présumer que le président ATT trouvera en lui l’homme de la situation.
En frustrant Soumaïla - s’il est vrai qu’il lui avait promis la primature - il prendrait le risque de se mettre les amis de celui-ci sur le dos. Il connaîtrait pire s’il accordait ses faveurs à un cadre venant d’ailleurs. Dans tous les cas, qu’il s’agisse de la primature ou de la présidence de l’Assemblée, le poids politique de celui à qui il devra accorder sa confiance ne devrait plus être négligé. Le Challenger du 19 juillet 2007
Soutien sans équivoque de l'URD à ATT
Le Républicain du 04/12/06
La position de l'URD (l'Union pour la République et la Démocratie) pour l'élection présidentielle d'avril 2007 ne fait plus de doute. A l'issue de débats francs, la troisième conférence nationale du parti qui s'est achevée hier au Centre International de conférence de Bamako a décidé de soutenir une éventuelle candidature du Président Amadou Toumani Touré. Au cours des mêmes assises, il a été décidé qu'en ce qui concerne les élections législatives, l'URD s'engagera dans ... toutes les circonscriptions du pays, soit seule soit en alliance avec d'autres formations politiques, alliances fondées sur les réalités locales.
Ces décisions qui viennent d'être prises par l'ensemble des délégués de l'URD et à l'unanimité confortent la position du bureau exécutif national dirigé par le professeur Younoussi Touré.
Conscient de la sensibilité et de la complicité du sujet, ce dernier avait promis que le débat afférent aux choix du parti par rapport à l'élection présidentielle à venir sera large, démocratique et convivial et que l'orientation du parti ne sera dégagée qu'à l'issue de ce débat. Les concertations régionales qui ont été menées pour recueillir le sentiment de la base relatif aux propositions d'orientation du bureau exécutif national ont été sans équivoque.
En effet, au lieu de décider seul de ce choix, le BEN s'est voulu légaliste en laissant le choix aux délégués de la conférence nationale eux-mêmes de se prononcer clairement et de dire dans quelles conditions ils comptent soutenir une éventuelle candidature du Président Amadou Toumani Touré.
Non au RPM. Ce choix qui vient d'être opéré soulève cependant une autre question : celle de l'état des rapports avec le Rassemblement pour le Mali qui compte aussi lancer son président dans la course présidentielle. Cette question est d'autant plus importante que dans un passé récent, le compagnonnage entre l'URD et ce parti avait suscité beaucoup d'interrogations dans le paysage politique malien. Mais aujourd'hui, on peut affirmer sans risque de se tromper que la page est désormais tournée. En effet, lors d'un point de presse sur ces trois assises : le congrès constitutif du Mouvement des femmes, le congrès constitutif du Mouvement des jeunes et la 3 ème conférence nationale, le secrétaire chargé de la communication du bureau exécutif national (BEN), Modibo Camara n'a pas été tendre avec le RPM : "nous avons plusieurs amères expériences avec ce parti". Il a ainsi évoqué ce qui s'est passé au second tour de la présidentielle en 2002 où "contre toute logique" le bureau politique national du RPM a décidé de soutenir la candidature de ATT au deuxième tour contre Soumaïla Cissé.
Ensuite en 2004, lors des législatures, les deux instances dirigeantes du RPM et de l'URD, révéla t-il, avaient dégagé une plate-forme pour travailler ensemble. Dans la dite plate-forme, il était, entre autres, mentionné qu'aucun des deux partis ne devait attaquer les listes de l'autre en cas de contentieux électoral. Mais, à Sikasso, l'URD a constaté avec amertume que sept de ses listes ont été annulées suite à des plaintes déposées par le RPM. Même constat ailleurs, ajouta Modibo Camara.
Au sein de l'URD, selon M. Camara, "nous avons respecté tous nos engagements mais nous sommes revenus déçus des ces élections. Il y a eu aussi des élections législatives partielles de Sikasso où le candidat RPM, "Poulo" a été élu grâce aux voix de l'URD. Mais, contre toute attente et sans nous consulter, le secrétaire général du RPM, Bocar Teréta a fait publier une prétendue alliance entre le RPM et l'URD. On n'est pas une appendice du RPM". Parlant des élections partielles en commune V du District de Bamako où l'URD et le RPM ont faite alliance, Modibo Camara estime que son parti "n'a pas été satisfait de la collaboration". Après tous ces rappels, le secrétaire chargé de la communication du BEN de l'URD finira par conclure : "le RPM n'est pas le bon candidat que nous devons soutenir". Avant d'ajouter : "nous avons en toute connaissance de cause décidé de soutenir le Président ATT au cas où il serait candidat pour un deuxième mandat". Birama Fall

SOUTIEN A ATT

Présidentielle 2007 : L’URD souscrit à la plate-forme pro-ATT
L'Indépendant - 04/12/2006

Soutenir éventuellement la candidature d'ATT en 2007 ; présenter seule ou en alliance des candidats dans les 55 circonscriptions du pays, lors des prochaines législatives ; souscrire à la plate-forme de l'Alliance pour le Démocratie et le Progrès. Telles sont les principales résolutions de la troisième Conférence nationale de l'URD, tenue le dimanche 3 décembre, au Centre International de Conférences de Bamako.
C'est donc sans aucune surprise que le parti de Soumaila Cissé a renoncé à aligner un candidat dans le starting -bloc de la présidentielle de 2007. Cependant, l'URD entend conquérir des députés à travers des alliances fondées sur la réalité du terrain ou en solitaire. De même, elle va donc signer, dans les jours qui suivent, la plate- forme pro ATT qu'elle a demandé de geler, en attendant la tenue de ce forum, précédé par les conférences régionales.
C'est à l'unanimité que les délégués et responsables du parti ont choisi cette voie. Ceux qui étaient réfractaires à cette décision ont vite fait de changer de position face à l'immixtion de Soumaila Cissé, le "ciment de l'unité de l'URD" pour reprendre l'expression du président Younoussi Tour, dans le débat.
"Ce serait un grand plaisir, pour chacun d'entre nous, que l'URD participe, avec succès, aux prochaines élections présidentielles. On ne peut, néanmoins, accélérer l'histoire selon ses intimes désirs. C'est pourquoi, pour ma part, j'ai souscrit, dès le départ, à la plate-forme de l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès " a déclaré le principal fondateur du parti de la poignée de mains, Soumaila Cissé, dans une communication, adressée aux participants.
Auparavant, le président Younoussi Touré avait laissé entendre que l'option choisie par l'URD est celle qui consiste à "nous éloigner des politiques élitistes"
Vingt quatre heures avant la Conférence nationale, les mouvements des femmes et des jeunes URD avaient tenu leur congrès constitutif. La tension était vive au sein de ces deux forces mobilisatrices du parti. De part et d'autre, il y avait plusieurs candidats. Le consensus prôné était introuvable. Il a fallu que Soumaila Cissé et Younoussi Touré montent au créneau pour convoquer les différents protagonistes en prêchant l'unité, la cohésion et l'humilité.
C'est dans ce contexte très tendu que le duo Soumaila Cissé et Younoussi Touré ont eux - mêmes composé un bureau pour les femmes, dirigé par Mme Coulibaly Salimatou Cissé et un autre pour les jeunes, présidé par Ahmed Sékou Touré, conseiller technique au ministère en charge de la jeunesse ( nous y reviendrons dans notre prochaine parution ).
Chahana Takiou

BONS PROCEDES

Soumi renvoie l’ascenseur à son bienfaiteur ATT
L'Indépendant du 06/12/2006
Personne ne croyait, dès le départ, à un rapprochement entre le RPM et l’URD. Le dialogue entamé pour unir les deux partis n’était, en fait, que pure illusion, voire un marché de dupes. Tout simplement parce que c’était trop beau pour être vrai. Finalement, au lieu d’une union de bonne consistance, ce ne fut qu’un simple vaudeville. Après que partisans et adversaires se furent crêpé le chignon sur la place publique, chacun des protagonistes est retourné à la case départ. C’est le RPM qui aura beaucoup perdu dans cette tentative de retrouvailles avortée.
Non seulement, il a renoncé à honorer la mémoire de l’auguste Kadari Bamba en soutenant le candidat de l’URD en commune V lors de la législative partielle mais en plus son propre candidat à Mopti a été laminé lors du même scrutin par une alliance diabolique entre l’URD et le camp du général.
Ainsi, dès le départ, les dés étaient pipés et les tisserands se sont fait naïvement avoir par des gens qui doivent tout à ATT.
A commencer par le ministre de l’élevage et de la pêche, Oumar Ibrahim Touré, ce chantre du régime qui passe tout son temps à battre campagne pour conserver les délices du pouvoir. Il est incontestablement l’un des principaux artisans de l’échec du rapprochement entre son parti et le RPM. On peut même parier que ce ponte est prêt à quitter le navire s’il ne prenait pas la direction de Koulouba.
Le parrain Soumaïla Cissé ne demandait pas tant qu’à avoir des serviteurs aussi zélés que dévoués comme les cerbères de l’enfer.
En réalité, de Ouaga où il réside et malgré les réserves de sa charge, c’est lui qui tire les ficelles dans l’ombre. Tel un gourou sorti tout droit des grottes de l’Himalaya, il a tout régenté, tout mijoté pour imposer à la base le diktat des chefs. Après tout, c’est ATT qui l’a fait roi à l’UEMOA, il est prêt à rempiler au pays de l’argent roi, pourquoi ne pas renvoyer l’ascenseur ?
C’est ce qui s’est passé, dimanche 3 décembre, au centre international de conférences de Bamako au cours d’une sinistre comédie jouée à la manière Adema. Où le maître de cérémonie, «Soumi champion» est apparu, majestueux, dans ses grands habits impériaux, à la manière de Bokassa 1er de Centrafrique, l’air plutôt goguenard pour faire une déclaration aussi démagogique : «ce serait un grand plaisir, pour chacun de nous, que l’URD participe, avec succès, aux prochaines élections présidentielles. On ne peut, néanmoins, accélérer l’histoire selon ses intimes désirs. C’est pourquoi, pour ma part, j’ai souscrit, dès le départ, à la plate-forme de l’alliance pour la démocratie et le progrès».
Le président a parlé, à présent chacun doit tenir sa langue. Et pour faire bonne mesure, on déclare que c’est à l’unanimité que les délégués et responsables du parti ont choisi cette voie. Où est la démocratie au sein du parti ? Ce sont des méthodes aussi staliniennes que dénoncent les initiateurs du Manifeste pour la démocratie.
L’URD et l’Adema avaient-elles besoin de monter un tel spectacle pour se donner un semblant de légitimité démocratique ?
Le Parena, paraît-il, est en train de leur emboîter le pas pendant que les fissures se multiplient dans le mur de la plate-forme. Preuve que tout n’est pas rose dans ce tableau qu’on veut idyllique : l’élection du bureau des jeunes et des femmes a été un champ de bataille féroce où, encore une fois, Soumaïla Cissé et Younoussi Touré ont imposé leur volonté à la majorité.
Ainsi, comme il l’a dit lui-même, l’ancien chef du clan de la CMDT, qui a trempé lors du congrès extraordinaire de l’Adema en 2000 au plus fort de la magouille anti-IBK, ne veut pas participer à la marche de l’histoire.
Il laisse, lui aussi, le champ libre à ATT en attendant l’horizon 2012. Mais à cette date aussi, l’Adema attend du général le retour de l’ascenseur. Soumi aura t-il la patience d’attendre jusqu’en l’an 3000, c’est-à-dire les calendes grecques ? A moins que, entre temps, un troisième larron, ne vienne faucher l’herbe sous le pied de ces politiciens qui rêvent toujours de prendre la lune avec leurs dents.
Leçon du jour : si on n’accélère pas la marche de l’histoire, l’histoire s’accélère sans vous.
Mamadou Lamine DOUMBIA

ATT DEFEND SON CANDIDAT

"SOUMAÏLA CISSÉ RESTE NOTRE CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION DE L'UEMOA"
Revenu à Bamako tard dans la nuit de vendredi, le président Amadou Toumani Touré a commenté les temps forts des sommets de l'UEMOA et de la CEDEAO qui viennent de se tenir à Dakar. A commencer par la crise ivoirienne qui constitue, dira-t-il, une préoccupation de plus en plus vive pour le Mali, malgré les accords de Marcoussis. Car au delà des exigences du Mali relatives à la sécurité de nos ressortissants et de leurs biens, au delà du manque à gagner énorme au niveau de nos recettes fiscales, des pertes de revenus de nos opérateurs économiques, de nos transporteurs, la question ivoirienne nous "gêne" énormément.Pour Amadou Toumani Touré, il était donc tout à fait normal que la crise ivoirienne soit le thème central des débats à Dakar. Le chef de l'État a confirmé que la CEDEAO soutenait les accords de Marcoussis et s'engageait à aider par tous les moyens, politiques et diplomatiques au retour d'une paix rapide en Côte d'ivoire, une paix qui n'humilie personne.Amadou Toumani Touré qui a rappelé que les chefs d'Etat et la communauté internationale n'ont fait qu'entériner les accords signés entre les parties ivoiriennes, estime que si aujourd'hui, l'application de certains points des dits accords pose problème, il est bon que la CEDEAO s'investisse, tout en essayant de comprendre ce qui se passe sur le terrain. C'est dans ce but que le groupe de contact a été dépêché à Abidjan. "Après avoir écouté le président Gbagbo, nous auront suffisamment d'informations pour fonder notre opinion et dégager des voies sur lesquelles nous pouvons aider toutes les parties concernées", a-t-il indiqué.ATT est également revenu sur le sommet de l'UEMOA pour saluer l'adoption du projet de traité de création du parlement de l'Union qui constitue un pas en avant extrêmement important. Il s'est félicité du choix de Bamako pour abriter l'institution et a promis que notre pays facilitera et aidera son installation.Le chef de l'État a également commenté les péripéties de l'élection du président de la Commission de l'Union, un poste auquel notre compatriote Soumaïla Cissé est candidat. Le constat est regrettable, a-t-il souligné, le Mali est sous-représenté dans les organisations sous-régionales et internationales, alors que nous avons des cadres compétents. Le président Touré s'est, par conséquent, engagé à soutenir et promouvoir les cadres maliens dans les organisations sous-régionales et internationales."Nous avons été parmi les artisans fondateurs de la plupart de ces organisations, mais nous sommes surpris de voir que Bamako n'abrite le siège d'aucune organisation sous-régionale d'importance" a-t-il relevé. "La solidarité, la courtoisie et l'esprit d'ouverture nous ont conduits, chaque fois, à céder sinon à comprendre la position des autres. Mais quand le Mali demande, nous souhaitons que les autres nous retournent aussi la courtoisie", a-t-il indiqué.Le chef de l'État a défendu la candidature de Soumaïla Cissé à la présidence de la Commission de l'UEMOA. Notre candidat, a-t-il estimé, est bien placé pour diriger cet organe de l'Union à la création de laquelle il a pris part en tant que ministre des Finances. Si l'élection a été remise à la prochaine conférence, c'est à cause de la situation en Côte d'Ivoire, a-t-il rappelé tout en confirmant que Soumaïla Cissé reste le candidat du Mali.Il a, au passage, rendu hommage au prédécesseur de Soumaïla Cissé à la Commission, l'ancien Premier ministre Younoussi Touré qui a bien accompli sa mission. S. TOGOLA Envoyé spécial L'Essor

PORTRAIT

L'homme des missions difficiles. MALI - 18 février 2002 - par CHERIF OUAZANI  
Soumaïla Cissé.
Ancien ministre, candidat de l'Adéma à la présidentielle malienne. Son CV se lit sur son visage. Soumaïla Cissé, 52 ans, a une tête de

LE PRESIDENT YOUNOUSSI TOURE SUR RFI

RFI : Younoussi Touré bonjour
Younoussi Touré : Bonjour
RFI: Votre parti n'a que quatre ans d'existence et pourtant vous arrivez deuxième aux dernières législatives. Comment l'expliquez-vous ?
Y.T: Je l'explique par la nature de notre démarche. Dès notre création, nous avons dit que la classe politique malienne est émiettée. Et notre parti est un parti fédérateur. Donc beaucoup de partis politiques d'envergure moyenne ou petite ont accepté de nous rejoindre. Ces partis se sont dissous et puis ils se sont fondus dans l'URD. Je crois que les dirigeants de notre parti jouissent d'une certaine crédibilité auprès des populations de notre pays.
RFI : Alors.., ce qu'il faut dire Younoussi Touré, c'est que vous n'avez pas été toujours pour ATT. En 2002, vous souteniez la candidature de Soumaïla Cissé contre celle d'ATT. Mais comme cette année, Soumaïla Cissé, président de la Commission de l'UEMOA n'a pas été candidat, vous avez soutenu le candidat ATT. Est-ce que votre soutien est sans réserve ou est- ce qu’il est critique?
Y.T : Beh… notre soutien a toujours été critique. Nous n'avons jamais été un parti politique qui s'aligne sur tous les aspects de la gestion de ATT. Nous avons toujours été critiques. L'URD n'est pas un parti godillot, il ne le sera pas !
RFI : Quels seront les deux ou trois points de la politique gouvernementale sur lesquels vous allez être très vigilants dans les mois qui viennent ?
Y.T : Mais.. nous allons être vigilants d'abord disons… sur la stabilité politique au niveau national. Nous estimons que la question du nord doit être réglée au bénéfice de l'ensemble des Maliens. Nous estimons également que sur le plan économique, de vrais efforts doivent être faits pour que le niveau de vie des Maliens puisse augmenter fortement.
RFI : Alors en 2002 justement, vous avez très mal vécu le fait que plusieurs personnalités de votre parti ADEMA aient lâché Soumaïla Cissé et soutenu l'adversaire ATT. Et c’est pour ça que vous avez fait scission l’année suivante pour créer l'URD. Est-ce que aujourd’hui ces résultats des législatives n’ont pas un parfum de revanche ?
Y.T : Ben.. nous disons aujourd'hui qu'une bonne partie des militants nous ont donné raison, nous font confiance. Ce qui explique les résultats que nous avons obtenus.
RFI : Est-ce un message à des personnalités de l'ADEMA comme Marimanthia Diarra ou Seydou Traoré qui avaient lâché Soumaila Cissé pour ATT en 2002?
Y.T : On ne jette l'anathème sur personne. Nous estimons que tout Malien qui accepte notre projet de société peut venir travailler avec nous pour le renforcement de notre formation politique qui est ouverte.
RFI : A priori, l'ADEMA et votre parti URD vont se partager les postes de Premier ministre et de président de l'Assemblée, comment va se faire le partage ?
Y.T : Le poste de Premier ministre, c’est une prérogative du Chef de l'Etat.
En ce qui concerne l'Assemblée nationale, nous allons présenter un candidat la tête de l'Assemblée nationale ; sans exclure que notre groupement peut présenter un candidat la tête de l'Assemblée nationale.
RFI : L'ADEMA présentera-t-elle un candidat ?
Y.T : Ah ! Je crois bien qu'ils vont présenter un candidat à la tête de l'Assemblée nationale.
RFI : Donc, il y aura une compétition entre les deux principaux partis de la mouvance présidentielle ?
Y.T : C'est bien possible !
RFI : Et qui sera le candidat de votre parti ?
Y.T : Ah…C'est notre parti qui le désignera
RFI: Est-ce que Soumaïla Cissé pourrait être disponible pour la primature ?
Y. T : Je ne suis pas en mesure de répondre à une telle question…
RFI : Vous savez que c'est une rumeur à Bamako en ce moment?
Y.T : Oh… vous savez que si vous suivez les rumeurs de Bamako…, vous ferez déjà le gouvernement ... etc…
RFI : En 2012, Amadou Toumani Touré ne peut pas se présenter une troisième fois, est ce que Soumaïla Cissé, le fondateur de l’URD sera candidat?
Y.T : Je ne peux pas répondre à une telle question actuellement. Nous sommes un parti politique. Notre ambition bien sûr, est bien d'être en mesure d'assumer les responsabilités les plus hautes dans ce pays.
RFI : Aujourd'hui, Soumaïla Cissé est absent du pays, il est à Ouagadougou à la tête de l'UEMOA. S'il reste trop longtemps au Burkina Faso, est-ce qu’il ne risque de se faire oublier par ses compatriotes ?
Y.T : Mais l'évolution de son parti et les résultats obtenus par son parti montrent bien qu'il n'est pas oublié par ses compatriotes.
RFI : On peut très bien imaginer que son parti ait gagné sans lui ?
Y.T : (Ferme) Ah.. pas du tout. Il est très lié à son parti, aux dirigeants de son parti.
Mais Younoussi Touré, vous savez que les absents ont tort, est-ce que Soumaïla Cissé ne prend pas des risques en restant absent trop longtemps… ?
(Fort et ferme) Je ne vois pas le risque qu'il prend. Soumaïla Cissé a ici les hommes de confiance au sein de son parti. Il ne rompt pas le contact avec la direction de son parti, il ne rompt pas le contact avec les militants de son parti.
Donc en clair, il sera candidat de votre parti en 2012 ?
Le parti décidera !
En tout cas, vous semblez le souhaiter… personnellement?
Ben… je le souhaite
Alors vous savez que dans la mouvance présidentielle d'autres personnes entendent se présenter aussi en 2012 on pense à Dioncounda Traoré, Choguel Maïga, Mountaga Tall… , est-ce que la mouvance présidentielle ne va pas exploser ?
Il m’est difficile de répondre à cette question, 2012 est encore loin.
Est-ce que logiquement la bataille pour la succession d'ATT ne va pas faire éclater la mouvance présidentielle ?
Je ne vois pas pourquoi.
Mais vous n'arrivez même pas à vous entendre pour le poste de président de l'Assemblée nationale ?
(Rires…) Mais… vous ne pouvez pas dire que nous n'arrivons pas à nous entendre sur le poste de président de l'Assemblée nationale puisque la compétition n'est pas encore ouverte ! Tout reste ouvert.

LA PRESSE RACONTE

Soumaïla Cissé à Koulouba en 2012 ? ‘’ La victoire d’ATT au premier tour découragera IBK !‘’
Le Challenger - 23/04/2007
Les militants de l’Urd sont formels : leur candidat, Amadou Toumani Touré, remportera l’élection présidentielle au premier tour. Rien qu’à voir le déroulement de la campagne électorale : les facilités de déplacement, le nombre impressionnant de tee-shirts et d’affiches de leur candidat. Elle se passe, à leur avis, plutôt bien pour ce dernier, les autres candidats ne disposant même pas de ressources suffisantes pour mobiliser les foules.
De là à accuser le président de la République d’utiliser les moyens de l’Etat, il y a un pas que le président du Rpm, Ibrahim Boubacar Kéita, a allègrement franchi, selon eux.
Le meeting de clôture, précisent-ils, se déroulera le 26 avril, au stade du 26 mars, pour boucler la démonstration de force du candidat de l’Urd. En réalité, nos interlocuteurs ne cachent pas leur satisfaction de l’actuelle et manifeste lune de miel entre Amadou Toumani Touré et leur leader, Soumaïla Cissé. ‘’Tant mieux, car cela va nous permettre de nous positionner pour 2012, si ATT l’emporte au premier tour, IBK sera sûrement découragé pour les futures échéances tandis que Soumaïla est en permanence avec le Chef de l’Etat qui pourrait le parrainer’’
Cette stratégie, selon nos sources, permet au président de la Commission de l’Uemoa de prouver qu’il n’a aucune tentation de briguer le mandat présidentiel en 2007. Son deuxième mandat expirant juste avant les élections présidentielles de 2012, disent nos sources, il aura tout le temps de préparer sa campagne électorale avec suffisamment de moyens.
Ces projections seraient conséquentes si elles n’étaient pas trop hâtives, pour au moins trois raisons: la victoire d’ATT au premier tour n’est pas encore consacrée, les élections législatives n’ont pas créé une nouvelle configuration politique à l’Assemblée Nationale.
Il n’est pas non plus évident que le Mouvement citoyen n’ait pas de candidat en 2012. Alors, pour l’heure, restent-elles de simples petits calculs au sein de l’Urd ?
Baba Dembélé Le Challenger - 23/04/2007

LEçONS D 'UN SCRUTIN

Conférence de presse de Soumaïla Cissé: LE CANDIDAT TIRE SES LEÇONS
Entre le candidat de l'Adema aux dernières élections présidentielles et la presse, semble s'instaurer une tradition de contacts. Après la Maison de la presse le 9 mai dernier, c'est le Palais des congrès qui a abrité vendredi dernier leur rencontre. Le premier intervenant était Dioncounda Traoré, le président de l'Adema-PASJ pour qui les élections des 28 avril et 12 mai dernier constituent une nouvelle étape du processus démocratique dans notre pays, dont le déroulement (bon dans l'ensemble), honore le pays et son peuple. Selon le leader des Abeilles, ces élections, loin de constituer une défaite du parti, sont perçues comme une victoire que l'Adema aurait fort bien pu remporter. N'empêche, l'Adema et ses alliés de l'Alliance pour la république et la démocratie (ARD) continueront à se battre pour le triomphe des idéaux du 26 mars. "Notre détermination reste intacte et notre moral est au plus haut niveau. Nous nous engageons pour les législatives", a révélé Dioncounda Traoré. Battu aux élections, certes. Mais certainement pas abattu. Tel est apparu Soumaïla Cissé qui a rendu hommage à toutes les citoyennes et à tous les citoyens qui ont placé leur confiance en lui, en particulier les électeurs du Mali profond. En bon perdant comme le recommande l'un des principes de la démocratie, il a félicité le général ATT pour sa brillante élection. Pour le héros de la bande dessinée "Soumi le champion", l'ancien chef de l'Etat et président du CTSP représente un symbole vivant de l'histoire démocratique de notre pays. Il a exprimé le vœu afin que pendant son mandat - où ses amis se multiplieront - le Mali devienne un havre de paix et que les problèmes auxquels va être confronté le pays (école, chômage, électricité et eau, santé, route) trouvent assez rapidement des solutions adéquates. Soumaïla Cissé affirme être fier d'avoir défendu les couleurs rouge-blanc et surtout d'avoir été battu au second tour par une coalition dans laquelle selon lui figuraient un ancien chef de l'Etat, de deux ex-Premiers ministres et de 14 chefs de partis politiques. Cette défaite, a-t-il dit, n'est nullement une honte et il l'accepte avec humilité. Le candidat a aussi éclairé la presse sur les moyens utilisés pendant la campagne et surtout sur la provenance de l'hélicoptère qui lui servi pour ses tournées. L'appareil lui a été mis à disposition par un de ses amis et fut rendu après le premier tour. Avec humour, il a soutenu que cette contribution d'un de ses fervents amis devait lui permettre de rattraper les dix ans de retard sur son adversaire. Soumaïla Cissé a par ailleurs révélé qu'il n'avait pas été le seul candidat à avoir fait la demande de l'appareil. Mais c'est lui qui en a bénéficié, puisque "la logistique ADEMA est adéquate". La campagne, a-t-il ajouté, est une fête et non une période d'humiliation. Selon lui, son parti n'a pas mis autant de moyens que les autres. "Tout ce qu'on affirme sont des rumeurs. J'ai tout simplement bénéficié de l'aide de nombreux amis. Et certains d'entre eux ne me promettent plus en 2007 si je me présente à nouveau", argua-t-il. Les législatives seront le principal point de mire du parti de l'Abeille. En ce qui concerne les exclus, affirme Dioncounda Traoré, tout se réglera conformément aux textes. Car au sein du parti, dira-t-il, fonctionne à merveille selon les principe d'une véritable démocratie interne. Aujourd'hui l'ADEMA scrute l'horizon des législatives qu'il espère remporter avec l'aide de ses amis de l'ARD pour pouvoir gouverner le pays. Si les leaders du parti affirment ne pas être sectaires et sont prêts à servir le Mali et les Maliens, par contre ils ne sont pas prêts à siéger dans un gouvernement d'union nationale souvent formé en temps de crise. "Nous ne souhaitons pas que le Mali en arrive là", argumente Dioncounda Traoré. Pour le second tour, le parti affirme avoir noué des contacts avec le RPM et Espoir 2002, mais sa main tendue n'a pas trouvé de réponse. Soumaïla Cissé a assuré que rien ne l'oppose au président de la République, à qui il doit sa carrière ministérielle. Mais leur dernière rencontre remonte au 30 mars dernier. Depuis lors, ce fut, dit-il, le silence radio. Bref pour Soumaïla, la campagne est terminée et les leçons seront tirées pour voir ce qui n'a pas marché. Il conclu qu'a priori rien ne prédestine l'Adema à virer dans l'opposition.
S. BADIAGA - 2002-05-20 L'Essor

ALLIANCE

Présidentielle de 2007: L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès mise en place d’ici au 15 novembre pour soutenir ATT
L’ADEMA et l’URD viennent de se retrouver autour d’une plate-forme dénommée l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès ( l’ADP ). Celle- ci vise à rassembler le maximum des partis politiques en vue de soutenir la candidature du président ATT à la présidentielle de 2007. Les deux partis en seront les premiers signataires. Ensuite le document sera ouvert aux autres formations politiques qui souhaitent y adhérer. Cette nouvelle donne met en relief le caractère imprévisible de la pratique politique au Mali et le dédain manifeste que le président ATT affiche désormais vis- à-vis des partis membres de l’ACC, le regroupement électoral qui l’a soutenu en 2002 contre l’ADEMA.
L’idée de cette plate forme, dit - on, dans certains milieux autorisés de l’URD, serait partie du président lui - même, soucieux de se doter d’une majorité qui l’aiderait à renouveler son bail à Koulouba. A cette fin, il aurait reçu successivement les présidents de l’ADEMA et de l’URD, Dioncounda Traoré et Younoussi Touré, pour leur faire partager son projet. Il n’a eu aucune difficulté à convaincre ces deux personnalités étant donné que l’ADEMA avait déjà décidé, à l’issue de sa conférence nationale de novembre 2005 de "transformer son soutien politique à ATT en soutien électoral" dans l’hypothèse où celui - ci serait candidat à sa propre succession. Quant à l’URD, en dehors du fait que son soutien à l’action du président ATT a été une constante, elle a, au cours d’une réunion spéciale de sa direction politique, tenue en mai dernier, clairement pris position pour un soutien franc et sans équivoque à une éventuelle candidature du Général - président. Cette option sera entérinée par sa prochaine conférence nationale dont la date n’est toujours pas fixée.
Selon nos informations, ce document encore tenu au secret, a été rédigé directement ou sous la supervision des présidents Dioncounda Traoré et Younoussi Touré. Puis, il a été discrètement remis à ATT pour examen et amendement éventuel. Celui - ci l’a retourné à ses deux co - rédacteurs pour la mouture finale. Il fera l’objet d’une signature officielle des deux partis - l’ADEMA et l’URD - d’ici au 15 novembre prochain. Avant d’être proposé pour adhésion à d’autres formations politiques, notamment le CNID de Me Mountaga Tall, le MPR de Choguel Maiga, l’UDD de Me Hassane Barry, le FAMA de Amadou Soulalé. Cette plate - forme appelle plusieurs observations. La première que l’on peut faire, c’est que, comme dirait l’autre, la politique est le domaine de l’imprévisible. Surtout au Mali.
En effet, pour assurer sa victoire face au candidat officiel de l’ADEMA, Soumaila Cissé, lors de la présidentielle de 2002, ATT s’était vu obligé de nouer une alliance avec Espoir 2002, qui avait le vent en poupe et était piloté par IBK, sorti au premier tour dans des conditions très discutables. Quatre ans après, devant l’inéluctabilité de la candidature du même IBK à la présidentielle de 2007, ATT est contraint de changer d’alliance et de repartir, cette fois - ci, avec son adversaire d’hier. Il est vrai que entre temps, Soumaila Cissé a obtenu un poste très envié à la présidence de l’UEMOA à Ouagadougou. L’ADEMA, pour sa part, s’est vu attribuer deux portefeuilles ministériels et plusieurs postes de direction dans l’administration d’Etat. Idem pour l’URD, sortie de ses flancs, le 1er juin 2003, précisément pour protester contre le soutien apporté par des hauts dirigeants de l’ADEMA à l’adversaire du candidat officiel du parti qui était Soumaila Cissé.
Un dédain pour les partis de l’ACC
Deuxième observation, la création de la nouvelle alliance électorale pourrait se faire au détriment de la plupart des petits partis qui s’étaient ligués en 2002 derrière le candidat ATT sous l’appellation de l’Alliance pour la Convergence et le Changement ( ACC ) si l’on en croit certaines indiscrétions. En effet, les concepteurs de la plate-forme pro ATT projettent, semble t-il, d’écarter de celle - ci un grand nombre de formations sans envergure, qui encombrent plus qu’elles ne peuvent apporter quelque chose.
Eviter la reproduction de l’unanimisme politique En somme, l’idée est de faire gagner ATT avec seulement les partis dits significatifs qui partageront le pouvoir avec lui, une fois la victoire acquise. Il s’agit d’éviter la reproduction de la situation politique actuelle où des "partis qui ne représentent qu’eux mêmes" détiennent des portefeuilles ministériels qui devraient logiquement revenir à des partis ayant prouvé leur implantation au sein des populations. Sont ainsi visés des partis comme l’US-RDA, le PSP, le MIRIA, le BDIA, le PDP etc. Si ce schéma se matérialisait, beaucoup de formations lilliputiennes pourraient, par dépit ou par vengeance, tenter de rallier le bloc électoral qui se met en place autour du RPM.
Dans le but de renforcer celui-ci et faire mordre la poussière à ATT. Déjà, on observe une distanciation du PARENA par rapport au locataire de Koulouba dont il a été un fervent supporter. Laquelle distanciation semble s’opérer au profit d’IBK, le rival probable de ATT. L’attitude du PARENA pourrait faire des émules.
En tout état de cause, une alliance dont le couple ADEMA-URD constituerait l’épine dorsale n’est pas un gage de succès électoral pour ATT. D’abord, parce que ces deux partis sont traversés par des courants divergents : L’ADEMA est déchirée entre ceux qui sont acquis à un soutien à ATT et ceux qui veulent la promotion d’une candidature interne, en l’occurrence celle de son premier vice-président Soumeylou Boubèye Maïga, dont une grande déclaration est attendue le 25 de ce mois.
Côté URD, ceux qui n’ont pas pu obtenir une candidature interne, celle de Soumaïla Cissé autour de qui et pour les intérêts de qui le parti s’est crée, pourraient choisir de voter pour IBK ou de s’abstenir. Ce sont donc deux partis fragilisés qui se sont mis ensemble pour tenter de faire réélire ATT.
Le danger qui guette l’ADP L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) devra compter aussi avec les auteurs du Manifeste pour la Démocratie. Avec déjà 4000 signataires en un trimestre, ceux - ci ont montré qu’ils ne sont pas des plaisantins. Leur force de mobilisation est appréciable. Le plus grave danger qu’ils recèlent, c’est que leurs sympathisants se recrutent à l’intérieur de toutes les formations du pays, y compris l’ADEMA et l’URD. Ils feront campagne, non pour le maintien de ATT au pouvoir, mais pour le retour de l’orthodoxie républicaine, c’est à dire la gestion du pouvoir politique par les seuls partis politiques, acteurs constitutionnels de l’activité politique. L’ADP devra surtout compter avec un Espoir 2002, débarrassé des pro ATT qui alourdissent sa marche (CNID, MPR) et déterminé à réaliser l’alternance au Mali.
Chahana TAKIOU L’Indépendant 09 février 2007.

NAISSANCE DE L'URD


Les quatre défis de l'URD

l'Essor n°14970 du - 2003-06-03
Longtemps annoncée à grand renfort médiatique, l'Union pour la République et la démocratie a été portée sur les fonts baptismaux dimanche. Avec à sa tête l'ancien Premier ministre Younoussi Touré
"Lorsque l'enfant parait, le cercle de famille applaudit à grands cris…". Victor Hugo n'est plus mais ses mots décrivent à merveille l'atmosphère qui a prévalu à la naissance, dimanche, du nouveau parti lancé par Soumaïla Cissé est ses partisans, l'Union pour la République et la démocratie.Très tôt le matin, vers le Palais des congrès a convergé une foule en liesse venue des six communes du district. Ces Bamakois sont venus se fondre dans une forte représentation des cercles et des Maliens de l'extérieur. Ils sont, en effet, venus
de Gambie, du Burkina-Faso, du Niger, de Guinée, du Canada, de Côte d'Ivoire et du Sénégal témoigner de leur adhésion à la nouvelle formation politique issue des rangs de l'Adema.On notait également la présence à cette cérémonie du président de l'Assemblée nationale, de quatre membres du gouvernement, du président du Haut conseil des collectivités territoriales, de seize députés et des représentants des partis politiques et des organisations internationales.C'est dans une ambiance chauffée à blanc par l'Ensemble instrumental qu'a fait son entrée Soumaïla Cissé sous les acclamations des militants et sympathisants. Pour ce premier bain de foule depuis la campagne du deuxième tour des élections présidentielles, Soumaïla Cissé ne pouvait espérer mieux, lui qui, aujourd'hui commmissaire du Mali à l'UEMOA, ne peut de ce fait, briguer des responsabilités partisanes. Longtemps annoncée à grand renfort médiatique, l'Union pour la République et la démocratie (URD) allait être ainsi portée sur les fonts baptismaux.Deux interventions ont marqué l'entrée sur la scène politique nationale de l'URD. Il s'agit en l'occurrence de celles de la présidente de la commission d'organisation de l'Assemblée constitutive, Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, et du président provisoire du nouveau parti, l'ancien Premier ministre Younoussi Touré. Aucune de ces allocutions n'a cependant adressé la moindre critique à l'ADEMA malgré le gros contentieux à la base de la scission qui a abouti à la création de l'URD.Kadiatou Samaké assurera ainsi que cette cérémonie de création d'un nouveau parti marque la volonté d'aller vers l'unité. Car "les dernières élections générales, malgré leur réussite ont jeté la lumière sur une réalité : celle de l'émiettement de la classe politique". Cet émiettement et ses manifestations sont préjudiciables à l'approfondissement et à la consolidation de notre jeune et fragile démocratie a souligne la présidente de la commission d'organisation de l'Assemblée constitutive. A l'URD, on veut lutter pour favoriser l'émergence de grands pôles politiques sur lesquels prendra appui la démocratie.Le président provisoire de l'URD a, pour sa part, indiqué que sa formation est porteuse d'un projet qui prône une vision globale et équilibrée de notre pays. L'URD se propose, pour faire avancer notre pays, de relever 4 défis majeurs. Ainsi le nouveau-né veut bâtir un Mali uni et fort, un Mali solidaire, un Mali actif et productif et un Mali respecté dans une Afrique unie et prospère, à travers son engagement dans la mise en œuvre des chantiers de l'Union africaine et la mise en chantier pragmatique du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique.Un bureau provisoire de 25 membres présidé par l'ancien Premier ministre Younoussi Touré a été mis en place. Il est chargé de préparer le Congrès dont la date n'a pas encore été fixée. On note la présence dans ce bureau de nombreuses figures politiques comme Oumar Ibrahim Touré, Lassana Koné, Mohamed Ag Erlaf, Baba Oumar Boré et Mme Michèle Moncourt. S. DOUMBIA

JE VOTE POUR LA DEMOCRATIE

Soumaila Cissé le 12 mai 2002 après son vote (premier tour) face à la presse:
C’est un acte de haute portée politique que je viens d’accomplir en glissant l’enveloppe dans l’urne. Symbolique parce que c’est le témoignage de l’ancrage de la démocratie et des libertés fondamentales dans notre pays. Patriotique, car j’ai voté, c’est un secret que je vous livre, pour la Démocratie et la République.
J’ai ainsi voté comme je me suis battu pour que la Démocratie soit ! Pour que les hommes politiques puissent continuer à jouer leur rôle. Les formations politiques sont organisées pour briguer les suffrages du peuple souverain.
J’ai voté pour que les politiciens du dimanche, les politiciens à la petite semaine ne triomphent pas dans ce pays au mépris du suffrage universel. La politique comme d’autres secteurs de la vie est réservée aux professionnels : laissons-leur le champ libre afin qu’il puisse s’exprimer. Le Mali est un pays de sagesse et cette sagesse se traduit souvent par des paraboles en forme de proverbes et chez nous on dit que : « Les hautes herbes peuvent cacher les perdrix mais, ne peuvent étouffer leurs cris » En votant pour moi, en me permettant de façon magistrale d’accéder au second tour malgré tout l’acharnement organisé, les Maliens ont prouvé qu’ils savaient se retrouver autour de l’essentiel. C’est donc un vote sanction contre les combinards de tout poil. C’est un vote de sursaut national de renouveau. C’est l’adhésion à une politique saine, propre transparente et crédible.
Notre combat est donc celui de la défense des acquis démocratiques au-delà des considérations partisanes et des affinités individuelles.
Vous me permettrez alors de remercier toutes les Maliennes et tous les Maliens, de l’intérieur comme de l’extérieur, de toutes conditions sociales qui ont porté leur espoir sur ma modeste personne. Je leur donne l’assurance que notre combat se poursuivra inch allah ! Que nos idéaux sont justes et que nous triompherons des petites cabales et autres trahisons ou coups fourrés !
ABRAHAM LINCOLN disait bien fort à propos : «on peut tromper une partie du peuple une partie du temps……. Mais on ne peut tromper tout le Peuple tout le temps. » Le peuple malien a de la mémoire, certains qui veulent l’oublier en auront pour leur frais !
Le 08 juin prochain, quelle que soit l’issue du scrutin, quels que soient les tripatouillages que certains vont tenter, il y aura deux catégories de responsables politiques : ceux qui auront la conscience tranquille et les autres ! moi j’ai la conscience tranquille !
Moi aujourd’hui je refuse de m’arrêter, je veux le progrès : je n’enfonce aucune porte déjà ouverte, sinon sciemment défoncée, moi je regarde devant : je positive, et je suis à l’aise sur les grands et magnifiques boulevards de l’avenir de note pays.
Etes-vous satisfait de l’organisation du scrutin ?
Nous avons organisé des élections présidentielles dans un climat apaisé. Cela est au crédit de notre peuple qui a su faire preuve de sa maturité politique malgré plusieurs velléités d’intimidation et de désinformation. Ce qu’il faut saluer c’est la bonne volonté et la bonne foi du Ministère chargé de l’Administration Territoriale et la Cour Constitutionnelle.
Quant vous parlez de « coups bas, de cabale… », à qui faites-vous allusion…. ?
Aux principaux auteurs connus et reconnus…
Vous parlez là du Président KONARE ?
Je parle des auteurs et ils se reconnaissent, le peuple malien lui, il sait, c’est le plus important !
Vos attaques semblent dirigées contre tout le monde IBK et même ATT …
Vous savez ceux qui me connaissent savent que je n’aime pas l’approximation et les procès d’intention. Je déteste les attaques personnelles et je ne tiens pas à descendre si bas en vilipendant des citoyens devant vous. J’en ai été victime, je sais ce que ça vaut en éthique politique et je préfère plutôt conserver la bonne image et le méritoire satisfecit que me décernent mes compatriotes.